Le Programme Environnemental de l’ONU (UNEP) a publié un rapport de son équipe spécialisée en armement à l’UA envoyée au Liban. Ce rapport dit qu’ils n’ont pas trouvé d’Uranium. Nous l’avions prédit. C’est parce qu’ils ne cherchent pas
Le rapport de l’UNEP fait la liste des instruments utilisés pour cette étude. Tous sont inadéquats pour une telle mission. Seul un est capable de trouver les faibles concentrations d’Uranium Dérivé d’Armes, mais cela nécessiterait pour l’opérateur de chercher à genoux et sur les mains en avançant à la vitesse d’un escargot.
L’Uranium Dérivé d’Armes qui résulte de l’oxydation de l’Uranium se trouve sous la forme d’un aérosol de particules microscopiques d’Oxyde d’Uranium très mobiles et qui se répandent largement. L’Uranium en faible concentration est difficile à trouver. L’organisation LLRC * (Low Level Radiation Campaign) et des collègues en ont trouvé au Liban, l’UNEP, n’en a pas trouvé. Le problème c’est le matériel utilisé par l’UNEP ; ou ils sont incompétents, où ils cherchaient à échouer.
Le rapport de l’UNEP sur le Liban (http://postconflict.unep.ch/index.php?prog=Lebanon ) dit qu’ils n’ont pas trouvé d’Uranium. UNEP dit :
« Le choix des instruments utilisés lors de l’examen environnemental au Liban a été fait suite à l’expérience passée de l’UNEP de l’utilisation d’un tel équipement dans des missions précédentes dans les Balkans et la mission conjointe AIEA/UNEP au Koweït. Grâce à leur haute sensibilité, sirène d’alarme efficace, durabilité, et robustesse, ces instruments se sont avérés idéaux pour ces missions. »
Le problème avec cette déclaration pleine de suffisance, c’est que dans les Balkans et au Koweït l’UNEP recherchait de l’Uranium provenant d’obus pour perforer des armures, au Liban, la situation est plutôt différente. Quand les obus à l’Uranium ne touchent pas leurs cibles, l’uranium ne brûle pas et le pénétrateur peut rester intact. On sait que les enfants irakiens les conservent pour jouer avec, et le DC Gunter Horst – un activiste des premières campagnes anti UA – en a ramassé un en Irak. Quand il a atterri de retour chez lui en Allemagne cela a déclenché les alarmes à l’aéroport et il a été arrêté, à sa grande surprise et consternation. Même ces obus qui touchent des cibles dures laissent des éclats. C’est sur cela que l’UNEP est habitué à travailler, et comme les avions de combat sont munis de caméras à bord pour photographier leurs missions, ils ont même quelques enregistrements pour leur dire où chercher.
Au Liban, la situation est différente. C’était une campagne de bombardements au cours de laquelle il est apparu que des bombes à l’Uranium avaient été utilisées. Contrairement aux obus d’artillerie, probablement que tout l’Uranium a brûlé. On a dit cela à l’UNEP en août, donc ils savaient ce qu’ils étaient supposer chercher. Malheureusement, ils ont une épouvantable réputation en matière de recherche de poussière d’Uranium (voir la critique de leur mission au Kosovo 1999-2000 (http:/www.llrc.org/du/subtopic/uneprept.htm ).
Le rapport de l’UNEP fournit la liste des instruments utilisés pour l’examen au Liban. Tous sont inadéquats pour trouver de la poussière d’Uranium. Seul un est capable de trouver de l’Uranium dérivé d’armes, en faibles concentrations probablement résultant de l’utilisation d’armes à l’Uranium, mais cela nécessiterait que l’opérateur aille à la vitesse d’un escargot sur les genoux et les mains.
Le scintillomètre Saphymo-SRAT S.P.P.2. N.F est un détecteur de gamma. Le seul signal gamma venant de l’Uranium est une faible émission (de 185KeV) de l’U-235. Il ne pourrait détecter de l’Uranium dans la zone de recherche sauf si l’opérateur se trouvait au sommet d’un vaste dépôt. Dans une expérience de laboratoire, l’instrument le plus sensible que nous avons utilisé à LLCR n’a pas réussi à détecter de l’Uranium dans un échantillon de sol connu pour avoir été contaminé avec 200BQ/Kg d’Uranium Dérivé d’Armes.
L’Automess Dose Rate Meter AD6, et son Alpha-Beta-Gamma Probe AD-17 est quelque peu mystérieux, car nous n’avons pas pu trouver de spec technique pour lui. Cependant, l’UNEP dit qu’il a seulement été utilisé pour mesurer les taux de gamma d’arrière plan, il n’est donc pas pertinent.
The Fieldspec Instrument identiFINDER-N/He-3 est un autre détecteur de gamma, donc il n’est pas utilisé pour l’Uranium.
L’instrument appelé « L’Inspector » est fabriqué par S.E International, c’est l’instrument potentiellement utilisable. C’est un petit compteur Geiger à main qui peut détecter des particules bêta, donc en théorie il pourrait distinguer les bêtas des deux isotopes sœur d’Uranium – Protactinium – 234m, et Thorium -234.
Mais il y a des problèmes. Etant petit, il a une petite fenêtre (16sq cm). Deuxièmement, il a une sensibilité faible aux rayons bêtas, donc l’instrument devrait être tenu près du sol (à environ 10 cm). L’Inspector compense sa faible sensibilité en exposant l’objet observé pendant 30 secondes. Cela veut dire que l’opérateur devrait ramper sur le sol suffisamment lentement pour laisser le détecteur scanner chaque petit morceau de surface de sol pendant 30 secondes. Cela prendrait beaucoup de temps pour couvrir une petite zone. En principe c’est ce que l’UNEP pourrait faire de mieux avec les instruments qu’il utilise.
Comme nous l’avons déjà dit, trouver de l’Uranium dérivé d’armes n’est pas facile. LLRC y réussi en combinant des connaissances en physique avec l’utilisation d’instruments appropriés qui coûtent des milliers de livres (anglaises). Tout site nucléaire possède des équipements bien meilleurs et il n’y a pas d’excuse concernant l’UNEP pour ne pas utiliser ce qui est standard dans l’industrie.
La conclusion inévitable c’est que l’UNEP est incompétent, ou que les fonctionnaires qui instruisent, équipent et dirigent l’équipe ont pour objectif qu’il ne trouve pas d’Uranium.
Ce rapport ne s’occupe que des instruments. Nous publierons plus tard une analyse du rapport de l’UNEP.
Pour plus de détails techniques lire le rapport de Green Audit : http://www.llrc.org
Source : www.llrc.org
*LLRC : Low Level Radiation Campaign (Campagne sur les effets des faibles radiations)
Organisation dont la mission est décrite comme suit sur le site :
Mission
Pendant 50 ans l’Industrie Nucléaire a affirmé que ces déchets étaient sans danger. Ils ont admis qu’il n’y avait pas de dose sûre, de sorte que même les plus petites quantités de radiation peuvent causer des dommages génétiques provoquant des cancers, des leucémies ou des malformations congénitales, mais selon le point de vue officiel, même la catastrophe de Tchernobyl n’a pas causé d’effets visibles. Officiellement il a provoqué la mort de quelques pompiers hautement irradiés et en plus jusqu’à 2000 cancers de la tyroïde, qui sont pour la plupart soignables. « Et c’est tout » on t- il dit.
Nous avons une autre histoire à raconter.
L’âge du nucléaire c’est aussi l’âge du cancer. Le premier effet visible sur la population cela a été l’augmentation des leucémies chez l’enfant qui ont commencé pendant la première guerre mondiale et ont cru avec la production de radium pendant des décennies. L’orgie de tests de bombes pendant la guerre froide, qui ont disséminé tout autour du globe une radio activité produite par l’homme, s’est accompagnée d’un changement de taux de mortalité infantile responsables de la mort de dizaines de milliers d’enfants. Des variations dans les quantités de retombées radioactives se sont retrouvées dans le taux de cancers induits et nous vivons actuellement une épidémie de cancers.
Des groupes de cancers et leucémies ont été trouvés en association avec des sites nucléaires et avec des endroits où sont déposés des déchets nucléaires, par exemple, des estuaires et des rives boueuses. Les effets de Tchernobyl, tout spécialement ceux identifiés de Belarussie, d’Ukraine et de Russie sont un Holocauste.
Les responsables nient que tout ceci puisse être attribué à la radioactivité mais comme nous l’expliquons sur le site, les négations n’ont aucune base scientifique. C’est parce que :
Le modèle scientifique prépondérant est basé sur une irradiation externe
Le risque est quantifié en terme de dose
On sait actuellement que la dose ne veut rien dire pour beaucoup de types de radioactivité lorsqu’elles agissent à l’intérieur du corps.
C’est le plus long et le plus grand scandale de santé de tous les temps. Cette campagne LLCR a travaillé à le rendre public depuis 1992, dénonçant ce qu’on dissimulait, les mensonges, les rétentions de données, les données révisées, des erreurs grossières faites par les autorités sur le cancer, les rapports expurgés, les coups de force dans les comités, les menaces légales, et les scientifiques dissidents dénoncés et interdits de conférences.
Comme résultat direct (nous le croyons), les autorités ne peuvent plus nier la vérité et nous sommes maintenant témoin d’un lent changement.
Introduction et traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org