Utilisation d'armes toxiques, radioactives par l'armée israélienne à Gaza - Au Liban aussi. Des preuves en Images et Video
Un rapport du Ministère de la Santé Palestinienne Confirme l'utilisation d'armes toxiques par Israël à Gaza. Des sources médicales palestiniennes avaient déjà lancé un cri d'alerte concernant l'utilisation par l'armée israélienne d'armes toxiques radioactives semble –t-il. Les constatations vont toutes dans ce sens. Les médecins Gazaouites en appellent à la Communauté Médicale et Scientifique Internationale pour les aider à identifier ces armes toxiques, radioactives. Armes toxiques au Liban aussi. Des Preuves.
Utilisation d'armes toxiques, radioactives par l'armée israélienne à Gaza. Appel à l'Aide des Médecins de Gaza pour identification.
Le directeur des relations publiques de l'hôpital Al Shifa de la ville de Gaza le Dc Juma Sakka, a confirmé ce qu'avait révélé le rapport du Ministère de la Santé Palestinien publié en début de semaine qui faisant état de l'utilisation par l'armée israélienne d'armes toxiques dans la Bande de Gaza.
Le médecin s'est exprimé jeudi, rapportant la mort de 85 palestiniens dans la Bande de Gaza depuis le début des dernières attaques israéliennes (28 juin). Parmi les victimes, 34 enfants de moins de 13 ans. Et à la date de jeudi, 300 palestiniens ont été blessés.
DC Al Sakka a dit à la radio la Voix de la Palestine que l'armée israélienne a utilisé au cours de ces dernières attaques des nouveaux types d'armements non conventionnels contre les palestiniens dans la Bande de Gaza. Il a dit : « ils visent le corps des palestiniens avec des armes non conventionnelles avec des conséquences que nous n'avons pas vu ces dernières années au cours des bombardements israéliens. »
Il a continué : « l'hôpital est central et voit presque tous des cas de blessures et de morts suite aux attaques israéliennes contre les palestiniens de la Bande de Gaza. Au cours de ces bombardements israéliens des éclats pénètrent dans le corps, ils se fragmentent causant une combustion interne qui provoque des brûlures internes aux quatrièmes degrés, exposant les os et affectant les tissus et la peau. »
Le docteur a ajouté : « les tissus touchés meurent, ils ne survivent pas, ce qui nous oblige à amputer bras et jambes, et ces fragments qui pénètrent le corps ne sont pas visibles aux rayons X. Quand ils pénètrent le corps, ils font des étincelles comme dans la combustion d'une arme à feu, mais ce n'est pas chimique, cela semble radioactif. »
Il a confirmé qu'il y avait des douzaines de bras et jambes blessées. La plupart ont été brûlés de l'intérieur et déformés au point qu'ils ne peuvent se régénérer.
Hier, mercredi, a été l'un des jours les plus sanglants de ces attaques récentes. Les forces israéliennes ont tué 25 palestiniens. DC Al Sakka dit : « c'est l'escalade de jour en jour. Hier les forces armées israéliennes ont tué 25 palestiniens et en ont blessé des douzaines. Parmi eux de nombreux enfants. »
DC Al Sakka a révélé que les israéliens ont complètement détruit le laboratoire qui aurait pu aidé à diagnostiquer ces cas. « Nous n'avons plus la capacité d'analyser ces phénomènes qui nous considérons comme anormaux. »
Il a lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle examine les dernières armes utilisées par l'armée israélienne, mais il a ajouté que jusqu'à présent « personne n'a levé le petit doigt. » DC Al Akka s'est plaint qu'aucun institut médical étranger n'ait été intéressé par l'utilisation de ces nouvelles armes et leurs effets sur le corps humain. Il a dit : « Ce que nous avons vu ce sont des journalistes venus prendre des photos mais quant à la communauté médicale, RIEN. »
Source et Copyright : Palestine News Network (Agence de Presse Indépendante) Bisan Hisham 13 juillet 2006. www.pnn.ps/english
Traduction bénévole pour information à caractère non commerciale par MD Planète Non Violence
Uranium appauvri: le Liban aussi
Branle-bas de combat diplomatique au Liban où l'affaire des munitions à l'uranium appauvri qui auraient été utilisées par Israël prend de l'ampleur. Beyrouth n'a pas encore exhibé des preuves, mais il envisage déjà de revoir à la hausse les dédommagements qu'il réclame à l'Etat hébreu.
De notre correspondant au Liban
Comme une boule de neige, l'affaire de l'uranium appauvri prend de l'ampleur au Liban. Le chef du gouvernement Rafic Hariri et le président de la Chambre Nabih Berri, ont annoncé la formation de commissions pour enquêter sur les informations selon lesquelles l'armée israélienne aurait utilisé ce genre de munitions à différentes étapes de son engagement militaire au Liban, ces vingt dernières années.
L'affaire a été révélée au grand jour par la presse jeudi. Pourtant, les faits remontent à plusieurs mois, plus précisément à la nuit du 3 au 4 mai 2000. Trois semaines avant le retrait israélien, deux guérilleros du Hezbollah, surpris alors qu'ils s'infiltraient dans l'ancienne zone occupée, sont tués. Leurs corps désarticulés gisent sur une petite route, à 7 km à l'ouest de Hasbaya. Les débris de deux roquettes expliquent pourquoi les cadavres sont effroyablement mutilés. Des correspondants de presse présents sur les lieux découvrent, entre autres, les restes d'une roquette portant en anglais la mention: Radioactive Material.
La Finul se refuse toujours à confirmer l'utilisation par Israël de ce type d'armement: «Je ne peux confirmer ou infirmer», déclare le porte-parole de la Finul, Timor Goksel. Mais un député de la Knesset, Issam Makhoul, a appelé à une réunion urgente de la Commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Sécurité pour statuer sur l'utilisation de bombes à l'uranium appauvri par l'armée israélienne lors de ses confrontations avec les Palestiniens de la nouvelle intifada et dans sa guerre au Liban.
Témoignages et enquêtes
Le député israélien affirme être en possession d'un rapport rédigé par l'organisation internationale International Action Center. Ce rapport, basé sur des témoignages et des enquêtes sur le terrain, apporte les preuves tangibles de l'utilisation par l'armée israélienne de bombes à l'uranium appauvri contre des objectifs civils et militaires dans les territoires palestiniens et au Liban.
A Beyrouth, c'est le président de la Chambre Nabih Berry qui le premier en a parlé à l'émissaire de Kofi Annan au Liban. Se basant sur les informations fournies par le député israélien, il a réclamé l'ouverture d'une enquête internationale. «Nous sommes persuadés que le Liban a été un terrain d'expérimentation pour des obus à uranium», a-t-il dit. Quelques heures plus tard, c'est le premier ministre Rafic Hariri qui annonçait la formation d'une commission d'enquête.
L'avocat Michel Tueni, membre du comité chargé de l'évaluation des dommages occasionnés par les agressions israéliennes au Liban ne cache pas, quant à lui, ses craintes. «Nous sommes inquiets pour la population, a-t-il déclaré. Si ces faits sont prouvés, cela pourrait expliquer l'augmentation des cas de cancer au sein de la population du Liban-Sud». L'affaire a rapidement occupé l'ensemble de l'appareil de l'Etat: «J'attends le feu vert pour revoir à la hausse notre demande de compensations financières réclamées à Israël», affirme l'avocat.
Le Liban prend l'affaire très au sérieux et a déjà entrepris des investigations approfondies. Des preuves étayant les accusations pourraient être exhibées dans les prochains jours. En attendant, un vent de panique commence à souffler au sein de la population qui craint d'avoir été soumise à des radiations pendant des années sans le savoir.
par Paul Khalifeh 18/07/06
RADIO FRANCE INTERNATIONAL
Copyright Radio France International. Diffusion pour information à caractère non commerciale
Liban : Israël utilise des armes chimiques, par Wayne Madsen - WMR.
Preuves de l' usage par Israël d' Armes de Destruction Massive au Liban.
De sources provenant du renseignement militaire des Etats-Unis ont indiqué à WMR que l'obus d'artillerie montré ci-dessous, utilisé par les Forces Israéliennes de Défense au Liban, est un type d'arme bi et multi-usage que les néoconservateurs ont faussement accusé Saddam Hussein de détenir.
Bien que l'engin soit commercialisé comme une bombe anti-mine à explosion différée, sa charge utile peut aussi inclure des produits chimiques utilisés dans les bombes thermobariques (mélanges explosifs), les armes au phosphore blanc, et les armes chimiques.
Les bombes thermobariques contiennent des explosifs chargés de polymère ou d' explosifs FAE ("Fuel Air Explosives", à savoir engins à explosion diffuse) comme charges utiles. Les Thermobariques utilisent des détonateurs FMU ("Fuse Munition Unit", made un USA) tel que ceux qu'on voit sur la pointe de l'obus israélien. L'obus pénètre dans les constructions, dans les abris souterrains, ou dans les tunnels, créant un tel souffle explosif que tout l'oxygène est aspiré des espaces et des poumons de quiconque se trouve à proximité. L'utilisation par Israël de telles armes "aspirantes" est établi en ce qui concerne le Liban.
La pièce d'artillerie, avec son détonateur FMU, peut également contenir des armes chimiques, dont l'usage a été constaté au Sud-Liban. En plus, elle peut contenir du phosphore blanc, une substance qui littéralement fond en traversant la peau tout en laissant les vêtements relativement intacts. A Falloujah et partout en Irak, les forces étasuniennes ont utilisé du phosphore blanc sur des civils, laissant des cadavres grotesques comme un élément de la guerre psychologique pour obliger la population civile à se soumettre ou à évacuer la zone.
La photo ci-dessous prise à Saïda (3e ville du Liban) d'une petite fille libanaise brûlée et gravement défigurée est un indicateur révélateur de l'usage de phosphore blanc par les Israéliens. Des photos similaires de Falloujah nous ont été montrées par un grand reporter de la RAI, la chaîne de télévision italienne.
Les experts des services de renseignement militaire des Etats-Unis pensent que la facilité avec laquelle le soldat israélien manie l'obus d'artillerie est une indication que la charge utile se compose d'un gaz de faible poids et non d'un mélange combustible-air ou de composants d'une bombe thermobarique. WMR continue de recevoir des informations du Liban indiquant des obus chargés d'uranium appauvri sont utilisés par les Israéliens. Le New York Times rapporte aujourd'hui que les Etats-Unis intensifient la fourniture de nouvelles bombes à téléguidage de haute précision à Israël (voir ici l'article concernant le pré-planning de l'administration Bush au sujet des invasions israéliennes du Liban et de Gaza)
WMR, 22-23 juillet 2006.
Légendes des photos - informations bibliographique-
ADM (Arme de Destruction Massive) bi/multi-usage et petite fille libanaise dont le corps a été gravement brûlé, manifestement par une attaque au phosphore blanc (interdit pas le droit de la guerre de la Convention de Genève, depuis un protocole entré en vigueur en 1983).
Wayne Madsen est journaliste d'investigation, auteur d'éditoriaux, d'articles et de livres publiés aux États-Unis. Depuis 1994 il enquête sur des sujets tels la politique de Washington, la sécurité nationale, et le monde du renseignement. Il a écrit pour The Village Voice, The Progressive, CAQ, Counterpunch, et pour l'Intelligence Newsletter (basée à Paris).
Madsen, ancien officier de la Marine américaine, avait été affecté à la NSA (National Security Agency, « agence de sécurité nationale ») sous la présidence de Reagan. Il a aussi 20 ans d'expérience en matière de sécurité informatique et de protection des données. En outre, il a travaillé pour le NAVDAC (Naval Data Automation Command), le Départment d'État, RCA Corporation, et CSC (Computer Sciences Corporation).
Madsen est l'auteur de Genocide and Covert Operations in Africa 1993-1999 (« Génocide et opérations secrètes en Afrique de 1993 à 1999 »), co-auteur de America's Nightmare : The Presidency of George Bush II ( « Le cauchemar de l'Amérique : La présidence de George Bush II ») et de Jaded Tasks : Big Oil, Black Ops & Brass Plates (« La routine : pétrole à gogo, opérations clandestines et plaques commémoratives », à paraître). Madsen est également l'auteur de The Handbook of Personal Data Protection (London : Macmillan, 1992) (« Manuel de protection des données personnelles »), un livre qui traite de la législation internationale sur la protection des données et qui a remporté un vif succès.
Catherine-Françoise Karaguézian.
Source : Wayne Madsen Report www.waynemadsenreport.com
Traduction : Gérard Jugant pour Le Grand Soir.
Publication en français sur Le Grans Soir
Diffusion autorisée et meme encouragée.
Merci de mentionner les sources.
Une video de CNN international apporte également la preuve en images que l'armée sioniste utilisent des bombes incendiaires au phosphore contre les populations civiles -Attention document tres dur
Video
Armes interdites, comme à Falludjah
On dirait une petite momie égyptienne. Elle ne date pas cependant de plusieurs milliers d'années, mais de quelques jours. C'est une fillette libanaise : le corps intact, mais entièrement noir, comme momifié. C'est une des photos informant que les forces israéliennes sont en train d'utiliser au Liban des bombes au phosphore blanc, et probablement aussi d'autres armes chimiques de genre nouveau. Des images qui rappellent celles de Falludjah, celles de la « tragédie cachée » rapportée par RaiNews24, en novembre 2005. Nous sommes devant un autre massacre caché, au Liban, cette fois.
C'est ce dont témoigne le professeur Bachir Cham, médecin d'origine libanaise qui dirige un hôpital au Liban, assisté par des médecins belges. Dans une conférence de presse organisée à Bruxelles par le secrétariat de l'archevêque de Tripoli, Monseigneur Jean Abboud, le professeur Cham a déclaré (par téléphone portable) que huit corps «à l'aspect de momies» , dont ceux de deux enfants ont été transportés à son hôpital et photographiés. Sur les corps «il n'y a pas de signes de blessures provoquées par explosion : j'ai l'impression qu'un produit toxique a pénétré dans les corps à travers la peau, en provoquant la mort ».
Que les forces israéliennes aient des projectiles d'artillerie au phosphore blanc, le journal israélien Haaretz l'a publié le 10 novembre 2005 (immédiatement après le documentaire de RaiNews24 sur Falludjah), dans un article intitulé « Les forces de la défense israélienne utilisent des balles au phosphore dans leurs exercices, en violation de la réglementation internationale ». Le fait est venu au jour parce que le 17 août 2005, un jeune bédouin avait été tué et trois autres gravement blessés par la détonation d'une arme au phosphore non explosée, qu'ils avaient trouvé sur les collines de Hébron. Ne pouvant pas nier l'épisode, le porte-parole des forces armées israéliennes l'avait reconnu comme « un incident malheureux», ajoutant que « les projectiles au phosphore ne sont utilisés dans les exercices que pour éclairer les objectifs ».
La même explication donnée justement au même moment par le Pentagone, en assurant qu' « à Fallujah, les forces étasuniennes ont utilisé des projectiles au phosphore seulement à des fins d'illumination ». Tout de suite après, cependant, l'Usinfo (le programme gouvernemental d'information internationale) prenait acte du rapport publié par la revue de l'armée étasunienne Field Artillery (rapporté par il manifesto le 12 novembre 2005) et admettait, en se démentant, que les forces armées Usa avaient employé des projectiles au phosphore dans les opérations menées contre les insurgés de Falludjah. Le phosphore blanc est une arme interdite par le Protocole sur les armes incendiaires (1980) : il interdit l'emploi de telles armes contre des objectifs militaires situés dans des zones où sont concentrés des civils. Sauf qu'Israël, comme les Etats-Unis, ne l'ont pas signé, niant ainsi sa validité. Il existe désormais des preuves, même photographiques, que les forces armées israéliennes utilisent des projectiles au phosphore au Liban et à Gaza. Il y a en outre de sérieux indices sur l'emploi d'autres armes chimiques, aussi de nouveau type. Les instructions envoyées le 23 juillet aux organes de presse israéliens par le colonel Sima Vaknin-Gil, chef de la censure militaire israélienne, le confirment. Dans le document (dont nous avions eu copie indirectement) on interdit aux journalistes qui suivent les opérations terrestres au Liban de fournir des informations sur l' « usage de types uniques de munitions et armements ».
Malgré l'interdiction, la photo d'un projectile spécial utilisé au Liban a été diffusée. Selon les experts, il peut contenir ou du phosphore blanc ou d'autres substances chimiques utilisées pour les munitions thermobariques : en explosant à l'intérieur d'édifices et de refuges, elles créent le « vide », c'est-à-dire aspirent l'air de l'atmosphère ambiante et des poumons de ceux qui s'y trouvent. D'autres types de projectiles aérocombustibles, arrivés près du sol, répandent un nuage d'aérosol chimique qui, en explosant dans un détonateur, crée une onde de choc et une tempête de feu tels qu'ils peuvent tuer quiconque se trouve dans un rayon de centaines de mètres. Comme le chef de la censure militaire interdit de donner des informations sur les « types uniques de munitions et armements », il est pratiquement certain qu'on utilise aussi au Liban des armes secrètes de nouveau genre. Elles ont ainsi testées dans des conditions réelles de guerre pour être perfectionnées.
L'Italie n'est pas étrangère à tout cela. La plus grande partie de ces armes est fournie à Israël par les Etats-Unis, et nombre d'entre elles passent par Camp Darby et d'autres bases étasuniennes dans notre pays. De plus, la loi du 17 mai 2005 n°94, qui institutionnalise la coopération entre les ministères des forces armées italien et israélien, prévoit la « coopération dans la recherche, dans le développement et dans la production » de technologies militaires par « l'échange de données techniques et matérielles » d'intérêt commun. Tout cela sous la chape du secret militaire. Il n'est donc pas exclu que quelque arme de « genre unique », expérimentée par les forces israéliennes dans le « polygone » libanais, inclue déjà une technologie italienne.
MANLIO DINUCCI
Edition de mercredi 26 juillet de il manifesto
http://www.ilmnaifesto.it/Quotidiano-archivio/26-Luglio-2006/art16.html
Traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio
Ghettos: Varsovie 1940-41, Gaza 2006
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