information critique contre l'islam conquerant supremaciste le terrorisme
Propagande

USA : Manipulation de l’Opinion Publique via les Medias sous Emprise Néo Cons

Pourquoi Nous Ecrivons

« En essayant de comprendre ce qui a mal fonctionné dans le système politique US ces 3 dernières décennies, je me suis aperçu que le principal problème c’est l’utilisation des médias de masse pour injecter une réalité synthétique aux américains donnant une fausse représentation de l’histoire récente, pour exagérer les dangers extérieurs, et ridiculiser les quelques citoyens qui s’y opposent. »



USA : Manipulation de l’Opinion Publique via les Medias sous Emprise Néo Cons

Pourquoi Nous Ecrivons

Journaliste depuis 3 décennies à Washington, parmi toutes les leçons à tirer, l’une d’entre elles émerge : les fausses narrations font que des gens de bien sont tués, et, peut être même pire, cela pourrait sonner le glas de la grande expérience qu’est la République Américaine.

En essayant de comprendre ce qui a mal fonctionné dans le système politique US ces 3 dernières décennies, je me suis aperçu que le principal problème c’est l’utilisation des médias de masse pour injecter une réalité synthétique aux américains qui donne une fausse représentation de l’histoire récente, pour exagèrer les dangers extérieurs, et ridiculiser les quelques citoyens qui s’y opposent.

Les fausses narrations peuvent s’intéresser à des thèmes larges – par exemple comment la guerre « froide » a été gagnée – ou des questions fermées – comme, est ce que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massives, et projetait –il de les partager avec Al Qaeda ?

Bien qu’il soit plus facile de vendre des distorsions sur des évènements se passant à l’étranger que sur ceux se passant ici, des narrations domestiques fausses peuvent être tout spécialement efficaces en concentrant la dérision sur, disons, un politicien dissident qui proteste au moment inopportun, ou, en disséminant la méfiance vis-à-vis d’un journaliste rapportant une histoire impopulaire.

Contrer cette menace des fausses narrations est, par essence, la raison pour laquelle nous écrivons, à la fois sur le site web Consortiumnews.com depuis sa création en 1995, ainsi que dans nos livres (i.e, Lost History, Secrecy & Privilege, and Neck Deep). Notre objectif c’est d’appliquer les normes traditionnelles journalistiques pour construire des narrations honnêtes pouvant s’opposer aux fausses narrations.

Tandis que cette question des fausses narrations peut paraître théorique ou même pour certains ésotérique, c’est en fait un souci plutôt pratique et urgent.

Il n’y a pas de moyen plus efficace de court-circuiter la démocratie que d’avoir de grands segments de la population acceptant cette réalité fabriquée, tout en maintenant d’autres citoyens dans l’incertitude sur la vérité, de sorte qu’ils sont paralysés politiquement.

Quand les autocrates montent un coup, l’une de leurs premières actions c’est de s’emparer du contrôle des stations radios et de fermer les journaux indépendants. Dans une société avancée comme celle des Etats Unis, cette tâche est plus difficile car s’emparer du contrôle des medias cela doit être fait plus subtilement et graduellement.

Comme la grenouille du proverbe qui s’échapperait pour survivre si on la plongeait dans un pot d’eau bouillante, mais mourrait si l’eau était lentement portée à ébullition, le peuple américain s’est laissé pousser à la léthargie, ne détectant ni n’agissant sur les changements survenus dans les médias US qui dévoraient les fondations de la République.

Maintenant, seulement à ce stade tardif – alors que l’administration Bush avec la complicité du Congrès et la majeure partie de l’establishment des médias font monter la pression – de plus en plus d’américains se réveillent face à la menace, mais restent incertains sur ce qu’il faut faire.

A mon avis, la première étape ce doit être de comprendre ce qui est arrivé pendant ces trois dernières décennies et de définir qui est principalement responsable et pourquoi.

La montée des néo cons

Pendant ces trois dernières décennies, les plus fervents praticiens de la propagande par le biais de fausses narrations ont été les agents politiques connus sous le nom de néo conservateurs. Ce sont surtout eux, ces néo conservateurs, des intellectuels comprenant le pouvoir de l’information, qui ont saisi le potentiel représenté par l’utilisation d’une propagande sophistiquée pour influencer le peuple américain.

Certains des néo cons à l’origine venaient de courants gauchistes, donc ils étaient familiers avec les théories « d’avant - garde» de Lénine et Trosky. D’autres néo cons étaient des étudiants de Léo Strauss, un théoricien politique qui a fait sien le besoin pour les dirigeants de s’engager dans la manipulation du public pour son propre bien.

Les néo cons ont aussi été influencés et marqués par le tumulte des années 60, début des années 70. Ils ont étudié l’activisme de masse de la période de la guerre du Vietnam – et l’explosion de supports alternatifs médiatiques – vu comme une menace pour le contrôle de la politique étrangère US par les élites.

Au milieu des années 1970, les néo cons se sont alliés avec des conservateurs plus traditionnels, et sont devenus, en fait « l’avant-garde pour mener un assaut sur la façon dont de grands segments des citoyens US voyaient le monde. Les néo cons ont été les troupes de choc pour ce qui est devenu connu sous le nom de la « guerre des idées ».

Cependant, ce qui a frappé le plus concernant l’approche néo con c’est qu’elle a retourné la méthode traditionnelle empirique. Au lieu d’étudier les faits et puis de tirer des conclusions, les néo cons ont commencé avec leurs conclusions – ce qu’ils sentaient qu’il fallait faire – et puis « sélectionnaient » les preuves disponibles pour guider le public vers cette position.

Une version précédente d e la méthode néo con a fait surface avec l’expérience de « l’Equipe B » au sein de la CIA, autorisée en 1976 par le directeur de la CIA de l’époque George H. W. Bush. Pour offrir une estimation compétitive de la menace Soviétique, il a autorisé l’entrée au sein de la division analytique de la CIA d’un groupe d’activistes de droite, dont un spécialiste du contrôle des armes, Paul Wolfowitz.

A l’époque, les analystes de la CIA avaient détecté des problèmes économiques profonds et des échecs technologiques à l’intérieur de l’Union Soviétique. Un haut responsable de la CIA m’a dit que les meilleurs atouts de la CIA à Moscou décrivaient un système qui fonctionnait mal et qui glissait vers l’effondrement.

L’analyse émergeante de la CIA d’une Union Soviétique trébuchante a ouvert la porte pour des stratégies géopolitiques visant à réduire les tensions US -Union Soviétique, spécialement sur les armes nucléaires. Cette politique connue sous le nom de « détente » a été conçue par le secrétaire d’état Henry Kissinger et soutenue par les présidents Richard Nixon et Gerald Ford.

Mais les bonnes nouvelles apparentes d’un déclin de l’Union Soviétique ce n’était pas ce que voulait entendre les combattants de la guerre froide, leurs soutiens financiers du complexe militaro industriel, et les jeunes néo cons brillants. Leurs intérêts étaient mieux servis si le peuple américain croyait que l’Union Soviétique était une puissance montante encerclant les Etats-Unis et préparant une première frappe décisive.

Donc, défiant les preuves de la CIA, « l’Equipe B » a tiré une conclusion alarmiste sur les capacités soviétiques et leurs intentions, un point de vue à l’époque développé par l’influent Comité sur le Danger Présent. Ils ont sonné l’alarme concernant une « fenêtre de vulnérabilité » à travers laquelle les Soviétiques pourraient lancer une première frappe annihilatrice, ou faire du chantage aux Etats-Unis pour capituler.

Infrastructure des Medias

Pour pousser plus loin cette vision effrayante, des fondations de droite – coordonnées par l’ancien secrétaire au trésor Bill Simon – ont commencé à investir dans une infrastructure médiatique conservatrice dont des magazines idéologiques, dans des groupes d’attaque poursuivant des journalistes des medias traditionnels, et dans des boîtes à penser fournissant sans arrêt des articles d’opinion et des sujets de discussion.

Arrivé aux années 80, après l’élection de Reagan, de nombreux jeunes néo cons – tels qu’Elliot Abrams et Robert Kagan- ont obtenu des recommandations pour entrer au gouvernement US. Pendant ce temps, le directeur William Casey, un dur de la guerre froide, et son aide, Robert Gates, purgeaient l’institution des vieux analystes qui continuaient de voir des signes du déclin Soviétique.

La narration préférée c’était que face à la Juggernaut Soviétique, qui était supposé encercler les Etats-Unis, il fallait un effort militaire massif US combiné avec le soutien à des régimes de droite brutaux et l’instigation de contre insurrections anti-communistes partout dans le monde.

Donc, tandis que des centaines de milliards de dollars étaient déversés dans des systèmes de défense onéreux tel celui des missiles pour la guerre des étoiles et d’autres, l’administration Reagan soutenait également les « escadrons de la mort » des régimes au Guatemala et El Salvador, des insurrections de type terroristes au Nicaragua et en Angola, et des islamistes fondamentalistes en Afghanistan ou un saoudien du nom d’Osama Bin Laden ayant aidé en recrutant des bandes de jihadistes arabes.

Alors que l’Union Soviétique continuait son déclin à travers les années 80, l’administration Reagan a gardé les yeux totalement fermés. La division interne d’analyse de la CIA brisée, avait mieux à faire que de mettre en doute la narration sur la Juggernaut Soviétique.

Ironiquement, lorsque l’Empire Soviétique s’est effondré entre 1989 et 1991, les analystes de la CIA ont été ridiculisés pour avoir « manquer » l’effondrement soviétique.

Mais les néo cons ont simplement ajusté la narration : plutôt que d’accepter que les supporters Nixon-Ford de la détente avaient vu juste sur les signes de la faiblesse Soviétique dans les années 70, la nouvelle narration c’était que Ronald Reagan avait « gagné » la Guerre Froide en soutenant des guerres pour jeter de l’huile sur le feu, inondant le Pentagone d’argent, et disant au président soviétique Mikhaïl Gorbatchev de « faire tomber le mur ».

Une narration précise aurait du suggérer que Reagan et les néo cons avaient inutilement prolongé la Guerre Froide, enrichissant les entreprises militaires, infligeant des bains de sang inutiles, et renforçant les ennemis futurs comme Ben Laden. Mais la narration acceptée justifiait principalement tout le carnage et la corruption comme étant essentiel à la victoire.


Comme les médias US et la hiérarchie politique ont accepté la narration néo con, les néo cons ont appris une leçon clé : personne dans la structure du pouvoir à Washington ne s’opposerait à eux s’ils utilisaient un mélange de peur pour conduire en troupeau le peuple américain derrière une position, le pouvoir des médias pour répercuter leur message, et le ridicule pour discréditer les critiques restants.

Le syndrome du Vietnam

George H.W Bush – l’ancien directeur de la CIA qui a accédé à la présidence en 1989 - a aussi compris la valeur de la propagande pour éradiquer les vestiges restants de l’époque du Vietnam : scepticisme du public sur le gouvernement, et réticence du peuple à se précipiter dans une guerre.

Au début de l’année 1991, tandis que le président Bush repoussait des négociations de paix sur un retrait irakien du Koweït, il a fait savoir clairement à ses subordonnés qu’il voulait le succès d’une guerre terrestre contre l’armée de Saddam Hussein pour exorciser les démons du «Syndrome du Vietnam ».

Puis, à la fin de l’offensive terrestre US de cent heures, Bush a crié victoire avec cette exclamation bizarre : « nous avons rejeté le Syndrome du Vietnam pour toujours ».

Le succès de la Guerre du Golfe Persique a aussi nourri la narration émergeante des néo cons concernant les moyens préférés pour régler les disputes internationales – par l’application unilatérale de la force militaire US.

Cependant, par contraste avec la narration en noir et blanc du noble George H. W Bush face au diable Saddam Hussein, une poignée de journalistes et d’universitaires ont offert une narration plus complexe incluant des révélations sur l’assistance secrète militaire de Bush et d’autres responsables de l’administration Reagan au régime d’Hussein dans les années 80.

Il y a eu aussi une brève opportunité fin 92 et début 93 d’assembler une histoire plus complète sur le rôle de Reagan-Bush dans la collaboration secrète avec le régime islamique d’Iran, la tolérance de la contrebande de cocaïne par les contras rebelles du Nicaragua, et d’autres crimes contre les droits de l’homme de l’époque des guerres sales.

Mais le président démocrate suivant Bill Clinton a mis la vérité historique tout en bas de sa liste des priorités, échangeant des enquêtes sur ces malversations passées pour le rêve d’un soutien Républicain futur pour son programme économique et social.

Cela s’est avéré être une mauvaise affaire. En combattant pour une narration historique honnête, Clinton aurait pu donner au peuple américain l’information dont il avait besoin pour comprendre ce qui c’était réellement passé ces 12 années précédentes.

Au lieu de cela, Clinton a autorisé les Républicains et les néo cons à construire une mythologie politique autour de l’héritage de Ronald Reagan et laisser au soleil H.W Bush avec l’héritage de sa famille politique intact. Clinton n’a même pas obtenu le soutien des Républicains pour son agenda de politique intérieure.

En l’espace de deux ans, les Républicains avaient pris le contrôle du Congres et lancé des enquêtes dévastatrices sur des problèmes mesquins impliquant Clinton, comme les licenciements dans le bureau des voyages de la Maison Blanche, son affaire foncière de Whitewater et son affaire de femmes.

Bush-Gore

Après des années passées à taper su Bill Clinton, c’était relativement facile pour les néo cons et leurs nombreux alliés de la presse de construire une narration fausse sur Al Gore, le présentant comme étant un menteur en série, et une autre sur George W. Bush le présentant comme l’homme qui restaurerait l’honneur et la dignité à la Maison Blanche.

Une fois George W. Bush à la Maison Blanche – et surtout après les attaques du 11 septembre – il y a eu de nouvelles opportunités pour disséminer encore plus de fausses narrations : Bush comme dirigeant naturel aux instincts infaillibles ; ses critiques comme « dérangés » des perdants haïssant l’Amérique ; Saddam Hussein comme un homme fou prêt à fournir des ADM à ses alliés Al Qaeda, et bien d’autres.

Quand les citoyens américains ont essayé de s’opposer à ces narrations – que ce soit Al Gore émergeant de sa retraite politique pour mettre en question l’unilatéralisme, ou Dixie Chicks critiquant Bush lors d’un concert – on les a rapidement contrés par des attaques horribles sur leur comportement déviant.

Les néo cons et la Droite avaient construit une sorte d’usine Doritos pour des narrations les servant. Peu importe ce qu’on faisait pour les contrer ils en produisaient plus.

Tous mes livres remontant à Fooling America (1992) et Trick or Treason (1993) – actuellement épuisés – ont combattu cet appareil de propagande, expliquant comment il a été crée et comment sa production de narrations fausses était fabriquée et distribuée. Les livres cherchaient également à rassembler des contre narrations vraies.

En 1995, cela a été l’un des objectifs fondateurs de Consortiumnews.com pour rassembler des preuves solides et des analyses minutieuses sur des évènements politiques internationaux importants. La plupart de ces données se retrouvent dans mes trois livres Lost History (1999); Secrecy & Privilege (2004); et Neck Deep (écrit avec mes deux fils Sam and Nat, 2007).

Certains lecteurs ont suggéré que notre travail n’allait pas assez loin, qu’il aide à expliquer ce qui s’est passé mais ne propose par de plan d’action.

Cette critique est peut être vraie. Mais c’est depuis longtemps ma conviction que d’établir une histoire honnête du passé récent de la nation c’est un premier pas crucial pour responsabiliser les citoyens qui peuvent ensuite développer leurs propres stratégies pour changer les choses.

Simplement dit, nous croyons que les narrations vraies peuvent être aussi importantes pour guider les citoyens vers de sages actions que de concocter de fausses narrations qui peuvent leurrer une nation et l’entraîner vers la catastrophe.

Robert Parry 13 novembre 2007 – ConsortiumNews

Titre principal et traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Robert Parry est à l’origine de nombreux articles révélateurs de l’affaire Iran-Contra dans les années 80 pour AP et Newsweek.

Politique Etrangère US interventionniste: "changements de régime"

Présidentielle USA : l'industrie de l'armement soutient Hillary Clinton

























Mercredi 21 Novembre 2007
Mireille Delamarre

Dans la même rubrique :
1 2 3 4

Humour Les Folles D'Allah | Terrorisme Islamo-fascisme | International | Immigration clandestine | France XXI | Communautarisme Islamisation racialisation | Europe | Empire USioniste du Chaos | LIBERTE D'EXPRESSION D'INFORMATION | COLONIALISME JUDEO SIONISTE | GUERRE DE L'INFORMATION | Propagande | DICTATURE UE | PALESTINE | FRANCE | MONDE ARABE | ASIE | archives Armement Sécurité Stratégies Militaires | archives Droit International ONU | archives histoire traditions 2004-2008 | archives sciences écologie 2004-2008 | archives société 2004-2008 | archives culture | archives ressources educatives | archives informations 1 | archives informations 2