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USA et camps de concentration : l’internement de citoyens américains d’origine japonaise pendant la seconde guerre mondiale

Il n’y a pas qu’en Europe que des personnes ont été enfermées dans des camps de concentration pour des motifs ethniques et raciaux. Après Pearl Harbor en décembre 1941 et l’entrée en guerre des Etats-Unis aux côté des alliés, les citoyens américains d’origine japonaise ont été raflés et internés dans 10 camps de concentration situés dans des régions inhospitalières, désertiques et marécageuses de l’ouest et du sud des Etats-Unis.



Rafles
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USA et camps de concentration : l’internement de citoyens américains d’origine japonaise pendant la seconde guerre mondiale.

Le 7 décembre 1941, à Pearl Harbor, les japonais attaquent la flotte américaine du pacifique, la détruisent. Le gouverneur d’Hawaii (Sandwich Islands, devenues le 50ème état des Etats-Unis en 1959) remet ses pouvoirs aux autorités militaires américaines, et des groupes d’agents du FBI et de la police militaire et civile bouclent des quartiers résidentiels entiers, et raflent les citoyens américains d’origine japonaise. Ces opérations ont été également menées le long de la côte ouest des Etats-Unis. La loi martiale est établie, et les détentions arbitraires sur les îles d’Hawaii et sur le continent commencent.

Les autorités militaires et policières ne font pas la différence entre les japonais de nationalité américaine et les résidents temporaires. Ce groupe de citoyens « non blancs » est la principale cible de ce qui est définit comme « la menace japonaise ». Sur le continent, sous commandement de la défense de l’ouest, tous les citoyens américains d’origine japonaise ont été raflés et internés. En Hawaii, seul un groupe de plus de 1000 personnes ont été internés, parce qu’inscrits depuis les années 20 sur une liste secrète de personnes à surveiller. Les autres, ciblés comme appartenant à un groupe racial précis, ont été victimes de restrictions, évincés de leurs fermes et de leurs lieux de résidence, contrôlés dans leurs pratiques religieuses, leurs emplois, et limités dans l’utilisation de leur langue, le japonais.

Le 19 février 1942 Roosevelt, président en exercice des Etats-Unis signe l’ordre d’exécution 9066, qui autorise l’expulsion ou la détention de quelque 120 000 japonais, classés par « race », dont les 2/3 étaient des citoyens américains. Roosevelt et ses hommes de main savaient qu’ils violaient ainsi la Constitution américaine, mais ils passèrent outre. Roosevelt lui-même grand « défenseur » de la « liberté », de la « démocratie »…a donné les instructions nécessaires sous couvert de « nécessité militaire » considérant que lorsqu’il s’agit de la sécurité du pays, « la Constitution est juste un bout de papier ».

Ce mythe de la « nécessité militaire » a été le message phare invoqué par la propagande du bureau pour la guerre de l’information (OWI : Office of War Information) pour justifier auprès de l’opinion publique américaine l’enfermement dans des camps de concentration de ces 120 000 « japonais ». La côte ouest était considérée stratégiquement comme une frontière et le fait que bon nombre de ces personnes y habitaient et y travaillaient constituaient pour les militaires « une menace », « un danger potentiel », car s’y trouvaient aussi les ports ainsi que des bases militaires, d’où leur empressement au « nettoyage ethnique » côtier. La propagande a présenté cela comme une mesure de prudence, affirmant que les « japonais » se montraient « coopératifs » et partaient joyeux vers des "terres vierges à défricher offrant de réelles opportunités". (C’est ainsi qu’étaient désignés les camps de concentration ou s’entassaient ces 120 000 «japonais»).

En réalité, l’armée américaine a délogé de leurs maisons et de leurs fermes les américains d’origine japonaise, sur une base « raciale », sans aucune preuve d’espionnage, de sabotage, ou même de conduite déloyale, et les a enfermé derrière des barbelés dans des écuries, dans des régions les plus inhospitalières et marécageuses de l’ouest et du sud. Le général en charge de la défense de la côte ouest des Etats-Unis affirmait: « la race japonaise est une race ennemie et alors que les japonais de seconde et troisième génération nés sur le sol des Etats-Unis ont la citoyenneté américaine, ont été « américanisés », les traits liés à la race sont indissolubles ».

Le directeur du bureau des affaires indiennes offrit des terres appartenant aux amérindiens pour « coloniser les japonais » de même qu’il avait « coloniser 10 000 amérindiens », et leur proposa de développer un système d’irrigation pour rendre leur « réserve » autarcique. Son bureau, affirmait-il avait une « longue expérience en matière de minorités » et par conséquent était bien équipé » pour fournir aux étrangers japonais le type de traitement et de soin qui les rendraient plus acceptables comme membre de la population américaine. »

La propagande du bureau de la guerre de l’information, à travers des films, faisait passer ces camps de concentration comme des « écoles de la démocratie américaine » transformant les « japonais » en « japonais américains » puis en vrais « américains ». Ces films montraient comment ces « japonais » transformaient leurs baraques en véritables « appartements », comment ils avaient fait « fleurir le désert » jouaient au baseball et au football, étaient libre de pratiquer leur religion.

Le summum de la propagande affirmait qu’ils se portaient volontaires pour servir dans l’armée américaine, souhaitant la défaite des « japonais », qu’ils proclamaient que les Etats-Unis étaient LEUR pays, là ou la liberté prévaut sans distinction de race, d’origine. Du fait de cet enfermement dans des camps de concentration, 25 000 américains d’origine japonaise hommes et femmes issus de ceux-ci et d’Hawaii, où ils continuaient de subir des mesures très restrictives, ont servi « volontairement » dans l’armée américaine. Dans celle-ci, ils n’étaient pas non plus à l’abri de la ségrégation et du racisme qui y prévalaient, comme leurs compatriotes afro-américains, et ceux originaire des Philippines et d’Amérique Latine (à l’époque principalement du Mexique).

En 1944, il n’était même plus nécessaire d’expliquer au public américain, via la propagande du bureau de la guerre de l’information, la nécessité des 10 camps de concentrations existants. Les américains avaient accepté ces messages de propagande, ne trouvaient rien à redire quant à l’existence de ces camps de concentration, comme d’autres avaient accepté, prés de chez eux, l’existence des camps de concentration et d'extermination nazis.


Source : un article du professeur Gary Y. Okihira professeur d’affaires publiques et internationales et directeur du centre pour l’étude de l’ethnicité et la race à l’Université de Columbia USA, publié sur www.japanfocus.org sous le titre « Japanese américans and the making of US démocracy during World War II »


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Camps de concentration
Camps de concentration

Jeudi 4 Mai 2006
Mireille Delamarre

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