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Timidité, gêne pour parler ?

Suggestions pour Oser se plonger dans le " bain social", vaincre sa gêne sa timidité verbale!



Timidité, gêne pour parler ?

Beaucoup de personnes sont timides, et un grand nombre éprouve également de la gêne à parler avec ou devant d’autres personnes. Mal à l’aise, perturbées, parfois même très stressées, surtout lorsqu’il s’agit de parler devant des étrangers, ces personnes peuvent être tentées de limiter au strict minimum leurs rencontres et activités sociales de peur de ne pas être à la hauteur, ou de perdre la face.

Timidité, Gêne, c’est quoi ?

La timidité se définit comme une tendance à se sentir mal à l’aise, et à rester en retrait dans ses contacts avec d’autres, notamment lors de nouvelles rencontres, de conversations, de simples échanges de paroles dans la vie de tous les jours. La gêne se manifeste surtout par un état de nervosité quand on est le centre de l’attention des autres, sous le regard scrutateur d’autrui, avec l’impression d’être jugé. Au quotidien, cela se traduit par la peur de nouer des relations sociales.

Certaines périodes dans la vie d’une personne sont propices à ce genre de problématique. C’est vrai notamment de l’adolescence, lorsque la timidité et la gêne paralysent parfois certains jeunes au point de les faire basculer dans une réclusion presque maladive même s’ils se donnent parfois l’illusion via internet par exemple et la participation aux nombreux forums blogs et chats en ligne d’entretenir des liens sociaux effectifs. Avec une personnalité en construction, ils sont enclin à se comparer avec ceux qui semblent les plus sûrs d’eux-mêmes, ceux qui ont le look de circonstance, dernier cri, les plus populaires d’entre eux, les plus « cool », et bien sûr à se dévaluer à leurs propres yeux et par dérision souvent à le faire devant les autres.

Conséquence, des difficultés certaines à s’exprimer verbalement, une anxiété qui colle à la langue, fait bafouiller, ou plonge dans un mutisme handicapant

A essayer : trois manières de réduire sa timidité, sa gêne

Apprendre à se familiariser avec de nouvelles situations

L’une des techniques les plus effectives c’est de se plonger dans le «bain social» plutôt que de fuir ou éviter les rencontres, les conversations. Bref, le grand saut dans l’inconnu, le défi qu’on se lance: «j’ai la trouille mais j’y vais quand même». L’expérience aidant, car l’expérience aide toujours même celle qui échoue, les plongées répétées dans le «bain social» permettent de se sentir de plus en plus à l’aise, de délier les langues et d’acquérir un vocabulaire conversationnel qui s’enrichit au fil des rencontres et constitue le ciment d’une confiance en construction.

Pour les grands timides, le mieux c’est d’aller nager dans des eaux sécurisées : fréquenter un groupe qui a des activités sur un centre d’intérêt précis en concordance avec les siens. Là, ces personnes seront en «terrain connu », capables de parler et d’échanger sur des sujets qui les intéressent de prés et qui intéressent aussi leurs interlocuteurs. Ils y rencontreront des personnes qui maîtrisent bien l’art de converser et pourront en les observant les imiter pour gagner de l’assurance.

Développer des aptitudes à s’exprimer, elles vont se renforcer d’elles-mêmes

Grâce aux qualités conversationnelles acquises et perfectionnées, la confiance s’installe durablement. Désormais, c’est le «je sais que je peux le faire, parce que je l’ai déjà fait» qui va affirmer cette confiance et servir de point d’appui dans les relations parlées.

Se concentrer sur les autres et pas sur soi

La gêne éprouvée dans les rencontres et discussions avec les autres vient souvent du fait qu’on est concentré sur soi, avec en tête les habituelles questions «est-ce que je m’en sort bien ? Est ce qu’ils m’écoutent, apprécient ce que je dis, m’apprécient ?». Quand on se concentre sur les autres, qu’on exprime de l’intérêt pour ce qu’ils disent, en prenant ses distances avec soi-même, on diminue sa gêne et sa nervosité au bénéfice de tous. Au lieu de se sentir frustré d’être ainsi mal à l’aise, on devient attentionné à autrui, on apprécie vraiment leur compagnie ce qui a pour effet de réduire considérablement le malaise du départ.

Dans ces interactions verbales, inutile d’essayer de vouloir à tout prix «briller» intellectuellement, d’être parfait, car quand on essaie de dire ce qu’il faut comme il faut, c’est à sa propre anxiété qu’on répond lui donnant ainsi plus de prise. Au lieu de cela, le maître mot c’est: la spontanéité, parler vrai, «authentique». Quand les mots viennent facilement, ne pas hésiter à s’exprimer (sans interrompre bien sûr), sinon être attentif, écouter ce que disent les autres, et s’enrichir des messages que leurs paroles transportent. Si on essaie coûte que coûte d’être plus performant que les autres, cela d’éclanche un stress qui s’auto alimente et a des répercussions négatives.

Pour conclure : se fixer des buts à atteindre les un après les autres en se donnant le temps pour cela.

Exemple

«Je veux que cela soit agréable pour moi de rencontrer et de discuter avec d’autres personnes»
D’accord, alors apprendre quoi faire pour cela, pratiquer en initiant soi-même des contacts avec les autres, en les cultivant jusqu’à satisfaction
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Vendredi 25 Mars 2005



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