information critique contre l'islam conquerant supremaciste le terrorisme
Sarkozie

Sarkozy et Karzai : 2 Parvenus atteints de la Folie des Grandeurs – Khalilzad et les Gangs d’Afghanistan

Le croisé de l’Elysée a fait une visite « surprise » au parvenu Hamid Karzai parachuté par le croisé de Washington à la tête d’un gouvernement Afghan fantoche, mafieux. Analyse de la situation politique en Afghanistan occupé. La France n’a rien à faire dans cette aventure militaire vouée à l’échec : soldats français à la maison.



Khalilzad et les gangs de l’Afghanistan

Sarkozy et Karzai : 2 Parvenus atteints de la Folie des Grandeurs – Khalilzad et les Gangs d’Afghanistan
Hamid Karzai est le petit fils de Khair Mohammed du village de Karz, non loin de Kandahar. Membre pauvre de la tribu Popalzai avec une grande famille ils ont émigré à Kandahar à la recherche d’une vie meilleure. Normalement lorsqu’un pashtoun est d’origine noble il est connu sous son patronyme mais les membres des tribus plus humbles n’ont pas ce privilège. Par conséquent, obligés, ils ont recours à des noms descriptifs comme Karzai, ce qui veut dire en Pashtoun « né à Karz ».


Ne trouvant pas d’emploi adéquat à Kandahar, Khair Mohammed a déménagé, lui et sa famille à Kaboul. Là il a prospéré car Kaboul manquait d’hôtels et les élites de Kandahar qui visitaient Kaboul étaient invitées à séjourner dans la modeste maison de Khair Mohammed. Ils le payaient pour acheter des provisions pendant leur séjour chez lui, et la grand-mère cuisinait et s’occupait de leur linge.

Rapidement, l’attention du gouvernement s’est portée sur Khair Mohammed comme une source idéale de renseignements sur la situation à Kandahar, récoltés de l’écoute des conversations de ses hôtes payants. Ses loyaux services au gouvernement lui ont valu d’être nommé au poste de vice chef d’un des ministères du gouvernement. Il est devenu connu sous le nom de « Mueen Khairo Jan » un terme de mépris car les Khandaris s’étaient rendu compte de l’étendue de sa perfidie.

Le père de Karzai, Ahad Karzai, a bénéficié des relations de Mueen Khairo Jan et a été admis en bas de l’échelle des cercles sociaux de la famille royale afghane. Il est devenu l’un des nombreux bouffons de cour. Cependant, Ahad, suffisamment obtus et insolent, a fait une plaisanterie sur l’un des membres secondaires de la famille royale. Il a été remercié en recevant sur la tête un cendrier de cristal et saignant abondamment a été renvoyé. Il semblerait qu’Ahad Karzai n’appréciait pas le fait qu’une nomination royale au parlement Afghan ne l’élevait pas au statut de quelqu’un pouvant se moquer d’un membre ordinaire de la famille royale. Son fils, l’anglais anobli Hamid Karzai, semble souffrir de cette même prédilection la folie des grandeurs (en français dans le texte ndlt) qui affecte les parvenus (idem, d’où notre titre ndlt) et les prédisposent à un comportement et des commentaires inappropriés. Son affrontement public avec le président George W. Bush sur l’Iran est juste l’un de ces exemples bien connus des faux pas publics d’Hamid « Jan » Karzai.

Tandis que certains des fils d’Ahad Karzai ont été envoyés en Amérique pour investir la fortune de la famille obtenue de façon suspecte, Hamid, l’objet constant des plaisanteries de la famille qui considérait que la vie à New York n’était pas faite pour lui, est resté à Peshawar pour s’occuper des intérêts de la famille, lié au lunatique Sibghatullah Mojaddedi, l’un des dirigeants de second rang du djihad.

Dans un article publié l’année dernière, The Economist s’étonnait de voir comment un individu inepte comme Hamid Karzai avait réussi à obtenir le poste de président d’Afghanistan. La question se trouve dans le développement de la relation entre Zalmay Khalilzad et Hamid Karzai.

La relation symbiotique entre l’ambitieux Américain à nom à trait d’union *, Khalilzad, et le dérisoire arnaqueur Pashtoun, Karzai, a commencé quand Khalilzad a obtenu un poste d’adjoint au Département d’Etat comme conseiller aux affaires afghanes, pendant l’occupation Soviétique de l’Afghanistan. A ce moment là, les deux K avaient la vingtaine.

Khalilzad n’étant pas connu et n’ayant pas de connections en Afghanistan, avait besoin des connaissances locales et des connections du clan Karzai. La famille Karzai, pour sa part, a pensé que les relations de Kalilzad au Département d’Etat et ailleurs pouvaient être utiles pour faire avancer la cause de leur jadis bienfaiteur, Zahir Shah, et par conséquent d’eux-mêmes.

Une étude des caractères à la fois de Khalilzad et Karzai ne laissent planer aucun doute sur le fait que les deux individus aient toujours été motivés par leur intérêt personnel, quelque soit les intérêts nationaux américains ou afghans. Ce réseau destructif, aidé et soutenus par d’autres Américains à nom à trait d’union et des chefs de guerre, des Mujahedeens Afghans sans scrupules, est largement responsable des tragédies qui sont tombées sur les deux pays.

Et des légions d’ »experts » en affaires étrangères afghanes, certains avec peu de connaissance de la culture, l’ethnicité et l’histoire du pays, pontifient dans la presse écrite et les médias audiovisuels, jouant le rôle de supporters. Malheureusement, ce ras de marée d’opinions « bien informées », certaines ignorantes, d’autres tendancieuses, sert à étouffer tout débat sur la sagesse de la politique occidentale concernant l’Afghanistan et ses conséquences.

La façon dont s’est faite l’ascension de Khalilzad aux échelons les plus hauts de la prise de décision politique lors des deux présidences des Bush est bien documentée. Il est seulement nécessaire de noter qu’en plus de ses affiliations néo-cons, sa soi disante expertise sur le monde Musulman en général et l’Afghanistan en particulier, a été un facteur déterminant dans sa promotion. Autrement sa carrière aurait pu suivre une voie identique à celle de son ancien compagnon de l’Université Américaine de Beyrouth – rien de spectaculaire.

Ce qui est moins connu, ce sont les objectifs ambitieux de carrière de Khalilzad en Afghanistan. Car, comme il est devenu de plus en plus certain qu’après le départ des forces armées soviétiques d’Afghanistan, le régime Najib tomberait, on a rapporté que Khalilzad a suggéré aux « Peshawar Seven » qu’après la chute du régime communiste de Najib, il dirigerait le régime qui lui succéderait en Afghanistan. Cette proposition surprenante de Khalilzad a été accueillie par un Pouah ! venant des dirigeants des Mujahedeens basés au Pakistan, tous se querellant et lorgnant sur le même poste à Kaboul. Cet épisode peut expliquer pourquoi Khalilzad a acquis le sobriquet de « Roi Zal » à Washington.

C’est un point de vue largement accepté maintenant que l’Accord de Bonn a été un document rédigé de manière précipitée, avec pour but de mettre un semblant d’ordre dans une situation provoquée par la prise de pouvoir à Kaboul par l’Alliance du Nord. Bien que John Simpson de la BBC ait été le premier à marcher dans une capitale désertée, l’Alliance du Nord a clamé avoir « libéré » l’Afghanistan du règne des Talibans. Ils se sont conduits comme si les forces aériennes et au sol US avaient joué un rôle mineur dans le changement de régime à Kaboul.

A Bonn, la communauté internationale, telle que représentée à l’ONU, a conféré une légitimité à un fait accompli présenté par l’Alliance du Nord. La seule concession que ses membres acceptaient de faire c’était d’avoir à la tête de l’autorité de transition l’illusoire dirigeant Pashtoun, le pauvre Karzai. Malgré cela, Kalilzad s’est vanté d’être et de rester le Décideur en Afghanistan. Les évènements qui allaient suivre ont prouvé que cela n’était pas des fanfaronnades, mais des affirmations aux conséquences désastreuses.

La situation à laquelle faisait face la communauté internationale quand le régime des Talibans a été renversé, était analogue à celle devant laquelle se trouvaient les alliés quand la France a été libérée et que le gouvernement de Vichy s’est effondré. A ce moment là, le parti communiste français, de même que des gangs criminels se faisant passer pour la Milice, avaient infiltré les organes de l’état ( ?! ndlt) – le gouvernement de Paris, annoncé et dirigé par Charles de Gaulle, était formellement en charge de la France. Il a fallu une grande capacité d’homme d’état et d’habileté à de Gaulle et une poignée de ses supporters pour savamment écarter les communistes français et la Milice des postes ministériels importants et les marginaliser dans la société française. La période entre la signature de l’Accord de Bonn et l’installation du gouvernement transitoire à Kaboul aurait du être utilisée pour réaliser un tel processus, écartant les chefs de guerre des Mujahedeens Afghans et leurs gangs criminels des commandes du pouvoir.

Malheureusement, les différentes loya jïgas ou « grandes assemblées » auxquelles a participé et qu’a chorégraphié Khalilzad comme représentant spécial de George Bush, au lieu de mettre en place un régime technocratique apolitique pour démarrer la reconstruction physique et sociale du pays, a seulement servi à consolider le statut quo de Bonn. Que Kalilzad ait été manipulé par l’Alliance du Nord ou qu’il ait arrangé les choses de façon à avoir une position à long terme pour être « le pouvoir derrière le trône » est une question soulevée.

Cependant, sa nomination par la suite au poste d’ambassadeur US à Kaboul, son impatience à ce qu’ait lieu des élections manifestement truquées pour que Karzai soit « élu » président, et la nature de sa relation avec Karzai, tout cela alimente la réflexion. Cela vaut peut être la peine de noter que, de tout ceux impliqués dans ces magouilles miteuses et mal nommées « processus de paix », seul Lakhar Brahimi, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Afghanistan a eu la décence et l’intégrité d’admettre que la communauté internationale n’avait pas tenu ses engagements vis-à-vis du peuple Afghan.

Le gouvernement afghan est maintenant largement décrit comme étant composé de différents groupes mafieux en compétition. Initialement il était dominé par la mafia de l’Alliance du Nord. Avec l’établissement de la « Vice Royauté » de Kalilzad à Kaboul, il y a eu une vague de « mafieux Américains au nom à trait d’union » - des gens qui se sont précipités à Kaboul soit pour se faire de l’argent facile soit pour occuper des postes au gouvernement afin à la fois de s’enrichir et de gagner un statut qu’ils n’avaient pas. En initiant et en faisant la promotion de ce processus, je suppose que Kalilzad espérait diriger l’Afghanistan en agissant comme « le Décideur » dans les batailles qui auraient inévitablement lieu entre les gangs en compétition. A la base, Khalilzad s’est façonné un rôle de capo di tutti capi une position qui convenait à la fois à son tempérament et à son amour du pouvoir.

La relation entre Khalilzad, l’ambassadeur US à Kaboul et Karzai, le président Afghan, a été décrite en détail dans un article du New Yorker. Et bien qu’il dresse un portrait juste du « dirigeant » Afghan comme un crétin servile et ridicule dont chaque action est chorégraphié par le plénipotentiaire Américain, c’était une insulte gratuite à la fierté nationale Afghane.

Tandis que je suis sûr que le Roi Zal a apprécié de lire l’article, dans le style « Regardes moi, Ma, je suis au sommet du monde » son arrogance étroite et sa stupidité ont fait un mal immense à l’image des Etats-Unis et de l’Afghanistan.

Heureusement, il a été rappelé et à quitter Kaboul peu de temps après, et son espoir d’une sinécure comme vice roi de l’Amérique à Kaboul s’est envolé, quelque soit le parti politique gouvernant à Washington.

Sans surprise, même la façon dont il a quitté Kaboul manque de manière : il a encouragé Karzai et d’autres à écrire des suppliques au président Bush, l’implorant de laisser Khalilzad en poste à Kaboul. Et son départ forcé de Kaboul a été marqué d’empreintes métaphoriques conduisant des portes de l’ambassade US jusqu’aux portes de son avion en partance.

Avec le départ de Don Khalilzad, le médiocre Karzai s’est retrouvé livré à lui-même, avec les britanniques comme seule source d’aide politique et militaire. Mais avec l’échec militaire britannique à Helmand, et une réticence compréhensible de nombreux alliés de l’OTAN à répandre le sang et la vie pour assurer la survie d’un régime kleptomane, le pouvoir de Karzai a commencé à paraître usé jusqu’à la corde. En conséquence, les anciens supporters de Karzai et ses opposants se sont regroupés pour assurer leur propre futur, et le mal nommé Front National a été formé l’année dernière. Comme l’a prédit le perspicace Général Eikenberry il y a quelque temps de cela, et prouvé par des évènements ultérieurs, le régime est entrain d’imploser.

Donc quels sont les choix politiques disponibles pour que la communauté internationale trouve une issue positive au « projet » Afghan ?

Avant de répondre à cette question, il faut démystifier une certaine « sagesse reçue ».

Jusqu’à il y a peu, il était largement accepté que d’appliquer « la puissance dure » pour régler le problème Afghan porterait finalement ses fruits. En fait cela a eu l’effet opposé. Par conséquent, un grand pas de géant en avant a été fait quand il a été admis qu’il n’y a pas de solution militaire au problème Afghan. Les anglais en trompetant leurs préparations pour « détruire les Talibans » ainsi « sécurisant l’arrière pays «, et réordonnant les choses à Kaboul pour « faire tomber la mayonnaise », et par la suite leur dur réveil de tels rêves néo impérialistes, ont au moins servi ce but utile.

Le mythe que « l’Afghanistan est une démocratie « avec « une constitution et un président élu et un parlement élu » doit être jeté dans la poubelle des mauvaises plaisanteries. Le peuple Afghan n’y croit certainement pas, ni les professionnels étrangers dont la carrière ne dépend pas de l’invention et de la perpétuation de ce mythe.

L’affirmation souvent colportée par les supporters de l’actuel arrangement à Kaboul, qu’il n’y a pas d’alternative pour remplacer Karzai n’a pas de sens. C’est un artifice par lequel ils espèrent embobiner la communauté internationale pour aider à maintenir Karzai et protéger leurs intérêts en place, malgré le fait que ces gens font partie du problème de même qu’ils sont un obstacle pour mettre en place une solution.

La domination contre nature du clan Karzai et le fatras de politiciens auto proclamés rappellent l’histoire d’un navire qui a été touché et a coulé pendant la guerre civile russe. Le capitaine, un homme compétant et gentil, s’est noyé mais l’officier de police corrompu et cruel a survécu. Un membre de l’équipage s’interrogeait tout haut sur les injustices du destin. Un collègue lui a répondu : « bon, camarade, tu devrais savoir que l’or coule et que la merde surnage ! ».

Etendant cette analogie à la situation actuelle Afghane, pour mettre en œuvre une solution à la crise afghane qui s’approfondit, la communauté internationale devra tirer la chasse sur le système qui prévaut et rechercher l’or afghan pour le mettre à la place – c'est-à-dire, bien sûr, si elle est fatiguée de se pincer le nez et veut arrêter de se débattre désespérément dans le cloaque de Kaboul tout en continuant à verser le sang des hommes et les destructions matérielles en Afghanistan.

Mais certains argumenteront que ces épaves de la société ont le soutien de leurs groupes ethniques, dont qu’on est obligé de tenir compte des demandes de ceux-ci. C’est de la foutaise. Ils ne représentent pas plus leurs collègues Tajiks ou Uzbeks que, disons, les gangsters italo-américains ne représentent la communauté italienne en Amérique ou les gangs hispano-américains ne représentent la communauté hispanique d’Amérique ; ils ne représentent qu’eux-mêmes et leurs gangs d’égorgeurs. En fait, leurs propres groupes ethniques seraient contents de s’en débarrasser, car ils violent et pillent dans leur propre communauté, mais ces faits malencontreux ne sont pas rapportés dans les médias occidentaux, bien que les reporters locaux d’IWPR le fassent.

De plus, la majorité des Afghans, quelque soit leur appartenance ethnique, sont horrifiés de voir que la communauté internationale acceptent ces gens comme leurs représentants légitimes – c’est comme si Al « Scarface » Capone, Charles « Lucky » Luciano, Jack « Legs » Diamond, Abe « Kid Twist » Reles, et leurs semblables avaient été reconnus comme étant les représentants politiques légitimes de leurs communautés respectives pendant l’époque violente de la Prohibition en Amérique.

Un présupposé qui doit être écarté avant d’aller de l’avant et considérer les éléments essentiels pour une solution politique viable, c’est le mythe liant la future survie de l’OTAN avec celle de la réussite ou de l’échec en Afghanistan. A force d’entendre répéter ce mantra, on pourrait penser que l’acronyme NATO (OTAN en anglais ndlt) veut dire North Afghanistan Treaty Organisation ! (Organisation du Traité du Nord Afghanistan)

Le succès ou l’échec de l’OTAN en Afghanistan dépend de comment on définit sa mission : si l’intention de l’OTAN c’est de préserver le statut quo à Kaboul, alors elle échouera. D’un autre côté, si l’objectif de l’OTAN c’est d’éviter l’installation d’un régime extrémiste à Kaboul alors sa mission à une chance de réussir si elle limite ses opérations militaires au strict minimum pour maintenir la stabilité jusqu’à ce qu’une solution politique au problème Afghan soit trouvée.

L’identification et la rectification des erreurs d’actions passées et des évaluations sont des conditions nécessaires mais non suffisantes pour mettre fin à la violence en Afghanistan, car le chaos actuel à des causes à la fois externes et internes. De plus les facteurs externes sont plus importants et détermineront les événements futurs en Afghanistan plutôt que les facteurs internes.

Les acteurs locaux sur la scène Afghane ne sont que des proies dans la partie d’échecs se jouant entre des intérêts étrangers en compétition. La mort violente récente d’un dirigeant du Front National et les circonstances perçues comme mystérieuses de sa disparition de la partie d’échecs afghane, a énervé les membres du « cercle charmant » de Kaboul. Ce n’est pas une mauvaise chose et cela devrait les pousser à devenir raisonnable dans le futur.

Les membres du Front National s’agitent depuis un certain temps pour la mise en place d’une conférence internationale sur l’Afghanistan. On peut prévoir en analysant leurs raisons ici, et cela peut être considéré en toute bonne foi, compte tenu de leur comportement passé, que leurs motivations sont des chicaneries visant à satisfaire des ambitions personnelles, à l’opposé des meilleurs intérêts de la société afghane.

Etant donné les résultats catastrophiques de la conférence de Bonn, ce ne serait pas sage d’organiser à nouveau une telle conférence. De plus, l’ONU, qui serait la partie organisatrice, a été complètement discréditée aux yeux des Afghans du fait des prises de position et comportements partisans de son personnel local.

Par conséquent, le moyen d’action le plus productif serait que les 5 membres permanents du CSONU tiennent une réunion à huit clos pour décider d’une approche commune pour résoudre le conflit afghan qui non seulement sauvegarde les intérêts nationaux afghans, mais aussi satisfasse les exigences minimums de la majorité des 5 du Conseil de Sécurité.

Sur l’agenda de la réunion devrait figurer en bonne place le rôle international futur de l’Afghanistan. Comme j’en ai discuté ailleurs, le tempérament du peuple Afghan veut que l’Afghanistan joue un rôle neutre dans les affaires internationales. Si on les laisse tranquille, « la malice envers personne, la charité pour tous », parallèlement à une fierté exacerbée et une indépendance gardée jalousement, tout ceci est naturel aux Afghans comme l’air qu’ils respirent.

En conséquence, on doit s’occuper du sujet controversé du déploiement de troupes étrangères en Afghanistan.

Malheureusement, la présence de troupes occidentales sur le sol afghan fait partie du problème et par conséquent ne peut être considérée comme faisant partie d’une solution future. Malgré les affirmations ridicules d’un ex ministre afghan trompeur lors d’une visite au Canada, la population civile afghane n’apprécie ni ne pardonne d’être bombardée, même si c’est par erreur par des « bombes amies ».

Donc, jusqu’à ce que les forces de sécurité afghanes soient capables d’assurer la sécurité interne et externe, on aura besoin d’une nouvelle architecture sécuritaire.

La proposition que des forces provenant de pays musulmans devraient être utilisées pour fournir une stabilité intérimaire en Afghanistan à la fin des opérations militaires US n’est pas nouvelle. Elle a déjà été envisagée avant la conférence de Bonn. Cependant le projet ISAF inspiré par les britanniques, qui s’est ensuite métamorphosé en mission de l’OTAN, a fait que l’idée a été mise au placard. L’idée a besoin maintenant d’être sérieusement ré étudiée, des forces compétentes et expérimentées doivent être identifiées et leur déploiement, planifié par phase selon les besoins, doit être discuté.

En dernier, il y a le problème de comment fournir aux Afghans une gouvernance compétente et honnête pouvant diriger la société vers des objectifs désirés de sécurité, stabilité, prospérité économique et gouvernement représentatif.

Le film Brewster’s Millions fournit une réponse. Dans ce film, le personnage principal hérite des centaines de millions à condition qu’il puisse utiliser des dizaines de millions sur une très courte période. Trouvant (comme l’effort électoral récent de l’ONU en Afghanistan) que la seule façon de le faire c’était de s’engager dans une campagne politique, et n’ayant aucun autre projet pour sa plate forme politique, il entre dans la course avec comme slogan « Aucun des Autres » (candidats se présentant à ses côtés) connus pour être des gredins. A la surprise de tous, Brewster gagne l’élection haut la main.

De même, si la communauté internationale devait faire au peuple Afghan une proposition du type « Aucun des autres », et suggérer l’installation d’un gouvernement intérimaire de technocrates apolitiques et compétents à Kaboul, elle aurait largement le soutien de la population Afghane.

Cependant, même si cette voie devait être choisie, la paix et la stabilité en Afghanistan ne se feront pas en un jour. Car les technocrates afghans co-optés pour se charger de nettoyer la société afghane de son actuelle culture de gang, feraient face à une situation similaire à celle qu’ont du affronter les groupes de travail du FBI mis en place pour combattre le crime organisé en Amérique dans les années 20,30 et 40. Mais, si les appuis étrangers dont bénéficient les différents dirigeants des gangs sont supprimés, les objectifs envisagés peuvent être atteints.

Bahlol Lohdi 19/12/07 www.antiwar.com - Bahlol Lohdi est un écrivain Afghan.

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org


La France et le problème Afghan

Rappelons que pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait déclaré que la présence des forces françaises "dans cette partie du monde" ne lui semblait pas "décisive", laissant entendre que le contingent pourrait être réduit, voire totalement retiré. Il est vrai que c'était à un moment où des otages français étaient aux mains des talibans, et que, depuis son élection, Sarkozy a rencontré son Grand Maître (Apres Dieu et le Pape) G.W Bush, et lui a probablement promis d’en faire plus pour l’Afghanistan.

Ainsi, à peine Bush venait-il tout juste de se lamenter sur le peu d’enthousiasme des « alliés » à fournir plus de troupes à la mission de l’OTAN en Afghanistan, et voilà le croisé de l’Elysée qui enfourche son cheval version XXI ème siècle et atterri à Kaboul pour soutenir le parvenu Afghan Hamid Karzai et promettre plus d’engagement militaire de la France, en violation flagrante de sa promesse électorale.

La France, dont 1.600 soldats français sont sur le terrain, et 400 en soutien extérieur, participe activement à des bombardements aériens devenus plus massifs et plus intensifs dans ce qu’on peut appeler une guerre aérienne secrète car aucun média n’en parle, et qui fait surtout toujours plus de victimes parmi les civils Afghans.

Lors de sa visite éclair en Afghanistan ce samedi 22 décembre, Sarkozy a dit : « Il se joue ici une guerre, une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme que nous ne pouvons pas et ne devons pas perdre »… "Nous sommes là pour aider les autorités légitimes afghanes à lutter contre les trafiquants de drogue, les talibans et Al-Qaïda"… « Les 2.000 soldats français ne sont pas une force d’occupation… »

La guerre en Afghanistan est une guerre d’occupation, dont les objectifs sont géostratégiques et économiques, les principaux bénéficiaires étant les US et l’OTAN. Elle est vécue comme une guerre d'occupation par les Afghans, saufs les collabos mafieux qui s'enrichissent, et la résistance aux forces d’occupation, y compris françaises, est légitime. Si Sarkozy veut croire à son Mantra Bushiste de « guerre au terrorisme, fanatisme, trafic de drogue, al Qaeda… », alors qu’il « donne de sa personne » et envoie donc ses deux dandy de fils sur le front Afghan. Mais la France et les familles françaises dont les enfants sont actuellement stationnés en Afghanistan n’ont pas à payer «le prix du sang» (La France a payé « le prix du sang » en Afghanistan, a dit Sarkozy) pour une guerre d’occupation perdue d’avance.

Nous réclamons le retrait immédiat des troupes françaises d’Afghanistan et que la France prenne l’initiative diplomatique d’un règlement pacifique du problème Afghan comme le suggère sagement dans cet article cette voix Afghane.

La France devra en matière de politique étrangère retrouver son rôle indépendant, Sarkozy ne fait qu’humilier notre pays, le conduit sur une voie sans issue, il doit être viré, tels sont nos souhaits pour 2008.

Alors Mai 1968, Mai 2008 ? Pourquoi pas ! De Gaulle est parti, le croisé de l’Elysée s’en ira aussi.



* Nom à trait d’union : Expression qui désigne tout américain dont l’identité se définit par un mot composé écrit parfois avec un trait d’union et dont le premier élément rappelle l’origine ethnique ou nationale.


Afghanistan: pipelines pour le 11 septembre

Afghanistan les US avaient planifié l'invasion avant les attentats du 11 septembre

Dimanche 23 Décembre 2007
Mireille Delamarre

Dans la même rubrique :
1 2 3 4

Special Présidentielle Sarkozy Dégages Hollande Ecoutes | Sarkozie