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Nucléaire

Washington : le plus grand transgresseur du Traité de Non Prolifération (Analyse).

En vérité, les Etats-Unis ont été de ceux qui ont le plus fréquemment violé ouvertement leurs obligations vis-à-vis du TNP, et méritent que le Conseil de Sécurité se saisissent de ces violations.



Washington : le plus grand transgresseur du Traité de Non Prolifération (Analyse).

Washington : le plus grand transgresseur du Traité de Non Prolifération

Selon le plan de Stratégie Nationale de Sécurité ( NSS :National Stratégy Sécurity ) du président Bush pour 2006 :

"L’Amérique est en guerre…

Ceci est une Stratégie Nationale de Sécurité de période de guerre, nécessaire à cause du grand défi auquel nous sommes confrontés – le développement du terrorisme alimenté par une idéologie agressive de haine et d’assassinat, qui s’est pleinement révélée au peuple américain le 11 septembre 2001…

Cette stratégie reflète notre obligation la plus solennelle : assurer la sécurité du peuple américain."

Le plan de 2002 (NSS) avait été publié plus d’un an après les évènements du 11 septembre, et presque un an après que Bush eut envahi, conquis et occupé l’Afghanistan – ceci soi disant afin de rechercher Osama Ben Laden, l’homme dont Bush dit qu’il est son principal ennemi dans la "Guerre" contre la "Terreur".

Cependant, le plan NSS de 2002 comme d’ailleurs celui de 2006 se concentrent sur les "états voyous" plutôt que sur les terroristes mêmes.

Selon les deux stratégies présentées dans ces deux plans, ces états :

  • Brutalisent leur propre peuple, et gaspille leurs ressources nationales en profits et gains personnels des dirigeants ;

  • Se montrent irrespectueux du droit international, menacent leurs voisins, et violent cyniquement les traités internationaux dont ils sont partis prenantes ;

  • Sont déterminés à acquérir des ADM en même temps que d’autres technologies militaires de pointe, afin de les utiliser comme menaces ou pour atteindre les buts offensifs qu’ils ont ;

  • Soutiennent le terrorisme dans le monde entier ;

  • Rejettent les droits humains de base et haïssent les Etats-Unis et toutes les valeurs qu’ils défendent.

En 2002, les états voyous étaient : l’Irak, l’Iran, la Corée du Nord.

En 2006 le plan NSS se concentre principalement sur l’Iran et l’affirmation, sans aucune preuve, de Bush Cheney Bolton que l’Iran a un programme d’armement nucléaire.

L’Iran nie avoir actuellement, ou avoir eu, depuis la fuite du Shah installé par la CIA, un programme nucléaire militaire.

Depuis plus de deux ans, des inspecteurs de l’AIEA ont mené des inspections envahissantes sur tous les sites nucléaires civils iraniens – de même que sur un bon nombre de sites militaires suggérés par la CIA. L’Iran a coopéré volontairement avec l’AIEA, bien que le nombre et l’étendue de ces inspections dépassent largement ce qui est exigé si un protocole d’accord additionnel de mesures était en vigueur, celui-ci ne l’étant pas puisqu’il n’a pas été ratifié par le parlement iranien.

Le plus que l’AIEA puisse dire, c’est que les iraniens disent la vérité, même à propos de choses qu’ils n’avaient aucune obligation de dire à l’Agence.

Rapport après rapport, le directeur général de l’AIEA Mohamed ElBaradei dit que toutes "les approvisionnements déclarés et les matériaux spécifiquement nucléaires" sont maintenant répertoriés et qu’ "il n’y a pas d’indication" de l’existence de matériaux non déclarés, ni d’un programme d’armement nucléaire en Iran.

Revenons maintenant au plan NSS de 2006.

La meilleure manière de bloquer l’accès d’états ou de groupes terroristes au nucléaire c’est de leur refuser l’accès à la composante essentielle du matériau de fission.

Par conséquent notre stratégie se concentre sur le contrôle de l’accès au matériau de fission avec deux objectifs :

Le premier, d’empêcher des états d’acquérir la capacité de produire le matériau fissile permettant de produire des armes nucléaires. Le deuxième, de dissuader, d’interdire, d’empêcher tout transfert de ce matériau d’états qui ont la capacité d’en produire, à des états voyous ou des terroristes.

Le premier objectif nécessite de combler une lacune dan le TNP qui permet aux régimes de produire du matériau fissile qui peut être utilisé pour fabriquer des armes nucléaires sous couvert de programme nucléaire civil.

Lacune ?

L’Iran, en échange d’accepter le contrôle de toutes ses activités nucléaires selon les clauses de sauvegarde de l’AIEA – le but exclusif pour l’AIEA étant de vérifier que ces choses comme le matériau fissile ne sont jamais utilisées pour fabriquer des armes nucléaires- obtient la garantie du TNP d’un droit inaliénable à produire et utiliser ceux-ci.

Cette garantie est l’un des trois piliers du TNP.

Atteindre l’objectif du plan NSS exige ni plus ni moins que la destruction de la base du TNP.

Mais c’est OK pour Bush-Rice-Cheney-Bolton

D’autre part, un autre pilier du TNP c’est l’engagement pris- et réaffirmé par le président Clinton à la conférence du TNP de 2000 – de se défaire de toutes NOS armes nucléaires.

Et puis il y a l’interdiction par le TNP de l’aide que Bush apporte à l’Inde pour son programme d’armes nucléaires.

Et l’interdiction par le TNP que Bush empêche la Chine et la Russie d’aider l’Iran à bénéficier – sans discrimination- de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.

En vérité, les Etats-Unis ont été de ceux qui ont le plus fréquemment violé ouvertement leurs obligations vis-à-vis du TNP, et méritent que le Conseil de Sécurité se saisissent de ces violations.

C’est plutôt intéressant de remarquer que, si les membres du Conseil de Sécurité prennent la peine de lire le dossier de l’AIEA sur l’Iran, qu’El Baradei a été obligé par Bush-Cheney-Bolton de leur transmettre la semaine dernière, ils constaterons ce que nous venons d’énoncer.

Article de Gordon Prather paru le 18 mars 2006 sur www.antiwar.com sous l’intitulé
Washington : The Biggest NPT Violator

Copyright antiwar; traduction bénévole pour information à caractère non commercial par MD pour Planète Non Violence.


Un empire américain mondial constitué de bases militaires

Samedi 1 Avril 2006
Mireille Delamarre

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