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Utilisation par Israël d’Armes à l’Uranium au Liban : avec l’UNEP c’est Pas Chercher, Pas Trouver

Le Programme Environnemental de l’ONU (UNEP) a publié un rapport de son équipe spécialisée en armement à l’UA envoyée au Liban. Ce rapport dit qu’ils n’ont pas trouvé d’Uranium. Nous l’avions prédit. C’est parce qu’ils ne cherchent pas. Des analyses d’échantillons prélevés à Khiam sud Liban semble confirmer l’utilisation d'armes à l'Uranium utilisant un processus nucléaire expérimenté totalement nouveau.



Khiam sud Liban été 2006
Khiam sud Liban été 2006

Programme Environnemental de l’ONU, Uranium Dérivé d’Armes au Liban : Ne Pas Chercher, Ne Pas Trouver

Le Programme Environnemental de l’ONU (UNEP) a publié un rapport de son équipe spécialisée en armement à l’UA envoyée au Liban. Ce rapport dit qu’ils n’ont pas trouvé d’Uranium. Nous l’avions prédit. C’est parce qu’ils ne cherchent pas

Le rapport de l’UNEP fait la liste des instruments utilisés pour cette étude. Tous sont inadéquats pour une telle mission. Seul un est capable de trouver les faibles concentrations d’Uranium Dérivé d’Armes, mais cela nécessiterait pour l’opérateur de chercher à genoux et sur les mains en avançant à la vitesse d’un escargot.

L’Uranium Dérivé d’Armes qui résulte de l’oxydation de l’Uranium se trouve sous la forme d’un aérosol de particules microscopiques d’Oxyde d’Uranium très mobiles et qui se répandent largement. L’Uranium en faible concentration est difficile à trouver. L’organisation LLRC * (Low Level Radiation Campaign) et des collègues en ont trouvé au Liban, l’UNEP, n’en a pas trouvé. Le problème c’est le matériel utilisé par l’UNEP ; ou ils sont incompétents, où ils cherchaient à échouer.

Le rapport de l’UNEP sur le Liban (http://postconflict.unep.ch/index.php?prog=Lebanon ) dit qu’ils n’ont pas trouvé d’Uranium. UNEP dit :

« Le choix des instruments utilisés lors de l’examen environnemental au Liban a été fait suite à l’expérience passée de l’UNEP de l’utilisation d’un tel équipement dans des missions précédentes dans les Balkans et la mission conjointe AIEA/UNEP au Koweït. Grâce à leur haute sensibilité, sirène d’alarme efficace, durabilité, et robustesse, ces instruments se sont avérés idéaux pour ces missions. »

Le problème avec cette déclaration pleine de suffisance, c’est que dans les Balkans et au Koweït l’UNEP recherchait de l’Uranium provenant d’obus pour perforer des armures, au Liban, la situation est plutôt différente. Quand les obus à l’Uranium ne touchent pas leurs cibles, l’uranium ne brûle pas et le pénétrateur peut rester intact. On sait que les enfants irakiens les conservent pour jouer avec, et le DC Gunter Horst – un activiste des premières campagnes anti UA – en a ramassé un en Irak. Quand il a atterri de retour chez lui en Allemagne cela a déclenché les alarmes à l’aéroport et il a été arrêté, à sa grande surprise et consternation. Même ces obus qui touchent des cibles dures laissent des éclats. C’est sur cela que l’UNEP est habitué à travailler, et comme les avions de combat sont munis de caméras à bord pour photographier leurs missions, ils ont même quelques enregistrements pour leur dire où chercher.

Au Liban, la situation est différente. C’était une campagne de bombardements au cours de laquelle il est apparu que des bombes à l’Uranium avaient été utilisées. Contrairement aux obus d’artillerie, probablement que tout l’Uranium a brûlé. On a dit cela à l’UNEP en août, donc ils savaient ce qu’ils étaient supposer chercher. Malheureusement, ils ont une épouvantable réputation en matière de recherche de poussière d’Uranium (voir la critique de leur mission au Kosovo 1999-2000 (http:/www.llrc.org/du/subtopic/uneprept.htm ).

Le rapport de l’UNEP fournit la liste des instruments utilisés pour l’examen au Liban. Tous sont inadéquats pour trouver de la poussière d’Uranium. Seul un est capable de trouver de l’Uranium dérivé d’armes, en faibles concentrations probablement résultant de l’utilisation d’armes à l’Uranium, mais cela nécessiterait que l’opérateur aille à la vitesse d’un escargot sur les genoux et les mains.

Le scintillomètre Saphymo-SRAT S.P.P.2. N.F est un détecteur de gamma. Le seul signal gamma venant de l’Uranium est une faible émission (de 185KeV) de l’U-235. Il ne pourrait détecter de l’Uranium dans la zone de recherche sauf si l’opérateur se trouvait au sommet d’un vaste dépôt. Dans une expérience de laboratoire, l’instrument le plus sensible que nous avons utilisé à LLCR n’a pas réussi à détecter de l’Uranium dans un échantillon de sol connu pour avoir été contaminé avec 200BQ/Kg d’Uranium Dérivé d’Armes.

L’Automess Dose Rate Meter AD6, et son Alpha-Beta-Gamma Probe AD-17 est quelque peu mystérieux, car nous n’avons pas pu trouver de spec technique pour lui. Cependant, l’UNEP dit qu’il a seulement été utilisé pour mesurer les taux de gamma d’arrière plan, il n’est donc pas pertinent.


The Fieldspec Instrument identiFINDER-N/He-3 est un autre détecteur de gamma, donc il n’est pas utilisé pour l’Uranium.

L’instrument appelé « L’Inspector » est fabriqué par S.E International, c’est l’instrument potentiellement utilisable. C’est un petit compteur Geiger à main qui peut détecter des particules bêta, donc en théorie il pourrait distinguer les bêtas des deux isotopes sœur d’Uranium – Protactinium – 234m, et Thorium -234.

Mais il y a des problèmes. Etant petit, il a une petite fenêtre (16sq cm). Deuxièmement, il a une sensibilité faible aux rayons bêtas, donc l’instrument devrait être tenu près du sol (à environ 10 cm). L’Inspector compense sa faible sensibilité en exposant l’objet observé pendant 30 secondes. Cela veut dire que l’opérateur devrait ramper sur le sol suffisamment lentement pour laisser le détecteur scanner chaque petit morceau de surface de sol pendant 30 secondes. Cela prendrait beaucoup de temps pour couvrir une petite zone. En principe c’est ce que l’UNEP pourrait faire de mieux avec les instruments qu’il utilise.

Comme nous l’avons déjà dit, trouver de l’Uranium dérivé d’armes n’est pas facile. LLRC y réussi en combinant des connaissances en physique avec l’utilisation d’instruments appropriés qui coûtent des milliers de livres (anglaises). Tout site nucléaire possède des équipements bien meilleurs et il n’y a pas d’excuse concernant l’UNEP pour ne pas utiliser ce qui est standard dans l’industrie.

La conclusion inévitable c’est que l’UNEP est incompétent, ou que les fonctionnaires qui instruisent, équipent et dirigent l’équipe ont pour objectif qu’il ne trouve pas d’Uranium.

Ce rapport ne s’occupe que des instruments. Nous publierons plus tard une analyse du rapport de l’UNEP.

Pour plus de détails techniques lire le rapport de Green Audit : http://www.llrc.org

Source : www.llrc.org

*LLRC : Low Level Radiation Campaign (Campagne sur les effets des faibles radiations)

Organisation dont la mission est décrite comme suit sur le site :

Mission

Pendant 50 ans l’Industrie Nucléaire a affirmé que ces déchets étaient sans danger. Ils ont admis qu’il n’y avait pas de dose sûre, de sorte que même les plus petites quantités de radiation peuvent causer des dommages génétiques provoquant des cancers, des leucémies ou des malformations congénitales, mais selon le point de vue officiel, même la catastrophe de Tchernobyl n’a pas causé d’effets visibles. Officiellement il a provoqué la mort de quelques pompiers hautement irradiés et en plus jusqu’à 2000 cancers de la tyroïde, qui sont pour la plupart soignables. « Et c’est tout » on t- il dit.

Nous avons une autre histoire à raconter.

L’âge du nucléaire c’est aussi l’âge du cancer. Le premier effet visible sur la population cela a été l’augmentation des leucémies chez l’enfant qui ont commencé pendant la première guerre mondiale et ont cru avec la production de radium pendant des décennies. L’orgie de tests de bombes pendant la guerre froide, qui ont disséminé tout autour du globe une radio activité produite par l’homme, s’est accompagnée d’un changement de taux de mortalité infantile responsables de la mort de dizaines de milliers d’enfants. Des variations dans les quantités de retombées radioactives se sont retrouvées dans le taux de cancers induits et nous vivons actuellement une épidémie de cancers.

Des groupes de cancers et leucémies ont été trouvés en association avec des sites nucléaires et avec des endroits où sont déposés des déchets nucléaires, par exemple, des estuaires et des rives boueuses. Les effets de Tchernobyl, tout spécialement ceux identifiés de Belarussie, d’Ukraine et de Russie sont un Holocauste.

Les responsables nient que tout ceci puisse être attribué à la radioactivité mais comme nous l’expliquons sur le site, les négations n’ont aucune base scientifique. C’est parce que :

Le modèle scientifique prépondérant est basé sur une irradiation externe

Le risque est quantifié en terme de dose

On sait actuellement que la dose ne veut rien dire pour beaucoup de types de radioactivité lorsqu’elles agissent à l’intérieur du corps.

C’est le plus long et le plus grand scandale de santé de tous les temps. Cette campagne LLCR a travaillé à le rendre public depuis 1992, dénonçant ce qu’on dissimulait, les mensonges, les rétentions de données, les données révisées, des erreurs grossières faites par les autorités sur le cancer, les rapports expurgés, les coups de force dans les comités, les menaces légales, et les scientifiques dissidents dénoncés et interdits de conférences.

Comme résultat direct (nous le croyons), les autorités ne peuvent plus nier la vérité et nous sommes maintenant témoin d’un lent changement.


Introduction et traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Khiam Sud Liban – Anatomie d’une Bombe

Un reportage spécial * a été fait suite à des mesures de radioactivité dans un cratère probablement produit par une bombe Bunker Buster larguée par l’armée israélienne dans le village de Khiam au sud Liban. Les mesures ont été prises par deux professeurs de physique libanais – Mohammed Kubaissi et Ibrahim Rachidi. Les données -700 nSv /hr – ont montré un taux de radioactivité remarquablement plus élevé que la norme trouvée dans la zone ( Beyrouth = 35 nSv/hr). Le 17 septembre Ali Kubaissi a emmené le chercheur britannique Dai Williams appartenant à l’organisation pour la protection de l’environnement Green Audit, au même endroit pour prendre des échantillons qui ont été remis pour analyse à Chris Busby qui fait des rapports pour le ministère de la Défense. Les échantillons ont été testés au laboratoire nucléaire d’Harwell, l’un des laboratoires faisant autorité en matière de recherche dans le monde. Le 17 octobre, Harwell a publié les résultats des tests – 2 échantillons sur 10 contenaient de la radioactivité.

Le 2 novembre, un autre laboratoire britannique, l’Ecole des Sciences Océanographiques, a confirmé les résultats d’Harwell – le cratère de Khiam contient de l’uranium légèrement enrichi. Rainews24* a aussi pris un échantillon prélevé par Dai Williams pour examen au Département des Sciences de la Terre à l’Université de Ferrera. . Le test actuellement en cours (novembre ndlt) a trouvé une structure anormale : la surface de l’échantillon contient de l’aluminium et des silicates de fer, éléments normaux dans un morceau de sol. Mais en regardant à l’intérieur on peut trouver des bulles extrêmement petites avec une forte concentration de fer. D’autres tests clarifieront l’origine de ces structures : ce qui semble certain pour le moment, c’est que cela n’est pas causé par un processus naturel.

Quel type d’arme est ce ? Quelle arme laisse des traces de radiation et produit de telles conséquences létales circonscrites ?

Le chercheur Dai Williams croit que c’est un nouveau type d’arme utilisant l’uranium enrichi, non pas à travers le processus de fission nucléaire mais à travers de nouveaux processus physiques gardés secret depuis au moins 20 ans.

Le physicien Emilio del Giudice de l’Institut National de Physique Nucléaire est arrivé à la même conclusion : « il y a 2 manières d’expliquer l’origine de l’uranium enrichi trouvé à Khiam :

1) le matériau était déjà présent dans la structure des bombes, mais je suis stupéfait car il faut expliquer la logique de l’utilisation d’un matériau à la fois très coûteux et très dangereux à cause de la radioactivité dégagée pour les personnes qui les manipulent, dont le personnel militaire de l’armée israélienne.

2) L’enrichissement a été la conséquence de l’utilisation de la bombe ; cette possibilité est difficilement compatible avec les effets connus des armes nucléaires conventionnelles et impliquerait qu’un nouveau phénomène nucléaire découvert serait en cours d’expérimentation.


L’armée israélienne a nié avoir utilisé des armes à l’uranium au Liban. Mais, comment les personnes peuvent-ils se défendre eux –mêmes d’un danger potentiel lié à l’uranium ? Quels sont les précautions prises par les troupes de l’UNIFIL stationnées dans la zone, et quel genre de tests ont été menés pour prévenir les risques ? Le documentaire visible à l’url ci-dessous répond à ces questions.

* Présentation d’un nouveau documentaire de Maurizio Torrealta (novembre 2006)

Source:http://www.rainews24.rai.it/ran24/inchieste/09112006_bomba_ing.asp

Traduction de l’italien Desiree Berlangieri, Maria Letizia Tesorini

Attaque Nucléaire: conséquences sur le climat



Dimanche 17 Décembre 2006

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