information critique contre l'islam conquerant supremaciste le terrorisme
archives histoire traditions 2004-2008

non-violence et resistance dans et contre l’Allemagne nazie - Obeir à sa conscience - le groupe Rose Blanche

En février 1943 3 étudiants allemands du groupe de résistance non violente Rose Blanche de Munich étaient arrêtés condamnés à mort et sommairement exécutés par décapitation. Leurs noms : Hans Scholl, 24 ans, sa sœur Sophie 21ans, et Christophe Probst 23ans. En s'opposant courageusement au nazisme, ils ne firent qu'obéir à leur conscience.



non-violence et resistance dans et contre l’Allemagne nazie - Obeir à sa conscience - le groupe Rose Blanche

ILS NE FIRENT QU'OBEIR A LEUR CONSCIENCE

En février 1943 3 étudiants allemands du groupe de résistance non violente Rose Blanche de Munich étaient arrêtés condamnés à mort et sommairement exécutés par décapitation. Leurs noms : Hans Scholl, 24 ans, sa sœur Sophie 21ans, et Christophe Probst 23ans. Leur execution fut annonçée dans un journal local qui mis l’accent sur le fait que ces jeunes etaient «typiquement marginaux« et que leurs critiques du Peuple ( das Volk) en avaient faits des criminels de la pire espéce. «Ils méritent une mort rapide et déshonorante » concluait l’article. En avril deux autres étudiants et un professeur, tous impliqués dans les activités du groupe Rose Blanch, furent également condamnés à mort, d’autres arrestations suivirent, ainsi que des condamnations et exécutions. Ce petit groupe eut le courage de s’opposer à l’opinion publique allemande qui soutenait Hitler, sachant qu’ainsi on les désignerait comme traitres, et qu’ils risquaient la mort. Ils ne firent qu’obéir à leur conscience.

L’histoire du groupe de resistance non violente Rose Blanche à l’Allemagne nazie est surtout celle des deux jeunes allemands les plus actifs au sein de ce groupe : Hans et Sophie Scholl. Des jeunes allemands somme toute ordinaires, qui comme ceux de leur génération et malgré les fortes réticences de leurs parents Robert et Magdalena rejoignirent les groupes de jeunesse hitlérienne quand Hitler prit le pouvoir. Hans devint porte drapeau et Sophie chef de groupe. Bien vite cependant ils ont déchanté devant l’enthousiasme forçé, le suivisme et les reprimandes sévères contre les opinions «déviantes» que certains exprimaient dans ces groupes. Tout ceci ne correspondait en rien avec l’éducation humaniste reçue chez eux: esprit critique, échanges d’idées, expression artistique, compassion pour les exclus, les déshérités, tout ceci aux antipodes des idées nazies.

Les nazis parlaient constamment de loyauté, de défense de la patrie contre le terrorisme. Pour les Scholl ces mots avaient un tout autre sens: le terrorisme c’était celui des forces de police hitlériennes (gestapo) et la loyauté c’était pour eux celle qui venait du cœur et pas de l’endoctrinement nazi. Leur pére leur avait enseigné des le plus jeune âge à être fidéle à eux-mêmes, à leur conscience, d’abord et avant tout, quelqu’en soit le prix.

En 1941, Sophie rejoignit son frère à Munich où il étudiait la médecine, et se consacra à des études de philosophie et de biologie. C’est là que tous deux découvrirent au cœur de la Bavière nazie un petit groupe d’étudiants à l’esprit ouvert et alerte de plus en plus mécontents de ce qui se passait dans leur pays. Ils se mobilisaient dés l’annonce de la disparition de proches, cherchant par tous les moyens à savoir ce qui leur étaient arrivés. Si un établissement pour handicapés fermait brusquement, ils n’avaient de cesse de savoir pourquoi. Ils démasquaient ouvertement les discours hypocrites des dirigeants officiels.

Leur mouvement de resistance non violente s’édifia autour d’activités de presse clandestines. Ils écrivirent, dupliquèrent et distribuèrent des milliers de tracts qui critiquaient ouvertement le parti national socialiste qui les dégoutaient. Ils s’en prirent publiquement et avec colère contre la guerre d’Hitler en Russie, l’occupation brutale de la France et de la Pologne, et le meutre des juifs et d’autres personnes considérées comme " inférieures". Mais ils s’indignaient plus encore contre la passivité de leurs collègues étudiants et des allemands ordinaires essayant de les faire sortir de leur peur, leur soumission, leur resignation.

Ils savaient que ceux qui s’opposaient au pouvoir avaient été reduits au silence, anéantis. Réalistes, sans illusion sur ce qui les attendaient, ils pensaient comme l’un d’entre eux Christoph Probst le seul membre du groupe marié et père de deux enfants l’exprimait clairement:

«nous devons prendre ce risque, c’est notre devoir de montrer que la liberté de l’homme existe encore, tôt ou tard la cause de l’humanité se dressera et triomphera. Nous devons prendre le pari du NON contre ce pouvoir qui s’est plaçé au dessus des valeurs humaines essentielles. Nous devons le faire pour la sauvegarde de la VIE, personne ne peut nous dispenser de cette responsabilité».

Ces convictions soudérent le groupe et dés l’hiver 1942 1943 ils forgèrent des liens de resistance non violente avec des groupes de Berlin, d’Hambourg, de Stuttgart, et d’autres villes. Ils taguèrent les murs de Munich de slogans défiant les autorités, y compris sur le monument qu’Hitler avait fait ériger à sa gloire personnelle et qui était gardé 24h sur 24.

Ces activités connurent une fin abrupte et brutale le 18 février 1943. alors qu’ils distribuaient des tracts à l’entrée de l’université ils furent saisis par la gestapo. Apres 3 jours d’interrogatoires violents et une comparution devant le célébre tribunal du peuple Roland Freisler, ils furent déclarés «non dignes de vivre», et décapités.

Photo du haut copyright bruderhof.com


Le chant des partisans d'Anna Betoulinsky (Anna Marly)

non-violence et resistance dans et contre l’Allemagne nazie - Obeir à sa conscience - le groupe Rose Blanche

Jeudi 17 Mars 2005
Mireille Delamarre

Dans la même rubrique :
1 2 3

Humour Les Folles D'Allah | Terrorisme Islamo-fascisme | International | Immigration clandestine | France XXI | Communautarisme Islamisation racialisation | Europe | Empire USioniste du Chaos | LIBERTE D'EXPRESSION D'INFORMATION | COLONIALISME JUDEO SIONISTE | GUERRE DE L'INFORMATION | Propagande | DICTATURE UE | PALESTINE | FRANCE | MONDE ARABE | ASIE | archives Armement Sécurité Stratégies Militaires | archives Droit International ONU | archives histoire traditions 2004-2008 | archives sciences écologie 2004-2008 | archives société 2004-2008 | archives culture | archives ressources educatives | archives informations 1 | archives informations 2