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l'Iran Dans Le Collimateur De L'Axe Militaro Securitaire Washington Tel Aviv : Plan B3



Bien sûr que j'ai un plan de paix pour le Moyen Orient
Bien sûr que j'ai un plan de paix pour le Moyen Orient

Dans un article publié récemment (03/04/09) dans le quotidien israélien Haaretz, intitulé " US Green light for Israeli attack on Iran will have to wait" ( le feu vert américain à une attaque israélienne contre l'Iran devra attendre), Amir Oren, journaliste spécialiste des questions militaires et sécuritaires qui gravite dans l'entourage proche des décideurs israéliens dans ses domaines d'expertise, apporte un éclairage révélateur sur les relations militaro sécuritaires américanosionistes, sur ce qui se trame en coulisse et ce que les israéliens attendent d'Obama concernant l'Iran.

Le président israélien Shimon Peres a déclaré dimanche dernier lors d'une interview sur la radio israélienne Kol Hai que si les discussions avec l'Iran sur son programme nucléaire n'aboutissaient pas, Israël "frapperait" l'Iran. il a même ajouté : " nous ne pouvons certainement pas y aller seuls, sans les US, et nous ne pouvons pas du tout y aller contre les US. Ce ne serait pas nécessaire". Ses propos ont provoqué une réaction immédiate du Secrétaire à la Défense US, Robert Gates, qui a fait remarquer dans un discours prononcé devant des recrues du Corps de Marines qu'une attaque ne ferait que retarder d'un ou trois ans le programme nucléaire iranien et que de plus cela aurait comme effet finalement de renforcer la volonté iranienne de chercher à se doter de l'arme nucléaire.

Israël cherche actuellement par tous les moyens à faire dérailler les discussions prévues entre l'Iran les 3 de l'UE France Allemagne Grande Bretagne et les US, y compris par le chantage au recours à l'une de ses attaques "préventives" dont le régime sioniste a le secret.

Qu'en est -il vraiment de cette opposition ouverte, semble-t-il, entre l' Administration Obama et le nouveau gouvernement de Netanyahou ? Ou bien est-ce encore une ruse pour détourner l'attention de ce qui se passe réellement dans les coulisses militaro sécuritaires américanosionistes ?

L'Axe Mullen Askenazi

Selon Amir Oren, pour l'instant Obama est occupé à renforcer d'autres théatres de guerre principalement celui d'AFPak, qui est aussi la priorité des priorités de l'OTAN dont Obama, premier président américain a être né après la création de l'Alliance, est le commandant en chef. Dans le cadre de ce renforcement, Obama est soutenu par le gl David Petraeus et l'amiral Mullen président des chefs d'état major conjoints, qui se trouve être un ami du chef d'état major de l'armée israélienne, Gabi Ashekenazi. Les deux sont régulièrement en contact notamment lors des différentes opérations menées par l'armée israélienne comme celle récente contre les Palestiniens à Gaza. Ils se rencontrent fréquemment, soit à Washington soit en Europe. L'armée américaine se tient au courant de toutes les "nouveautés" en matière de techniques de combat utilisées par l'armée israélienne dont les opérations sont considérées comme un important laboratoire. Autre ami d'Askenazi, le gl (à la retraite) James Jones , qui dirige le Conseil National de Sécurité US. Askenazi est un véritable partenaire de ses amis américains lorsqu'il s'agit de prendre des décisions cruciales portant sur des opérations militaires dans des zones de combat proches ou distantes. L'Axe Mullen Askenazi, comme celui qui existe entre les dirigeants des services secrets des deux pays, permet aux responsables américains de suivre de près ce qui se trame à Tel Aviv, d'avoir connaissance de l'état d'esprit qui y prévaut, quelque soit la propagande disséminée dans les médias, et d'avoir une connaissance approfondie des préoccupations et intentions israéliennes en ce qui concerne le programme nucléaire de l'Iran. Comme l'écrit Oren, cela leur permet "d'avoir l'opportunité de rassurer, de retarder et, en dernier ressort, de se tenir sur la ligne cachée entre le désir de ne pas savoir officiellement afin de conserver la capacité de rejeter toute responsabilité, et le besoin de ne pas être surpris". En clair, pour les responsables militaires et sécuritaires américains, cela veut dire avoir connaissance des plans israéliens d'attaque, mais, publiquement, faire comme s'ils n'étaient pas au courant.

Pour Oren, concernant l'Iran, la politique de l' Administration Obama ne diffère de celle de Bush que dans le style, pas dans le contenu. si les responsables de l' Admistration Obama s'expriment en termes positifs, conciliants, alors que Bush se montrait agressif voire menaçant, les conclusions sont identiques quant à ce qu'il faut faire avec l'Iran. Gary Samore, que Jones a nommé au poste de responsable de la coordination sur la question des ADM, dans un discours prononcé au Japon l'été dernier, a dit que ces cinquante dernières années, 7 pays du Moyen Orient ont essayé d'obtenir des armes nucléaires mais que seul l'un d'entre eux, Israël, avait réussi, dévoilant au passage le secret le moins bien gardé de cette région. Pour Samore, si Obama est incapable d'obtenir un soutien international pour restreindre ou retarder le programme d'enrichissement d'uranium de l'Iran, il sera confronté à "un terrible choix : accepter l'Iran en tant que pays nucléaire ou utiliser les forces armées américaines ou israéliennes".

Plan B 3 - Préparatifs de défense militaire et civile en Israël

Il semblerait que les Américains aient préparé un Plan B 3, une option militaire, incluant des bombardements sur les installations pétrolières iraniennes qui ne sont pas protégées et dissimulées comme les infrastructures nucléaires. Le journaliste israélien évoque aussi une lutte de pouvoirs au sein de l' Admistration Obama, penchant plutôt du côté de ceux qui sont pour une attaque sur les installations nucléaires, ou qui tolérerait une attaque israélienne.

Actuellement, Obama n'est pas en mesure de décider. Il va attendre, parce que des élections sont prévues en Juin en Iran de même qu'au Liban ( avec la participation du Hezbollah) . En Europe, les Allemands et les Britanniques voteront également en fin d'année et Obama voudra savoir qui se tient à ses côtés. Pour toutes ces raisons, il y a de fortes chances, selon Oren, qu'il ne se passe rien en 2009, ni fin 2010 car il y aura alors des élections au Congrès américain. Par contre il existe un créneau pendant l'été 2010. Les Israéliens ont compris qu'il vaut mieux attaquer en été ou à Nöel car les dirigeants politiques sont absents, en vacances, ce qui laisse à l'armée israélienne le temps de mener à bien son programme de destruction comme cela a été le cas au Liban en été 2006 et à Gaza pour Noël 2008. De plus, une grande partie des troupes américaines auront quitté l'Irak à ce moment là donc ne seront plus à portée de missiles des Iraniens.

Côté israélien, le "Dôme de Fer " anti roquettes du Hamas sera en place pour contrer tout harcèlement de la part de la résistance palestinienne alliée de l'Iran. Les tests du système israélien anti missile longue distance Arrow menés conjointement avec les américains auront bien avancé, Arrow étant relié au système de détection radar américain installé sur la base aérienne israélienne de Nevatim et géré par une centaine de militaires et autre personnel américains. D'ici peu, Israël va organiser une semaine de préparation à la défense civile sur tout son territoire, le plus grand exercice de son histoire avec simulation d'attaques avec armes conventionnelles et non conventionnelles. Une préparation conjointe US Israël à la défense contre une attaque radioactive doit se faire soit dans un port israélien soit dans un port américain, de même qu'un exercice conjoint de prévention d'une attaque à l'arme bactériologique telle que la variole aura lieu avec l'un des principaux états européens membres de l'OTAN.

Le journaliste israélien Amir Oren semble donc convaincu qu'une attaque israélienne est inévitable. Selon lui : " la décision de lancer une opération militaire contre l'Iran, en utilisant en particulier des avions fabriqués aux US tels que des F-16 ( dont la fourniture avait été suspendue après l'attaque d'Israël en 1981 du réacteur nucléaire irakien d'Osirak) devra être précédé de ballons d'essai pour connaître précisément la position d'Obama dans son continuum entre approbation et opposition. Apparemment Israël veut voir Obama sortir suffisamment renforcé du sommet de l'OTAN, mais encore trop faible pour dire non à Israël."

Autrement dit, selon Oren, les dirigeants israéliens ont décidé d'attaquer l'Iran sans l'accord de l'Administration Obama et compte sur la valse hésitation des positions d'Obama pour cela.

Ne pas faire clignoter le feu orange

Dans un article publié sur Tomdispatch ( www.tomdispatch.com) Roane Carey, directeur de publication du magazine américain The Nation, actuellement en disponibilité, intitulé " Don't Flash the yellow light " ( ne faites pas clignoter le feu orange), évoque la pression constante d'Israël sur les Etats Unis, notamment en faisant du chantage à une attaque unilatérale israélienne comme le laisse entendre Oren.

Il écrit également que pour certains analystes, les craintes d'Israël témoignent d'une hystérie fabriquée de toute pièce par le gouvernement Netanyahou et ses alliés d'extrême droite. Le gouvernement israélien manigance pour faire croire aux US et à l'Occident en général, que la menace iranienne n'est pas simplement contre Israël mais contre eux aussi. Les responsables politiques militaires et sécuritaires israéliens entretiennent dans leur pays une véritable paranoïa à l'égard de l'Iran.

Dans une interview accordée à Tomdispatch, Ephraim Kam, sous directeur de l'Institute for National Security Studies à Tel Aviv, un spécialiste des questions concernant l'Iran, a fait ce commentaire : " bien sûr il y a différentes opinions, mais il y a un consensus général à la fois parmi les experts en sécurité et les dirigeants politiques, des Travaillistes à la Droite. Ce n'est pas un problème controversé : si l'Iran acquiert des armes nucléaires, elle posera un menace sérieuse. Ce serait la première fois de notre histoire qu'un autre pays peut asséner un coup capital à Israël". Cette opinion reflète un principe stratégique adopté depuis longtemps par tous les dirigeants politiques israéliens de droite comme de "gauche" que nul état voisin ou groupe d'états voisins ne soit jamais autorisé à se retrouver militairement à parité égale avec Israël, car pour Israël enfermé dans sa paranoïa, cela voudrait dire la destruction de l'état sioniste. Dans ce cas il ne restait plus à Israël qu'à établir et maintenir une supériorité militaire absolue sur ses voisins, les obligeant par la force à accepter sa présence sachant qu'ils seront vaincus, leurs pays détruits, s'ils tentent quoi que ce soit.

L'actuel engagement d'Obama dans des négociations avec Teheran n'est pas du tout du goût des Israéliens qui prennent cela comme une menace pour leur plan d'attaque et aussi comme une menace pour leur situation hégémonique au Moyen Orient. Un possible rapprochement US Iran, cela voudrait dire que l' Administration Obama reconnait le statut de puissance régionale de l'Iran. Selon Trita Persi, un analyste iranien qui publie parfois ses opinions dans le quotidien américain de "gauche" Huffington Post, l'Iran " gagnerait une importance stratégique au Moyen Orient aux dépens d'Israël."

Etant donné la détermination visible du gouvernement Netanyahou d'attaquer l'Iran, tout signal ambigu venant d'Obama, non pas un feu vert, mais un feu orange, pourrait être interprété par Tel Aviv comme un accord tacite pour une telle opération militaire.

Roane Carey qui connaît trés bien les Israéliens conclut son article par un conseil à l'intention d' Obama :

" N'e faites pas clignoter le feu orange - pas même une seule fois".

Jeudi 16 Avril 2009
Mireille Delamarre

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