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Vendredi 05 Septembre 2008
23:32
Confrontation US Russie En Mer Noire
Propagande Médiatique Du De Telegraaf : La Connection Hollandaise
La Destabilisation Du Pakistan – Prof Michel Chossudovsky
Israël Projetait Une Opération Sous Faux Pavillon Contre l’Iran A Partir De La Georgie
Afghanistan : En Participant A Des Opérations Américaines De Guerre, l’OTAN Outrepasse Le Mandat De l’ONU
Faire De l’Argent Grâce A Une Nouvelle Guerre Froide – Toile de Fond Détaillée de la Crise en Georgie
Depuis Quand La France Est-elle Une Grande Puissance Parce Qu’elle Participe Aux Massacres De Civils En Afghanistan ?
La Russie Pourrait Frapper Durement Les Etats Unis Sous La Ceinture - Guerre En Georgie : En Cause l’Expansionnisme US/OTAN à l’Est
Moyen Orient : La Russie Est de Retour, La Syrie En Profite
« Sionisme, Militarisme et le Déclin de la Puissance US » de James Petras - Suivi d’Une Pétition en Soutien à Richard Labévière, Rédacteur en Chef à RFI Abusivement Licencié par le 'Lobby'
La Corruption Du Langage Est Une Forme De Contrôle. G.Orwell |
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Droit International ONU
Rentrée des classes difficile à Gaza, le blocus continue, les enfants en paient le prix. Les sionistes eux encaissent les dividendes : 600 millions de dollarsLe Blocus israélien de la Bande de Gaza continue. Les réparations des dommages causés aux écoles par les attaques israéliennes des deux derniers mois n'ont pu être achevées, et les enfants encore une fois paient le prix d'une occupation meurtrière et destructrice que les médias presstitués occultent. Israël continue d'encaisser les droits de douane dus aux palestiniens, soit 600 millions de dollars volés, et n'assure pas ses obligations de puissance occupante, mais qui l'en oblige, certainement pas l'ONU. Pour Israël, violer le droit international cela s'appelle de l'auto défense, et les pro sionistes au pouvoir à Washington, à Bruxelles, à Paris, répètent ce mantra colonialiste.
Rentrée des classes difficile à Gaza, le blocus continue, les enfants en paient le prix. Les sionistes eux encaissent les dividendes (600 millions de dollars volés aux palestiniens)
Les enfants palestiniens de la Bande de Gaza paient le prix du blocus israélien alors que les opérations d'aide de l'UNRWA y sont complètement stoppées.
L'UNRWA a prévenu jeudi que les opérations de l'Agence dans Gaza sont complètement stoppées parce qu'il est impossible d'entrer et de sortir de Gaza. Le terminal principal par lequel transitent les approvisionnements, Karni, est resté fermé pour le septième jour consécutif. Conséquences : manque de nourriture, de fuel et de matériaux de construction, qui mettent en péril pour le moment les opérations de l'UNRWA dans Gaza. John Ging, le directeur des opérations de l'agence dans la Bande de Gaza a dit que la distribution de nourriture à 830 000 personnes (la Bande de Gaza compte environ 1.400.000 habitants) ne pourra commencer comme prévu la semaine prochaine si Karni n'ouvre pas et si une solution n'est pas trouvée pour que les containers qui sont actuellement bloqués dans le port israélien d'Ashdod, où il y a des délais énormes conséquence du conflit avec le Liban, n'étaient pas rapidement convoyés. Il reste à l'agence juste une semaine de réserve en fuel. Depuis que la centrale électrique de Gaza a été détruite par un bombardement aérien fin juin, les activités des cliniques de santé de l'UNRWA dépendent principalement de l'approvisionnement en fuel. « Si nous manquons de fuel, ce sera extrêmement sérieux en terme de conservation des stocks de médicaments et d'utilisation du matériel médical qui équipent les 18 centres de santé de l'UNRWA dans la Bande de Gaza. » a dit John Ging. En ce qui concerne les matériaux de construction, l'UNRWA a fait remarquer que pratiquement aucun matériau n'était entré dans Gaza depuis juin , ce qui pose des problèmes particuliers pour l'Agence qui prépare la rentrée la semaine prochaine des 194 000 enfants scolarisés dans ses établissements. « Les travaux pour réparer les écoles endommagées lors des opérations militaires israéliennes ces deux derniers mois ne sont pas terminés, il n'y a plus de matériaux disponibles, selon John Ging. L'extension depuis longtemps attendue du centre de formation dans la ville de Gaza est aussi à moitié terminé sans qu'il n'y ait de solution de rechange pour héberger les activités. L'UNRWA a été obligé de repousser le début de plusieurs cours techniques jusqu'à novembre. « De nouveaux ce sont les enfants qui paient le prix dans ce conflit » a-t-il déclaré. Ging décrit les conditions humanitaires dans la Bande de Gaza comme étant : « misérables, frustrantes, et elles continuent de se détériorer. » Il a dit que les « opportunités qui s'étaient présentées l'année dernière après le retrait des colons israéliens et de l'armée sont entrain de disparaître. Les perspectives sont très inquiétantes car Gaza est maintenant coupé du reste du monde économiquement et que même maintenir les opérations humanitaires est un combat coûteux ». Actuellement, l'UNRWA est confronté à une dette de 1 million de dollars auprès des agences maritimes israéliennes pour le stockage des containers à cause de la fermeture du point de passage de Karni. L'électricité à Gaza toujours rare Dans les hôpitaux qui subissent des coupures d'électricité, les malades qui ont besoin d'être opérés attendent alités, ne pouvant être traités, dans des pièces ou la température atteint des records sans climatisation. Les opérations ont été réduites au minimum à cause des coupures de courant selon le DC Jom'a Alsaqa, porte parole de l'hôpital d'Alshefa, le plus grand de Gaza. « Nous avons du annuler 200 opérations par jour. Actuellement, nous réalisons seulement les opérations urgentes. » Dans la Bande de Gaza, selon le porte parole de la compagnie de distribution d'électricité Jamal Aldardasawi, avant les bombardements de juin, la centrale de la compagnie fournissait 50% de l'électricité de la Bande de Gaza. Actuellement l'approvisionnement dépend des israéliens, elle est sporadique et limitée. Des contacts ont été établis avec les égyptiens pour connecter la centrale à leur réseau électrique. Les égyptiens sont disposés à importer deux transformateurs électriques, mais se sont les israéliens, encore une fois, qui, comme ils contrôlent les frontières, font obstacle. Selon le centre palestinien des droits de l'homme (PCHR) de Gaza, plus de 200 000 familles palestiniennes ont soufferts des coupures d'électricité de 16 heures par jour, et 88 000 autres familles n'ont plus accès à l'eau courante car elles vivent dans des immeubles à étages et les pompes électriques pour les approvisionner ne fonctionnent plus. Le 26 juin l'aviation israélienne a bombardé les deux transformateurs alimentant la Bande de Gaza, une punition collective pour la capture par les combattants palestiniens d'un soldat israélien lors d'une attaque contre une base militaire israélienne frontalière d'où les palestiniens sont régulièrement pilonnés, et qui a fait 2 morts côté soldats israéliens et 3 morts côté résistance palestinienne. Pendant ce temps, Le ministre de l'éducation, le Dr. Nasser Al Shaer a été kidnappé par l'armée israélienne et est actuellement en prison, comme d'autres ministres et parlementaires palestiniens. Les enseignants et le personnel administratif n'ont pas reçu leur salaire depuis plusieurs mois et viennent eux aussi progressivement grossir le flot des palestiniens tributaires de l'aide extérieure pour satisfaire leurs besoins de base. Selon le Dc Mustapha Barghouti : « le problème des salaires ne vient pas des pays européens qui n'envoient pas d'argent pour aider le peuple palestinien, mais plutôt du vol et recel par Israël de l'argent palestinien du au titre des droits de douane dont le montant équivaut actuellement à 600 millions de dollars, de quoi payer les salaires des employés sans avoir recours à l'aide européenne ou américaine. Les médias n'en parlent pas et ne couvrent pas correctement le rôle joué par l'occupation à ce sujet, l'ayant occulté » Source des informations : www.reliefweb.int www.imemc.org N'oubliez pas Gaza
Les palestiniens craignent, du fait de la défaite militaire israélienne au Liban, que leur sang soit versé pour regagner la confiance du public israélien vis-à-vis du gouvernement Olmert, écrit Khaled Amayhed en Cisjordanie.
Alors que le cessez le feu soutenu par l'ONU entre Israël et le Hezbollah a pris effet, les palestiniens appréhendent le fait qu'Israël puisse s'embarquer dans une nouvelle dévastation à Gaza pour booster le moral d'une opinion publique israélienne au plus bas. En fait, l'armée israélienne n'a jamais cessé d'assassiner des palestiniens de détruire leurs maisons ne serait ce qu'un seul jour, pendant la guerre avec le Liban. Selon des sources médicales palestiniennes plus de 187 palestiniens ont été tués, principalement dans la Bande de Gaza, depuis le début de juillet. Selon Riyad Awad, directeur du Centre d'Information de Santé situé à Gaza, les massacres de palestiniens sont entrain de devenir « une routine macabre quotidienne ». « Il ne se passe pas un seul jour sans que l'armée israélienne ne tue une moyenne de 5 ou 6 palestiniens, la plupart des enfants des femmes et des civils innocents. Israël pense que le monde lui a donné carte blanche pour tuer et mutiler à volonté » dit-il. Lundi, le jour du début du cessez le feu au Liban, l'armée israélienne a exterminé une mère et ses deux enfants au nord de Gaza quand un tank Merkava a tire une salve d'artillerie sur leur maison, réduisant leurs corps en morceaux. Quelques heures plus tard, des avions israéliens ont bombardé et détruit 3 maisons appartenant à des civils à Jabalya et Beit Hanun quelques minutes après que le Shin Bet – agence de sécurité intérieure israélienne – ait téléphoné aux familles concernées, leur demandant de partir sous peine d'être bombardées immédiatement. Le bombardement a semé la destruction sur chaque quartier, blessant 14 civils innocents, certains sérieusement. Le porte parole du gouvernement palestinien Ghazi Hamed a dit à Al –Ahram Weekly que les chances qu'Israël mène une « nouvelle orgie » de terreur et d'assassinats à Gaza étaient bien réelles. « Israël croit, peut être avec raison, que le monde n'ayant rien dit et n'ayant rien fait alors qu'Israël détruisait systématiquement le Liban, massacrant des civils en masse, il pourra faire de même ici dans la Bande de Gaza. » Hamed croit qu'une nouvelle campagne israélienne à Gaza ne cherchera pas spécialement à atteindre un but politique ou sécuritaire. Plutôt, un nouveau massacre serait une contribution domestique au premier ministre et ministre de la défense très humiliés et menacés. « Vous savez, assassiner des enfants palestiniens et verser le sang des palestiniens et des libanais, rien de tel pour remonter le moral des israéliens » a dit Hamed. Autre objectif d'une nouvelle attaque sur Gaza ce serait de punir les palestiniens pour leur solidarité et identification avec le Hezbollah pendant la guerre. Ce qui est sûr, c'est que les palestiniens sauvagement attaqués et affamés sans répit par Israël ont exprimé leur satisfaction en voyant l'armée israélienne se faire battre par les combattants du Hezbollah. Le dirigeant du Hezbollah, Sheikh Hassan Nasrallah, dont le portrait est omniprésent dans toute la Cisjordanie et à Gaza, est rapidement devenu le personnage politique le plus populaire parmi les palestiniens. Beaucoup de palestiniens, surtout dans le camp de la résistance, rêvent de faire comme le Hezbollah pour ce qui est de la dissuasion face à l'armée israélienne. Actuellement les principaux moyens dont disposent les palestiniens pour perturber Israël, ce sont des roquettes Qassam de fabrication artisanale. Ceux ci, représentent surtout une arme psychologique pour créer une anxiété collective parmi les israéliens vivant aux alentours de Gaza. Effectivement, la résistance palestinienne et les dirigeants politiques comprennent, au moins en privé, que la situation à Gaza et au Liban n'est pas la même, car le Liban est en dernière analyse un état souverain alors que les palestiniens sont effectivement prisonniers et se morfondent sous une occupation militaire qui contrôle presque tous les aspects de leur vie. Ainsi donc, les groupes de la guérilla palestinienne continueront de maintenir une résistance à profil bas, visant non pas à infliger une défaite militaire à Israël – un but clairement bien au-delà de leurs capacités – mais plutôt à faire que l'occupation est un prix pour Israël. Pendant ce temps, les tentatives faites pour obtenir un échange de prisonniers entre Israël et les palestiniens n'ont pas encore porter leurs fruits parce qu'Israël, sérieusement sonné par la guerre du Liban, refuse de faire le lien entre la demande de libération du Capitaine Gilad Shalit le soldat israélien capturé, et les détenus palestiniens politiques et de la résistance qui se morfondent dans les prisons israéliennes, beaucoup sans chef d'accusation ni procès. Un fonctionnaire du gouvernement palestinien a décrit cette semaine l'attitude israélienne en ce qui concerne l'affaire Shalit comme « arrogante, insolente et condescendante. » « Ils veulent que nous libérions Shalit contre de vagues promesses sans engagement de leur part de libérer un nombre non spécifié de palestiniens détenus dans les camps israéliens » a dit le fonctionnaire, qui a demandé de conserver l'anonymat parce qu'il n'était pas autorisé à parler aux médias. Lundi 14 août, le premier ministre israélien Ehud Olmert a dit aux parents des deux soldats israéliens capturés par les combattants du Hezbollah il y a 5 semaines (l'incident qu'Israël a utilisé pour justifier sa guerre pré préparée contre le Liban), que son gouvernement négocierait avec le Hezbollah pour la libération des soldats. Ces remarques qui lui ont valu des critiques cinglantes du fait qu'Olmert aurait pu faire cela sans lancer une guerre qui a conduit à la mort de plus de 100 soldats israéliens, est une indication que le gouvernement israélien pourrait éventuellement accepter un échange de prisonniers palestiniens et d'otages retenus en Israël contre Shavit. Cependant, en ce moment, Israël essaie de libérer Shavit via un accord parallèle avec l'autorité palestinienne – ce qui ne peut réussir car le Hamas et ceux qui ont capturé Shavit s'y opposent totalement – ou en essayant de trouver où se trouve le soldat en multipliant ses activités de renseignements, ce que l'armée israélienne a essayé de faire depuis la capture de Shavit le 25 juin. Finalement, avec le gouvernement dirigé par le Hamas ayant du mal à fonctionner, à cause en partie du kidnapping par Israël d'un grand nombre de ses ministres et de douzaines de parlementaires palestiniens, les dirigeants du Fatah et du Hamas se sont rencontrés à Gaza pour tenter de former un gouvernement d'union nationale. Il y a beaucoup de palestiniens avec des attaches politiques variées, qui pensent que la seule chose qui puisse sauver l'autorité palestinienne de la désintégration et de l'effondrement c'est de former un gouvernement d'union nationale. La semaine dernière, le premier ministre palestinien Ismail Haniyeh a fait remarqué que les dirigeants palestiniens devraient sérieusement considérer le démantèlement de l'autorité palestinienne qui, a-t-il suggéré, était entrain de devenir un handicap national. Haniyeh a avancé qu'il n'y avait aucune raison de « nous décevoir nous même et de donner au monde l'impression erronée qu'il y avait un gouvernement national palestinien alors que l'armée israélienne d'occupation tue toute possibilité d'autorité, kidnappant ses ministres et parlementaires et obligeant ses fonctionnaires à la clandestinité. » L'appel tacite à la dissolution de l'autorité palestinienne a obtenu le surprenant soutien du dirigeant du Fatah à Tunis Farouk Qaddumi qui a dit qu'il n'y avait aucune raison de maintenir « une autorité qui n'a pas d'autorité ». Le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas a rejeté cet appel comme étant « hors de question pour le moment ». Cependant, il est de plus en plus clair que si le gouvernement d'unité nationale échoue a mette fin au blocus d'Israël soutenu par les Etats-Unis, pour donner un espoir nouveau aux palestiniens de se libérer de l'occupation, les demandes pour la dissolution de l'autorité palestinienne deviendront trop pressantes pour que même Abbas puisse s'y opposer. Khaled Amayreh Cisjordanie. Article paru dans l'hebdomadaire égyptien Al Ahram 17 – 2 » août N) 808. Copyright Al Ahram http://weekly.ahram.org.eg. Traduction bénévole pour information à caractère non commerciale par MD Planète Non violence. Selon une dépêche de l'agence chinoise People's Daily On Line (www.english.people.com.cn) du 13 août 2006 reprenant des informations du département des statistiques de l'autorité palestinienne, Israël a mené 190 attaques aériennes et tiré 3500 obus d'artillerie sur la Bande de Gaza ces derniers 44 jours. Israël a mené 768 différentes sortes d'attaques sur la Bande de Gaza pendant la période allant du 28 juin au 10 août. Israël a mené une offensive aérienne et terrestre le 28 juin, 3 jours après la capture par des militants de groupes palestiniens d'un soldat israélien lors d'un accrochage frontalier. Selon les médecins des hôpitaux de Gaza, 200 palestiniens ont été tués dont 40 enfants, et 600 blessés, pendant l'offensive « pluies d'été ». N'oubliez pas la Palestine
Des tunnels et des routes, des bouclages et des barrages, et le Mur de ségrégation – vers une réalité raciste unique.
De nouveaux travaux de construction ont démarré récemment à l'extrémité ouest d'Al-Khader, au sud de la région de Bethlehem en Cisjordanie occupée. Des énormes engins, protégés par un imposant service de sécurité, provoquant d'énormes nuages de poussière, ont défoncé le sol bruyamment près de maisons habitées. La principale entrée à l'ouest, qui habituellement reliait Bethlehem à tout le sud de la Cisjordanie et des villages voisins, a eu le malheur de se trouver situé à l'ouest de la route 60 menant aux colonies, et les habitants ne peuvent plus l'utiliser. L'administration civile israélienne a ordonné aux habitants d'utiliser l'entrée sud à Al Kader comme solution temporaire jusqu'à ce que le tunnel pour palestiniens seulement, qui est toujours en construction à l'entrée principale soit terminé. Quand le mur et ses tunnels de liaison seront en place, la plupart des terres agricoles se retrouveront à l'ouest et au sud de la barrière, ce qui provoquera l'isolement des fermiers de leurs terres et la perte de leur principal moyen de subsistance. Les palestiniens dans toute la Cisjordanie subissent de telles situations. De larges morceaux de terres ont été isolés derrière le mur et leur accès dépend de procédures spécifiques et de permis délivrés par l'administration civile israélienne. Obtenir ces permis est compliqué comme en ont fait l'expérience les palestiniens du nord de la Cisjordanie là où le mur est terminé. La municipalité d'Al Khader a engagé plusieurs avocats en Israël pour suivre le cas, et a commencé à organiser des manifestations. L'ouverture de ce tunnel fait partie d'un projet plus large d'ouverture de routes et de tunnels à travers la Cisjordanie. Ce plan politiquement orienté a pour but de construire un réseau de routes destiné aux seuls palestiniens et un réseau destinés aux seuls israéliens. Selon des cartes et des ordres militaires délivrés dans certains districts, les routes pour palestiniens seront plus sinueuses et traverseront des zones montagneuses et des terrains accidentés, identiques à la route alternative reliant actuellement la zone d'Hébron et le nord de la Cisjordanie via Taqou à l'est de Bethléem. Plusieurs autres routes de ce type ont déjà été construites dans le nord de la Cisjordanie. C'est difficile de mesurer les effets directs et les violations des droits de base civiques des palestiniens, tels que les droits économiques et sociaux, mais le plus important c'est la création systématique de faits accomplis sur le terrain qui constituent des obstacles majeurs à la capacité des palestiniens à réaliser leur projet d'état sur leur propre terre. Toutes ces mesures israéliennes – construction de tunnels, le Mur de ségrégation, le bouclage de vastes surfaces de terre en Cisjordanie – ont pour but d'établir un système raciste unique quant à son ampleur et son impact. On peut voir les marques de ce système sur le terrain avec les points suivants : Le Mur de ségrégation : La cour internationale de Justice a émis un avis non contraignant concernant ce Mur, le considérant comme illégal et a appelé à son démantèlement. C'est devenu l'objectif du peuple palestinien et des mouvements de solidarité et d'un certain nombre d'activistes israéliens, étant donné que c'est un exemple physique dramatique de l'Apartheid et de tous ses effets, incluant l'isolement des terres agricoles, la division de la Palestine et la destruction du système social des populations autochtones. Cela à aussi un effet boomerang, car cela crée un système d'isolement avec des conséquences négatives pour les israéliens. Le Mur de béton s'étend du nord au sud, près de la frontière de 1967, mais pénètre souvent à l'intérieur de la Cisjordanie. Des murs ont été construits près de plusieurs colonies, et dans un certain nombres d'endroits, le mur de ségrégation sépare les villes palestiniennes les unes des autres et les divisent en entités disparates. Suivant les ordres militaires, Abu Dis, Qalqilya et Hébron vont – où subissent déjà – un tel découpage. Des routes et tunnels pour palestiniens seulement et israéliens seulement : L'objectif de ce plan c'est de construire un réseau de routes prévues pour être utilisées par les palestiniens d'une part et un autre prévu pour être utilisé par les israéliens seulement. La plupart des routes servant au trafic des israéliens seulement ainsi que les routes de contournement des colonies ont déjà été achevées. Ce qui est nouveau, c'est la dissociation totale des routes servant au trafic à l'intérieur de la Cisjordanie, une idée née il y a quelques années au cœur d'Hébron, où les palestiniens avaient déjà interdiction d'utiliser les routes des colons et devaient se contenter de longs chemins tortueux. Ces routes de contournement pour les colons serpentent à l'intérieur même d'Hébron. Ainsi, il existe maintenant la « route des fidèles » qui lie Kiryat Arba, Karsina et les autres colonies à la Mosquée Ibrahim (le tombeau des patriarches) dans le centre ville. Une autre route, créée sur ordre militaire, lie la colonie de Ramat Yeshai situé à l'extrémité sud ouest de la vieille ville au centre ville,complétant ainsi la division de la ville en créant des routes pour les colons seulement, laissant aux palestiniens des routes alternatives plus longues. Le plus important, c'est que cette division de ces routes sur une base raciale a des ramifications dévastatrices sur la vie quotidienne des palestiniens, leur structures sociales, économiques éducatives et limite considérablement leur liberté de mouvement. C'est dans ce contexte, que le système de routes séparées est appliqué à Al-Khader, et d'autres ont été démarrés dans des zones de la Cisjordanie. Toute une série d'ordres militaires ont été décrétés pour la construction d'autres tunnels identiques dans la plupart des districts de la Cisjordanie. Il y a un an, 4 ordres militaires ont été promulgués dans le sud de la Cisjordanie pour la construction de 4 tunnels dans le district d'Hébron pour le déplacement des palestiniens seulement. Les municipalités et propriétaires dont les terres étaient confisquées à ces fins, se sont adressés au tribunal israélien, contestant cet ordre. L'expert pour les terres du comité de défense des terres Abdel Hadi Handash, a dit : « selon les ordres militaires, et les cartes publiées, 4 tunnels seront construits aux quatre coins des districts pour que les israéliens et les palestiniens soient complètement séparés. Cependant, ce n'est pas tout. Ces tunnels auront comme résultat un contrôle israélien sur la plupart des terres et un accroissement de leur contrôle sur les villes des districts. Cela interdira tout essor naturel palestinien. Ces tunnels et routes mèneront à plus d'isolement des villes palestiniennes les unes des autres, réduisant les mouvements aux rues et routes et fermant plusieurs autres routes et entrées que les citoyens ont l'habitude d'utiliser. » Déclaration de vastes étendues de terre comme « zones militaires fermées » : ces derniers mois, les autorités israéliennes ont réactivé l'une des politiques qui a accompagné l'occupation depuis son début, la confiscation de terres et la déclaration de zones choisies comme « zones militaires fermées « sur lesquelles les palestiniens ont alors interdiction d'entrer. En même temps que leur maison, des familles perdent souvent une source majeure de subsistance par la réquisition des terres. C'est une politique établie depuis longtemps, et qui est maintenant appliquée sur une vaste échelle. 3 nouveaux ordres militaires ont été délivrés, selon lesquels 80 000 dunams de terres (8000ha) dans le sud de la Cisjordanie ont été confisqué et enclos, les autorités israéliennes le justifiant pour créer une zone tampon. Ces zones sont situées au nord du mur de ségrégation, à l'intérieur de terres occupées en 1967. Cette politique a été étendue à la région nord de la vallée du Jourdain en Cisjordanie il y a quelques mois, quand un certain nombre de check points ont été établis et l'endroit déclaré zone militaire fermée. Cette zone, qui compte au total approximativement 440 000 dunams (44 000 ha) comprend une population de 54 000 habitants – en même temps que l'une des plus riches source d'eau en Palestine. Les check points permanents ont été installés pour empêcher les non résidents de la zone d'entrer, renforcés par des barrières faites de matériaux naturels comme des barricades de terre et des tranchées. A cause de ces barricades les résidents ont été empêchés d'entrer sur leurs terres agricoles ou de se déplacer dans la région. De même, faisant partie de cette politique d'étranglement dans la vallée du Jourdain, des douzaines de maisons, et d'installations agricoles ont été démolies et des dizaines de familles déplacées. Au début du mois, un certain nombre de familles ont été expulsées de leurs terres sous le prétexte que leur lieu de résidence n'était pas dans la région de la vallée du Jourdain. La plupart des propriétaires dans le nord de la vallée du Jourdain habitent dans les villes voisines, comme celle de Tubas, et ont été interdits d'accès à leurs terres agricoles pour les récoltes de cette année. Au lieu de cela on leur a dit que la zone était une « zone militaire fermée ». A la fois dans le nord et le sud de la Cisjordanie, de vastes régions ont été fermées, confinant et expulsant les palestiniens. Des check points ont été construits, des barbelés installés, des projets de colonies développés, et des routes de contournement mises en service. Deux développements opposés mais néanmoins en collusion, sur la même parcelle de terre – l'expansion des colonies d'un côté, et le confinement des palestiniens de l'autre – montre encore une autre face du système d'apartheid. En plus, des douzaines de points d'un nouveau type sont installés. Il y a plus de 500 barricades militaires et de terre à travers toute la Cisjordanie occupée, considérées comme entrées des villes palestiniennes et plus significativement comme des points de passages internationaux. Le point de passage de Qalandiya, considéré maintenant par Israël comme un poste de passage international bien que situé sur des terres occupées en 1967, en est un exemple. Des check points permanents qui renvoient au système de bandoustans de l'Afrique du sud, ont aussi été installés pour diviser les districts sur les terres palestiniennes. En ce basant sur ces faits, c'est juste de dire que la carte future de la réalité pour la Palestine c'est un système d'Apartheid qui s'étend horizontalement pour inclure tous les territoires occupés palestiniens du nord au sud et d'ouest en est. Verticalement, il inclut tous les aspects de la vie – il sépare les villes des unes des autres, divisent les routes et séparent les personnes les unes des autres, c'est un système d'Apartheid qui séparent les montagnes, les plaines, et les gens tout à la fois ; c'est un système extrême dans son racisme et son impact. Nous sommes face à une guerre d'un nouveau type, une guerre de tunnels et de restrictions, et de mesures plus profondes d'isolement et de séparation sur une base raciste. Ahmad Jaradat 8/08/06 coordinateur du projet sur la violence des colonies pour l'AIC (Alternative Information Center www. http://www.alternativenews.org/) Ghetto de Varsovie 1940-41 Ghetto de Gaza 2006 Samedi 26 Août 2006
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