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Sanctions CSONU contre l’Iran : les Américains sont les Premiers à ne pas les Appliquer – Répercussions sur les Entreprises et Travailleurs Européens

Alors que de Washington à Tel Aviv en passant maintenant par Paris, la meute de loups exige un durcissement des sanctions contre l’Iran, selon un article du NYT, les américains, malgré toutes les données amassées depuis 1979, sont incapables de mettre en pratique ces sanctions. Si les US et Israel ne font pas de commerce avec l’Iran, ce sont les pays européens et donc les sociétés et les travailleurs européens qui risquent de faire les frais de ces sanctions. Attention au retour de bâton. Téhéran a déjà prévenu qu’il y aurait des représailles commerciales notamment vis-à-vis des entreprises françaises, s’il y a de nouvelles sanctions.



Julain Penapai Roumanie - 070406 - www.irancartoon.com
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Washington, pourtant pugnace en matière de sanctions contre l’Iran, rencontre des difficultés pour les appliquer

Selon un article du NYT du 17 septembre de Steven R. Weisman, intitulé « lack of IG data impedes UN sanctions against Iran » (le manque de données d’identification entrave les sanctions de l’ONU contre l’Iran) les Etats-Unis sont incapables d’appliquer ces sanctions faute de données fiables précises nécessaires notamment les N° de passeports de membres de la Garde de la Révolution Iranienne. Des fonctionnaires US avouent que faute de données précises sur les sociétés faisant des affaires en lien avec le programme nucléaire et de missiles de l’Iran, rien n’est fait afin de ne pas par erreur punir des sociétés non impliquées.

Dans les milieux diplomatiques européens on murmure que les US ne pratiquent pas ce qu’ils prêchent auprès des gouvernements de l’Europe dont certains, notamment, l’Allemagne, sont peu enclin à suivre les désidératas de Washington comme exigé, en dehors des sanctions actuelles de l’ONU.

Sur les 25 personnes mises sur la liste de restriction de mouvement par les résolutions du CSONU, les US n’ont pu geler les avoirs que de deux. En fait la plupart de ces personnes ne voyagent pas à l’étranger et donc sont peu concernées par ces sanctions. Le vice ministre de l’intérieur iranien le brigadier gl Mohammed Baqer Zolqadr qui est également officier au sein des Gardiens de la Révolution Iranienne, dont le nom figure sur la liste s’est rendu à Moscou cette année sans problème.

Selon l’une de ces boîtes à espionner américaine, le Wisconsin Project on Nucléar Arms Control, un pseudo groupe indépendant qui traque les activités des programmes nucléaires et de missiles iraniens, et Valerie Lincy, la directrice du programme spécial d’espionnage sur l’Iran (Iran Watch Program) , de cette boîte, « les Etats-Unis sont à la traîne par rapport à d’autres pays concernant l’application des sanctions déjà votées par l’ONU ».

Pourtant, les Etats-Unis depuis la Révolutions islamique de 1979 ont eux-mêmes leur propre programme de sanctions bien plus sévères contre l’Iran que tout autre pays, possédant des myriades de listes d’individus, d’organisations qu’ils accusent d’aider à la prolifération d’armement, au terrorisme etc…Ce sont ces listes qui sont utilisées mondialement notamment pour geler des fonds. Concernant les passeports, les US font pression sur les pays européens pour qu’ils fournissent les données personnelles type nom, date de naissance, numéro de passeport et autres informations. Mais des erreurs liées aux homonymes ou à la confusion de noms risquent de provoquer des poursuites judiciaires dont Washington ne veut pas.


Nouvelles sanctions : attention au retour de bâton en Europe pour les entreprises et les travailleurs

Il est peu probable que de nouvelles sanctions soient votées prochainement au CSONU car ni les chinois ni les russes, qui ont un droit de veto et qui ont réagi avec force contre les récentes déclarations guerrières de Kouchner, ne sont enclin à durcir les sanctions vis-à-vis de Téhéran préférant attendre la fin de l’année quand le directeur Général de l’AIEA, El Baradei, remettra un nouveau rapport portant sur le respect par l’Iran de l’accord de coopération AIEA Iran conclu récemment et qui doit résoudre les questions laissées en suspend sur le nucléaire iranien. Rappelons qu’El Baradei a jugé encourageant l’attitude de Téhéran et qu’il est clairement stipulé dans les modalités de coopération de cet accord que :

«L’Agence a pu vérifier le non détournement des matériaux nucléaires déclarés dans les installations d’enrichissement en Iran et a conclu par conséquent qu’il était d’une utilisation pacifique »

Il semblerait donc, compte tenu des déclarations des uns et de l’écho trouvés chez les autres, que Sarkozy et Kouchner et les médias français serviles n’aient pas pris la peine de lire et publier ce document.

D’ailleurs, dans un sermon fait vendredi par le dirigeant iranien, l’Ayatollah Ahmad Khatami, celui-ci n’a pas ménagé Sarkozy et son clone du quai d’Orsay, Kouchner :

« Ce n’est pas la première erreur faite par ces hommes politiques français « nouveau riches« (en français dans le texte). Récemment le président français a appelé le Hezbollah libanais un groupe terroriste et a du plus tard retirer ces remarques déplacées. »… « Ce même ministre des affaires étrangères (que Khatami a d’abord traité de va t- en guerre dans le même sermon) avait commenté que le premier ministre irakien Nouri al-Maliki n’est pas capable de diriger les affaires de son pays, et plus tard il a du s’excuser et retirer ce qu’il avait dit ».

Selon le site de l’agence d’information iranienne IRNA en anglais (17-18/09/07), si le gouvernement français persiste dans son attitude jugée illogique par Téhéran, le Majlis (parlement iranien) agira en conséquence. Le chef de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère Alaeddin Boroujerdi, a dit qu’en adoptant une telle attitude, il n’y avait pas de raison de faire plusieurs milliards d’affaires avec la France. Il a demandé à ce que la France s’excuse auprès des iraniens pour avoir porté des accusations fausses sur le programme nucléaire iranien. « Si l’attitude de Kouchner est celle du nouveau gouvernement, naturellement cela affectera la coopération économique entre les deux pays » a-t-il dit. Selon lui, la nouvelle politique du nouveau gouvernement Sarkozy est « précipitée et non équilibrée ».

Alors que les US (et Israel bien sûr) n’ont aucune relation économique avec l’Iran, à cause, pour les US des sanctions menées contre ce pays depuis 1979, la France a des liens économiques forts avec l’Iran. Plusieurs grandes compagnies françaises, ont des projets conjoints avec l’Iran, dont Renault SA qui a commencé cette année la production de son modèle Logan là bas (si la production se fait sur place, l’engeneering et l’assistance technique viennent bien souvent de France et les difficultés à l’international ont toujours des répercussions sur l’emploi au niveau national) et produira 300 000 voitures par an. Total SA, le producteur européen de pétrole le 3ème d’Europe, possède 30 % d’une affaire d’exploitation de gaz liquéfié en Iran appelé PARS LNG. Les banques françaises en 2005 ont fourni 5,9 milliards de prêts sur les 25,4 milliards octroyés à l’Iran via des prêteurs agrées par la Bank of International Settlements en Suisse. Pourtant Kouchner a appelé les sociétés françaises à réduire leurs activités avec Téhéran, au risque de provoquer une récession en France dans une économie déjà en mal de croissance, et alors que le gouvernement fait des cadeaux au patronat pour développer leurs exportations (exemple : l’exonération patronale sur les heures sups pour développer la compétitivité des entreprises françaises sur le marché mondial, ce qui coûte quelques milliards aux citoyens), et alors que Sarkozy a balayé d’un revers de main toute augmentation substantielle du SMIC en juillet. On ne peut pas raisonnablement prôner le développement sur le marché mondial et en même temps faire des déclarations tonitruantes dictant aux entreprises françaises avec qui faire des affaires (ce qui constitue une ingérence flagrante dans la gestion des entreprises en contradiction avec le « libre marché » tant vanté par Sarkozy).

Toujours selon le site IRNA, la France ces derniers mois a montré des signes de naïveté et une tendance à l’indulgence illogique à l’égard de la Maison Blanche, ce qui, sans nul doute, conduira à un affaiblissement de son statut au sein de l’Europe au profit de ses rivaux. La France a bénéficié jusqu’à la prise de fonction de Sarkozy, d’une position forte au sein de l’Europe notamment de par ses prises de position indépendantes vis-à-vis de Washington et sa volonté de ne pas céder aux intérêts américains. La politique étrangère de Sarkozy, qui s’aligne sur celle de Bush, ne peut que nuire à la France y compris au sein de l’Europe, car la plupart des autres pays européens ont adopté à l’égard de Téhéran une attitude plus équilibrée, et les sanctions de l'UE hors CSONU proposées par Kouchner, ce qui n’est certainement pas considérée comme une initiative française, mais un dictat US Sioniste, semblent aller à contre sens des efforts fournis au sein de l’Europe pour maintenir une atmosphère calme et raisonnable.

D’ailleurs selon le site du quotidien Téhéran Times version anglaise, (22/09/07), dans un article intitulé "EU Big Firms insist on Iran Investment" (les grandes entreprises de l’UE insistent pour investir en Iran), Shell (anglo hollandaise) étudie actuellement l’une des propositions les plus importantes d’investissement en Iran ,un projet de plusieurs milliards de dollars pour produire du gaz naturel et une usine de traitement pour liquéfier le gaz pour l’exportation dans des navires pressurisés. Selon ce site,le porte parole du gouvernement GB a dit ne pas avoir demandé à Shell ou à d’autres compagnies d’arrêter de faire des affaires avec l’Iran, le gouvernement hollandais s’est abstenu de répondre et selon certaines sources aucune demande de ce type n’a été faite. Vienne a dit qu’il soutenait la société autrichienne OMV AG concernant ses investissements en Iran dont ceux liés au développement de la production de pétrole découvert à l’ouest du pays.

D’éventuelles sanctions au niveau européen profiteront à d’autres sociétés prêtes à prendre le relais et déjà impliquées en Iran telles Petrobras, une société publique brésilienne qui mène des activités d’exploration. L’industrie chinoise pétrolière voit ces éventuelles sanctions d’un bon œil, pour s’impliquer un peu plus, sachant que la Chine est parmi les pays émergeants l’un des plus gros demandeurs de pétrole ; « C’est le bon moment pour la Chine pour être là bas » selon un homme d’affaires chinois. Quant à la Russie elle est entrain de développer ses relations commerciales avec l’Iran et il est question d’un «OPEC » du gaz avec entre autres pays la Russie et l’Iran.

Les attitudes de Sarkozy et Kouchner sont jugées incongrues toujours selon l’agence IRNA, alors que l’AIEA et l’Iran ont renoué leur confiance mutuelle et se sont mis d’accord pour s’efforcer ensemble de régler les derniers points en suspens concernant le nucléaire iranien. Et de conclure que cela contraste étonnamment avec l’attitude traditionnellement judicieuse et raisonnable de la France et que dans le développement de la collaboration Washington Paris, l’objectif de Washington pourrait être ainsi d’affaiblir la position de la France au sein de l’UE.

Sarkozy, rappelons le, avait déclaré pendant la campagne électorale :

« La chose importante dans cette crise (du nucléaire iranien) c’est de maintenir de la fermeté et l’unité de la communauté internationale et sa détermination à contenir les risques de prolifération. Cela déterminera mon action si je suis élu. »

Il est vrai que depuis qu’il a été élu il s’est rendu en vacances aux US, vacances de luxe, y a rencontré Bush et que son ministre des affaires étrangères Kouchner revient d’une visite à Tel Aviv où il s’est fait dicter les positions que la France devait adopter concernant l’Iran (et probablement la même chose lors de son actuel séjour aux US).

Il semblerait donc que Sarkozy en matière de politique étrangère s’éloigne de sa priorité première : « faire que la France soit de nouveau prise au sérieux », citée dans un éditorial récent de l’Economiste.

Par leur hyper activisme brouillon et leurs déclarations tonitruantes, arrogantes et insensées, Kouchner et Sarkozy viennent tous les deux de faire un tort terrible à l’image de la France dans le monde, sans parler des répercussions sur l’économie française que cela pourrait avoir.

Coopération Iran AIEA : texte des modalités d'arrangements

Sarkozy grand VRP de la prolifération nucléaire

Kouchner le caniche des sionistes






Dimanche 23 Septembre 2007
Mireille Delamarre

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