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Rare Défaite d’AIPAC : La Résolution 362 Contre l’Iran Repoussée Au Congres US

La 362, enfant chérie du Lobby pro israélien AIPAC, véritable déclaration de guerre contre l’Iran, écartée pour le moment. Mais le Lobby ne désarme pas pour autant.



Rare Défaite d’AIPAC, La Résolution Contre l’Iran Repoussée

Rare Défaite d’AIPAC : La Résolution 362 Contre l’Iran Repoussée Au Congres US
Défaite significative et très inhabituelle de ce que l’on nomme le « Lobby d’Israël », après que la Chambre des Représentants ait décidé de repousser une résolution attendue depuis longtemps bien que non contraignante, résolution qui demandait au Président G.W. Bush d’autoriser ce que certaines critiques ont appelé un blocus de l’Iran.

Il était prévu que la Résolution du Congrés 362 dont le puissant American Israël Public Committee (AIPAC) avait fait sa priorité des priorités législatives de l’année, soit votée sous les acclamations pendant l’été.

Mais, surprise, un effort important de lobbying par un certain nombre d’organisations de terrain, irano-américaine, juive américaine, de paix, et de groupes d’églises ont efficacement fait dérailler l’initiative, bien qu’AIPAC et ses supporters aient dit qu’ils essaieraient de la représenter l’année prochaine ou si le Congrès revient à Washington pour une cession «du gouvernement sortant » après les élections de Novembre.

Le Congrès, qui pourrait encore adopter un ensemble de nouvelles sanctions économiques unilatérales contre l’Iran – certaines d’entre elles ayant déjà été imposées par le gouvernement- pendant le weekend doit ajourner ses cessions dans les jours qui viennent.

« Nous la resoumettrons quand le Congrès sera de nouveau en cession, et nous auront encore plus de signatures » a dit au Washington Times le principal auteur de la résolution, l’élu Démocrate de New York, Gary Ackerman, ajoutant que la résolution était actuellement co-sponsorisée par 270 signatures, soit 2/3 de tous les membres du Congrès.

Néanmoins, la décision par le Président du Comité des Affaires Etrangères, le Républicain Howard Berman, de repousser la HR 362, marque une défaite inhabituelle d’AIPAC selon ses critiques qui affirment que la résolution avait pour but de rentre légalement possible pour l’Administration Bush ou l’Administration suivante une action militaire contre l’Iran.

« Il y a eu un effort conjoint de la part de plusieurs groupes contre l’un des plus puissants Lobby dans le pays pour mettre vraiment l’accent sur les dangers représentés par une telle résolution» a dit Trita Parsi Président du NIAC (National Iranian American Council).

Entre autres dispositions, la résolution déclarait qu’empêcher l’Iran d’acquérir la capacité d’avoir des armes nucléaires était « vital pour les intérêts de la sécurité nationale des Etats Unis » - langage qui est normalement utilisé pour justifier une action militaire – et « demandait que le Président prenne l’initiative d’un effort international pour accroître immédiatement et drastiquement la pression économique, politique et diplomatique sur l’Iran pour suspendre de manière vérifiable ses activités nucléaires d’enrichissement … »

Parmi les moyens à utiliser elle appelait à « l’interdiction d’exporter en Iran tous les produits pétroliers raffinés ; à imposer des exigences d’inspections drastiques sur toutes les personnes, véhicules, bateaux, avions trains et cargaisons entrant ou quittant l’Iran ; et d’interdire les déplacements internationaux de tous les responsables iraniens non impliqués dans la négociation de la suspension du programme nucléaire de l’Iran. »

Bien que ceux qui sponsorisaient la résolution l’aient explicitement nié – effectivement, l’une des clauses de la résolution déclarait que «rien dans cette résolution ne doit être interprété comme étant une autorisation pour utiliser la force contre l’Iran » - les opposants à la résolution ont critiqué le dernier passage comme pouvant être utilisé pour justifier un blocus de l’Iran, un acte de guerre en droit international.

« L’ambiguïté dans le texte de la résolution- qu’il ait été intentionnel ou non de la part de ses auteurs ont fait que certains ont considéré qu’il s’agissait d’un accord de facto pour un blocus par terre, air et mer de l’Iran, chaque blocus pouvant être considéré comme un acte de guerre » selon Deborah DeLee, présidente d’APN (American Peace Now), un groupe sioniste qui a depuis longtemps fait pression pour que l’Administration engagent des discussions directes avec Téhéran, et qui a fait du lobbying contre la résolution.

Deux membres décideurs du Congrès chez les Démocrates, qui avaient initialement co sponsorisés la résolution, Robert Wexler et Barney Frank, ont fait défection en juillet de manière inattendue, insistant pour que son langage soit changé pour exclure toute possibilité qu’elle puisse être utilisée pour justifier une guerre contre l’Iran, et pour inclure des dispositions pressant Washington de s’engager directement dans des discussions avec Téhéran.

La résolution a été introduite en mai dernier peu après la conférence annuelle d’AIPAC, au cours de laquelle il a été rapporté que le premier ministre israélien en exercice de l’époque, Ehud Olmert, a dit à la direction Démocrate du Congrès, dont la porte parole Nancy Pelosi, Berman et Ackerman, que les sanctions économiques contre l’Iran étaient dépassées et qu’il fallait une action plus forte, incluse une possible mise en quarantaine navale pour accroître la pression sur Téhéran pour qu’ils suspendent leur programme nucléaire.

La rencontre faisait également suite à des discussions entre Olmert et Bush qui, malgré un discours particulièrement faucon devant le parlement israélien, avait dit en privé à ses hôtes qu’il y avait une quasi certitude que Washington n’attaquerait pas les installations nucléaires iraniennes de même qu’il ne donnerait pas le feu vert pour qu’Israël lance elle-même une attaque avant qu’il ne quitte la Maison Blanche en janvier 2009, selon un article récent publié dans un quotidien londonien The Gardian. L’Administration elle –même n’a jamais pris position sur la résolution.

A l’époque, le prix du pétrole flambait, et les grosses pointures militaires au sein du Pentagone, de plus en plus inquiètes de la détérioration de la situation en Afghanistan et au Pakistan, exprimaient leur opposition, dans des termes inhabituellement brutaux, à une action militaire contre l’Iran.

Néanmoins, AIPAC a exercé une forte pression pour l’adoption de la résolution, tout en insistant, comme ses sponsors au Congrès, sur le fait qu’elle ne visait pas à justifier une action militaire.

Seulement la semaine dernière, au cours d’une dernière pression pour que soit adoptée la résolution, l’AIPAC a écrit une lettre qui a circulé parmi les membres du Congrès qui n’avaient pas encore co sponsorisé la résolution. Bien qu’elle dénonçait comme « complètement insensé » les suggestions que la résolution pourrait être utilisée pour justifier une action militaire, le texte faisait également remarquer que « la poursuite de l’acquisition d’armes nucléaires et de l’hégémonie régionale par Téhéran posait des menaces «réelles et croissantes » aux « intérêts vitaux nationaux de la sécurité des Etats Unis ».

L’échec d’AIPAC est particulièrement significatif du fait de la présence à l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York cette semaine du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui a répété ses prédictions provocatrices sur la disparition d’Israël et de « l‘Empire américain », paroles qui ont été utilisées par AIPAC pour rallier l’opinion publique et les élites contre Téhéran, et pour souligner la menace qu’il était supposé poser.

En annonçant que la résolution avait été repoussée, Berman a dit qu’il partageait les inquiétudes des critiques sur la terminologie utilisée dans la résolution et ne la présenterait pas devant le Comité tant que ces préoccupations n’auraient pas été prises en compte. I[« Si le Congrès doit faire une déclaration de politique, elle devrait inclure une stratégie portant sur comment obtenir un consensus sur des sanctions multilatérales pour changer le comportement de l’Iran »]i a dit au Times son porte parole.

Jim Lobe 27/09/08 correspondant a Washington d’IPS, Inter Press Service, article repris par www.antiwar.com

Titre, Introduction, Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonvilence.org


Samedi 27 Septembre 2008
Mireille Delamarre

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