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Vendredi 3 Septembre 2010
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Quelle connerie la guerre ! Nous avons failli à nos enfants avec cette guerre (Irak)La génération du Vietnam a oublié les leçons apprises il y a des décennies et s’est laissée embobinée
Cartoon Pawel Kuezynski - Occupation
Quelle connerie la guerre ! Nous avons failli à nos enfants avec cette guerre (Irak)
La génération du Vietnam a oublié les leçons apprises il y a des décennies et s’est laissée embobinée
Avant de naviguer vers le Delta du Mékong début 1967 pour y effectuer des patrouilles navales, j’ai réussi à rentrer chez moi à New York quelques jours. Alors que mes parents me reconduisaient à l’aéroport pour mon départ outremer, nous avons parlé de tout sauf du sujet principal. Puis comme on appelait les passagers pour le vol de départ, ils m’ont dit qu’ils voulaient s’excuser. Ils avaient été des parents aimants et bons, et j’ai pensé, mais bon sang qu’est ce qui peuvent bien avoir à se reprocher ? Ils ont dit qu’ils s’excusaient parce qu’en dépit de l’expérience brûlante de la seconde guerre mondiale, leur génération ne s’était pas montrée meilleure que les générations précédentes, pour empêcher la guerre. Moins de dix ans après la fin de leur guerre, c’est la guerre de Corée qui a éclaté. Maintenant, le cœur brisé, ils envoyaient leur fils vers une nouvelle guerre au Vietnam, une guerre qui, non pas comme la deuxième guerre mondiale, semblait évitable et non nécessaire. Je suis revenu à la fin de 1968, désorienté et démoralisé. J’ai survécu deux tours de service, mais j’ai compris que quelque soient nos prouesses sur le champ de bataille, la guerre ne pouvait pas être gagnée. En rentrant à la maison, j’ai trouvé qu’un nombre croissant de personnes le savait déjà. Un grand nombre de personnes de ma génération s’élevaient contre un gouvernement qui avait imprudemment commis une grosse bourde en menant une guerre à partir d’un mythe délibérément fabriqué (« l’incident du Golfe du Tonkin ») et une doctrine politique douteuse (« la théorie de l’effet domino »). Les gens utilisaient les moyens de la désobéissance civile et l’activisme politique pour demander des comptes à leurs dirigeants, changer la politique nationale et renverser le président. J’ai cru, par conséquent, que cette génération plus jeune d’américains – à la fois ceux qui soutenaient la guerre et ceux qui étaient contre- n’autoriseraient pas leur gouvernement à partir en guerre, seulement en dernier recours, quand la sécurité et sûreté nationale l’exigeraient et que toute autre tentative aurait échoué. Nous n’oublierions jamais que l’activisme politique basé sur les principes, et l’engagement pouvait arrêter une guerre en cours. Comme j’avais tort. Nous avons accepté qu’une nouvelle génération de soldats américains soit sacrifiée - pour un nouveau mythe fabriqué (ADM) et une nouvelle doctrine politique fausse (nous pouvons construire une démocratie de type occidental en Irak à la pointe du fusil) – et ce sans pratiquement un murmure de protestation. Comment avons-nous pu nous autoriser à être embobinés pour une autre guerre désespérée? Je n’ai pas de bonne réponse à cette question. Cela m’horrifie de penser que comme il n’y a pas eu de conscription militaire, nous avons pu rester indifférents à la marche du président Bush vers la Guerre, voyant sa folie comme le problème des fils et filles de quelqu’un d’autre. Le traumatisme du 11 septembre a certainement été un élément de notre échec pour nous opposer à cette guerre, nous poussant peut être à accepter trop facilement ce que notre gouvernement nous disait. Peut être que cela aussi avait quelque chose à voir avec notre désengagement général vis-à-vis de la politique – une croyance que des intérêts spéciaux dominent, que le scandale est inévitable, et l’incompétence habituelle. Les élections de mardi dernier ont constitué un démenti fort de ces vues défaitistes en politique ; peut être que cela peut marquer le début d’un tournant dans notre politique catastrophique en Irak. Quelque soient les raisons utilisées pour nous embobiner, la génération du Vietnam doit faire face au fait que nous avons failli à nos enfants. Nous avons accepté qu’ils soient envoyés participer à une guerre qui ne peut être gagnée. Le jour des vétérans, nous nous souvenons généralement du passé, honorant ceux qui ont servi et se sont sacrifiés. Mais, alors que nous sommes en guerre, une meilleure façon d’honorer nos vétérans, les vieux et les jeunes, c’est d’agir dans le présent et appliquer les leçons que nous avons apprises douloureusement il y a une génération de cela. Commençons par nous excuser auprès de la génération de la guerre en Irak. Nous avons failli, nous le regrettons. Notre boulot maintenant c’est de vous ramener à la maison. James L. Larocca 10/11/06 James L. Larocca : préside le comité de planification du Conseil Régional de Long Island et est professeur de politique publique à l’université de Long Island. Il co-preside la commission des Vétérans du Vietnam de Long Island. Source : http://www.commondreams.org/views06/1110-26.htm Copyright 2006 Newsday Inc Agent Orange, Dioxine, les victimes Vietnamienes toujours pas indemnisées Samedi 11 Novembre 2006
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