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Anti Sionisme

Que Veut Israël ? Ilan Pappe

Notre intro : Citoyens de Conscience du Monde : Demain il sera trop tard pour Réagir à la Führer Sioniste, ne comptez pas être épargnés : l’état sioniste à la Bombe Nucléaire. Pris au piège dans l’escalade de sa propre violence auto destructrice, comme Samson, il se détruira et le Monde alentour avec.

Réagissez contre la Menace Sioniste maintenant. Sachez qu’à cause de cela le prix du pétrole va flamber, demain vous irez à pieds, perdrez votre travail pour cause de récession économique mondiale, avec le pire devant vous, vos enfants et petits enfants.

L’Etat Sioniste soutenu par l’Empire Américain est une Menace pour la Paix Mondiale.



Une Terre Sans Peuple...Apres Nettoyage Ethnique
Une Terre Sans Peuple...Apres Nettoyage Ethnique

Que Veut Israël ? Ilan Pappe

Imaginez un groupe de généraux de hauts rangs qui ont simulés pendant des années des scénarios de Troisième Guerre Mondiale où ils peuvent faire manœuvrer de vastes armées, employer les armes les plus sophistiquées à leur disposition et bénéficier de l’immunité de quartiers généraux informatisés d’où ils peuvent diriger leurs jeux de guerre.

Maintenant, imaginez que ils sont informés qu’en fait il n’y a pas de III guerre Mondiale et que leur expertise est sollicitée pour calmer des incidents dans des taudis voisins ou s’occuper de la criminalité croissante dans des villes défavorisées et des quartiers pauvres.

Et puis imaginez – dans ce qui est l’épisode final de mon rêve chimérique – ce qui arrive quand ils découvrent à quel point leurs plans étaient inadéquats et combien inutile sont leurs armes dans ce combat contre la violence de rue produite par l’inégalité sociale, la pauvreté et des années de discrimination dans leur société. Ils peuvent soit accepter leur échec, ou décider malgré tout d’utiliser l’arsenal massif et destructeur à disposition.

Nous sommes les témoins aujourd’hui de la destruction semée par les généraux israéliens qui ont opté pour ce deuxième choix d’action.

J’ai enseigné dans les universités israéliennes pendant 25 ans. Plusieurs de mes étudiants étaient des officiers de haut rang dans l’armée. Je pouvais voir leur frustration grandissante depuis le début de la première Intifada en 1987. Ils détestaient ce type de confrontation, appelé par euphémisme par les gourous des relations internationales américaines : « conflit de basse intensité ». Il était trop bas à leur goût. Ils faisaient face à des pierres, des cocktails Molotov, et des armes primitives, qui nécessitent une utilisation très limitée du vaste arsenal que l’armée a amassé depuis des années et dont les capacités n’ont pas été testées sur un champ de bataille ou une zone de guerre. Même quand l’armée utilise ses tanks et ses F16, on était encore loin de ces jeux de guerre auxquels jouent les officiers au Maktal israélien – quartiers généraux – et pour lesquels ils ont acheté avec l’argent des contribuables américains – les armements les plus sophistiqués et modernes existants sur le marché.

La première Intifada a été écrasée, mais les palestiniens ont continué à chercher des moyens de mettre fin à l’occupation. Ils se sont de nouveau soulevés en 2000, inspirés cette fois par un groupe plus religieux de dirigeants nationaux et d’activistes. Mais c’était encore « un conflit de basse intensité » ; pas plus que cela. Mais, ce n’est pas ce que l’armée attendait, elle aspirait à une « vraie » guerre.

Plus important que tout autre chose, cela ne permet pas à Israël d’imposer sa vision unilatérale sur la terre de Palestine : une terre dés arabisée pour l’essentiel entre des mains juives.

La plupart des régimes arabes ont été suffisamment complices et faibles pour permettre aux israéliens de poursuivre leur politique, mis à part la Syrie et le Hezbollah au Liban. Ils doivent être neutralisés pour que l’unilatéralisme israélien puisse être un succès.

Apres le début de la deuxième Intifada en octobre 2000, une part des frustrations a pu s’évaporer avec l’utilisation de bombes d‘1 tonne sur une maison de Gaza ou pendant l’opération « Bouclier de Défense » en 2002 quand l’armée a détruit au bulldozer le camp de réfugiés de Jenin. Mais ceci aussi était loin de ce que l’armée la plus puissante du Moyen Orient pouvait faire. Et malgré la diabolisation à la mode de la résistance choisie par les palestiniens pendant la seconde Intifada – les attaques suicide – vous avez seulement besoin de 2 ou 3 F-16 et d’un petit nombre de tanks pour punir collectivement les palestiniens en détruisant totalement leurs infrastructures humaines, économiques et sociales.

Je connais ces généraux aussi bien qu’on puisse les connaître. La semaine dernière, ils ont eu leur champ de bataille quotidien. Le nouveau ministre de la défense, le faible et insignifiant Amir Pérez, a accepté sans hésitation la demande de l’armée d’écraser la Bande de Gaza et de réduire le Liban en poussière. Mais cela n’est peut être pas suffisant. Cela peut encore se détériorer en une guerre totale avec la pauvre armée de la Syrie et mes ex étudiants pousseront peut être à des actions provocatrices allant dans ce sens. Et, si vous croyez ce que vous lisez dans la presse locale, cela peut éventuellement se traduire par une escalade dans une guerre longue distance avec l’Iran, soutenu par le parapluie impérial américain.

Mêmes les rapports les plus partiaux dans la presse israélienne de ce que l’armée a proposé au gouvernement d’Ehud Olmert comme opérations possibles dans les jours à venir, indiquent clairement ce qui enthousiasme les généraux israéliens ces derniers jours.

Rien de moins qu’une totale destruction du Liban, de la Syrie, et de Téhéran.

Les politiciens au sommet se maîtrisent plus, d’une certaine façon. Ils ont partiellement satisfait aux besoins dévorant de l’armée pour « un conflit de haute intensité ». Mais leur politique actuelle est déjà entamée par la propagande militaire et son discours. C’est pourquoi Zipy Livni, la ministre des affaires étrangères, une personne habituellement intelligente, a pu dire avec naïveté à la télévision israélienne ce soir ( 13 juillet 2006) que le meilleur moyen de récupérer les deux soldats capturés c’était de « détruire totalement l’aéroport international de Beyrouth ». Les ravisseurs et les armées qui ont des prisonniers de guerre vont bien sûr immédiatement acheter des billets d’avion pour eux-mêmes et les 2 soldats pour le prochain vol en partance d’un aéroport international. « Mais ils peuvent les faire passer en les cachant dans une voiture » insistaient les interviewers. « En effet » a-t-elle dit, » c’est pourquoi nous devons aussi détruire toutes les routes au Liban qui mènent vers l’extérieur ».

Des bonnes nouvelles pour l’armée, détruire les aéroports, mettre le feu aux réservoirs de pétrole, détruire des ponts, endommager des routes et infliger des dommages collatéraux à une population civile. Au moins, l’armée de l’air peut montrer sa « réelle puissance » et compenser pour les années de frustration pendant les « conflits de basse intensité » qui a envoyé les meilleurs et plus les acharnés d’Israël courir après des garçons et des filles dans les allées de Naplouse ou d’Hébron. A Gaza, l’armée de l’air a déjà largué 5 de ces bombes, alors que les six dernières années elle n’en avait larguée qu’une.

Cependant, ceci n’est peut être pas suffisant pour les généraux israéliens. Ils ont déjà dit clairement à la télévision que « nous ici en Israël nous ne devons pas oublié Damas et Téhéran ». Les expériences passées nous enseignent ce que ces déclarations veulent dire, et nous devons nous confronter à notre amnésie collective.

Le cas des soldats captifs à Gaza et au Liban a déjà été soustrait de l’agenda public ici. Il s’agit de détruire le Hezbollah et le Hamas une fois pour toute et non pas de ramener les soldats à la maison. De la même manière en été 1982, le public israélien avait complètement oublié la victime qui a fourni l’excuse au gouvernement de Menahem Begin pour envahir le Liban. C’était Shlomo Aragov, l’ambassadeur d’Israël à Londres contre lequel une tentative d’assassinat avait été menée par un groupe dissident palestinien. L’attaque contre sa personne avait servi de prétexte pour l’invasion du Liban et celui d’y rester pendant 18 ans.

Des voies alternatives au conflit ne sont même pas considérées en Israël, même pas par la gauche sioniste. Personne ne mentionne d’idées de bon sens comme l’échange de prisonniers ou le début d’un dialogue avec le Hamas et d’autres groupes palestiniens au moins sur un long cessez le feu pour préparer le terrain à de futures négociations politiques conséquentes. Cette voie alternative du futur a déjà le soutien des pays arabes, mais hélas seulement d’eux. A Washington, Donald Rumsfeld a peut être perdu certains fonctionnaires au Département de la Défense, mais il en reste néanmoins le secrétaire. Pour lui, la destruction totale du Hamas et du Hezbollah – quel qu’en soit le prix, à l’exception de vies américaines – justifiera la théorie du troisième monde qu’il a propagé des le début 2001. La crise actuelle pour lui est un combat juste contre un petit axe du mal – loin du chaos de l’Irak et devançant les buts jusqu’ici non atteints de « guerre contre le terrorisme » - la Syrie et l’Iran. Si effectivement, l’Empire servait jusqu’à un certain point en Irak le proxi (Israël ndt), le soutien total du président Bush aux agressions israéliennes à Gaza et au Liban, montre que peut être le moment est venu de rembourser : maintenant, le proxi doit sauver l’Empire embourbé.

Le Hezbollah veut récupérer le morceau du sud Liban qu’Israël continue d’occuper. Il veut aussi jouer un rôle majeur dans la politique libanaise et faire preuve de solidarité idéologique à la fois avec l’Iran et la lutte palestinienne en général, et celle islamiste en particulier. Les trois buts ne se complètent pas toujours ce qui a eu pour résultat une guerre très limitée contre Israël ces 6 dernières années. La résurrection totale du tourisme du côté israélien de la frontière avec le Liban prouve que, contrairement aux généraux israéliens, et pour des raisons qui lui sont propres, le Hezbollah se satisfait largement d’un « conflit de basse intensité ». Si et quand une solution raisonnable est trouvée à la question palestinienne, même cette impulsion du Hezbollah disparaîtra. Avancer de quelques mètres en territoire israélien, est une énorme action. Mener des représailles contre une telle opération de faible amplitude par des actions de guerre totale et de destruction prouve clairement que ce qui compte ce n’est pas le prétexte mais le grand projet.

Il n’y a rien de nouveau là dedans. En 1948, les palestiniens ont opté pour un conflit de très basse intensité quand l’ONU leur a imposé une décision qui leur enlevait des mains la moitié de leur patrie et la donnait à une communauté de nouveaux venus et de colons, la plupart d’entre eux arrivant après 1945. Les dirigeants sionistes ont attendu longtemps cette opportunité et ont lancé une opération de nettoyage ethnique qui a provoqué l’expulsion de la moitié de la population autochtone du pays, détruit la moitié de ses villages, et entraîné le monde arabe dans un conflit inutile avec l’occident, dont les puissances étaient déjà sur le chemin de la sortie avec le déclin du colonialisme.

Les deux projets sont interdépendants : plus la puissance militaire israélienne s’étend, plus il est facile de compléter ce qui a été laissé en chantier en 1948 : la dés arabisation totale de la Palestine.

Ce n’est pas trop tard pour stopper les plans israéliens de créer une nouvelle et terrible réalité sur le terrain. Mais la fenêtre entrouverte risque de se refermer et le monde doit agir avant qu’il ne soit trop tard.

Ilan Pappe 14/07/06 . Article publié sur Electronic Intifada www.electronicinfada.org rubrique opinion sous l’intitulé « What does Israel Want ? » traduction bénévole pour information à caractère non commercial par MD pour Planète Non Violence.

Ilan Pappe est historien, il enseigne à l’Université de Haïfa



Strategie politique israélienne : Une rupture nette : une nouvelle stratégie pour renforcer la nation; un plan entrain d'être mis en pratique

Que Veut Israël ? Ilan Pappe

Dimanche 16 Juillet 2006
Mireille Delamarre

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