information critique contre l'islam conquerant supremaciste le terrorisme
Boycott Israel

Un Blues Economique Plane Au Dessus D'Israël - Raison De Plus Pour Renforcer la Campagne de BDS



Photo de famille du nouveau gouvernement pléthorique de Netanyahou
Photo de famille du nouveau gouvernement pléthorique de Netanyahou

Le principal défi auquel va se trouver confronté le nouveau gouvernement de droite en Israël ce n'est pas le processus de paix moribond avec les Palestiniens, mais plutôt la dépression qui hante actuellement l'économie israélienne.

Certains économistes qualifient l'actuelle crise comme étant la " crise la plus dure de l'histoire d'Israël".

Parmi les signes de la crise actuelle qui s'approfondit, on trouve une diminution des exportations, principalement due à la récession mondiale, l'insolvabilité et la banqueroute croissantes, le chômage rampant, les investissements qui se réduisent et de vastes pertes enregistrées à la fois dans le secteur public et dans le secteur privé.

Ajouté à cela ce qu'un économiste israélien a appelé un "pessimisme très répandu" dans tous les institutions économiques israéliennes à cause de la crise financière mondiale.

Selon " TheMarker", qui se décrit lui-même comme la première et plus importante source d'informations et de commentaires fiables en temps réel sur la technologie israélienne, et les affaires, des milliers de sociétés, principalement des petites entreprises, sont confrontées à la faillite, provoquant le licenciement de milliers d'employés.

Dans de nombreux cas, des travailleurs se sont barricadés dans leurs usines, demandant une intervention du gouvernement.

Des banques font également état de lourdes pertes. Par exemple, la Bank Leumi Le-Israel, la plus grande banque d'Israël, a rapporté cette semaine des pertes de NIS 1.2 milliards ( environ 300 millions de $) pour le dernier quart 2008.

Le directeur de la Banque Leumi, Eitan Raf, a été cité disant que " nous sommes inquiéts".

"Nous nous attendons finalement à une année difficile et plus par la suite. En tant que dirigeants de l'économie israélienne nous sommes inquiets. "


Raff a vivement conseillé au nouveau gouvernement israélien de jouer un rôle plus actif pour aider les banques.

"Sans le gouvernement, les puissances financières ne pourront pas seules faire face".

Une autre banque, Bank Discount, a aussi rapporté une forte chute de ses revenus pour le dernier trimestre 2008.

Chômage en hausse

Depuis début 2008, des dizaines de milliers d'Israéliens ont perdu leurs emplois du fait de la profonde récession.

En Décembre, 17,500 travailleurs ont été licenciés. Selon "Ynet" www.ynet.co.il/english/articles, les données des services de l'emploi montre une hausse de 3% du nombre des demandeurs d'emploi en Décembre comparé à celui du mois précédent. Le nombre total de chômeurs en Décembre a atteint les 24 000.

La même source a rapporté qu'au total c'est 205 000 chômeurs qui ont été enregistrés auprès des Services de l'emploi le dernier mois de 2008.

On rapporte que la crise du chômage se concentre dans "le secteur high tech" où des milliers d'ingénieurs et de techniciens ont perdu leurs emplois.

Par exemple, en Novembre-Décembre, c'est au total 690 ingénieurs software qui ont été licenciés comparé à une moyenne mensuelle de 100 ingénieurs perdant leurs emplois dans les dix mois précédents.

Ces neuf derniers mois, il y a eu en gros une augmentation de 7,8% du nombre des chômeurs dans l'état Sioniste.

Les Grands sont touchés

Certaines des plus grosses sociétés israéliennes sont également touchées par la récession. Africa -Israël l'une des sociétés de développement foncier d'Israël les plus connues a fait état de NIS 2,7 milliards de pertes ( 640 millions de $) le 4ême trimestre à cause d'une chute brutale de la valeur de l'immobilier.

La société a dit qu'elle fait face à des pertes additionnelles pour un montant total de NIS 1,3 à cause du déclin de la valeur d'autres biens partout dans le monde de même que la réduction d'activités à cause de la crise financière mondiale.

La société, contrôlée par le marchand de diamants Lev Leviev ( également propriétaire de la chaîne de magasins Zara, ndlt) , a perdu des centaines de millions de dollars à cause de la crise de l'immobilier aux Etats Unis.

Africa -Israël a aussi d'importants investissements dans les colonies israéliennes spécialement dans la partie Nord de la Cisjordanie. Cela a provoqué des réactions de colère de certains groupes pro palestiniens qui ont appelé à un boycott mondial de la société.

Africa Israël avait cherché à ouvrir, avec succès, des points de vente à Dubaï, suscitant une vive réaction des pro palestiniens qui ont fait pression sur l'Emirat du Golfe pour qu'il ferme les deux affaires.

Parallèlement, un mouvement mondial visant à encourager le boycott des produits israéliens semble avoir remporter un certain succès puisque les exportateurs israéliens commencent à sentir les effets du boycott par certains groupes.

Cette semaine, le quotidien israélien, Jérusalem Post, a rapporté que les exportateurs israéliens étaient entrain de perdre des marchés et clients étrangers, à cause de la crise mondiale et d' "un boycott croissant anti Israël de produits fabriqués localement" suite aux massacres génocidaires récents israéliens dans la Bande de Gaza tuant et blessant des milliers de Palestiniens, majoritairement des civils innocents, dont 400 enfants.

"En plus des problèmes et difficultés qui surgissent à cause de la crise économique mondiale, 21% des exportateurs locaux rapportent qu'ils font face à des problèmes pour vendre les produits israéliens à cause du boycott anti Israël, principalement en Grande Bretagne, et dans les pays scandinaves" a dit Yair Rotloi, président de l' Association des industriels d'Israël."

Le Jérusalem Post a cité un sondage interrogeant 90 exportateurs de différents secteurs qui a révélé que 53% avaient perdu des marchés et clients étrangers, conséquence de la crise économique mondiale. 62% ont dit qu'ils ont des difficultés à se faire payer par leurs clients étrangers, tandis que 49% ont dit que leurs clients avaient demandé à payer leurs dettes à tempérament.

Un autre facteur important sapant les exportateurs israéliens et les industriels c'est une campagne de boycott discrète mais efficace des produits israéliens de consommation parmi la population palestinienne de Cisjordanie et de Gaza.

Les territoires palestiniens occupés depuis 1967 par Israël sont traditionnellement considérés comme le 3ème plus gros marché pour les produits israéliens après l'UE et l'Amérique du Nord.

Cependant, ces dernieres années, et à cause du traitement Nazi -Like par Israël des Palestiniens, de nombreux Palestiniens ordinaires ont discrètement refusé d'acheter des produits de consommation fabriqués en Israël, se tournant vers des produits importés spécialement ceux de Turquie.

De plus, la crise perpétuelle qui hante l'économie palestinienne, principalement due au siège israélien de la Bande de Gaza et aux système de barrages en Cisjordanie, a sérieusement appauvri un grand nombre de Palestiniens et par conséquent affecte leur capacité à acheter des produits israéliens coûteux, de luxe.

Analyse de Khalid Amayreh, Jerusalem Est occupée.04/04/09 - www.uruknet.info?p=53150

Information complémentaire

Selon un article du Jpost (www.jpost.com 05/04/09) La Banque d'Israël s'attend à un chômage dépassant les 8% cette année. Les industries métallurgiques, électriques et oeuvrant dans le secteur des infrastructures prévoit de licencier 10 000 travailleurs si le gouvernement n'intervient pas rapidement. On estime à - 20% la chute des ventes dans ces secteurs industriels à cause à la fois de la récession economique mondiale et de la récession de l'économie locale. Le nombre de travailleurs dans les secteurs industriels diminuera en 2009 de 10% passant de 102 000 à 92 000. Selon le président de l' Association des Industries, Moshe Cohen, " La question n'est pas ce qu'on doit faire mais quand. On essaie de garder notre personnel spécialement le personnel technique difficile à récuperer, mais le temps presse".

La situation économique peu brillante d'Israël est une occasion en or pour faire pression en renforçant la campagne Boycott Déinvestisssement Sanction (BDS) qui comme le révèle l'analyse de Khalid Amayreh commence à porter ses fruits, sans se laisser terroriser par la campagne Macarthyste, de chasse aux sorcières "antisémites" menée par le Lobby Sioniste dans les prétoires. Face à cette nuée de corbeaux, lâchons les colombes du BDS.

Lundi 6 Avril 2009
Traduction et synthèse Myriam Abraham

Dans la même rubrique :
1 2

Mossad Cia et Cie | Boycott Israel | Collaborateurs Des Sionistes | Anti Sionisme | Collaboration Au Sionisme Archives