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Sécurité Aéroportuaire : La Ruée Vers L’Or des Fabricants De Scanners

De nombreuses sociétés sont en compétition pour obtenir des contrats du gouvernement US pour la conception de techniques nouvelles pour scanner les bagages et les corps des passagers. Un marché juteux de plusieurs millions de dollars s’est crée au prétexte de renforcer la sécurité aéroportuaire contre d’éventuels « voyageurs à bombinette ». Les Israéliens essaient de placer leur « scanner de pensées »



Scanner israélien pour lire dans les pensées
Scanner israélien pour lire dans les pensées

Selon le Los Angeles Times Du 26/01/2010, aux Etats Unis la tentative ratée d’un Nigérian à Noël pour faire exploser en vol un avion d’une compagnie commerciale US, et une directive d’Obama d’accroître les dépenses pour la recherche de nouvelles technologies pour scanner passagers et bagages dans les aéroports est une occasion en or pour les sociétés développant ce genre de technologie d’accroître leur bizness en remportant des contrats juteux passés avec le gouvernement US.

Parmi ces sociétés figurent Syagen Technologie Inc une société de Tustin qui emploie 20 personnes et qui a construit un portail utilisable dans les aéroports qui souffle de l’air sur les passagers et analyse les particules qui s’en échappent pour détecter la présence d’explosifs. Syagen affirme avoir résolu les problèmes de maintenance et de fausses alarmes de ce système et ces portails se vendent actuellement 130 000 $ l’unité. D’autres sociétés dont de petites entreprises qui construisent des appareils pour scanner les chaussures ou pour scanner les corps des passagers sont actuellement sur le pied de guerre économique.

D’immenses sommes d’argent sont en jeu.

L’année dernière, l’Administration Obama a prévu un budget de 1 milliard à consacrer à des fonds d’investissement dans ce domaine de recherche de nouvelles technologies sécuritaires. Environ 700 millions de $ vont l’être pour améliorer le scannage des bagages et 300 millions de $ pour détecter des explosifs transportés par des passagers.

Pour répondre à un ordre présidentiel passé ce mois ci pour développer une « recherche agressive de technologies avancées de scannage » la secrétaire à la sécurité intérieure, Janet Napolitano, a dit que son agence allait se dépêcher d’activer le déploiement de nouvelles machines et travaillerait en coopération avec d’autres agences gouvernementales pour développer des équipement de pointe en matière de sécurité aéroportuaire.

Certaines de ces nouvelles technologies pourraient aussi provenir de recherches effectuées par des scientifiques employés directement par le gouvernement. Le service science et sécurité du département de sécurité intérieure US possède un laboratoire dans le New Jersey où de telles technologies sont développées et testées. Par exemple, les scientifiques dans ce laboratoire essaient de créer une machine qui pourrait tels les chiens formés à la détection d’explosifs renifler ces derniers.

Ces nouvelles technologies devraient venir en plus des mesures de vérification sécuritaire déjà en cours telles les listes noires, les scanners au rayon X, les détecteurs de métaux et plus récemment les scanners corporels intrusifs dévoilant la nudité des personnes.

Un grand nombre de sociétés travaillant dans ce secteur se frottent les mains face à cette préoccupation croissante des politiques pour la sécurité aéroportuaire. Ils y voient bien sûr une source de profit intarissable. C’est le cas de la société IDO Security qui fabrique un appareil qui scanne les chaussures des passagers alors qu’ils les ont aux pieds, le Magshoe. Le Magshoe se vend entre 5000 et 7000$ l’unité, peut détecter le métal et des composés métalliques contenus dans des explosifs. Le Magshoe est déjà utilisé en Israël et le sera bientôt en Chine.

L’un des équipements qui a le vent en poupe c’est le scanner corporel retransmettant une image de la nudité totale du corps des passagers. La société Smiths Detection Inc, située dans le New Jersey qui emploie environ 2500 personnes et qui travaille dans ce secteur depuis les années 80, teste actuellement un scanner de ce type qui peut produire une image instantanée du passager (en principe une telle machine fournit une telle image en 15 secondes). Ces appareils se vendent 170 000$ l’un. Autres sociétés en compétition pour obtenir des contrats juteux du gouvernement US dans ce secteur, Raspican Systems à Torrance, et L-3 Communications Holdings Inc, à New York.

Autre appareil testé actuellement, un scanner portable qui peut tester les liquides transportés par les passagers pour voir s’ils contiennent des composants explosifs. La société Smiths Detection s’est vue attribuée en septembre dernier une commande de 22 millions de $ pour des scanners de liquides explosifs. Cet appareil à main envoie un rayon laser à travers un récipient transparent, par exemple une bouteille d’eau, et analyse les résultats du spectrum afin de déterminer si le liquide contient ou non une substance explosive. Ces appareils sont actuellement utilisés dans les aéroports aux Etats Unis.

Toutes ces technologies «sécuritaires» dites de pointe font bien sûr abstraction des dangers potentiels à la santé humaine qu’ils peuvent générer.

En matière de sécurité aéroportuaire, surtout aux Etats Unis, un nouveau créneau porteur s’est développé et c’est «bizness comme d’habitude». Qui plus est, les Etats Unis comptent bien exporter leurs nouveaux appareils dans le monde entier en imposant aux pays ayant un trafic aérien journalier avec les US de s’équiper de ce genre d'appareils dans leurs aéroports sous prétexte de «menace terroriste».

Des scanners israéliens pour lire dans les pensées dans les aéroports US

Toujours à la pointe des dernières avancées technologiques de guerre et ou sécuritaires, les Israéliens ont crée un scanner supposé lire dans les pensées des passagers et qui soit disant prédit si ce passager représente ou non une menace potentielle. Les US pourraient tester ces appareils dans certains de leurs aéroports.

Cet appareil développé et testé par la société israélienne WeCU Technologies fonctionne en couplant technologie informatique de pointe et psychologie comportementale, et a pour but principal de «pénétrer les pensées des gens malfaisants» sans que la personne ne le sache et de l’empêcher de mettre la vie de ces compagnons de voyage en danger selon ce qu’affirme cette entreprise israélienne.

Selon le président du CA de WeCU Technologies, Ehud Givon, les personnes ne peuvent s’empêcher de réagir mécaniquement à des images reconnues qui apparaissent soudain dans des endroits inhabituels.

A partir de cette «théorie» hautement spéculative et non prouvée scientifiquement, le système de WeCU a pour but de projeter des images sur des écrans dans les aéroports telles que des symboles en lien avec un «groupe terroriste» ou des signes que seuls des «terroristes» peuvent reconnaître.

Selon Givon, tout en utilisant du personnel de sécurité pour certaines observations, ce système se base pour l’essentiel sur des caméras ou des senseurs biométriques dissimulés dans les aéroports qui peuvent détecter l’augmentation de température du corps et des battements de cœur, même infime. Givon affirme qu’ainsi on peut détecter une par une les personnes «malfaisantes» dans le flot de passagers transitant dans les aéroports.

Ce système qui affirme pouvoir prédire les intentions des voyageurs a provoqué de vives critiques chez les organisations de défense des droits de l’homme qui accusent ce système d’être «Orwellien» et d’être l’équivalent d’une «empreinte mentale».

Ces organisations mettent en garde contre le fait d’imiter les méthodes de contrôle aéroportuaires israéliennes utilisées notamment à l’aéroport Ben Gourion où les passagers juifs passent sans être inquiétés alors que les Arabes Palestiniens ou toute personne dont le nom est à consonance arabe subissent des contrôles humiliants incluant souvent des pressions psychologiques proches de certaines méthodes de torture mentale, et des fouilles corporelles intrusives y compris chez les femmes et les enfants.

Le «profiling« sécuritaire israélien est pratiqué sur une base raciste et ne saurait en aucune façon devenir la «norme» dans les aéroports à l’échelle mondiale mais bien au contraire doit être combattu et interdit par respect pour la dignité de tous les passagers et ce d’autant plus qu’il n’est absolument pas prouvé qu’il accroît la sécurité.

Mardi 2 Février 2010
Mireille Delamarre

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