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Torture dans les goulags américains: des médecins militaires américains impliqués

Selon le New England Journal of Médecine, et le journal médical britannique "The Lancet", certains parmi le personnel militaire médical américain ont activement collaboré avec ceux qui menaient les interrogatoires de prisonniers et qui utilisaient pour ce faire mauvais traitements, et torture. Dans certains cas ils ont même facilité ces actes. Certains médecins ont fourni les dossiers médicaux de prisonniers afin de faciliter les interrogatoires, et parfois ont fait semblant de ne rien voir alors que des détenus étaient torturés devant eux.



Torture dans les goulags américains: des médecins militaires américains impliqués

La médecine militaire américaine sur le ban des accusés

Depuis l’installation de ces infâmes goulags que sont les prisons militaires de Guantanamo, et celles d’Abu Ghraib en Irak, pour ne mentionner que les plus tristement célèbres, des prisonniers irakiens, afghans, pakistanais ainsi que d’autres personnes qualifiées "de combattants ennemis" y ont été détenus pendant des mois voire des années illégalement, sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre eux, torturés et dans certains cas assassinés.

Personne n’a été poursuivi à GITMO. Si, plus tard, 7 soldats américains de la Garde Nationale ayant servi à Abu Ghraib ont été jugés, aucun officier n’a été à ce jour inquiété, aucun membre du personnel militaire médical non plus. Pourtant, selon le New England Journal of Médecine de janvier 2005, et le journal médical britannique "The Lancet" d’août 2005, certains parmi le personnel militaire médical américain ont activement collaboré avec ceux qui menaient les interrogatoires et qui utilisaient pour ce faire mauvais traitements, et torture. Dans certains cas ils ont même facilité ces actes.

Ceux parmi les soldats américains qui, ayant assisté à des actes de torture, et qui ont essayé de dénoncé cette situation, soit auprès d’autres soldats, soit auprès de leurs supérieurs hiérarchiques, ont été rapidement envoyer vers les hôpitaux militaires américains dont celui de Landstuhl pour un check up mental, certains accusés d’être « mentalement instables » par les psychiatres militaires américains qui ont ainsi collaboré à la mise à l’écart de certains de ces soldats pour les « neutraliser ».

Malgré tout ce qui a été dit et écrit sur GITMO et Abu Ghraib, aucune enquête sérieuse n’a été conduite sur la violation des Conventions de Genève relatives à l’exercice de la profession médicale, notamment en temps de guerre. Certains parmi le personnel médical américain, se sont réfugiés derrière le fait que quand ils exercent leur fonction au sein de l’armée ce qui prévaut ce sont les ordres militaires et pas le serment d’Hippocrate, et autres textes. Ce qui est faux bien évidemment.

Selon le Lancet, des médecins américains ont maintenus des détenus à terre pendant les interrogatoires, ont fourni les dossiers médicaux de prisonniers afin de faciliter les méthodes d’interrogatoires, et dans certains cas, ont fait semblant de ne rien voir alors que des détenus étaient torturés devant eux.

L’année dernière, des dizaines de détenus à GITMO ont entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions inhumaines de leur détention. Selon une avocate Julia Taver employée par la firme newyorkaise Paul, Weiss Rifkind Warthon & Garrison LLP qui conseille le Centre pour les Droits Constitutionnels, organisation américaine, et qui a conduit des interviews auprès de ses clients détenus, ceux-ci ont été :

Forcés brutalement de se nourrir : de larges tubes ont été insérés par le nez jusqu’à l’estomac, sans anesthésie ni sédatif, par un personnel médical souvent incompétent, mal formé.

De même, ils ont été perfusés, alors qu’ils étaient attachés pieds et mains liés, mais aussi ceinturés au niveau de la taille, des genoux, de la poitrine et de la tête. Le personnel médical incompétent semblait incapable de trouver les veines, résultat, elle a pu constaté que leurs bras étaient enflés par les multiples tentatives pour les piquer. Si les détenus bougeaient, ils étaient frappés dans la poitrine, le cœur, ceci en plus des insultes.

Devant des médecins en poste à Guantanamo – y compris le directeur de l’hôpital des prisonniers – les gardes ont enlevé un tube d’alimentation de l’un des détenus, sans aucune précaution sanitaire, et le réinsérait dans le nez d’un autre et ainsi de suite. Quand ces tubes étaient réinsérés, les prisonniers pouvaient voir le sang et la bile des prisonniers précédemment entubés, restés collés, ceci sous le regard d’un docteur, qui n’a rien fait pour intervenir.

Un détenu du nom d’ Abdul Rahman, client de Maître Tavor a dit que l’un des docteurs de la marine est venu et a inséré le tube dans son nez jusqu’à sa gorge, et puis à continuellement remué le tube de haut en bas, jusqu’à ce que le prisonnier finisse par vomir du sang. Abu Rahman a essayé de résister à la torture pratiquée par ce médecin, mais ne pouvant respirer il a du abandonner sa lutte.

L’armée américaine a conduit des enquêtes sur ce qui s’est passé à la prison d’Abu Ghraib, mais celles ci restent classées "secret défense", et on peut douter de leur impartialité car il est difficile d’être à la fois juge et parti.

Selon un professeur du Minnesota, US, Steven Miles, qui a étudié certains documents ayant trait à ces pratiques médicales de torture, dans certains cas, les médecins ranimaient des prisonniers qui s’étaient évanouis, permettant ainsi à leurs tortionnaires de continuer leur sale boulot. Ils ont délivré des faux certificats de décès de certains prisonniers morts sous la torture, et n’ont pas assuré les soins minimums de base aux prisonniers. Si du personnel médical a été reconnu coupables, personne à ce jour n’a jamais été traduit en justice. Des officiers haut gradés, ont confirmé qu’un docteur et un psychiatre ont approuvé et dirigé les interrogatoires à Abu Ghraib sous un mandat datant de 2003 stipulant que les prisonniers devaient être "médicalement évalués comme aptes" à subir des interrogatoires.

Le journal The Lancet dans un éditorial accompagnant son article, a noté qu’aucun rapport de sévices a été initié par le personnel médical en poste dans cette prison, avant qu’une enquête ait été officiellement lancée par les autorités américaines suite aux révélations faites par la publication de photos de torture et autres abus sexuels.

Des dépositions faites par des détenus ont décrit des faits tels que celui d’un garde sans formation médicale recousant une plaie d’un prisonnier, ou encore celui d’un membre de l’équipe médicale insérant une sonde intraveineuse dans le corps d’un détenu qui avait été torturé et en était mort, pour faire croire qu’il était en vie en arrivant à l’hôpital.

Dans un autre cas, un homme arrêté par l’armée américaine a été retrouvé par les membres de sa famille plusieurs mois après dans un état comateux dans un hôpital, portant des traces de brûlures sur la plante des pieds et des fractures à la tête, mais la feuille médicale remplie par les américains ne mentionnait pas les blessures dues à la torture, seulement qu’un coup de chaleur avait provoqué une crise cardiaque.

Il est interdit au personnel médical de participer à tout acte de sévices et de torture. Ceci est inscris dans plusieurs documents, les Conventions de Genève mais aussi le Protocole d’Istanbul, un guide pour aider les médecins à documenter les actes de torture, ainsi que la Déclaration de Tokyo de 1975.

Certains parmi le personnel médical et les travailleurs sociaux se sont élevés contre ces pratiques les qualifiant de répugnantes parce qu’elles rappellent celles commises par certains pendant la période nazie en Allemagne, et par les régimes totalitaires d’Amérique Latine notamment (chili de Pinochet, junte en Argentine).

L’Organisation Médecins pour les Droits de l’Homme (Physicians for human rights www.phrusa.org) section américaine, a protesté, et a demandé, sans succès, qu’une enquête indépendante soit menée concernant les abus du personnel médical militaire. Elle publie régulièrement des documents condamnant toutes ces pratiques le dernier en date portant sur la torture psychologique utilisée systématiquement par l’armée américaine.

Tout recemment, l'armée américaine a amplifié sa repression contre les prisonniers en grève de la faim. Ceux ci ont été attachés pendant des heures sur des chaises restreignant leurs mouvements, entubés pour qu'ils avalent de force de la nourriture et empêchés de vomir, des méthodes totalement inhumaines selon leurs avocats en colère qui ont protesté contre ces tortures. L'armée américaine s'est ensuite vantée d'avoir fait tomber le nombre de grévistes de la faim de 84 à 4 fin décembre.

L'empire totalitaire américain agit impunément.

Que fait le CICR ?

Sources : presse américaine : Common Dreams, antiwar.com


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Dimanche 5 Février 2006
Mireille Delamarre

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