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Sarkozy et l’Amérique : Amour Toujours

Largué par Cécilia, Sarkozy se réfugie en Amérique, dans les bras de George W. Bush : Amour Toujours. Mardi soir, au dîner organisé en grande pompe à la Maison Blanche, divertissement « royal » avec acteurs déguisés en George Washington et La Fayette, rappel historique théâtral d’un tout premier rendez vous heureux. Vidéo de l’Intervention en français de Sarkozy avant le dîner.



Sarkozy et l’Amérique : Amour Toujours

« Sarkozy Ressent de l’Amour en Amérique » Los Angeles Times

Les Républicains ont déposé les gourdins et trinquent à la santé du dirigeant français considéré comme modèle pour une réinvention en politique.

Washington – après des années de dénigrement systématique contre les français pour avoir refuser d’aider dans la guerre en Irak, soudain les Républicains embrassent Paris comme Cyd Charrisse dans «Silk Stockings» (Les Bas de Soie)

« La France est l’un de mes pays favoris maintenant. Je ne peux pas dire que c’était le cas avant. Mais cela devient l’un de mes pays favoris » a récemment déclaré R. Giuliani à Charlie Rose de PBS qui l’interviewait.

Et l’ancien sénateur du Tennessee Fred Thompson a de même suggéré que les US non seulement devraient arrêté de faire peu de cas de tout ce qui est français, mais trinquent avec du vin français à la fin de cette longue séparation.

« La raison » (en français dans le texte ndlt) semble être Nicolas Sarkozy, le nouveau président français qui aime les US, invité d’honneur à un dîner mardi soir à la Maison Blanche, avec en divertissement des acteurs déguisés en George Washington et le Marquis de La Fayette, le général français qui a aidé Washington à gagner la Révolution. En quelque sorte un rappel théâtral du premier rendez vous heureux.

Les portes drapeaux de la droite considèrent Sarkozy comme un modèle pour avoir réinventer leur propre parti mal en point. Fier d’avoir été surnommé par ses critiques « Sarko l’Américain », le nouveau président a été comparé à John F. Kennedy et Ronald Reagan pour sa jeune verve et sa volonté de s’attaquer aux vaches sacrées pour sortir la France de son marasme économique – des syndicats puissants, un imposant gouvernement, des semaines de 35h, des vacances de six semaines, et des plans de retraite peinards. Il dit à son peuple qu’ils doivent travailler plus dur, couper les taxes et prendre des risques.

« Essayer d’imaginer obtenir cela vu sous l’angle d’un conseiller de campagne américain » a écrit Newt Gingrich dans le Washington Post l’été dernier, l’un des premiers à faire de Sarkozy un modèle de comment se faire réélire tout en étant dans l’ombre d’un président impopulaire. Il a cité l’habileté de Sarkozy à servir dans le cabinet ministériel d’un Jacques Chirac mal aimé, puis de se définir lui-même comme un agent de changement, sans égratigner son patron.

Au dîner avec cravate de la Maison Blanche, le président Bush a accueilli Sarkozy en français, disant « Bienvenue à la Maison Blanche ». Sarkozy, notant la pompe et la chaleur de cet accueil, a dit qu’on « peut être un ami de l’Amérique et gagner l’élection en France. »

Toute cette amitié arrive quelques 4 ans après que le menu les cafétérias de trois bureaux de la Maison Blanche avaient renommé les «French Fries « Freedom Fries » - Frites Françaises, Frites de la Liberté - (les personnes recevaient pour le petit déjeuner des « Freedom Toast »- Toast de la Liberté - à la demande des sénateurs).

Les menus ont rapidement été changé il y a environ un an pour retrouver leur ancienne dénomination. Depuis, l’un des premier à soutenir la guerre, le Républicain Walter B. Jones (R-N-C), a décidé qu’après tout la guerre était une erreur. Dans le plus récent chapitre d’une romance agitée de 230 ans, les notables politiques se sont montrés plus chaleureux vis-à-vis de la France.

Mais l’émergence d’un Sarkozy pro américain a rendu beaucoup plus facile ce revirement. Il a récemment pris des vacances au lac Winnipesaukee, qui a ensuite généreusement été décrite comme la « station chic du New Hampshire ».

Mais, cherchant à cimenter son image, Sarkozy a adroitement évité de mentionner la guerre d’Irak, à laquelle il s’est opposée, et qui reste profondément impopulaire dans son pays. En échange, ses nouveaux amis politiques ont tendance à ignorer le fait qu’il est divorcé. Son ex femme en vogue Cécilia, un ancien modèle, n’a pas voté pour lui en mai et l’été dernier a esquivé un déjeuner à la maison de famille des Bush à Kennebunkport dans le Maine, à cause d’un mal de gorge (Plus tard elle a été vue faisant les magasins).

Tout ceci marque un progrès, mais, malgré tout, cet amour ravivé n’est pas effervescent comme il l’était du temps où la Première Dame Jacqueline Kennedy a inspiré la France qui lui a prêté à elle et au président la Mona Lisa, et qu’elle avait pratiquement tous les hommes français à ses pieds.

Certains candidats républicains à l’élection présidentielle se sont montrés plus subtils dans leur soutien que ne l’a été Giuliani, qui rayonne au dernier surnom de Sarkozy « Le Rudy français ». (Rudy prénom de Giuliani ndlt)

Dans une interview au magazine New Republic, le sénateur de l’Arizona John MacCain a fait l’éloge de l’utilisation de la puissance nucléaire par la France mais a fait précéder sa remarque par « souvent je n’aime pas imiter les français, mais… »

Et l’ancien gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney, qui a fait son stage de missionnaire Mormon en France dans les années 60, a récemment tièdement mentionné Sarkozy comme un « un frère de sang potentiel ».

Cette camaraderie nouvellement manifestée est, en grande partie, probablement une tentative pour saper les affirmations des Démocrates qu’ils ramèneront dans le giron des alliés rebutés par Bush, selon Jeremy Shapiro, actuellement chercheur en études de politique étrangère au Brookings Institution à Washington.

Il a dit que ce qui se passe avec la France, le pays qui n’est ni un ennemi de Washington, ni son pigeon, c’est une mise à l’épreuve pour restaurer les relations avec l’Europe.

Cette affaire de cœur - une fois oui une fois non - a commencé quand la France a aidé l’Amérique naissante dans sa révolution, mais l’Amérique a négligé de rendre la pareille 14 ans après quand la France s’est embrasée lors son propre soulèvement.

«Si vous pouvez montrer que vous pouvez bien travailler avec la France, alors vous pourrez contrer l’affirmation des Démocrates qu’ils peuvent tenir leurs engagements » a dit Shapiro.

Il y a seulement quelques années encore, quand des invités à des débats tardifs embrochaient la France sans retenue à propos de la guerre qu’ils ne voulaient pas faire (« la seule façon pour que les français s’y lancent c’est si vous leur dites que nous avons trouvé des truffes en Irak » a dit Dennis Miller), cela semblait impensable que chacun puisse de nouveau et si rapidement se sentir à l’aise.

Mais, comme McCain l’a fait remarqué tandis qu’il faisait campagne à Iowa Falls, cette semaine : « nous avons maintenant un président de la France pro américain, ce qui veut dire que si vous vivez suffisamment longtemps…. »

Faye Fiore Los Angeles Times 7/11/07

complément d’information

Sur les origines de l’admiration sans borne de Sarkozy pour les Etats-Unis le quotidien britannique The Independent (7/11/07) évoque les propos de certains hommes politiques de son parti suggérant qu’en fait c’était son ex femme Cécilia qui était Américanophile. Le journal continue en faisant remarquer que la relation de Sarkozy avec l’Amérique est sentimentalement douloureuse. Quand son père, d’origine hongroise, a quitté le domicile conjugal, c’est en Amérique qu’il s’est enfui, alors que Sarkozy était enfant. Quand Cécilia a pris un amant en 2005, c’est à New York qu’elle a passé 10 mois en sa compagnie. Quand Nicolas Sarkozy était adolescent, son père, qui envisageait pour lui une carrière politique, lui avait conseillé d’aller en Amérique. Avec un nom à résonance ethnique avait-il dit, le garçon obtiendra plus de votes là bas. Sarkozy est resté en France (Quel dommage !), mais selon son entourage, Sarkozy n’a jamais oublié le conseil de son père.

Alors Sarkozy et l’Amérique c’est « Amour Toujours », comme il le dit lui-même.(video)

A voir et écouter en français, l’intervention de Sarkozy au dîner de la Maison Blanche

Video

Titre, introduction, traduction, et complément d’information Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Bush, portrait d'un illuminé

Jeudi 8 Novembre 2007
Mireille Delamarre

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