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Jeudi 08 Janvier 2009
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Réconciliation - Fiche atelier expression libre pour une approche de la réconciliationL'objectif de cet atelier: appréhender ce qu'est une démarche de réconciliation, dans quel contexte elle peut avoir lieu, l'attitude des partis en conflits, et découvrir les valeurs piliers nécessaires pour garantir la réussite de cette démarche. L'outil support choisi est celui de l'expression libre, qui peut être verbale, vocale et ou gestuelle.
Des monuments aux morts pas comme les autres
Présentation- Objectif général - Préliminaires à la conduite de l'atelier
Ces ressources peuvent s’adresser à tout public ou viser un ou des publics spécifiques. Elles sont dites ouvertes, visent à sensibiliser à des pratiques non violentes de manière ludique dans une perspective d’auto apprentissage, ou la notion d’encadrant disparaît pour laisser la place à celle de facilitateur dont le rôle est de créer une atmosphère favorable au bon déroulement de celles-ci, rendre les objectifs aussi explicites que possible, et être toujours un recours pour les participants.
Objectif général Appréhender ce qu'est une démarche de réconciliation, dans quel contexte elle peut avoir lieu, l'attitude des partis en conflits, de découvrir les valeurs piliers nécessaires pour garantir la réussite de cette démarche. L'outil support choisi est celui de l'expression libre, qui peut être verbale, vocale, et ou gestuelle, vocale. Pédagogie principale de l'atelier
Présentation détaillée des activités - Evaluation bilan
Introduction au déroulement de l’atelier
Présentation des participants et du ou des facilitateurs s’ils ne sont pas connus de ceux-ci. Pour introduire l'atelier, utiliser le texte sur la réconcilation présenté ci dessous photocopié et distribué (voir pièce jointe pour téléchargement en word). Puis démarrer la conversation sur des évènements conflictuels du passé en lien direct avec l'actualité (ex en lien avec la thématique sur la réconciliation: polémique autour de la loi demandant que soit enseigné dans les écoles "le rôle positif de la colonisation", ou la réconciliation franco allemande dans le cadre du développement de l'Union Européenne...). Il se peut que cette introduction s'étale sur la totalité d'un atelier (environ 2h). Ne pas chercher à précipiter les choses, il est important de laisser émerger ce qui a fortement marqué les participants et sur lequel ils vont s'exprimer verbalement et ou gestuellement. Deuxième volet de l’atelier : activités préparatoires L'évènement est choisi. Faire des groupes qui vont décider de leur façon d'intervenir sur le sujet: préparation d'un texte lu ou chanté, d'une intervention mimée, petite scénette à partir d'un ou plusieurs mots clés en lien avec le mot réconciliation (ex: responsabilité, égalité, justice, réparation ect). Chaque groupe prépare son intervention Troisième volet de l'atelier: interventions Chaque groupe prend soin de présenter son intervention, en précisant sur quel(s) mot(s) clé(s) elle se fait et avec quel type (lecture, chant, mime, scenette...). Quatrième volet : commentaires, classement des interventions Les commentaires vont permettre de voir ce qui compris ou nom, les problèmes soulevés par la thématique, le niveau de motivation. Les critères pour le classement des interventions portent à la fois sur le fond et la forme d'expression. Qu'est ce qui passe le mieux, en s'appuyant sur quel outil ? Une fois le classement voté par les participants, il peut être demandé à ceux dont les interventions ont été choisies de les reproduire. Ces interventions pourront servir de base à d'autres ateliers sur le même sujet. Evaluation et bilan Compte rendu de l'expérience, constats, appréciations, perspectives éventuelles d'élargissement ou d'approfondissement à faire chacun selon ses propres méthodes. Pour les textes fondateurs: déclaration des droits de l'homme, charte des Nations Unies consulter notre bibliotexte Autre ressource sur le site Réconciliation: sur les chemins de la non-violence active Maudite soit la guerre: des monuments aux mort pas comme les autres
Réconciliation - Texte ressource
Quand les adversaires d’hier se retrouvent face à face dans une démarche de réconciliation, ce n’est pas facile de faire tomber les barrières de haine, d’hostilité, de rancœur qui les séparent.
Une démarche de réconciliation ne peut être engagée tant que les hostilités perdurent. 1ere étape donc, il faut mettre fin à l’agression quelque soit sa nature, en utilisant pour cela les moyens administratifs, juridiques, consensuels non-violents à disposition. Ensuite, pour mettre un terme à l’opposition, la confrontation , et dans les cas les plus graves pour éviter une nouvelle guerre, le travail de réconciliation doit commencer. La reconnaissance et l’acceptation de l’égalité sont le fondement de la réconciliation. Au rapport de force succède un rapport basé sur cette égalité qui naît de la reconnaissance des torts et de la volonté de réparation. L’évaluation des torts, les réparations qu’ils nécessitent peuvent freiner les démarches de réconciliation. Pour aider à résoudre ces problèmes, il est souvent nécessaire d’avoir recours à une tierce personne( ou organisation), dont le rôle n’est pas de se substituer aux partis mais de faciliter le rapprochement de celles-ci afin qu’elles se réconcilient. Le besoin de justice est inhérente à toute démarche de réconciliation. Des torts ont été causés, même si c’est parfois complexe d’établir les responsabilités. Un guide phare en la matière c’est le respect d’une éthique universellement reconnue, dont les valeurs s’égrainent au fil des articles de la déclaration des droits de l’homme et de la Charte des Nations Unies pour ce qui est des états et des peuples. Une agression reste une agression, une oppression reste une oppression. Parler des « bienfaits » d’une oppression (ex : l’esclavage, la colonisation, l’occupation) est par essence immoral. Vouloir réconcilier les partis alors que les hostilités perdurent est une démarche de mystification pernicieuse, et le semblant d’équilibre obtenu risque de se briser à tout moment, les hostilités reprendre avec encore plus de férocité. Le dominateur doit abandonner toute tentative de profiter de sa force, et respecter l’autre comme son égal. Tant que cela n’est pas obtenu, tout arrêt d’affrontement reste un leurre. C’est aussi une question de confiance, de part et d’autre, il importe que s’établisse la confiance en soi et la confiance en l’autre. Traiter des rancoeurs, des ressentiments fait partie des démarches de réconciliation. L’énergie dépensée dans ces attitudes négatives, la souffrance qu’elles occasionnent, font surgir des torrents de haine difficile à endiguer, parfois même des années après, voire même dans certains cas, dans le cadre de conflits entre nations, des siècles après. Un exemple : le conflit franco-allemand, qui a enfin trouvé un dénouement heureux dans la construction de l’Europe alors que des générations s’étaient entretuées. Une démarche d’agression tend pratiquement tout le temps à supprimer la parole de l’autre, son dire, son vécu. Toute démarche de réconciliation a pour but de rétablir cette parole, et d’obtenir de l’agresseur qu’il écoute même s’ il se retrouve confronté à une parole de colère. Dans la réconciliation c’est d’abord à l’opprimé de parler, ce qui n’est pas toujours facile pour lui, car bien souvent les blessures sont profondes. C’est pour cela aussi que toute démarche de réconciliation est résolument tournée vers l’avenir. Le passé ne disparaît pas, bien sûr, d’un coup de baguette magique. Mais la colère, la souffrance, même si elles laissent des traces, peuvent être, sinon oubliées, tout du moins surmontées parce qu’elles se seront exprimées mais aussi parce que le ou les agresseurs en auront accepté la responsabilité. Pour les victimes, la reconnaissance de cette responsabilité est nécessaire, une réparation morale en quelque sorte, avant même d’envisager d’autres types de réparation. C’est elle qui va permettre de sortir du champ de la victimisation et de rentrer dans celui d’une oppression surmontée dans la dignité. L’agresseur, quant à lui ne rentre vraiment dans l’espace de réconciliation qu’à partir du moment ou il accepte sa responsabilité, pleine et entière. Enfin, la réconciliation est facteur de temps. Il faut apprendre à ne pas brûler les étapes sous peine de voir resurgir les vieux démons des rancoeurs non dépassées. La réconciliation c’est long ! Mercredi 14 Décembre 2005
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08/01/2009
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