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Sarkozy et la Casse de l’Education Nationale Française

Dans la Série « Sarko l’Américain » un peu de prospective sur ce qui attend l’Enseignement Public en France si on laisse faire ceux du « parti de l’étranger ». Aux Etats-Unis les écoles privées sous contrat se multiplient au détriment des écoles publiques…




Sarkozy et la Casse de l’Education Nationale Française

Exterminer les Ecoles Publiques en Amérique

Le rapport de la Commission Nationale sur les Compétences au Travail intitulé : «Choix Difficiles ou Temps Difficile», financé en grande partie par la Fondation Bill et Melinda Gates et signé par toute une collection bipartisane d’homme politiques de renom, d’hommes d’affaires, et de directeurs d’écoles de zones urbaines, recommande toute une série de mesures dont :

(a) remplacer les écoles publiques par ce que le rapport nomme des « écoles sous contrat »


(b) éliminer presque tous les pouvoirs des conseils d’administration locaux des écoles – Leur rôle se limiterait à rédiger et signer les accords autorisés pour les « écoles sous contrat »

(c) éliminer les retraites des professeurs et réduire drastiquement leur protection sociale ; et

(d) obliger les élèves de niveau 10 à passer un examen de sortie d’école sur la base d’aptitudes correspondant au niveau 12 et mettre fin à la scolarité de ceux qui échoueraient (i.e., jetant ainsi des millions d’écoliers dans les rues à l’âge de 16 ans).

L’ensemble de ces mesures, paralyserait tout contrôle public de l’éducation publique. Elles affaibliraient dangereusement le pouvoir des syndicats d’enseignants, facilitant ainsi d’autres attaques sur le secteur public. Elles laisseraient la politique d’éducation aux mains d’un réseau de boîtes à penser d’entrepreneurs, de sociétés, et d’armées de lobbies dont les priorités sont de profiter d’un énorme marché de l’éducation déjà existant, tout en réduisant les financements publics pour les écoles et les élèves.

En fait, leurs mesures impliqueraient la privatisation de l’éducation, mettant fin effectivement au droit à l’éducation publique, tel que nous le connaissons. De nombreuses forces dans ce pays veulent que les US, le premier pays à avoir garanti une éducation publique, soit le premier pays à y mettre fin.

Pendant les cinquante dernières années, l’éducation publique a été l’une des deux obligations publiques du gouvernement accessible à toute personne quelque soit son revenu, la Sécurité Sociale étant la seconde. Actuellement toutes les deux sont menacées par des plans de privatisation. Le gouvernement aujourd’hui définit ouvertement ses missions comme étant celles de protéger les droits des entreprises par-dessus tout. Ainsi l’éducation publique est l’un des rares espaces publics restant attaqué.

Le même scénario est entrain d’être mis en place avec la plupart des services que les gouvernements avaient l’habitude de fournir gratuitement ou à bas prix : l’électricité, les parcs nationaux, le service de santé et l’eau. Dans chaque cas, la méthode utilisée est la même : sous-financer les services publics, provoquer l’indignation et déclarer qu’il y a une crise, affirmer que la privatisation peut faire mieux, déréguler ou casser le contrôle public, détourner l’argent public vers les entreprises privées et puis augmenter les prix.

L’année passée, c’est devenu évident que l’augmentation de la part du secteur privé par rapport aux écoles publiques, en fait, fait partie d’une attaque plus vaste contre le secteur public, contre les syndicats, et contre les droits publics et le contrôle public des institutions.

Cela est devenu évident depuis un certains temps déjà à la Nouvelle Orléans où la destruction d’Hurricane Katrina est utilisée comme excuse pour privatiser de façon permanente les infrastructures de l’une des principales villes américaines : raser les HLM, et mettre les terrains à disposition des entrepreneurs privés; remplacer le système public d’éducation de la ville par une association d’écoles sous contrat et d’écoles gérées par l’état ; laisser la société privée de mercenaires bien connue, Blackwater, se déchaîner contre la population civile ; et, finalement, chasser définitivement des dizaines de milliers de familles de la ville. Les citoyens de la Nouvelle Orléans ont été privés de force de leurs droits civiques.

Tout comme le choc d’Hurricane a été l’excuse pour appliquer la thérapie de choc à la Nouvelle Orléans, il en est de même actuellement pour le déclin économique provoqué par la crise des emprunts immobiliers utilisé comme excuse pour lancer une attaque nationale contre le secteur public et les droits publics…

Dans l’éducation publique, l’augmentation de la part du privé s’est faite à la fois qualitativement et quantitativement. Alors que les agents d’éducation des entreprises privées opéraient il y a deux ans dans un nombre relativement restreint de vastes zones urbaines, ils ont maintenant fait surface partout. La privatisation de l’éducation publique constitue le fer de lance de la privatisation. Cela a eu pour effet de faire taire la voix du public sur chacun des aspects de la situation.

Sur tout le territoire des Etats-Unis, les écoles publiques ne sont pas encore privatisées, bien que les services privés profitent de plus en plus du marché. Cependant, l’accroissement du contrôle des entreprises privées sur les programmes – un différent mélange dans chaque endroit – a une influence consternante sur les attentes des personnes (et non des entreprises privées) vis-à-vis des enseignants : la capacité de créer un lien et d’enseigner à chaque enfant, une approche éducative qui pousse chaque enfant à aller de l’avant, des évaluations humaines qui place la personne avant la réussite à des tests standardisés.

Le développement le plus spécifiquement dramatique de l’approche du privé a peut être été le lancement du programme de 60 millions de dollars pour des Ecoles Américaines Fortes – une initiative « Ed en 08 » financée par les milliardaires Bill Gates et Eli Broad. C’est un effort non déguisé pour acheter la politique éducative de la nation, peu importe qui est élu Président, en achetant leur place dans chaque forum électoral.

« Ed en 08 » à un programme en trois points : salaire au mérite ( baser les salaires des enseignants sur les résultats des écoliers aux test de haut niveau) ; des normes d’éducation nationale (mettre en pratique le conformisme et un apprentissage par cœur) ; et une durée journalière et annuelle d’école plus longue (encore plus de temps pour apprendre par coeur et moins de temps pour les enfants pour être des enfants…)

Alors qu’il y a deux ans les écoles sous contrat étaient encore perçues comme des expérimentations ne touchant qu’un nombre relativement restreint d’élèves, en 2007, les entreprises privées – dirigée par Broad et Gates - ont largement augmenté leurs financements au point qu’actuellement leur objectif est d’avoir une présence majoritaire.

En mars, la Fondation Gate a annoncé une donation de 100 millions de dollars pour les écoles sous contrat KIPP, ce qui leur offrirait la possibilité d’étendre leur opération à Houston passant de 8 à 42 écoles – effectivement, KIPP sera un système alternatif complètement nouveau à Houston. De même l’année dernière Eli Broad et Gates ont donné dans le voisinage 50 millions de dollars aux écoles sous contrat KIPP et Green Dot à Los Angeles, avec l’objectif de doubler le pourcentage d’élèves de LA inscrit dans ces écoles sous contrat. Autre cible de Broad/Gates, Oakland, qui a maintenant plus de 30 écoles sous contrat sur un total de 92 écoles. Et, comme nous le verrons ci-dessous, la même tendance se propage dans tout le pays.

NCLB reste en 2008 un problème principal. Il continue d’avoir un effet corrosif sur les écoles publiques. C’est un programme fédéral d’obligation éducative non financé exigeant que les écoles se plient à des normes rigides chaque année, alors qu’aucun budget conséquent n’est attribué. Cela veut dire que les écoles doivent prendre de l’argent de la caisse de la classe pour respecter les exigences fédérales, lorsque des écoles ayant de mauvais résultats aux tests sont obligées de suivre un « Programme d’Amélioration ». Une fois que les écoles sont dans le PA pour 5 ans, on peut les obliger à passer dans le secteur privé.

NCLB constitue une force qui conduit à décimer le côté public des écoles publiques. En Californie, il y a plus de 2000 écoles en PA. Cela veut dire qu’elles doivent respecter certaines normes spécifiques et la plupart du temps impossibles, ou elles doivent détourner des sommes de plus en plus importantes de la caisse de la classe pour des programmes privés.

Par exemple, des institutions scolaires qui sont en 3ème année de PA doivent prendre de l’argent des programmes aidant des écoles avec une proportion élevée d’écoles de faible niveau pour le mettre à disposition de tuteurs privés…

La privatisation de l’école publique conduit automatiquement à une augmentation massive d’inégalité sociale. On n’a jamais demandé aux entreprises privées de reconnaître les droits civiques. Par définition, ce sont des droits publics. Si des entreprises privées réussissent à s’emparer de nos écoles, il n’y aura ni éducation de qualité ni droits civiques.

Le système d’éducation publique aux Etats-Unis est en faillite. Tandis que les écoles en zones urbaines sont les meilleurs du monde, l’éducation publique dans les villes a été délibérément sous - financé et est en lambeaux. La solution n’est pas de mener un combat d’arrière garde pour maintenir l’ancien système. C’est plutôt de mener un combat d’avant garde pour créer un nouveau système qui garantira véritablement une éducation de qualité comme droit civique pour chaque personne.

La centralité de ce combat c’est de défier l’idée que tout dans la société humaine doit être géré par des entreprises privées, que seuls les entreprises privées et leurs politiciens à la botte ont le droit ou le pouvoir de discuter de ce que devrait être la politique publique…

La vraie direction à prendre c’est d’augmenter le rôle et le pouvoir du public en toute chose et non pas de l’éliminer…

Steven Miller et Jack Gerson 10 mars 2008 Table ronde sur l’Education

Article en anglais sur Global Research

Introduction et traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Sarkozy et financement écoles religieuses

La Pensée unique, vidéo














Jeudi 15 Mai 2008
Mireille Delamarre

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