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Tchétchènie : A l’intérieur des Salles de Torture de Grozny

Les graffitis effrayants des murs de la prison, quelques uns d’entre eux écrits avec du sang, ont fourni certaines des preuves actuellement les plus indiscutables de ce que des activistes avaient affirmé pendant des années : on avait pratiqué une torture d’état en Tchéchènie, peut être systématiquement, depuis que les forces russes avaient pris Grozny début 2000.



Greene Tchéchénie
Greene Tchéchénie

Tchétchènie : A l’intérieur des Salles de Torture de Grozny

Pendant 6 ans la salle de torture est restée dissimulée dans les caves de ce qui était auparavant un orphelinat pour enfants sourds. Les habitants du district Octobre de Grozny en connaissaient l’existence. Ils pouvaient entendre les cris provenant de ces sinistres entrailles.

Les autorités russes qui ont contrôlé ces lieux en premier ont insisté malgré cela affirmant que c’était juste une prison ordinaire.

Le gouvernement tchétchène, nommé par le Kremlin pour lui succéder, a nié complètement son existence. Mais quand des représentants du groupe de défense des droits de l’homme Memorial ont réussi à s’y glisser cet été juste avant la démolition du bâtiment, la vérité a été finalement mise à nue.

Les graffitis effrayants des murs de la prison, quelques uns d’entre eux écrits avec du sang, ont fourni certaines des preuves actuellement les plus indiscutables de ce que des activistes avaient affirmé pendant des années : on avait pratiqué une torture d’état en Tchechenie, peut être systématiquement, depuis que les forces russes avaient pris Grozny début 2000.

Des détenus avaient gribouillé leurs noms et même leurs dates d’incarcération sur les murs fétides de la salle, à côté de messages désespérés des épreuves qu’ils avaient endurées.

« Quel jour est-ce ? » lit-on sur l’un. « En quelle année sommes nous ? Est ce que je suis toujours en vie ? »

Ces détenus qui ont survécu à la prison Octobre ont fréquemment essayé de se plaindre de leurs expériences, mais ils ont été ignorés. Mais, avec les nouvelles preuves, le Kremlin risque maintenant d’avoir à écouter leurs histoires.

L’une d’entre elles, une des plus atroces est racontée par Alavdi Sadykov, un ancien professeur de 56 ans qui a passé 3 mois dans la prison en 2000. Mr Sadykov ne sais pas exactement pourquoi il a été arrêté, ou pourquoi il a été torturé pendant 83 jours et même pourquoi il a été relâché, quand tant de ses compagnons de détention ont été tués.

6 ans plus tard, toujours à la recherche d’une réponse et de justice, Mr Sadykov a raconté son histoire dans son sinistre appartement d’une pièce dans la périphérie de Grozny.

Peu après qu’il eut été traîné jusqu’à la prison Octobre en mars 2000, un sac sur la tête, il a senti les coups de crosse de fusil lui écrasant tout le corps. Ceci deviendrait une atroce routine pendant les 3 mois suivant son incarcération. Il se souvient avec émotion d’un simulacre d’exécution ordonnée par un de ces chefs tortionnaires, un homme qu’il a identifié comme Igor, qui lui ferait fréquemment manger ses propres excréments.

« Il y avait du sang partout », se souvient-il. « Sur le sol, sur les murs. Je pouvais voir des morceaux de cerveau sur le plafond. Sous mon pied j’ai vu un doigt coupé. »

« Ils m’ont mis face au mur, et ont tiré quelque salves au dessus de ma tête. Apres cela ils ont dit qu’ils allaient jouer au football et que j’étais le ballon. J’ai prié pour ma propre mort. »

Peu de temps après, Igor est entré dans la cellule avec un collègue nommé Alexandre. « Alexandre m’a fait tombé et est monté sur ma jambe. Il a pris un poignard de sa veste, m’a pincé l’oreille gauche et la coupée. »

A peine conscient, il a vu Alexandre couper les oreilles d’autres détenus et tuer au moins l’un d’entre eux. Le jour suivant, Alexandre est revenu portant un collier de plusieurs oreilles humaines.

Quand une nouvelle unité a pris en charge la prison, Mr Sadykov a été finalement relâché sans aucune explication.

Malgré sa souffrance atroce, il s’est rappelé et a noté les noms de ces tortionnaires – des officiers de la division Khandy –Mansyisk de l’armée russe.

Avec l’aide de fonctionnaires sympathisants dans l’administration tchétchène, il a même recherché leurs adresses en Russie, des preuves qui pourraient devenir cruciales dans la recherche de justice pour tous ceux qui ont été détenu à la prison Octobre.

D’après Natalya Estemirova, la directrice de Mémorial, il pourrait y avoir 15 chambres de torture secrètes fonctionnant encore en Tchechenie.

Ce n’est pas quelque chose que le Kremlin, qui souhaite montrer que la situation s’est améliorée en Tchéchénie, veut entendre.

C’est vrai que certaines choses ont changé. Sous les façades fraîchement repeintes des nouveaux cafés internet, des conducteurs qui ont récemment acheté une Ladas se frayent un passage sur le boulevard de la victoire de Grozny.

Même si la plupart de la ville reste toujours en ruines, Grozny est finalement entrain d’être reconstruite, et Vladimir Putin, le président russe, peut fournir quelques preuves tangibles pour soutenir ses affirmations que la deuxième guerre brutale tchétchène est terminée.

Malgré cela, les gens vivent toujours dans la peur, non pas d’une poignée de militants toujours cachés dans les montagnes ou même des forces russes qui ont apporté la misère dans la province depuis tant d’années, mais de leurs concitoyens tchétchènes choisi par le Kremlin pour les diriger.

Tout autour de la ville sont postés des miliciens en treillis – membres d’une forte armée privée de 10 000 miliciens fidèles de Ramzan Kadyrov, le premier ministre de 30 ans adoubé par le Kremlin.

La journaliste d’investigation russe Anna Politkovskaya, récemment assassinée, dans un article publié à titre posthume, faisait référence au cas de Mr Sadykov, et accusait un ancien député de Kadyrov, Idris Gaibov. Anna Politkovskava a consacré sa vie professionnelle à dénoncer les violations des droits de l’homme commises en Tchéchénie, travaillant méthodiquement et courageusement pour exposer le mensonge que la torture en Tchétchénie n’était plus pratiquée. Elle l’est toujours, et justice n’a pas été rendue aux nombreuses victimes de ces actes barbares.

Source de certaines informations : un article d’Adrian Blomsfield paru le 21.10.06 «Inside the torture chambers of Grozny« dans le quotidien britannique Daily Telegraph on line http://www.telegraph.co.uk


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Dimanche 22 Octobre 2006
Mireille Delamarre

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