Seymour Hersh sur CNN : L'Administration Bush a organisé le soutien aux militants attaquant le Liban
Dans une interview sur le programme de CNN International « Your World Today » le vétéran journaliste Seymour Hersh explique que la violence actuelle au Liban est le résultat d'une tentative du gouvernement libanais de sévir contre un groupe militant sunnite, Fatah al-Islam, qu'il soutenait auparavant.
Seymour Hersh sur CNN : L'Administration Bush a organisé le soutien aux militants attaquant le Liban
En mars dernier, Hersh rapportait que la politique américaine au Moyen Orient s'était orientée vers une opposition à tout prix contre l'Iran, la Syrie, et leurs alliés shi'ites, même si cela voulait dire soutenir des jihadistes sunnites extrémistes.
Un élément clé de ce tournant politique cela a été l'accord entre le vice président Dick Cheney, le conseiller à la Sécurité Nationale Eliot Abrams, et le prince Bandar bin Sultan, le conseiller saoudien à la sécurité nationale, comme quoi les saoudiens financeraient clandestinement le groupe sunnite Fatah al –Islam au Liban comme contre poids au groupe shi'ite du Hezbollah.
Hersh fait remarqué que l'actuelle situation ressemble à celle existant lors du conflit en Afghanistan dans les années 80 – qui a donné naissance à la création d'al Qaeda – avec les mêmes personnes impliquées à la fois aux Etats-Unis et en Arabie Saoudite et le « même modèle » : les Etats-Unis utilisant des djihadistes que les saoudiens affirmaient contrôler.
Quand on lui a demandé pourquoi l'Administration n'agit plus rationnellement dans sa politique « nous sommes dans le bizness de soutenir les sunnites partout où nous le pouvons contre les shi'ites … « Nous sommes dans le bizness de créer …. Une violence sectaire. » Et il décrit le mode de financement de Fatah al-Islam comme étant « un programme clandestin que nous avons en commun avec les saoudiens comme faisant partie d'un programme plus grand et plus étendu de faire tout ce que nous pouvons pour stopper l'extension du monde shi'ite, et tout simplement… on est pris à revers. »
David Edwards et Mureil Kane 22/05/07 www.rawstory.com
Accès à l'article en anglais et à la vidéo de CNN
http://rawstory.com/news/2007/Hersh_Bush_arranged_support_for_militants_0522.html
Traduction de la Transcription de la vidéo
Hala Gorani : bien, le journaliste d'investigation Seymour Hersh a rapporté en mars que pour battre le Hezbollah, le gouvernement libanais a soutenu un groupe militant sunnite, le même qu'ils combattent aujourd'hui. Seymour Hersh se joint à nous en direct de Washington. Merci d'être avec nous. Quelle est la source du financement, selon votre reportage sur ces groupes, tel que le Fatah al-Islam, dans ces camps de Nahr el Bared par exemple ? D'où obtiennent –ils l'argent et les armes ?
Seymour Hersh : l'acteur clé ce sont les saoudiens. Ce que j'ai écris portait sur le type d'accord privé qui a été passé entre la Maison Blanche , nous parlons de Richard - - Dick - - Cheney et Eliot Abrams, l'un des aides clés de la Maison Blanche, et Bandar. Et l'idée c'était de soutenir , soutien clandestin des saoudiens, de soutenir différents djihadistes extrémistes, des groupes sunnites, particulièrement au Liban, qui seraient vu lors d'une confrontation avec le Hezbollah - - le groupe shi'ite au sud Liban - - qui seraient perçus comme un atout, c'est aussi simple que cela.
Gorani : Le gouvernement Seniora, pour contrer l'influence du Hezbollah au Liban, financerait clandestinement, selon votre article, des groupes comme le Fatah al-Islam avec lesquels ils ont des problèmes actuellement ?
Hersh : une nouvelle fois, des conséquences inattendues.
Gorani : et si l'Arabie Saoudite et le gouvernement Seniora font cela, que ce soit voulu ou pas, est ce que les Etats-Unis ont quelque chose à dire là-dessus ou pas ?
Hersh : Bien, en fait les Etats-Unis sont été profondément impliqué. C'est une opération clandestine que Bandar a menée pour nous. N'oubliez pas, si vous vous souvenez, vous savez, nous sommes entrés en guerre en Afghanistan avec le soutien d'Osama ben Laden, le mujahadin à la fin des années 80, avec Bandar et des gens comme Eliot Abrams dans les parages, l'idée étant que les saoudiens nous avaient promis qu'ils pouvaient les contrôler - - ils pouvaient contrôler les djihadistes donc nous avons dépensé beaucoup d'argent et de temps, et à la fin des années 80 les Etats-Unis utilisaient et soutenaient les djihadistes pour aider à battre les russes en Afghanistan et ils se sont retournés contre nous. Et nous avons la même méthode, comme si les leçons n'avaient pas été tirées. C'est de nouveau la même méthode, utiliser les saoudiens pour soutenir les djihadistes, les saoudiens nous assurant qu'ils peuvent contrôler ces groupes divers, les groupes tel que celui qui est en contact juste maintenant à Tripoli avec le gouvernement
Gorani : Sûrement mais les moudjahiddines dans les années 80 c'était une autre époque. Pourquoi juste maintenant les Etats-Unis auraient tout intérêt indirectement, même si c'est indirectement, de donner les pleins pouvoirs à ces mouvements jihadistes qui sont des extrémistes qui se battent à mort dans ces camps palestiniens ? Est-ce que cela ne va pas actuellement contre les intérêts non seulement du gouvernement Seniora mais aussi de l'Amérique et du Liban ?
Hersh : L'ennemi de note ennemi est notre ami, de même que les groupes djihadistes étaient là aussi au Liban pour pourchasser le Hezbollah, si vous vous souvenez, l'année dernière la défaite d'Israël, que les israéliens le reconnaissent ou pas, donc vous avez le Hezbollah une menace majeure pour les américains - - regardez le rôle américain est simple. Condoleezza Rice, la secrétaire d'état s'est exprimée clairement là dessus. Nous sommes actuellement dans le bizness de soutenir les sunnites partout où nous pouvons contre les shi'ites, contre les shi'ites au Liban c'est-à-dire Nasrallah. Guerre civile. Nous sommes dans le bizness de créer dans d'autres endroits, le Liban en particulier, de la violence sectaire.
Gorani : L'Administration Bush bien sûr, les fonctionnaires ne seraient pas d'accord avec cela, donc est ce que le gouvernement Seniora, pointant ouvertement du doigt la Syrie, disant de Fatah al – Islam que c'est un rejeton d'un groupe syrien, d'où pourrait –il obtenir des armes si ce n'est de la Syrie ?
Hersh : Vous devez répondre à cette question. Si cela était vrai, la Syrie qui est proche - - et critiquée largement par l'Administration Bush pour être très proche - - du Hezbollah soutiendrait aussi des groupes, des groupes salafistes - - Ce n'est pas logique. Ce que c'est tout simplement c'est un programme clandestin que nous avons conjointement avec les saoudiens comme faisant partie d'un programme plus grand plus étendu de faire tout pour stopper l'extension du monde shi'ite, et on est pris à revers, comme cela est déjà arrivé auparavant.
Gorani : sûr, mais si cela n'a pas de sens pour les syriens de les soutenir, pourquoi cela en aurait il pour les US de soutenir indirectement selon votre article, en donnant des milliards de dollars d'aide, dont une partie en aide militaire - - et si cela est fait de manière que ni le gouvernement ni les US ne contrôlent les groupes extrémistes, donc indirectement, selon l‘article que vous avez écrit, les US les soutiendraient. Donc quel serait leur meilleur intérêt et que devraient ils faire selon les gens avec qui vous avez parlé ?
Hersh : Vous supposez que le gouvernement des Etats-Unis se serve de la logique. OK, nous oublions cela pour le moment. A la base c'est très simple. Ces groupes voient - - quand j'étais à Beyrouth pour des interviews, j'ai parlé à des fonctionnaires qui ont reconnu que la raison pour laquelle ils toléraient ces groupes de radicaux djihadistes c'était parce qu'ils étaient vu comme une protection contre le Hezbollah. La peur du Hezbollah à Washington, particulièrement à la Maison Blanche, est profonde. Ils croient tout simplement que Hassan Nasrallah a l'intention de mener une guerre contre l'Amérique. Que cela soit vrai ou pas, c'est une autre question. Il existe une peur suprême énorme du Hezbollah et nous ne voulons pas que le Hezbollah joue un rôle actif dans le gouvernement au Liban et cela a été notre politique, à la base, de soutenir le gouvernement de Seniora malgré sa faiblesse contre la coalition. Non seulement Nasrallah mais Mr Aoun, ancien dirigeant militaire du Liban. Ils sont dans une coalition que nous abhorrons absolument.
Gorani : tres bien, Seymour Hersh du magazine « The New Yorker », merci de nous avoir rejoint et nous espérons pouvoir parler un peu dans quelques mois quand ces développements auront pris forme au Liban et que nous en saurons plus. Merci beaucoup.
Hersh : content de vous avoir parlé.
Traduction bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org
Actualisation 27/05/07
Selon le site d'information www.uruknet.info, le chef de Fatah Al-Islam, "Alabsi" est apparu sur Aljazeera le 26/05/07, à visage découvert et a accusé une "troisième partie" de mener des actes de violence pour des raisons politiques. La veille, le journal Almanar avait fait les mêmes remarques disant que des milices travaillant pour le compte de Saad Hariri et Jeajea étaient responsables des massacres des militaires libanais, la même chose a été dite par le président libanais Lahoud sur Aljazeera accusant les partis libanais coopérant avec Israel d'avoir déclanché la violence. Des rumeurs circulent d'un renforcement militaire syrien le long de la frontière nord du Liban. Le site israélien Devka file (proche des renseignements) quant à lui parle d'assistance jordanienne à l'armée libanaise sous forme d'officiers et d'instructeurs appartenant aux forces spéciales du Royaume Hachémite et à ses services de renseignement arrivés en même temps que des armes, munitions et systèmes de combat anti terroriste par avions cargos. Selon ce site (dont les informations sont à prendre avec précaution) ces officiers et instructeurs seraitent prêts à prendre le commandement des unités de l'armée libanaise et des factions anti syriennes dans Tripoli.
Dans son allocution télévisée du 26/05/07 sur Al Manar TV le dirigeant du Hezbollah a dit à propos de ce qui est arrivé au Liban nord : " nous devons être conscients de la main américaine dans l'incident au nord du Liban. Il doit y avoir une enquête sur la cause de l'incident, comment cela à débuter et qui a pris la décision. Les américains ont établi un pont aérien pour envoyer des fournitures militaires à l'armée libanaise à la demande de Seniora. C'est dangereux. Ils ont dit que pendant la guerre le gouvernement avait demandé à Washington d'intervenir pour arrêter la guerre cependant les Etats Unis ont refusé. Au lieu de cela ils ont demandé à Israel de continuer. Où étaient les armes quand les soldats de l'armée libanaise étaient tués alors qu'Israel bombardait leurs positions et leurs véhicules ? Les libanais, les palestiniens les arabes doivent se poser des questions sur cette vigilante sollicitude à l'égard de l'armée libanaise aujourd'hui.
Plus d'information sur l'implication du gouvernement Seniora/Hariri: Lire l'article ""Fath al-islam" ou les mensonges du gouvernement libanais illégal"
http://www.geostrategie.com/cogit_content/analyses/Fathal-islamoulesmensonges.shtml
Liban – Déstabilisation - Stop au Nouveau Sabra et Chatila !!!
Court Extrait d'un article de Robert Fisk le correspondant du quotidien anglais The Independent au Liban 21/05/07
« Voilà quelques faits : un groupe d'hommes armés a tenté un hold-up dans une banque de Tripoli samedi et s'est retrouvé coincé dans l'appartement d'un immeuble. D'autres étaient retranchés dans le camp de réfugiés palestinien de Nahr el-Bared au nord de la ville. Quand je suis arrivé hier, il y avait des tirs de tanks de l'armée, et des policiers portant cagoule noire s'apprêtaient à se précipiter, à la manière irakienne, dans l'immeuble du centre ville. Mais on disait que les voleurs avaient juste volés 1500 dollars. Cela vaut-il un massacre ? Et qui est « Fatah al-Islam » ? – qui existe à l'ombre des camps depuis des mois – est ce vraiment un groupe armé fort de 300 hommes ?
Bon, Mr Siniora affirme que c'était une tentative de déstabiliser le Liban – il a bien deviner, pour rester correct – et Saad Hariri, le fils de l'ancien premier ministre assassiné ici il y a plus de deux ans, a catalogué les hommes armés de « malfaiteurs qui ont détourné l'Islam ». C'est ce même Saad Hariri dont au moins un reporter américain – je parle de Seymour Hersh – a suggéré qu'il aidait indirectement à faire passer de l'argent saoudien à ces hommes armés dans un article récent dans le New Yorker.
Ainsi est ce que les syriens concoctent vraiment un « al Qaeda » au Liban ? Et qui sont ses ennemis ? L'armée de l'OTAN de la force de l'ONU au sud Liban, peut être ? Mais certainement pas l'armée libanaise, cette même armée qui a bravement empêché une guerre civile en janvier dernier ? De même en 2000, un groupe style al Qaeda avait aussi tendu une embuscade à l'armée libanaise au nord du Liban. Est-ce que cela aussi était supposé être une invention syrienne ?
Et qui étaient les hommes morts que j'ai vu hier troués de balles, à moitié déchiquetés par des grenades ? Témoignage silencieux, c'est tout ce que l'on reçoit de la part des morts. L'un d'entre eux avaient de grands yeux au dessus de sa barbe duveteuse qui nous fixaient et fixaient la police qui se moquait de son corps. Je me demande s'ils ne viendront pas bientôt nous hanter. Et si nous découvrirons ce qui se cache derrière cette terrible journée au Liban. »
Résumé de la situation
Pour le troisième jour consécutif, de violents échanges de feu continuent de faire rage entre l'armée libanaise et le groupe militant Fatah al- Islam, dans les parages du camp de réfugiés palestinien de Nahr el-Bared. Un convoi de l'UNRWA (aide humanitaire de l'ONU aux réfugiés) qu a essayé de porter du ravitaillement à plusieurs dizaines de milliers de réfugiés palestiniens pris sous les feux croisés, alors qu'une trêve avait été décrétée, a essuyé des tirs et deux civils ont été tués ainsi que deux secouristes selon le correspondant de la TV du Hezbollah Al Manar. Un porte parole de l'UNRWA a dit que le convoi de 4 camions chargés de nourriture, de médicaments, et de générateurs électriques a pénétré dans le camp ce mardi alors que les tirs avaient cessés. L'armée libanaise avait autorisé le passage du convoi. Celui-ci attendait depuis dimanche la permission de l'armée libanaise et un cessez le feu du groupe Fatah al-Islam. L'armée libanaise a avancé sur trois fronts, à l'entrée sud du camp, à l'intersection Mihmarra et à l'entrée nord selon l'agence d'information libanaise, et des combats violents faisaient rage à l'intérieur du camp. Des appels en provenance de l'intérieur du camp ou l'électricité, l'eau ont été coupées, la nourriture et les médicaments sont sur le point de manquer, ont supplié les autorités libanaises de permettre l'évacuation des blessés. 17 civils palestiniens ont été tués et des douzaines blessés depuis le début des combats dimanche. Seuls quelques uns des blessés ont pu être évacués, et d'après ce qui est rapporté, il y a des corps qui jonchent les rues et on craint une épidémie.
Les factions palestiniennes présentes dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban dont le Fatah qui n'a rien à voir avec ce groupuscule Fatah al-Islam, et le Hamas, ont condamné cette attaque contre l'armée libanaise et le Fatah Liban a prévenu que cela pourrait déclancher un soulèvement dans les autres camps de réfugiés palestiniens si l'armée continuait à pilonner le camp de Nahr al-Bared et tuer et blesser des civils. «Aucun palestinien, ni aucune faction palestinienne n'acceptera de voir le peuple palestinien massacré dans le cadre d'une punition collective comme cela est entrain de se produire à Nahr al-Bared » Il a demandé un cessez le feu immédiat pour résoudre le problème crée par ce groupe armé Fatah al-Islam.
Selon le caméraman d'Al Jazeera qui a réussi à pénétrer à l'intérieur du camp et filmer, Eli Bakhya, partout a-t-il dit il a vu des immeubles détruits. Selon le témoignage d'un infirmier qui s'occupe des victimes dans le camp, Walid Abdullah, la situation est désastreuse. Il a dit que les bombardements de l'armée visaient les civils et que trois mosquées ont été touchées. Selon lui, des corps s'entassent dans les rues et il y a un risque d'épidémie. « De nombreux corps gisent dans la rue, ils sont en décomposition et puent et il y a des menaces d'épidémies ». Il a dit également qu'il n'y avait aucun effort de fait pour récupérer les cadavres et qu'il n'y avait pas assez de ravitaillement. « On ne prend pas soin des blessés… depuis la nuit dernière aucune opération de secours n'a été entreprise »
Abdullah a dit que l'eau et l'électricité ont été coupées et qu'un grand nombre de civils, environ 100 avaient besoin d'être évacués d'urgence. Selon le directeur de l'hôpital le DC Youssef Asaad, des ambulances n'ont pu transporter que 12 blessés civils vers des hôpitaux en dehors du camp. Il a appelé l'armée libanaise et le groupe Fatah al Islam à une trêve pour permettre l'évacuation d'un plus grand nombre de blessés.
Environ 31 000 civils palestiniens sont prisonniers dans ce camp et la poursuite des combats risque de faire encore plus de victimes parmi eux.
Les palestiniens sont massacrés sur leur terre par les sionistes, en Irak alors qu'ils essaient de fuir un pays occupé, dévasté par les Etats-Unis, et maintenant les voilà de nouveau pris pour cible au Liban. Faut-il un nouveau Sabra et Chatila pour que le monde réagisse ? Qui manipule ce groupuscule de desperados à la « barbe duveteuse » comme le dit le correspondant britannique de The Independent Robert Fisk, vieux routier des champs de bataille au Moyen Orient ?
Cette nouvelle éruption de violence au Liban, manipulée de l'extérieur avec la complicité du gouvernement Seniora, renvoie à plusieurs faits de base :
Cela fait des décennies que le problème des réfugiés palestiniens est écarté au profit de la « sécurité » du colonisateur sioniste. C'est le terreau fertile de rancoeurs politiques, sociales, économiques d'une population palestinienne abusée par l'occupant sioniste qui lui a volé sa terre ses maisons sa patrie, abusée par l'hôte « obligé » qui ne lui reconnaît pratiquement aucune droit, et certainement pas celui de vivre dignement. Cela finira par déborder.
La région, cible de multiples manipulations extérieures, et secouée par plusieurs conflits, Afghanistan, Irak, Palestine, risque de les voir se relier les uns les autres, en entraînant tous les pays voisins. Un effet boomerang sur ceux qui tirent les ficelles en coulisse (Israël et son protecteur US, et certains pays arabes dit « modérés » dont les élites au pouvoir collaborent).
Tant que certains tyrans locaux dirigent des pays arabes, que des armées étrangères envahissent et détruisent certains pays arabes et qu'Israël continue de refuser une proposition raisonnable faite par l'Arabie Saoudite et soutenue par d'autres pays arabes pour résoudre son conflit avec les palestiniens et notamment le problème des réfugiés palestiniens, le bain de sang continuera dans cette région, et les civils en seront les premières victimes.
Selon les dernières nouvelles, à la faveur d'une nouvelle trêve, des milliers de réfugiés palestiniens fuient le camp de Nahr el-Bared.
Traduction synthèse Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org
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