Europe - OTAN

Tony Blair, Mondialiste, Criminel de Guerre, Arriviste, 1er Président de l'UE ? Petition Contre

Blair, un candidat potentiel au super job de l'UE ? Les Britanniques l'ont viré. La future présidence Européenne, si elle voit le jour, devrait t-elle d'emblée servir comme tremplin pour une « renaissance » de la carrière politique d'un homme démesurément ambitieux, un riche parvenu, comme celui qui le soutient à l'Elysée ? Alors Blair, Président de l' UE, c'est non merci ! Signer la Petition



Tony Blair, Mondialiste, Criminel de Guerre, Arriviste, 1er Président de l'UE ? Petition Contre

Tony Blair, Mondialiste, Criminel de Guerre, Arriviste, 1er Président de l'UE ?

Tony Blair a effectué son « come back « sur la scène politique européenne grâce à Nicolas Sarkozy, lors du meeting annuel de l'UMP, dont Sarkozy semble toujours assurer la présidence fantôme, alors que les spéculations resurgissent sur la possibilité que l'ancien premier ministre britannique occupe le poste de futur président de l'UE.

Blair a rejoint Sarkozy, qui lui a apporté son soutien lors du meeting de la droite extrême UMP à Paris. Sarkozy a dévoilé qu'il avait rencontré Blair le mois dernier lors de son séjour en Egypte à Sharm El Sheikh, où, coïncidence ?!, Blair était lui-même en villégiature. Les deux compères ont discuté du poste de président de l'UE, Sarkozy considérant que Blair comme président ce serait « smart » (chic) parce que Blair reste l'un des personnages clés sur la scène internationale et qu'il pourrait utiliser ses contacts de par le monde pour développer un dialogue avec des grandes puissances telles que les US, la Chine et la Russie.

Pour les aides de Blair, son discours à ce meeting sonne comme les prémisses d'une campagne présidentielle qu'il entame pour essayer de gagner le vote des dirigeants européens en mettant l'accent sur le rôle de l'UE dans les affaires mondiales. Selon son biographe autorisé, Anthony Seldon, Blair sera incapable de résister au pouvoir et à l'influence attachée à cette nouvelle fonction de président de l'UE. « L'Europe comporte un intérêt pour lui car cela lui permettra de poursuivre sa politique sur le changement climatique, et les réformes économiques » dit- il. «…Il voulait se débarrasser des bureaucrates et avoir seulement des dirigeants parlant à d'autres dirigeants, et le poste à l'UE ce serait lui discutant avec les autres dirigeants. »

Pour Jean Marc Aynault président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale, c'est ce qui se cache derrière la visite de Blair. « Je vois que quelque chose se trame à l'UMP et avec le président français, qui n'est pas rebuté par des manœuvres tactiques, et c'est de préparer la candidature de Tony Blair à la présidentielle de l'Union Européenne» a dit Aynault cette semaine.

Le nom de Blair a déjà fait surface avant même la signature du Traité de Lisbonne le mois dernier et alors même que les citoyens Européens (dont les Irlandais qui doivent se prononcer par référendum), et les français en particulier, n'ont pas dit leur dernier mot concernant ce Traité que Sarkozy, le Bling Bling anti démocratie, veut imposer de force.

Ce poste devrait être pourvu en janvier 2009 si le Bloc des 27 membres de l'UE suit l'agenda prévu et si chacun des états ratifie individuellement le Traité d'ici fin 2008.

Ce poste de président, d'une durée de deux ans et demi, remplacerait l'actuel système de rotation pour six mois assurée par le président de chaque pays.

Sarkozy a été parmi les premiers à évoquer la possibilité d'un Président Blair à la tête de l'UE lors de propos tenus en octobre de l'année dernière. » C'est un homme très remarquable. C'est le plus Européen des Britanniques… Ce serait intelligent de penser à lui » a-t-il dit, tout en faisant aussi l'éloge, pour ne pas sembler partisan, du premier ministre luxembourgeois Jean Claude Juncker, un fédéraliste alors que Blair est considéré comme donnant la priorité aux états nations.

Blair a semble-t-il le soutien de certains au sein de l'Exécutif Européen, qui le considère comme un homme énergique, dynamique ayant un certain « charisme ».

Certains des supporters de Blair avancent à son avantage (?) ses liens étroits avec Washington, ce qui pourrait aider à resserrer les liens transatlantiques, et son rôle sur la scène politique internationale comme représentant du Quartet (ONU, US, Russie, UE) au Moyen Orient. Il aurait, dit-on, en qualité de représentant du Quartet, persuadé Bush de faire une première visite en début d'année au Moyen Orient, en Israël/Palestine, suivie probablement d'une autre avant la fin du mandat de Bush, accroissant ainsi, dans les coulisses son rôle, et son soutien à Israël.

Mais d'aucun lui ont reproché, alors qu'il était premier ministre de la Grande Bretagne, d'être le caniche de Bush, autrement dit de s'aligner en matière de politique étrangère sur Washington et d'avoir soutenu la guerre d'Irak. Mais, était-il vraiment le caniche de Bush ? Il a lui –même affirmé avoir pris position pour la guerre en Irak et réaffirmé cette position récemment. Sous ses mandats, les troupes britanniques ont participé aux massacres et destructions en Irak, de même qu'en Afghanistan, où elles sont la deuxième force déployée après celle des US. Accepter d'avoir un tel président à la tête de l'UE serait donc un alignement total de Bruxelles sur Washington, en plus de l'image négative donnée au monde entier, de Blair comme criminel de guerre. Ainsi quelle crédibilité et quel poids l'UE pourrait-elle avoir sur la scène internationale ?

Le poste de président vise effectivement à assurer une présence sur la scène politique internationale à l'UE, en organisant ou en participant à des réunions internationales au sommet. La création de ce poste, tout comme celui du « haut représentant « pour les affaires étrangères, sont prévus dans le Traité, et ce parallèlement au rôle important joué en interne par le président de la Commission Européenne.

Mais, si l'éventuelle candidature de Blair a la faveur de Sarkozy, sa personnalité ne satisfait pas tout le monde en Europe, ce n'est pas « the cup of tea », du goût de tout le monde. Selon Andrew Duff, parlementaire libéral britannique et spécialiste des questions institutionnelles, « Le fait que la Grande Bretagne soit en dehors de la zone Euro représente un blocage considérable pour sa candidature… Ce n'est pas une option réaliste, je doute que Blair soit sur la liste. Ce serait une erreur de choisir un ex premier ministre d'un grand état membre à cause du maintien de l'équilibre des pouvoirs entre les petits et les grands états membres, une question sensible. » Il a également ajouté qu'il doute fort que le premier ministre britannique qui lui a succédé, Gordon Brown, son rival acharné, soutienne la candidature de Blair pour la fonction présidentielle de l'UE.

D'autres au sein de l'UE considèrent que l'attitude semi détachée de la Grande Bretagne (plus proche des US que de l'UE) joue politiquement en défaveur de la candidature de Blair. De même qu'elle n'a pas accepté l'Euro, la Grande Bretagne est restée en dehors de l'espace Schengen et sa politique sécuritaire unilatérale garantie dans le même Traité créant la présidence est un handicap de plus. On ne peut pas vouloir prendre la tête d'une institution, l'UE, si on ne respecte pas toutes les règles de cette dernière et qu'on s'aménage des espaces d'exception, notamment pour ne pas se soumettre au respect des droits de l'homme, ou encore des droits des travailleurs.

Parmi les autres candidats possibles cités dans les couloirs de Bruxelles, l'ancien président polonais Alexandre Kwasniewski (ce qui ne vaut guère mieux compte tenu de ses liens très étroits avec Washington), du premier ministre Danois Anders Fogh Rasmussen, ou du premier ministre Irlandais Bertie Ahern.


Tony Blair, la poêle Teflon, comme l'a surnommé la presse britannique, bénéficie d'importantes ressources financières personnelles, chiffrées en millions. Outre le poste d'envoyé international pour la paix au Moyen Orient, il occupe des fonctions importantes, grassement rémunérées dans plusieurs sociétés et vient d'annoncer cette semaine qu'il rejoint les rangs des super riches en acceptant un poste de conseiller à temps partiel pour le Banque Américain JP Morgan Chase. Cette Banque a profité et continue de profiter des retombées économiques de la guerre d'Irak en gérant la Trade Bank of Irak (Banque Commerciale d'Irak). Ce poste, dont les activités sont quasi totalement téléphoniques, devrait lui rapporter quelque 2 millions de livres par an. Il occupera également le poste de Vice Président du Forum Economique Mondial de Davos, Suisse, qui se déroulera le mois prochain, poste qu'il a accepté peu après avoir quitté ses fonctions de premier ministre, et qui lui est non rémunéré.

Tony Blair, 54 ans, est, tout comme Sarkozy, hyper énergique, démesurément ambitieux, et totalement arriviste. Actuellement, il ne passe que deux jours en Grande Bretagne une partie du temps à Jérusalem, comme envoyé spécial du Quartet, où il est hébergé lui et son personnel au frais des contribuables (surtout US) dans un hôtel luxueux le célèbre Américan Colony dont ils occupent un étage entier. Et il lui reste plein de temps pour se consacrer comme conférencier à des rencontres elles aussi grassement rémunérées (chacune lui rapportant la « modeste » somme de 125 000 £) principalement aux Etats-Unis. Il a également prévu d'écrire ses mémoires, et a reçu d'avance environ 5 millions de £. Les Blair ont 5 propriétés à Londres, Bristol, Durham, achetées à crédit, mais cela ne leur suffit pas car ils envisagent l'achat d'une autre propriété en province. Côté charité, (il vient de se convertir au catholicisme) Blair lancera cette année la Blair Fondation, dédiée à la promotion d'une plus grande compréhension entre les religions, et il a déjà établi une Fondation sportive à Trimdon, là où il avait été élu auparavant à Sedgefield.

S'il devait réussir ses manigances et obtenir le poste de président de l'UE, il aurait à la fois un pied bien ancré dans le monde des affaires, ce qui lui rapporte de gros revenus, tout en occupant une fonction elle –même la mieux rémunérée dans le domaine politique.

La présidence de l'UE : le nouvel empire britannique de Tony Blair ?

En attendant, les citoyens Européens auront-ils leur mot à dire concernant ce choix ? Si on se fie aux dires de Sarkozy, non. Ce dernier considère que la décision doit être prise «en haut».

Si vous n'avez pas compris avec quel mépris le parvenu de l'Elysée traite les citoyens, Européens en général, et Français en particulier, quelle preuve de plus vous faut-il ?

Et si Sarkozy , chaud partisan du Traité qu'il a lui-même concocté, projetait à plus ou moins long terme, selon qu'il sera ou non réélu en 2012, d'occuper lui –même ce poste de Président de l'Union Européenne?


Source de certaines informations AFP, Télégraph.co.uk


Petition contre l'élection de T. Blair à la présidence de l'UE



Irak : Blair, je voulais la guerre

Sarkozy, le roi des paillettes nucléaires



Jeudi 07 Février 2008
Mireille Delamarre

Accueil | Envoyer à un ami | Version imprimable | Augmenter la taille du texte | Diminuer la taille du texte


Dans la même rubrique :

L'enfer selon l'OTAN - 04/11/2006

Sarkozie | Le Gaulois La Gauloise Qui Fument | Impérialisme Américain | Colonialisme Sioniste | AméricanoSionisme Collaborations | Monde Arabe | Iran | Asie | Europe - OTAN | Armements Stratégies Militaires | Droit International ONU | société | économie | Medias Propagande | sciences écologie | histoire traditions | archives culture | archives ressources educatives | archives humour | archives informations 1 | archives informations 2


Derniers Articles

inscription à la newletter