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Un pipeline au coeur de l’Europe -Positionnement russe géostratégique et énergétique

Peu de gens savent que le président russe Vladimir Poutine est co-auteur d’un livre fascinant publié en 2004 sur le judo classique intitulé « Judo : History, Theory, Practice » (Judo : Histoire, Théorie, Pratique). Dans son livre, Poutine décrit comment avec « le minimum d’effort, le maximum d’effet » cela devient possible d’envoyer son opposant au tapis. L’astuce c’est de « lâcher du lest pour conquérir ».



Un pipeline au coeur de l’Europe -Positionnement russe géostratégique et énergétique

Un pipeline au coeur de l’Europe

Pëu de gens savent que le président russe Vladimir Poutine est co-auteur d’un livre fascinant publié en 2004 sur le judo classique intitulé « Judo : History, Theory, Practice ». (Judo : Histoire, Théorie, Pratique) Dans son livre, Poutine décrit comment avec « le minimum d’effort, le maximum d’effet » cela devient possible d’envoyer son opposant au tapis. L’astuce c’est de « lâcher du lest pour conquérir ».

Quand Poutine s’est envolé au Zagreb la semaine dernière, ses mots sont revenus à mon esprit – au lieu de « creuser ses positions et résister aux attaques de son opposant », « vous laissez aller à la dernière minute et, votre opposant grand et fort, ne rencontrant aucune résistance est incapable de s’arrêter », il perdra l’équilibre et tombera. Il semble que plus grand est l’opposant plus lourde est la chute.

Regardons cela de cette façon. L’un des héritages constants en matière de politique étrangère de l’Administration US du président Bill Clinton a consisté en un mouvement « unilatéraliste » ignorant les Nations Unies, violant le droit international, humiliant la Russie de Boris Yeltsin et conduisant le troupeau de l’Europe paniquée dans un enclos à moutons, ce qui a conduit Washington a simplement démanteler l’ancienne Yougoslavie. Une communauté internationale interloquée n’a rien pu faire d’autre que de regarder l’ampleur de la puissance commandée par les Etats-Unis.

Pourtant, quand la progéniture de cette opération US – la Croatie, la Bosnie Herzégovine, la Macédoine, le Monténégro, la Serbie, la Slovénie – aux côtés de leurs voisins, la Grèce, la Bulgarie, la Roumanie et l’Albanie, ont tenu leur premier sommet sur l’énergie dans la région des Balkans, à Zagreb, la capitale croate, dimanche dernier, et décidé de dérouler le tapis rouge pour recevoir un « invité spécial » en leur sein, c’était pour Poutine. Peu importe tous les efforts de Washington cette dernière décennie pour sortir la Russie des Balkans, la Russie ne s’en ira pas. Elle est de retour dans la région qui fait partie de son histoire.

Poutine est arrivé à Zagreb dans des circonstances marquées. Le jour précédent son départ de Moscou il y a une l’annonce à Rome que la Russie et l’Italie commençait un partenariat provisoire pour construire ce que le Wall Street Journal décrivait comme un « pipeline au cœur de l’Europe » de gaz. Les informations sont tombées à peine 4 semaines après que Moscou, dans des séries d’accords énergétiques d’une porté considérable avec Vienne, ait porté le « coup de grâce » au projet de pipeline de Nabucco soutenu par Washington avec l’intention de tenir la Russie à l’écart de sa nouvelle sphère d’influence dans le sud et l’est de l’Europe.

Et de Zagreb ; Poutine s’est dirigé vers Istanbul lundi pour consolider un accord stratégique avec la Turquie pour empêcher les US d’intervenir dans la région de la Mer Noire. S’adressant au Sommet de l’Organisation de la Coopération Economique de la Mer Noire à Istanbul, Poutine a poussé pour des contrats d’énergie à long terme pour les états du littoral de la Mer Noire. En 72 heures chrono, la carte de l’énergie de l’Europe a pu être redessinée.

La Valse Autrichienne

La Russie s’est tranquillement positionnée pour consolider les gains de Poutine au sommet sur l’énergie avec ses homologues Kazakh et Turmen le 11-13 mai. Le sommet trilatéral d’Asie Centrale s’est accordé entre autres choses pour moderniser et accroître la capacité des pipelines de l’époque soviétique qui vont de l’Asie Centrale à la Russie ; pour augmenter le volume des exportations de gaz de l’Asie Centrale par le biais des pipelines russes ; pour approfondir la participation russe dans le développement des réserves de gaz du Turkmenistan, et pour octroyer les exportations à long terme du pétrole Kazakh aux pipelines russes.

Selon une estimation d’un spécialiste américain dans le domaine, « les politiques énergétiques occidentales en Eurasie se sont effondrées en mai 2007. Au cours de ce mois, la Russie semble avoir définitivement vaincu tous les projets ayant le soutien des occidentaux pour amener le pétrole et le gaz de l’ Asie Centrale directement en Europe… Les accords de mai cumulés, signifie une défaite stratégique de la politique US d’une décennie pour ouvrir un accès direct aux réserves de pétrole et de gaz d’Asie Centrale. De la même façon l’Union Européenne a échoué dans ses tentatives menées depuis 2006 pour concrétiser une telle politique ».

Apres le sommet d’Asie Centrale, Moscou s’est tourné vers l’ouest en direction des Balkans. L’approche de Washington la dernière décennie vis-à-vis des Balkans et de la Région de la Mer Noire visent des objectifs géopolitiques constants – aller de l’avant avec l’extension de l’OTAN dans la région ; faire de la région un pont pour l’expansion future de l’OTAN dans le Caucase, systématiquement repousser l’influence de la Russie, établir des bases militaires US (« feuilles de nénuphar ») en Bulgarie et Roumanie, promouvoir des alliances régionales contre la Russie, et créer des espaces stratégiques entre l’Allemagne et son partenaire russe.

La Russie a utilisé la carte de l’énergie pour rompre le cordon sanitaire assemblé par Washington. Trois développements majeurs l e mois dernier ont ramené la Russie dans les Balkans. Premièrement, ce qu’un spécialiste américain a appelé inquiet l’«Anschluss de l’Autriche » par la Russie. Il faisait référence à la visite de Poutine le 23-24 mai à Vienne, qui a établi la fondation pour un rôle autrichien dans la carte de l’énergie en Europe comme un « centre » de gaz naturel provenant de la Russie.

Poutine est allé à Vienne venant directement du sommet tendu de l’Union Européenne qui s’est tenu dans la ville de Samara sur la Volga, le 17-18 mai. Moscou s’est irrité de voir l’UE faire la fine bouche, manqué de politique cohérente vis-à-vis de la Russie, et souvent manipulée par Washington.

Moscou a trouvé beaucoup plus productif de se concentrer sur la construction d’un partenariat individuel avec les pays membres de l’UE à un niveau bilatéral. De toute façon, Poutine a trouvé un partenaire très réceptif à Vienne. L’Autriche, bien sûr, a une histoire de 40 ans de coopération rapprochée énergétique avec la Russie. En septembre dernier, l’Autriche s’est engagée dans un contrat à long terme avec la Russie, comme quoi Gazprom fournirait 80% des besoins annuels en gaz de l’Autriche de 9 milliards de m3 pendant la période des 20 ans à venir.

Pendant la visite de Poutine, la première section d’une usine de stockage de gaz près de Salzbourg a été mise en service, elle aura au total une capacité de 2.4 milliards de m3. L’usine est construite au prix de 260 millions d’euros (près de 350 millions de $) par Gazprom et lorsqu’elle sera terminée en 2011 elle sera la deuxième usine de stockage souterraine de gaz la plus grande en Europe Centrale.

L’Autriche a récemment autorisé Gazprom à entrer dans le bizness hautement profitable du système de distribution de gaz à Salzbourg, Carynthe et Styria, ce qui représente la moitié des 9 landers (régions) d’Autriche. C’est le premier arrangement de ce genre pour la Russie sur le marché européen. (La Russie vend du gaz à l’Autriche à 240$ pour 1000 m3 tandis que le consommateur autrichien paie en gros jusqu’à 1000 $). Mais la visite de Poutine avait d’abord pour objectif d’accroître le rôle de l’Autriche comme centre crucial de transit pour la distribution de gaz russe à la France, l’Italie et l’Allemagne en Europe de l’Ouest ; à la Hongrie en Europe Centrale, et à la Slovénie et la Croatie dans les Balkans.

Le volume de gaz russe transitant par l’Autriche dépasse déjà les 30 milliards de m3 par an.
Un élément important de l’arrangement c’est que Gazprom s’occupe directement du transit du gaz à travers le territoire autrichien. Pendant la visite de Poutine, Gazprom a signé un mémorandum d’accord avec son homologue autrichien OMV Gaz International lui permettant d’acquérir une part dans l’Austria's Central European Gas Hub, qui contrôle le transport du gaz en Europe Centrale.

De même, Gazprom va construire avec OMV à Baumgarten près de Vienne, un Centre de Gaz pour l’Europe Centrale et un Centre de Gestion du Transit du Gaz, qui sera le plus grand de l’Europe continentale. Le plus dur du point de vue de Washington c’est que Poutine a planté le dernier clou au cercueil du projet de pipeline de Nabucco dont les US avaient fait la promotion pour transporter le gaz d’Asie Centrale d’Erzurum, Turquie jusqu’en Autriche contournant la Russie. Ironiquement, OMV Gaz International d’Autriche aurait du être l’opérateur de Nabucco.

Les documents signés à Vienne prouvent que Poutine a probablement convaincu l’Autriche que Gazprom pourrait fournir l’Europe Centrale en quantité suffisante, et qu’il n’y avait pas vraiment besoin de Nabucco. Un commentateur russe a dit « le futur de Nabucco semble sombre. »

Finalement, s’appuyant sur les décisions du sommet trilatéral d’Asie Centrale du 11-13 mai (qui a cimenté le rôle de la Russie dans l’exportation du gaz d’Asie Centrale) la visite de Poutine en Autriche lui a permis de s’assurer que : (a) Gazprom élargisse sa part de marché en Autriche, (b) Gazprom obtient un accès direct au consommateur européen, (c) la Russie utilisera l’Autriche comme corridor de transit pour capturer d’autres marchés européens, (d) Les espoirs de Washington concernant Nabucco ont souffert d’un recul, Moscou fera la liaison avec les pays des Balkans via l’Autriche, une victoire sur la stratégie des US d’exclure la Russie de la région.

Au cœur de l’Europe

Vraiment, la stratégie de Washington de rassembler les pays de l’UE sur un mode hostile contre la Russie concernant les problèmes d’énergie – sécurité ne fonctionne pas. Le fait est que les pays européens voient de plus en plus la Russie comme un partenaire avec lequel faire des affaires. Les investissements étrangers en Russie ont augmenté de 180% pendant le premier quart de cette année, comparé avec la même période en 2006 et a atteint les 24,6 milliards de $.

Les investissements US atteignent les 364 millions de $ tandis que les plus grands investisseurs en Russie pendant le premier quart 2007 se sont les pays européens. Un expert sur les marchés émergeants à la Société de Gestion d’Investissement Morgan Stanley, Ruchir Sharma, a écrit dans le Magazine Newsweek la semaine dernière que la Russie est à la fois une économie étatique et de libre marché.

Les hommes d’affaires européens ont réalisé cela. Ils savent que les retours sur investissements sont élevés en Russie. Sharma a dit : « ce qui distingue la Russie d’un grand nombre de pays riches en pétrole c’est la qualité de son capital humain, ce qui aide le pays a rapidement se rapprocher des pays les plus développés en terme d’affaires prospères et de culture de consommation. »

Ainsi, contrairement au pronostic des observateurs américains, BP, qui s’est trouvé sous pression dans la dispute sur les champs de gaz de Kovykta en Sibérie, a choisi de développer son bizness avec la Russie et de former une « alliance stratégique » avec Gazprom plutôt que de se retirer.

Ceci même après avoir été obligé de vendre ses 63% de parts dans Russia Petroleum. Pour citer Der Spiegel : « la leçon que toutes les grandes compagnies internationales apprennent en Russie, c’est que dans l’actuel environnement de prix élevés, c’est très difficile de survivre sans partenaire local… Et cela veut dire aider les russes, qui ont plein de liquide, avec de la technologie avancée et dans son expansion à l’étranger. »

Der Spiegel commentait, « la Cie BP dit qu’elle a déjà récupéré ces 8 milliards d’investissement… BP peut difficilement se permettre de perdre une entreprise qui constitue 1/5 de ses réserves mondiales, un quart de sa production et 10% de ses profits…BP est en Russie pour longtemps. »

Des analystes stratégiques américains sont irrités que les capitales européennes ne se coordonnent plus simplement avec Washington sur des problèmes de coopération énergétique avec la Russie. Le commissaire à l’énergie de l’UE Andris Piebalgs a dit crûment à Radio Liberté : « il n’y a aucune raison de se méfier de la dépendance vis-à-vis de la Russie comme fournisseur car c’est dans l’intérêt financier du pays de respecter ses promesses. Cependant on peut s’attendre à ce que la Russie fasse ce qui est bon pour la Russie. Je pense que nous devons être positifs ».

Piebalgs a continué en suggérant que Washington devrait lever les sanctions contre l’Iran. « Finalement nos espoirs c’est que nous puissions résoudre le problème de l’enrichissement de l’uranium avec l’Iran, parce que l’Iran a un énorme potentiel d’approvisionnement. » a dit Piebalgs.

On peut trouver un autre élément de ces différents facteurs dans le méga accord de pipeline de gaz passé entre la Russie et l’Italie, qui a été annoncé la veille du départ de Poutine pour Zagreb. En terme d’accord, Gazprom et l’italien Eni construiront un nouveau pipeline de gaz de 5,5 milliards de $ appelé le South Stream ( Yuzhy Potok) de Russie en Europe avec une capacité annuelle de 30 milliards de m3.

Le pipeline de 900 Km démarrera à Beregovaya en Russie, traversera la Mer Noire à une profondeur maximum de 2 Km, puis après avoir atteint la Bulgarie se divisera, une partie allant vers le sud de l’Italie (et la Grèce) et une autre vers la Roumanie, la Hongrie, et la Slovénie jusqu’au nord de l’Italie. Une branche latérale de Hongrie jusqu’en Autriche est aussi une possibilité. La construction du projet pour lequel la Russie et l’Italie se partageront les coûts, commencera dés le début de l’année prochaine. Il est prévu qu’il soit achevé en 3 ans.

Les pays le long du parcours se verront offerts des parts minoritaires dans le projet, mais, ce qui est intéressant, pas d’accord de transit prévu. (Poutine a annoncé à Zagreb que la Russie cessait ses accords de transit pour ses exportations vers l’Europe). Il est prévu que Le South Stream se fournisse en gaz en Asie Centrale et en Sibérie.

Alors que les implications du projet font leur chemin, les spécialistes américains s’affolent. Ils réalisent qu’à cette vitesse là, il n’y aura plus bientôt de « grand jeu » dans la course pour le gaz de l’Asie Centrale. De même, la Russie a mis les pieds dans la tente exclusive dressée par Washington dans les Balkans sur les débris de l’ancienne Yougoslavie.

L’art du kuzushi

Poutine a souligné la signification stratégique de ces développements quand il a parlé lors du sommet de l’énergie à Zagreb. Il a attiré l’attention sur la réalité qu’en 2006, la Russie a fourni jusqu'à 73 milliards de m3 de gaz naturel à l’Europe du sud et du sud est (la moitié de toutes les exportations de gaz de la Russie vers l’Europe) outre les 59 millions de tonnes de pétrole. Il a dit que la Russie voulait un partenariat basé sur les principes de « l’équilibre des intérêts ».

Poutine a décrit l’énorme étendue de la coopération allant de la vente du gaz russe jusqu'à l’amélioration des infrastructures énergétiques dans les Balkans ; utilisant la région comme une route pour le transport du gaz russe, construisant des réservoirs souterrains de gaz dans un certain nombre de pays des Balkans ; développant le réseau de gaz de la Macédoine, allongeant le réseau de pipeline de gaz jusqu’en Albanie, le sud de la Serbie et le Kosovo, participant à la privatisation et la modernisation des capacités énergétiques dans les pays des Balkans ; reconstruisant les centrales d’énergie de l’époque soviétique dans les Balkans, et développant la création de centres régionaux de transit d’énergie.

Il a ciblé le secteur de l’énergie électrique et a proposé une synchronisation des systèmes d’énergie en Europe de l’ouest, centrale, et du sud avec les systèmes du Commonwealth des Etats Indépendants et des Etats Baltes. Poutine a dit : « l’application de ce projet nous permettra de créer une chaîne d’électricité formant un cercle autour de la région de la Mer Noire et unissant tous les pays d’Europe situés dans la région. Cela aidera à mettre en place les principaux paramètres pour un marché commun de l’énergie (italique ajouté)

Le quotidien russe Kommersant a résumé les profondes implications de ce que Moscou a mis ensemble ces dernières semaines. Il a dit : « le gaz coulera en Europe de différents côtés, l’enfermant dans un véritable cercle, mais ce gaz soit appartiendra toujours à la Russie soit à un pays que la Russie contrôle de façon rigide ou même avec férocité. »

La majeure partie du livre de judo de Poutine est sur kuzushi, l’art de briser l’équilibre de votre opposant. Page après page, à l’aide de dessins délicats, Poutine explique lucidement les subtilités de huit jetés de renfort qui fonctionneront si un jeté d’entrée échoue. Les politiques énergétiques dans le sud et le sud est de l’Europe laisseront Washington se posant la question de savoir combien de jetés de renfort Poutine a-t-il dans la manche de sa chemise entre maintenant et le mois de mars prochain, quand il quittera son poste au Kremlin.

Neuf mois peuvent être une très longue période en politique. Que se passerait-il si pendant ce temps là l’Europe se mettait au judo, tandis que les US restent embourbés dans les affaires du Moyen Orient ? Selon Poutine, le judo a besoin d’une très grande concentration, d’une diète contrôlée, et d’une vie disciplinée dans son ensemble. La force physique brute n’est pas nécessairement un atout.

M.K Bhadrakumar 30 juin 2007.

M K Bhadrakumar a servi comme diplomate de carrière au Service de politique étrangère de l’Inde pendant plus de 29 ans, ayant été en poste notamment comme ambassadeur en Uzbekistan (1995-98) et en Turquie (1998-2001).

Copyright Asia Times Online LTD

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

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Vendredi 13 Juillet 2007
Mireille Delamarre

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