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Vendredi 08 Août 2008
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Yitzhak Rabin l'homme de Paix, un mythe ? Occupation colonisation non stop - Rabin, Sharon même programme ?Il y a dix ans, en 1995 le premier ministre israélien Yitzhak Rabin était assassiné par un fondamentaliste religieux juif israélien Ygal Amir. En Israel Rabin est célébré comme un homme de paix. Quels souvenirs en gardent les palestiniens ? Etait-il vraiment prêt à mettre fin à l'occupation colonisation et à accepter la création d'un état palestinien ? Suivi de "ils tirent aussi sur les enfants n'est ce pas !" de JulianoDes os brisés, des espoirs brisés.
Chez les palestiniens, on se souvient d' Yitzhak Rabin d'abord comme celui qui a donné l'ordre aux soldats israéliens de leur casser les bras et les jambes quand ils ont commencé leur soulèvement populaire contre l'occupation israélienne en 1987.
Avant la poignée de main sur la pelouse de la Maison Blanche, le prix Nobel et l'assassinat, quand on demandait aux palestiniens ce qu'ils pensaient de Rabin, voici ce dont ils se souvenaient. L'un pensent à ses mains meurtries par les coups des soldats ; un autre se souvient d'un ami resté entre la vie et la mort pendant 12 jours à l'hôpital apres avoir été battu par des soldats qui l'avaient attrapés entrain d'écrire un slogan sur un mur pendant un couvre feu. Encore un autre se souvient du camp de réfugiés d'Al Amari. Pendant la première intifada, tous les jeunes hommes clopinaient sur des béquilles ou avaient des bras dans le plâtre parce qu'ils avaient jeté des pièrres aux soldats qui les avaient pourchassé et qui avaient obéi à l'ordre de Rabin (leur briser les os). Jamal, Bilal, Nadim, et Said : tous la quarantaine, et tous ont été emprisonnées pendant des périodes différentes pour avoir mener des activités populaires pendant la première intifada. Ils sont de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie. Ils sont tous diplomés de l'université ; deux sont des doctorants, en mathématiques et en histoire, tandis que le troisième termine un master en science politique et le quatrième est un artiste et un amateur de DJ. Ils ne milite dans aucune organisation, et ils ne prétendent pas représenter un quelconque groupe, ils répondent seulement à la question : " Pour vous qui est Rabin ?" La question les a surpris, parce qu'ils ne pensent pas souvent à lui, et ne se souvenaient pas que c'était le 10 anniversaire de son assassinat. Bilal, le DJ, qui est d'un village dans le nord de la Cisjordanie et vit à Ramallah, dit : "je n'ai pas l'habitude de faire des analyses politiques, mais je n'ai jamais été convaincu par les commentaires d'Arafat disant d'Yitzhak Rabin qu'il était un vrai partenaire pour la paix, et je n'accepte pas l'hypothèse que si Rabin n'avait pas été assassiné il y aurait déjà la paix." Il pense que le changement d'attitude chez Rabin n'était qu'une manœuvre astucieuse, pas une transformation liée à des principes. " Pendant les deux années apres qu'il eut signé la déclaration de principes et jusqu'à son assassinat, nous n'avons pas ressenti de changement notoire dans nos vies "Bilal dit. "J'ai vu des rencontres à la télévision, des discussions autour d'une table, des sourires, mais sur le terrain, nous sommes restés sous occupation israélienne et Rabin a continué à représenter pour nous l'occupation : les colonies, les expropriations de terres, et l'Administration "Civile" qui délivre ou non les permis pour se déplacer." L'assassinat de Rabin n'a pas surpris Bilal. "Les politiciens sont toujours exposés à ce genre de chose, et j'ai toujours pensé que la société israélienne n'était pas différentes des autres sociétés, que les israéliens sont comme nous." "Au début j'ai éprouvé de la joie" Nadil, l'étudiant en histoire, admet qu'il s'est senti heureux la première fois qu'il a entendu que Rabin avait été assassiné. "Au début, lorsque j'ai entendu qu'il avait été assassiné, je me suis réjoui" dit Nadil. Un homme qui avait donné l'ordre de briser les os – " que devrais je ressentir à son égard ? " Il dit que peu de gens pensent à Rabin. "Maintenant que vous demandez, je me souviens qu'il n'a pas respecté les accords, et rejeté quelques unes de leurs clauses. Il n'y a pas de moment sacré " ajoute-il. En tant que gazaouite, Nadim se souvient qu'avant Oslo, quand il a été libéré de prison en 1991, il a travaillé en Israel. Mais apres les accords d'Oslo, dit-il, "Israel nous a enfermé de plus en plus, et j'étais coincé dans Gaza, sans espoir, comme la plupart des gens". Said, l'étudiant en science politique de Naplouse, voit Rabin comme un dirigeant fort qui a pris l'initiative d'un "processus politique" mais qui s'intéressait toujours au maintien des colonies. "Rabin est une personne qui a eu la force et la détermination de passer d'une directive publique de briser les mains et les jambes à un processus politique quand il a senti le changement d'humeur de la communauté internationale. Je ne parle pas simplement du processus de paix , parce que ce n'était pas la paix. Il a eu la force de briser des tabous dans la société israélienne quand il a accepté de parler et de reconnaître l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine). Et en même temps, il savait comment preserver les réalisations coloniales d'Israel. Apres tout, il n'a pas démentelé une seule colonie. Il était un représentant type de cette génération d'israéliens qui voulaient mettre un terme à l'image d'Israel état occupant, et en même temps cherchaient à assurer l'expansion territoriale d'Israel". Si seulement nous avions un dirigeant comme Rabin. Contrairement à Nadim, Said pense que les palestiniens se souviennent de Rabin. Certains en ont voulu à Rabin d'avoir amener ici "le groupe de Tunis", dit-il, en se réferrant à Arafat, et d'autres dirigeants de l'OLP qui vivaient en exil. " D'autres sont convaincus que si Rabin n'avaient pas été assassiné on ne serait pas dans la mauvaise situation dans laquelle on est aujourd'hui". Said dit que Rabin avait compris que la société palestinienne s'était affaiblie à la fin de la première intifada. "Nous étions dans la même situation qu'aujourd'hui : chao politique, des hooligans font la loi dans la rue, apathie. Rabin a compris que c'était le moment de conclure un arrangement alors que nous étions dans une position de faiblesse. C'est pourquoi certains parmi nous disent : "si seulement nous avions un dirigeant comme Rabin". Hormis l'ordre de Rabin de briser les os, "qui s'est emparé de mon esprit quand vous avez parlé de Rabin" Said se souvient aussi du dégout avec lequel Rabin a serré la main d'Arafat. "Il manifestait un air de supériorité – une maladie commune des israéliens, dont les israéliens ne se sont jamais remis". Jamal qui travaille à son doctorat en mathématiques, est frappé par le contraste entre " l'ordre grossier, raciste, fasciste de briser les os, et la capacité de Rabin de naviguer à contre courant, de prendre une décision courageuse, et signer un accord avec l'OLP". Jamal, est un gazaouite "emprisonné" à Ramallah. Depuis la signature des accords d'Oslo, Israel a autorisé peu de gazaouites vivant en Cisjordanie à changer leur adresses, et les considérent comme vivant illégalement en Cisjordanie. Jamal ne quitte pas Ramallah, où il vit depuis 1987, parce qu'il ne veut pas être pris et renvoyé à Gaza. Cependant lorsqu'on le questionne sur Rabin, Jamal ne mentionne pas qu'il est coincé, mais plutôt reprend les commentaires de son ami quand les accords d'Oslo ont été signé : "Nous ne voulons rien d'autre que Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem Est". En d'autres termes dit Jamal, les gens étaient plein d'espoir, un espoir né de la première intifada. Inspiré par cet espoir, dit-il, les gens pensaient que Rabin avait changé. "Je ne peux pas l'appeler une colombe, mais il a vécu un processus de libération d'anciennes tendances" dit Jamal." L'ordre qu'il a donné de briser les os a libéré chez les soldats israéliens une folie sauvage. Mais la décision d'engager le dialogue a permis de déclencher d'autres humeurs, positives celles là, et y eut aussi chez nous des humeurs positives. C'est vrai qu'Ygal Amir a gagné. L'assassinat a arrêté la possibilité qu'il y avait d'aller de l'avant. Amira Hass 4.11. 05 www.haaretz.com ( version electronique anglaise )Copyright Haaretz- traduction pour information non commerciale par MD pour Planete Non Violence Une occupation colonisation non stop - Sharon, Rabin même programme ?
Dans son dernier discours au parlement israélien, Rabin a essayé de présenter l'accord intérimaire ( appelé Oslo 2) signé quelques jours auparavant (le 28 septembre 1995). Sa voix fut couverte par les protestations hystériques de la droite. Incapable de terminer son discours il l'a interrompu et furieux à remis celui-ci à la sténographiste.
Comme Sharon, Rabin évitait toujours de parler "d'Etat palestinien" mentionnant toujours "une entité qui serait moins que la totalité d'un état". La carte des blocs de colonies de Sharon, semble sortie tout droit du dernier discours de Rabin. Il commencait son discours de cette façon : " D'abord, une Jérusalem unifiée, la capitale d'Israel, qui comprendrait Ma'aleh Adumim, de même que Givat Ze'ev, sous souveraineté israélienne……La frontière de sécurité pour la défense de l'état d'israel, dans l'interpetation la plus large de ce concept, serait établie dans la vallée du Jourdain". Vers la fin du discours, il parle de "changements" tels que l'annexion des "blocs de colonies de Gush Etzion, Efrat, Betar, et d'autres colonies à l'est de ce qui fut la ligne verte". Selon le directeur de cabinet de Rabin qui écrivait ses discours, la seule fois ou Rabin a mentionné le statut final des accords, Rabin a dit que les palestiniens recevraient 50% de la Cisjordanie, au plus 60, 70%. Mais selon Uri Savir, le directeur général au ministére des affaires étrangères sous Rabin, celui-ci envisageait d'aboutir à un accord final que tres lentement et en avancant tres précautionneusement. Rabin avait donner comme instruction à la délégation qui négociait les accords d'Oslo de n'entamer aucune discussion sur les colonies et de rejeter la demande des palestiniens d'avoir une photocopie officielle du document incluant les lignes directrices du gouvernement israélien qui mentionnait le fait de cesser d'accorder la priorité au développement des colonies. Il promettait que l'armée israélienne ne se retirerait pas des 7 villes palestiniennes situées dans la zone A avant que toutes les routes de contournement reliant les colonies entre elles et Israel derriere la ligne verte, ne soient terminées de façon a "contourner les concentrations de populations palestiniennes qui seront transferrées sous juridiction de l'autorité palestinienne." Selon Savir, la grande différence entre Rabin et Sharon réside dans la façon d'appréhender les palestiniens. Alors que Rabin essayait de soutenir les dirigeants de l'autorité palestinienne pour qu'ils puissent se montrer suffisamment flexible pour négocier un accord politique pour mettre un terme au conflit israélo palestinien, Sharon lui fait l'inverse. Il fait tout pour affaiblir l'autorité palestinienne, et pour persuader l'opinion publique qu'il n'y a pas de partenaire pour faire la paix chez les palestiniens, d'abord avec Arafat et maintenant avec Abbas. Sources: haaretedaily version anglaise electronique Ils tirent aussi sur les enfants n'est ce pas !
Ahmad Khatib âgé de 11 ans jouait avec ses copains dans les allées du camp de Jenin alors que dans le voisinage haut dessus, l'armée israélienne vaquait à ses pratiques routiniéres quotidiennes : pénétrer en force dans les maisons et arrêter des gens.
Les enfants imitaient les soldats en se visant avec des batons en guise de fusil. Ahmad tenait dans sa main son nouveau portefeuille. Il avait l'intention d'acheter une nouvelle cravate pour son uniforme scolaire. Il se trouvait parmi les enfants qui jouaient. D'abord une balle de l'armée israélienne a touché sa hanche. La deuxième balle a touché sa tête. Cela ne ressemble pas du tout à une erreur. La balle a été tirée pour tuer Ahmad. Plus tard, le soldat a prétendu qu'il l'a pris pour un tireur d'élite. Comme "geste de bonne volonté", l'armée israélienne a autorisé le passage du checkpoint pour transporter l'enfant blessé vers la mort. J'ai visité Ahmad à l'hôpital israélien Hambam de Haifa. Le cœur de Ahmad bat, mais Ahmad est mort. Demain le respirateur artificiel sera débranché. Le porte parole de l'armée israélienne s'est excusé pour avoir tué le garçon. Juliano vendredi 4 novembre 2005 Juliano s'occupe actuellement de redémarrer le Arna Free Theater à Jenin lire notre article sur le sujet Samedi 5 novembre 2005 En soirée la presse israélienne a annoncé la mort d'Ahmad et a précisé que ses parents ont fait don de ses organes pour "rapprocher les cœurs et se rapprocher de la paix" Alors qui fait la guerre ? Et qui veut la Paix ? Lire notre article : Israel Iran Etats Unis : Guerre Nucléaire Nous voilà ! Dimanche 06 Novembre 2005
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