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Jeudi 18 Mars 2010
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archives Impérialisme Américain 2005-2008
USA - Représailles du Lobby Israélien accusé de diriger la politique étrangère américaineSuite à un étude des professeurs de l'Université de Harvard John Mearsheimer et Stephen Walt, "Le Lobby Israélien et la politique étrangère des Etats-Unis", ces deux professeurs sont la cible d'une campagne de haine ce qui souligne et valide la controverse de l'étude que toutes les tentatives d'aborder objectivement la politique étrangère américaine centrée sur Israel et le rôle pivot joué par le Lobby n'aboutissent qu'à de l'intimidation.
Représailles du Lobby Israélien
L'étude de Harvard sur l'influence du Lobby Israélien fait perdre son travail au doyen de la Kennedy School.
La réaction à l'étude de l'Université de Harvard par John Mearsheimer et Stephen Walt, "Le Lobby Israélien et la politique étrangère des Etats-Unis"* s'est manifestée par la colère du Lobby et de ses partisans - et la rétrogradation de Walt, qui, comme cela a été annoncé peu de temps après la publication de l'article, sera viré de son poste de doyen (universitaire) de la John F. Kennedy School of Government. Comme l'indique le New York Sun (via le Harvard Crimson (ndt : journal de la Kennedy School) : "Le journal d'hier du New York Sun signalait qu'un "observateur" familier d'Harvard avait révélé que l'université avait reçu des appels de "donateurs pro-israéliens" préoccupés par l'article de la KSG. Un des appels, a indiqué la source au Sun, venait de Robert Belfer, un ancien directeur d'Enron qui avait accordé un professorat à Walt quand il a fait une donation de 7,5 millions de dollars au Centre des Sciences et des Affaires Internationales de la Kennedy School en 1997. "Bob Belfer a appelé pour exprimer ses profondes inquiétudes et a demandé que Stephen n'utilise plus son titre de professeur dans toute publicité liée à l'article," a indiqué la source au Sun. La Kennedy School a enlevé son logo de la page de couverture de l'article, et a fait une déclaration très importante disant que l'école n'approuve pas nécessairement une ou l'ensemble des opinions exprimées dans l'article. Maintenant, s'il vous plait que quelqu'un me dise que Mearsheimer et Walt ont surestimé le pouvoir et l'influence du Lobby sur la vie politique américaine. La campagne de haine dirigée contre Mearsheimer et Walt souligne et valide la controverse de l'étude que toutes les tentatives d'aborder objectivement notre politique étrangère centrée sur Israel et le rôle pivot joué par le Lobby n'aboutissent qu'à de l'intimidation. Nous avons le défenseur d'O.J. Simpson et fanatique pro-Israélien, Alan Dershowitz qui affirme que le duo de savants a chipé la majorité de leurs sources sur des "sites haineux" - bien que Dershowitz ne puisse pas le savoir sans avoir regardé par dessus leurs épaules quand ils l'ont écrit, soit loin d'être clair. Mais ne vous inquiétez pas, il nous assure que, une "équipe" de chercheurs de son groupe étudie la question.... ...Daniel Levy, un ancien conseiller du bureau du Premier Ministre israélien, membre de l'équipe israélienne de négociation aux discussions d'Oslo B et de Taba, et le principal concepteur israélien de l'Initiative de Genève, a le commentaire le plus réfléchi à ce jour, en déclarant que l'étude de Harvard "devrait servir d'avertissement, des deux côtés de l'océan." Il note que "le ton du rapport est dur," et "discordant", qu'il "manque de finesse et de nuance," mais néanmoins, "leur argument est efficace: que l'identification des intérêts Américains aux intérêts israéliens peut principalement être expliquée par l'impact du Lobby à Washington, et en limitant les paramètres du débat public, plutôt que par un soutien en vertu des intérêts stratégiques vitaux d'Israel ou d'impératifs moraux irrésistibles (au delà, comme les auteurs le précisent, du droit à exister, qui n'est, de toute façon, pas en péril). L'étude est la plus dévastatrice quand elle décrit comment le Lobby 'étouffe le débat par intimidation' et la plus actuelle quand elle détaille comment les intérêts de l'Amérique (et finalement ceux d'Israel, aussi) sont servis par l'ordre du jour du Lobby." Ecoutez ! Ecoutez ! Levy continue en remarquant que la réponse du Lobby à l'étude "a été caractérisée par une combinaison de cri et de suffisance. Eviter une discussion franche pourrait sembler plus raisonnable au Lobby, mais il est peu probable que cela fera avancer les intérêts israéliens ou les relations américano-israéliennes." Dans son argument sur le fait que le Lobby est aussi mauvais pour Israel que pour l'Amérique, Levy fait une remarque frappante : "Le Lobby refuse même à Israel un luxe dont tant d'autres pays bénéficient : avoir l'excuse d'un encouragement externe pour faire des choses qui sont domestiquement délicates mais nationalement nécessaires (rappelez-vous la réforme économique et démocratique en Europe Centrale pour réussir à entrer dans l'Union Européenne par contraste avec la politique de colonisation auto-destructrice d'Israel pour une aide continue des Etats-Unis)." Le Lobby, par son succès à neutraliser tout effort pour retenir les impulsions les plus extrêmes du gouvernement israélien, mine les intérêts de l'Etat Juif. Mais les idéologues qui composent le Lobby ne s'en inquiètent pas : Ils ne sont intéressés que par le pouvoir de réduire au silence - et punir - leurs ennemis. L'attaque contre le doyen Walt est une honte qui devrait être accueillie par une tempête d'indignation. Ce que le Amen Corner pourrait même tenter - hormis le constat qui lui donnerait du crédit - est une preuve du pouvoir persistant et inconstesté du Lobby. Cela montre comment le Lobby fonctionne, et pourquoi ils doivent être arrêtés avant que toute véritable discussion concernant la politique étrangère de ce pays puisse commencer. Il n'est pas difficile de discerner les raisons de cette défensive extrême de la part du Lobby. Si elles sont les principaux moteurs de la politique étrangère des Etats-Unis, alors ils ont en effet beaucoup de réponses à donner. Pendant que les conséquences de la guerre de l'Irak remplissent nos écrans de télévision, traçant un chemin de sang et de destruction irréfléchi, nous devons nous demander : Qui nous a emmenés là ? Nous devons remettre en cause leurs motivations. Et nous devons demander: Pourquoi? Qui nous a embarqués dans la guerre? Pour qui sont morts 2.300 soldats américains et des dizaines de milliers d'Irakiens ? Quels intérêts servent-ils ? Le bout de la lance avec laquelle Mearsheimer et Walt ont piqué le Lobby est l'affirmation qu'ils étaient l'influence décisive en nous poussant dans la guerre avec l'Irak. Et les hurlements qui viennent de Droite, de Gauche, et du Centre sont une preuve suffisante qu'ils ont frappé à la bonne porte. Extraits d'un article du 31/03/06 de Justin Ramondo publié sur antiwar.com et intitulé : " the Lobby strikes back" *Lire la synthèse de l'étude Le Lobby en question c'est :The American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) dont deux de ses responsables (depuis " démissionnés") vont passer en jugement pour espionnage en faveur d'Israel à partir de fin avril. Il s'intitule lui même "América pro israel lobby "sur son site internet. Stratégie politique israélienne au Proche Orient Samedi 15 Avril 2006
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