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Lundi 12 Mai 2008
8:42
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sciences écologie
S. EAU. S - L'acces à l'eau potable déniée à plus de 2 milliards d'êtres humainsL'eau a toujours été au centre des préoccupations humaines et pour cause : sans elle pas de vie. Elle recouvre 70% de la surface de la terre, mais 97,5 % est constituée d'eau salée, donc est non potable. Depuis les temps les plus anciens, pour les nomades, les puits sont un point de rassemblement, de rencontre, pour les sédentaires un point de fixation, d'installation. Offrir de l'eau est un symbole d'hospitalité, geste de non violence active aussi vieux que l'humanité. Mais c'est aussi un objet de convoitise, les hommes s'affrontent, parfois même tuent ou sont tués à cause d'elle.S. EAU. S – privés d'eau potable des humains meurent, pendant que d'autres polluent les cours d'eau et nappes phréatiques
inutile de se cacher la tête sous l'eau!
Plus de 2 milliards d'être humains n'ont pas accés à l'eau potable, 12 000 en meurent chaque jour. Parmi les plus vulnérables, les enfants, 6 millions meurent chaque année pour avoir bu une eau contaminée. Outre les pénuries d'eau dues dans certains pays aux vagues de sécheresse, et que certains imputent aux changements climatiques ayant pour origine les pollutions atmosphériques, des pollutions de toutes sortes entament sérieusement notre patrimoine vital.
Des déchets industriels toxiques rejettés dans les cours d'eau, en passant par les ruissellements d'eau chargée de pesticides et nitrates provenant des terres agricoles et qui vont contaminer les nappes phréatiques, sans parler des eaux usées domestiques, des déjections humaines et animales, et des substances atmosphériques retrouvées dans les eaux de pluie ( pluies acides ), il y a là de quoi crier « Eau secours « ! L'eau polluée est un problème de santé publique. Selon un rapport de l'Onu, l'acces à l'eau et à un système sanitaire pour l'ensemble de la population mondiale coûterait par an à l'Europe ce que les européens dépensent en crèmes glaçées. Ce n'est qu'en même pas la mer à boire ! Allez, on se mouille : dénoncer les seigneurs de l'eau
Historiquement l'eau a d'abord été et demeure un enjeu territorial. De tout temps les villages, puis ensuite les états se sont affrontés pour partager l'eau qui traverse leur territoire et les seigneurs de la guerre ont pris prétexte de l'eau pour s'affronter. Ces conflits ont été généralement gérés en s'appuyant sur deux principes peu efficaces. Le premier est celui de la souveraineté territoriale intégrale qui implique que l'état qui se trouve en amont du fleuve contrôle celui-ci intégralement, condamnant ceux qui sont en aval à l'impuissance. C'est le cas aujourd'hui à titre d'exemple de la Turquie, qui contrôle le Tigre et l'Euphrate, et utilise ce levier contre la Syrie dans le cadre de la question kurde. Le second c'est celui de l'intégration totale, par lequel tous les états traversés par le fleuve se trouvent sur un pied d'égalité, système qui au moindre incident diplomatique se bloque. Le principe de bonne conduite qui l'assortit - chacun doit s'efforcer de faire un usage équitable de la ressource eau - saute au moindre conflit. C'est ainsi que les cinq accords signés entre Israel et les pays arabes, tous des modèles du genre, sont restés lettre morte. L'eau devient alors un intensificateur de conflit.
Eaux votes citoyens ! la déferlante de privatisations - la Bourse ou la vie ! (ou l'eau ! )
La tendance actuelle est à la privatisation massive de la gestion, voire de la propriété de l'eau. Les deux plus grosses entreprises mondiales du marché de l'eau sont françaises : Vivendi, Lyonnaise des eaux. En France de nombreuses villes ont transféré la gestion de l'eau au seul bénéfice de la Lyonnaise des eaux. Cette privatisation massive s'explique en grande partie par le manque d'argent des collectivités locales mais aussi par la complexité de la gestion de l'eau dans les grandes villes. Les grandes entreprises, par leurs compétences techniques ( construction de barrages source de migrations humaines forçées, de destruction des écosystèmes, de pollution, d'accidents, pour des rendements médiocres ) et par leur puissance financière, captent l'eau à leur profit. Elles sont également présentes, directement ou indirectement, dans certains des organismes internationaux chargés de résoudre le problème de l'eau. Ainsi la Lyonnaise des eaux finance en partie Le Conseil mondial de l'eau. Le brevetage du vivant, qui a été autorisé par le Parlement européen, ne peut qu'accélérer encore ce phénomène de capitalisation de l'eau, puisque désormais une molécule d'eau réalisée artificiellement peut être brevetée et commercialisée.
L'eau n'est pas une marchandise ! L'eau, en tant que bien commun de l'humanité, ne doit plus être capitalisée, doit échapper aux variations boursières, et donc être sortie des places financières. Eausons : l'eau bien vital doit faire partie du patrimoine mondial
Fort de ces constats, eausons des propositions
Extraits du « Manifeste de l'eau « pour un contrat mondial ( intégralité du document en pièce jointe ) : « L'eau "source de vie" appartient aux habitants de la Terre en commun « » En tant que "source de vie" fondamentale et non-substituable de l'éco-système Terre, l'eau est un bien vital qui appartient aux habitants de la Terre, en commun. Aucun d'entre eux, individuellement ou en groupe, ne devrait avoir le droit d'en faire son appropriation privée. L'eau est un bien patrimonial commun de l'humanité. La santé individuelle et collective en dépend. L'agriculture, l'industrie, la vie domestique y sont liées. Il n'y a pas d'accès à la production de la richesse sans accès à l'eau. L'eau, on le sait et tout le monde le dit, n'est pas une ressource comme les autres ; elle n'est pas une marchandise échangeable, monnayable. Son caractère irremplaçable fait que toute communauté humaine -et chacun de ses membres- a le droit d'avoir accès à l'eau, en particulier à l'eau potable, en quantité et qualité nécessaires et indispensables à la vie et à l'activité économique. l'eau est un bien vital patrimonial commun mondial ; il échappe aux biens marchands… » On se jette à l'eau : pour une gestion citoyenne de l'eau
Puisque l'eau c'est « ma vie », je dois pouvoir gérer celle-ci au plus prés, en toute liberté et responsabilité, en partenariat avec tous ceux pour qui elle est aussi « leur vie « , non seulement à travers les instances démocratiquement élues mais aussi directement dans le cadre de la démocratie participative. Cette gestion citoyenne implique d'informer et sensibiliser. Les mouvements associatifs, les ONG, les syndicats, les scientifiques ont à cet égard un rôle essentiel et déterminant à jouer.
Pour ce faire on peut créer des ateliers écoquartier ou écovillage spécifiques pour traiter la question de l'eau, son accessibilité dans le cadre du développement durable, son utilisation équitable en réfléchissant aux moyens à utiliser dans les domaines agricoles et industriels pour rationnaliser son utilisation, écarter les risques de pollution ce qui revient à revoir les types de productions de ces secteurs et leurs finalités, en s'inspirant de savoir-faire ancestraux, notamment en matière de qualité de vie. A savoir
Mercredi 13 Octobre 2004
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