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Une nouvelle étude brise les mythes sur les kamikazes.

Les attaques suicide sont condamnables, point. Leurs auteurs qui terrorisent, sont eux-mêmes victimes directement et par familles interposées d’une terreur d’état israélienne qui perdure depuis des décennies, et qui elle n'est pas condamnée et sanctionnée comme elle le devrait. Il faut remonter jusqu’aux causes profondes : l’occupation, la colonisation, le nettoyage ethnique, l'enfermement, la destruction d'une société, les assassinats d'enfants. Il faut y mettre fin, pour mettre fin à ces attaques suicide.



Manifestation non-violente des habitants palestiniens de Bil'in
Manifestation non-violente des habitants palestiniens de Bil'in

Une nouvelle étude brise les mythes sur les kamikazes.

Nombreux sont ceux qui se portent volontaires pour effectuer leurs missions.

"Je n’ai pas l’intention de tuer des innocents, et je prend des précautions. J’ai quitté le marché aux légumes et je n’ai pas fait détoner la bombe parce qu’il y avait des femmes et des enfants". Ce sont là les paroles d’un kamikaze palestinien de 26 ans, capturé par les israéliens alors qu’il quittait le marché.

Cette volonté de ne pas tuer des civils chez ce jeune de 26 ans n’est pas inhabituel chez les kamikazes palestiniens, selon ce qui ressort d’une étude de Nichole Argo, candidate doctorante à l’Institut de Technologie du Massachusetts (USA).

Entre 2002 et 2005, Argo a interviewé 15 kamikazes arrêtés avant l’acte, 3 candidats, 2 dispatcheurs, et plus de 70 personnes appartenant à leurs familles. Ses conclusions suggèrent qu’il existe de nombreux a priori sur le recrutement et l’idéologie des kamikazes. Ceux-ci dit –elle, ne sont pas :

a) recruté par des organisations, exploités et forcés d’agir,
b) endoctrinés ou subissant un lavage de cerveau,
c) psychopathes sans considération pour la vie des civils.

"Chaque kamikaze a qui vous parlez, dira qu’il le fait" "comme moyen de défense". "Ils ont commencé la guerre" (sous entendu les israéliens ndlt). "Ils ne sont pas prêts à tuer quelqu’un en dehors de ce cadre de défense" selon Argo, qui doit publier prochainement ses conclusions dans un ouvrage intitulé "Les bombes humaines".

Argo a expliqué que ce que disent les kamikazes c’est : "je le fais pour dissuader les israéliens. Ils ont besoin de ressentir notre douleur. S’ils ressentent notre douleur, ils ne nous ferons plus de mal."

De même qu’utilisée pour équilibrer la douleur, les attaques suicide prouvent également aux israéliens que les palestiniens sont toujours prêts à se battre, et cela "satisfait le camp palestinien".

"Je croyais que l’opération blesserai l’ennemi… Aussi, une mission réussie influence beaucoup la société. Cela remonte le moral des gens ; ils sont contents, ils se sentent forts" a dit un kamikaze de 19 ans, lors de l’interview avec Argo.

Contrairement à une idée répandue, beaucoup de kamikazes se portent volontaires pour leurs missions plutôt qu’ils ne sont recrutés par des organisations. La moitié de ceux interviewés par Argo ont cherché eux-mêmes l’assistance d’une organisation pour accomplir leur mission. De plus, la plupart des kamikazes n’avaient pas été auparavant activement impliqué dans l’intifada.

" Je me souviens très bien du moment ou j’ai décidé d’exécuter une opération" dit un kamikaze de 26 ans. "J’étais dans la mosquée entrain de lire le Coran et quelque chose en moi m’a poussé à me tourner vers l’un des dirigeants" - un membre important du jihad islamique – et je lui est dit que je me suis juré que Dieu m’aiderai dans ma décision."

Un autre kamikaze de 18 ans a raconté comment il avait approché la brigade des Martyrs d’Al Aqsa et demandé la permission de mener une opération. Le commandant a d’abord refusé, "mais je l’ai finalement convaincu".

La plupart des kamikazes selon l’étude d’Argo ont mené leur mission dans le mois qui a suivi leur décision, et 1/3 même dans les dix jours, ce qui infirme l’idée qu’ils sont endoctrinés et subissent un lavage de cerveau.

Une autre affirmation répétée concernant les kamikazes c’est que ce sont des psychopathes qui n’ont aucun respect pour la vie des civils. Cependant, Argo dans son étude, rapporte que tous les kamikazes ont passé beaucoup de temps à choisir et justifier leurs cibles. 7 d’entre eux ont choisi eux – mêmes leurs propres cibles, 4 d’entre eux ont choisi des cibles militaires pour éviter de tuer des civils.

"Tous ceux à qui j’ai parlé ont passé beaucoup de temps à réfléchir sur ce qui est juste et ce qui est équitable". Selon Argo : "la moitié n’aurait pas de problème à frapper des civils, le justifiant du fait que "nos civils meurent en plus grand nombre". Pour ceux là, la distinction entre soldats et civils n’a plus de sens depuis qu’ils combattent un ennemi qui lui ne semble pas faire la distinction.

Cependant, l’autre moitié des kamikazes interviewés a refusé de tuer des civils. L’un d’entre eux, un homme de 37 ans a dit : "j’aurai pu faire plus de victimes si j’avais exécuté ma mission parmi des citoyens à la station centrale de bus de Tel Aviv, mais je ne l’ai pas fait parce que je voulais seulement tuer des soldats."

Un autre, âge de 24 ans, a dit : "quand un enfant est tué ici ou là bas, c’est dramatique. Il est tué accidentellement, non intentionnellement. Je n’ai pas l’intention de tuer des enfants."

Alors, qu’est qui fait un kamikaze ?

Selon l’étude d’Argo, une partie de la réponse se trouve dans les structures sociales. Pour le prouver, Argo compare les communautés de la deuxième Intifada, celle de Naplouse, dont sont originaires 25% des kamikazes, et celle de Ramallah, dont viennent seulement 2%, pour voir ce qui différencie ces communautés.

"Je pense que ce sont les réseaux sociaux. Quelque chose qui est différent dans la structure communautaire" dit-elle.

Naplouse est une communauté aux liens beaucoup plus resserrés que Ramallah.

"Il y a plus de contact en face à face à Naplouse. Quand vous voyez ceux auxquels vous êtes attachés tous les jours, il se pourrait qu’il y ait plus d’implication émotionnelle à faire quelque chose pour aider à améliorer la situation et rejoindre la résistance".

Beirut - Article De Kristin Solberg du 10/04/06 paru sous le titre : "New research debunks myths about suicide bombers - Many attackers volunteer for their missions"
The Daily Star journal libanais en ligne www.dailystar.com.lb Copyright Daily Star.
Traduction bénévole pour information à caractère non commercial par MD pour Planète Non Violence





L’innocence tue l’innocence

Cette semaine, l’attaque suicide de Tel Aviv qui a fait 9 victimes israéliennes innocentes et 1 victime palestinienne innocente, a été un acte que le plus novice des observateurs aurait pu prévoir le plus de facilement, en étant au courant de ce qui se passe dans ce conflit en cours.

Un palestinien encore ado, début vingtaine, peut être le plus jeune des kamikazes à ce jour, originaire d’un petit village assiégé prés de la ville palestinienne de Jenin dans la partie nord sous autorité palestinienne, est entré dans un restaurant à Tel Aviv, Israël, a utilisé son corps, bardé d’explosifs, comme arme pour tuer autant de personnes que possible. Vraiment horrible, mais pas plus horrible que ce que ce à quoi ce palestinien était confronté depuis sa naissance, vivant sous occupation militaire chaque jour de sa vie.

Les attaques suicide nourrissent les médias modernes, alors qu’une occupation vieille de plusieurs décennies nourrit les occupants.

Le porte parole de la Maison Blanche n’a pas perdu de temps et a publié un communiqué, avec sa dureté habituelle. Le communiqué disait : "c’est de la responsabilité de l’autorité palestinienne d’empêcher de telle attaques terroristes". La condamnation a été répétée "verbatim" des douzaines de fois par le passé, chaque fois qu’un palestinien commet un acte de violence contre les israéliens. Aucun lien n’est fait entre cette demande irréalisable pour l’autorité palestinienne, et les sanctions internationales que les USA mènent et qui conduisent à l’effondrement de cette même autorité.

Etrange même, ou peut être n’est ce pas étrange, est le silence total de Washington ces derniers mois, ces dernières années, alors qu’Israël s’attaquait à la population civile palestinienne dans la bande de Gaza et à travers la Cisjordanie, dans des villes comme Bethléem, avec des armes et des actions allant de l’utilisation d’avions de combat F-16 à des bataillons de blindés saccageant les maisons palestiniennes. Ajouter à ces punitions collectives non-stop, les restrictions de mouvement, les démolitions de maisons, les emprisonnements arbitraires des mois durant , l’arrachage des oliveraies, le mur de l’apartheid, les confiscations de terres – la liste est sans fin.

Pour ceux qui veulent comprendre les causes des attaques suicide, ce n’est pas très difficile.

Les palestiniens ne sont-ils pas autorisés à demander pourquoi l’occupation militaire continuelle a été autorisée à se prolonger pendant 39 ans ?

Est-ce hors de question pour les palestiniens de considérer le siège militaire et les bombardements de leur ville comme de la terreur d’état ?

Quand, en moyenne, ces 24 derniers mois, une douzaine d’hommes palestiniens sont traînés hors de chez eux en plein milieu de la nuit, presque chaque nuit, jusqu’aux donjons des prisons israéliennes, sans preuve, sans jugement, sans avocat, les enfants palestiniens restés derrière sont ils supposés restés des enfants ?

Quand, depuis le 28 septembre 2000, au moins 67 femmes ont du accoucher aux check points israéliens, ce qui a eu pour effet de provoquer la mort de 39 nouveaux nés ou morts avant de naître, les palestiniens sont –ils supposés accepter leur sort sans pousser un cri ?

Quand en moins de 5 ans, plus de 740 enfants ont été tués par des tirs israéliens, beaucoup alors qu’ils étaient chez eux, plusieurs à bout portant, et la Maison Blanche balaie cela d’un revers de main comme si rien ne s’était passé, les palestiniens sont-ils supposés rester sain d’esprit ?!

Les questions sont sans fin, comme est sans fin l’absence d’indignation morale officielle face à ce terrorisme d’état, et la responsabilité du gouvernement israélien à le perpétuer.

Jusqu’ici, aucun media n’a lié la dernière attaque contre le restaurant avec la déclaration dans un journal israélien le Jérusalem Post (13 avril), quelques jours seulement avant dans laquelle le Général en chef Yitzhak "Haki" Harel, chef de la direction du planning de l’armée israélienne et un membre important des responsables de l’armée, disait : "nous sommes en guerre". Le Général en chef Harel a continué à pavoiser que, malgré cela, la situation sécuritaire d’Israël n’avait jamais été si bonne depuis ses bientôt 58 ans d’existence.

Quand on lui a demandé s’il fallait restreindre les contacts avec les palestiniens, Harel a dit selon le journal : "La totalité de la frontière avec eux doit être hermétiquement fermée… Nous devons rester de notre côté, eux du leur et voilà tout."

Un palestinien à l’intérieur de cette prison à ciel ouvert hermétiquement fermée devrait simplement accepter son sort, ce qui équivaut à un animal humain mis en cage par une armée étrangère. Il semble donc que c’est ce que veut ce Général en chef. Le peuple juif, devrait savoir mieux que quiconque, qu’une telle politique n’aboutira jamais à la soumission collective du peuple palestinien.

Dieu seul sait ce que le général en chef Harel a en tête pour le million de palestiniens qui vivent du côté israélien du mur d’apartheid et qui sont citoyens israéliens.

Les attaques suicide sont mauvaises point à la ligne. Elles ne servent aucun but et ne mettront pas fin au cauchemar palestinien du à l’occupation israélienne qui perdure. Mais pour faire en sorte qu’elles s’arrêtent nous devons nous occuper de leurs causes profondes et non des symptômes horribles dont elles sont le reflet.

La communauté internationale ne devrait pas rester observatrice et émettrice de communiqués face à l’innocence tuant l’innocence, mais il est temps que chaque pays, plus particulièrement les USA, utilise leur influence pour fixer une base légale et morale pour ce conflit. Celle-ci doit reposer sur les lois humanitaires et internationales, sinon, ce qui reste c’est la loi de la jungle, comme nous avons aujourd’hui, et alors, parmi nous qui doit fixer les règles ?

Sam Bahour 19/04/06

Texte transmis par New Profile organisation israélienne féministe pour la démilitarisation de la société israélienne.

Sam Bahour est un homme d’affaire palestino américain qui vit dans la ville palestinienne occupée par Israël d’El Bireh, sœur jumelle de Ramallah. Il est coauteur de "Patrie : histoires orales de la Palestine et des palestiniens" (1994).Il peut être joint à sbahour@palnet.com

Note

Du 1er au 16 avril 18 palestiniens ont été tués. Ceux qui émettent des communiqués n'ent ont pas émis pour ces 18 morts, dont une fillette tuée dans sa maison à Gaza par un obus israélien. A Gaza presque tous les jours il pleut des obus israéliens. Ceux qui émettent des communiqués savent et se taisent.

Et Vous ?

Terreur d'état israélienne en photos et vidéo

Samedi 22 Avril 2006
Mireille Delamarre

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