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Renforcement De La Coopération US-Israel Contre Le Nucléaire Iranien

Cet intitulé est le titre d’un rapport publié en juin 2008, par un groupe de travail du Washington Institute for Near East Policy, une boîte à penser étroitement liée au Lobby pro sioniste américain, AIPAC, qui dicte la politique étrangère de la Maison Blanche au Moyen Orient. Synthèse de ce rapport dont l’intégralité en anglais est publié en pièce jointe.



Renforcer le partenariat – Comment approfondir la coopération US-Israel face au défi du nucléaire iranien.

Renforcement De La Coopération US-Israel Contre Le Nucléaire Iranien
Présentation

Depuis 1988, chaque élection présidentielle aux US donne lieu à la constitution au sein du Washington Institute, cette boîte à penser pro sioniste américaine, d’un groupe d’étude et de travail bi partisan composé d’anciens hauts responsables politiques US, de diplomates, de juristes, d’universitaires et d’experts, chargé d’examiner l’efficacité de la politique étrangère américaine au Moyen Orient et d’offrir –mais compte tenu de l’influence du Lobby pro sioniste on peut utiliser le verbe dicter, le rapport lui – même parle d’un « effort qui s’est avéré avoir remporté un certain succès pour injecter « une nouvelle pensée » dans le processus politique au moment précis où il est le plus nécessaire » - des conseils collectifs en matière d’orientation stratégique de la politique étrangère US dans cette région.

Pour la présidentielle de cette année, le Washington Institute s’est assigné comme tâche de soutenir l’établissement de trois groupes de travail indépendants, chacun ayant pour mission de réfléchir et synthétiser dans un rapport les fruits de leurs discussions et réflexions sur trois sujets précis : le premier sur le futur des relations US-Israel, objet du rapport en pièce jointe et de la présentation synthétique ci-dessous, les deux autres sujets portant sur : contrer l’idéologie de l’extrémisme radical islamique et combattre la prolifération nucléaire au Moyen Orient.

Pour réaliser ses objectifs, le groupe de travail sur le futur des relations US-Israel, s’est réuni à de multiples reprises en 2007 et 2008, dans les bureaux de l’Institut et lors d’une retraite de deux jours au centre de conférence de Landsdowne Virginie, retraite à laquelle ont également participé leurs homologues israéliens. Ce rapport est exclusivement publié sous la responsabilité des cosignataires, le Washington Institute, invoquant sa « non ingérence» dans les activités du groupe de travail.

En préambule au rapport

Les membres du groupe de travail fondent leur démarche sur des hypothèses fallacieuses concernant le nucléaire iranien :

1. orientation militaire de ce programme, alors qu’aucune preuve tangible n’a été fourni jusqu’à présent, bien au contraire, puisque l’AIEA a réaffirmé dans son dernier rapport qu’elle avait de nouveau constaté que le programme civil nucléaire iranien n’avait pas été détourné à des fins militaires

2. politique étrangère iranienne vis-à-vis d’ Israel - « L’idée qu’ un régime qui est ouvertement engagé à sa destruction cherche à acquérir les moyens de réaliser cet objectif est un défi que le peuple israélien et le gouvernement perçoivent légitimement comme une menace à l’existence de leur état. ».

Ce groupe de travail adopte donc d’emblée la position israélienne concernant le programme nucléaire iranien, et en fait la priorité de l’agenda des relations US-Israel. De plus, il pose comme autre base de travail, sans même chercher à le démontrer, l’influence régionale négative grandissante de l’Iran, notamment en ce qui concerne un conflit majeur, le conflit israélo-palestinien. Selon lui, l’Iran cherche à rallier d’autres acteurs régionaux et à saper les capacités de ceux, israéliens, palestiniens et d’autres arabes engagés dans la recherche d’une paix sécurisée dans le cadre du conflit israélo palestinien pour la solution à deux états. Cette affirmation gratuite va à l’encontre des déclarations faites à plusieurs reprises par de hauts responsables iraniens pour qui il est impératif de trouver une solution juste à ce conflit qui respecte les intérêts de tous les palestiniens y compris ceux qui ont été victimes des nettoyages ethniques menés en 1948 et 1967 par le régime sioniste et qui continuent de vivre comme réfugiés.

Les propositions

Concernant le nucléaire iranien, le groupe de travail accuse l’Iran d’attribuer d’importantes ressources financières pour la maîtrise du processus d’enrichissement de l’uranium utilisant des centrifugeuses. L’Iran, en tant que signataire du TNP, a tout à fait le droit de développer ce processus d’enrichissement d’uranium. De plus, toutes ses activités d’enrichissement sont sous contrôle strict des inspecteurs de l’AIEA. Ces accusations, de même que celles de persister à maintenir ces activités malgré les sanctions du CSONU, sont totalement infondées. Le groupe de travail accuse également l’Iran, sans preuve, de vouloir améliorer sa capacité de production de missiles balistiques, en lien avec un hypothétique programme nucléaire militaire. L’Iran a le droit de vouloir développer ses capacités en matière de missiles balistiques, dans le cadre d’un programme de défense de son territoire et de sa population, voire même comme force de dissuasion, étant donné les menaces répétées des US et d’Israël d’attaquer l’Iran, notamment ses installations nucléaires civiles.

Dans ce rapport, le groupe de travail adopte aussi l’attitude israélienne dite de prévention par une attaque militaire contre les installations nucléaires iraniennes, la justifiant là aussi par des affirmations gratuites et erronées telles que :

1. le président iranien nie l’Holocauste, alors qu’il a simplement demandé à ce qu’il soit possible d’étudier rationnellement cette tragédie historique sans à priori, ni déterminisme, ni menace de sanctions contre quiconque remet en question certaines affirmations la concernant.

2. le Président iranien a déclaré qu’ »Israël devrait être rayé de la carte », alors qu’on sait que ce qu’il a dit a été, volontairement ou non, mal traduit, qu’il a dit qu’Israël allait disparaître des pages de l’histoire, ce qui n’impliquait absolument pas une menace d’attaque iranienne contre Israël.

Ainsi donc, ce groupe de travail justifie une attaque dite « préventive » contre un pays souverain et sa population, acte qualifié en droit international comme un acte de guerre, (voir notamment les attendus du Tribunal de Nuremberg) qu’il soit perpétré par les US ou Israël. Sous prétexte qu’Israël se sentirait menacé, le groupe demande aux dirigeants politiques américains d’en tenir compte pour déterminer la politique étrangère US vis-à-vis du programme nucléaire iranien, et de plus il y pose une exigence contraignante puisqu’il déclare « Nos dirigeants devront tenir compte de ces facteurs. Nous avons un engagement contraignant concernant la survie et la sécurité d’Israël, donc la menace potentielle d’une bombe nucléaire iranienne pour Israël, est un souci principal pour nous aussi. ». Aucune administration américaine n’a, à ce jour, signé d’accord ou de traité avec Israël l’engageant à assurer la sécurité et la survie de cet état. Une telle déclaration, répétée par les dirigeants américains en poste et les futurs candidats, démocrate et républicain, n’a aucune valeur légale. C’est tout au plus ce que l’on nomme « wishful thinking », des vœux pieux (de croisés américanosionistes). Cela vaut d’ailleurs aussi pour tout dirigeant de n’importe quel autre pays faisant de telles déclarations, y compris Sarkozy.

Reflétant là encore la position israélienne, le groupe de travail récuse le pouvoir de dissuasion qui pourrait être celui choisi par les US face à l’Iran, comme cela a été le cas pendant la Guerre Froide dans les relations US - Union Soviétique, au prétexte qu’il pourrait échouer et qu’Israël aurait à en pâtir. Le groupe introduit ensuite un élément de chantage en notant que « La conséquence c’est que toute suggestion qu’une politique de dissuasion serait l’option préférée de l’Amérique ne fait que renforcer l’idée chez beaucoup d’israéliens que, finalement, ils vont se retrouver seuls à porter le fardeau d’une menace nucléaire iranienne…Le résultat c’est qu’un engagement américain à avoir recours à la dissuasion, spécialement si c’est perçu par les israéliens comme un substitut à la prévention, poussera probablement lui-même Israël a envisager une action indépendante ».

Le groupe justifie la stratégie israélienne de prévention en diabolisant l’Iran et en l’accusant d’avoir un régime au sein duquel se trouve des éléments messianiques et apocalyptiques. Il accuse Téhéran d’être irrationnel, alors même que le régime iranien, en excellent joueur d’échecs, a, jusqu’à présent, bien que soumis à une énorme pression, fait preuve d’une grande rationalité et d’une grande maîtrise de sa politique étrangère face à des menaces verbales directes de destruction émanant de dirigeants israéliens et américains. (Ministre des transports israélien Shaul Mofaz, des infrastructures Ben Eliezer, Président Shimon Péres, candidat à la présidentielle US, John Mac Cain, chantant « Bomb, Bomb, Bomb, Iran », pour n’en citer que quelques uns).

Le groupe rejette, et pour cause, les accusations portées depuis plusieurs mois par certains dans les milieux intellectuels et politiques dit « réalistes » à Washington qui accusent le Lobby pro sioniste AIPAC de décider de la politique étrangère américaine, au détriment des intérêts américains au Moyen Orient. Pourtant ce rapport en est une preuve flagrante.

Le groupe de travail préconise donc de renforcer le dialogue stratégique avec Israël, à l’échelon le plus élevé possible, en rejetant d’emblée toute pression US pour résoudre le conflit israélo palestinien, qu’il reconnaît pourtant être une source importante d’hostilité dans le monde arabe à l’égard des Américains, et en affirmant péremptoirement que les états arabes de la région n’agiraient pas autrement si les US diminuait leur soutien à Israël allant même jusqu’à avancer que certains verraient d’un mauvais œil une politique étrangère et militaire US se dissociant de celle d’Israël, car ils se sentiraient ni plus confiants ni plus sécurisés. Le rapport déclare avec un certain houzpah, (culot) qu’ «au contraire, la plupart des alliés arabes des US seraient refroidis si l’Amérique se distançait d’Israël, craignant que si l’Amérique ne respecte pas son engagement avec Israël, Washington pourrait aussi décider de rejeter tous ses engagements à leur égard. » Autrement dit, plus les US renforceront le pouvoir d’Israël dans la région en renforçant sa relation avec lui, et plus les pays arabes se sentiront confiants et en sécurité !

Le groupe affirme clairement que son principal objectif à travers ce rapport c’est que soit initié une nouvelle série d’améliorations sous la forme de liens bilatéraux US-Israel. Il précise que le plus important c’est d’initier des rencontres plus fréquentes entre les deux pays. Les recommandations, caractérisées comme urgentes, sont les suivantes :

« Que le Président des US prenne l’initiative avec le premier ministre d’Israel d’un dialogue de haut niveau sur les sujets de sécurité les plus urgents de l’agenda stratégique commun pour que la perception des menaces et des intérêts communs se traduisent par des politiques aussi coordonnées que possible… »

« Que le Président propose un nouveau forum pour un tel dialogue… Nous pressons chaque dirigeant d’identifier un ou deux aides pour les représenter. Ces aides devraient être choisis parmi les conseillers bénéficiant de la plus grande confiance du Président et du Premier Ministre… »

« Que le premier sujet de ce forum sur l’agenda soit une discussion des points de vue de chaque parti concernant les efforts actuels et potentiels pour forcer l’Iran à changer de comportement sur la question du nucléaire. Ce forum a une entière responsabilité pour faire une estimation détaillée des coûts et bénéfices de chaque initiative, dont leurs implications potentielles pour les autres intérêts alliés des US, d’Israël dans et en dehors du Moyen Orient. Cela devrait couvrir toute une gamme d’options dont :

Engagements diplomatiques (dont la coordination de l’agenda et de l’échéancier d’un possible dialogue US-Iran).

Pression politique et économique (dont introduire Israel comme partenaire à part entière dans la discussion de planification sur les initiatives impliquant le Conseil de Sécurité et les US.-UE, L’US.-Arabe, et d’autres forums pertinents.

Options coercitives (tel qu’un embargo sur la vente du pétrole iranien ou l’importation de produits pétroliers raffinés) et

Actions militaires préventives. »…


« Que le président commence une discussion nationale avec le peuple américain sur les défis, les risques et le dilemme posés aux intérêts américains par une acquisition iranienne potentielle d’une capacité d’armement nucléaire et sur les moyens de l’empêcher. Tandis que le groupe de travail met l’accent sur le raffermissement du dialogue US-Israel sur le sujet, il est même plus important que le Président utilise l’un des outils les plus importants à sa disposition, la prédication de la terreur, pour une prise de conscience populaire que les ambitions nucléaires iraniennes risquent de déclancher une augmentation de la prolifération nucléaire et d’accroître le potentiel que des terroristes obtiennent des armes nucléaires. L’argument central n’est pas qu’empêcher l’acquisition par l’Iran d’une capacité d’armement nucléaire soit une revendication spéciale de l’allié de l’Amérique, Israël – mais que c’est vital pour la propre sécurité de l’Amérique. »

Le rapport se termine ainsi : « Etant donné l’urgence des défis auxquels nos deux pays doivent faire face ensemble, ces propositions – rédigées avec en tête l’intronisation d’un nouveau président – ne sont pas moins approprié pour l’actuel président ; elles sont à prendre en considération immédiatement. »

A la lecture de ce rapport il est clair que le Lobby pro israélien vise à fusionner rapidement la politique étrangère américaine avec celle d’Israel concernant le nucléaire iranien, au plus haut niveau décisionel, le but étant une attaque américanosioniste contre l’Iran. Compte tenu du pouvoir du Lobby israélien à Washington, ce rapport donne un aperçu précis de ce que sera la politique étrangère US dans les mois qui vont suivre, y compris dés maintenant, et ce quelque soit aussi le candidat élu en remplacement de George W. Bush.

Denis Ross, actuellement conseiller au Washington Institute, connu pour son soutien inconditionnel au régime sioniste, et Robert Sardoff, directeur exécutif du Washington Institute, ont co-présidé les réunions de ce groupe de travail. Voir le texte anglais du rapport pour consulter la liste des co-signataires.


usisraeltaskforcereport.pdf USIsraelTaskForceReport.pdf  (233.96 Ko)


Jeudi 17 Juillet 2008
Mireille Delamarre

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