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Quand le pape renoue avec le temps des croisades

Le pape Benoît XVI serait-il devenu un nouvel apôtre du clash des civilisations que soutiennent les extrémistes de tous bords, de George Bush à Ben Laden ? Les propos tenus par le chef du Vatican lors du rassemblement de Ratisbonne (Allemagne) devant près de 250.000 personnes ce mardi ne souffrent en tout cas d’aucune ambiguïté. Par des propos scandaleusement outrageants à l’encontre de l’islam et du prophète Mohamed (SAWS), le pape allemand a effacé d’un seul coup le travail admirable de son prédécesseur Jean-Paul II qui n’avait eu de cesse d’ouvrir un dialogue respectueux et de rapprochement en direction des musulmans.



Quand le pape renoue avec le temps des croisades

Quand le pape renoue avec le temps des croisades

Le pape Benoît XVI serait-il devenu un nouvel apôtre du clash des civilisations que soutiennent les extrémistes de tous bords, de George Bush à Ben Laden ? Les propos tenus par le chef du Vatican lors du rassemblement de Ratisbonne (Allemagne) devant près de 250.000 personnes ce mardi ne souffrent en tout cas d’aucune ambiguïté. Par des propos scandaleusement outrageants à l’encontre de l’islam et du prophète Mohamed (SAWS), le pape allemand a effacé d’un seul coup le travail admirable de son prédécesseur Jean-Paul II qui n’avait eu de cesse d’ouvrir un dialogue respectueux et de rapprochement en direction des musulmans.

Le nouveau pape a quant à lui choisi la voie de la haine en renouant avec le discours mensonger et intolérant qui fut très longtemps la marque de fabrique de l’institution catholique, à travers les croisades, l’inquisition ou la colonisation.

En déclarant que l’islam était régi par l’obéissance à un Dieu transcendant dont la volonté n’est lié à aucune catégorie connu par les chrétiens, « pas même celle de la raison » , le commandant suprême de l’ Eglise catholique cautionne les théories racistes essentialistes qui cantonnent le musulman à une qualité d’autre tellement éloigné et impossible à comprendre, donc à considérer comme semblable. Le pape est allé même encore plus loin en considérant clairement que le Dieu des chrétiens était différent de celui des musulmans. Rompant de ce fait dangereusement avec l’esprit de Vatican II qui reconnaissait en 1965 (soit plus de 1300 ans après la naissance de l’islam) que chrétiens et musulmans partageait la foi en un Dieu commun.

Comment un homme lettré peut-il avancer pareille ineptie alors que l’islam se situe dans la plus pure continuité des religions monothéistes que sont le judaïsme et le christianisme ? Cela d’autant plus que l’exégèse musulmane est très claire à ce sujet en affirmant avec force que les religions du Livre partagent la croyance en un Dieu commun. Pour ce qui concerne la question de la raison, il semblerait que le pape ne soit pas vraiment au courant des multiples travaux réalisés par des scientifiques de renommée, prouvant une surprenante compatibilité entre le Coran et la science dans la description des phénomènes naturels, tandis que c’est exactement le contraire qui se constate dans la Bible. Serait-il nécessaire de lui rappeler l’ouvrage du Professeur français Maurice Bucaille, « La bible, le Coran et la science ». Dans cet ouvrage écrit par l’un des plus grands généticiens de notre époque, le postulat qu’il n’existe aucune contradiction entre la science et le Coran est clairement établi. Mais plus encore, l’argument de la raison avancé par un dignitaire chrétien aurait de quoi faire longuement rire scientifiques et historiens quand l’on sait combien fut grande dans le passé l’aversion de l’Eglise pour les sciences. Galilée et son postulat de la rotondité de la Terre en sait bien quelque chose. A ce sujet, le Vatican ne lui a donné raison qu’en 1987 !

Ne se contentant pas seulement d’ostraciser la religion des musulmans comme une foi tellement étrangère et incompréhensible, le pape a commis un dérapage autrement plus grave lorsqu’il a évoqué en les soutenant les dires de l’empereur byzantin Manuel Paleolagos II. Benoît XVI a pu ainsi lire devant une foule immense des propos terrifiants à l’égard de l’islam: « Montre-moi ce que Mohamed a apporté de nouveau, et tu ne trouveras que des choses diaboliques et inhumaines ». Prononcés par la plus haute autorité catholique, ces propos font froid dans le dos et laissent vraiment interrogateur quant au tournant antimusulman que le Vatican serait en train de prendre.

Devra-t-on s’attendre dans un proche avenir à une alliance objective entre catholiques et évangélistes protestants à la façon Bush dans une croisade antimusulmane ?

Quoi que sera l’avenir, il est néanmoins certain que la violente propagande de dénigrement que subit le monde musulman n’est certainement pas étrangère à de tels propos. Il semblerait aussi que le Vatican n’a pas non plus vraiment conscience de son histoire chargée de sang et de haine. Le pape allemand s’est longuement exprimé devant ses fidèles sur le concept de djihad qui distancierait selon lui l’islam du christianisme. Un peu d’honnêteté lui aurait rappelé que le djihad représente avant tout une démarche personnelle de renoncement aux richesses et aux passions du monde. Il constitue aussi dans sa dimension collective au devoir de faire la guerre, mais uniquement et seulement pour se défendre.

Pour sa part, la notion de guerre sainte n’est pas musulmane. C’est historiquement une notion absolument chrétienne qui est née avec le sermon du pape Urbain II lors du concile de Clermont en 1096. Il justifiait l’utilisation de la violence et l’assassinat d’innocents dès lors qu’il s’agissait d’infidèles, en l’occurrence il était question des musulmans. Ce concile marquait en fait le départ de la première croisade. Jérusalem tombera le 15 juillet 1099 aux mains des troupes de Godefroi de Bouillon qui fit passer la totalité de la population au fil de l’épée. Les estimations d’historiens parlent d’environ 100.000 morts, majoritairement des femmes et des enfants. Il s’agit là d’un des plus vieux génocides répertoriés par la mémoire humaine.

L’Eglise catholique n’a jamais de demandé pardon aux musulmans pour ces crimes atroces. L’Eglise n’a pas demandé non plus pardon pour les crimes de l’inquisition et pour la terreur qu’elle a fait régner sur les populations européennes durant de nombreux siècles. Le pape n’a toujours pas regretté non plus l’officialisation de l’esclavage des noirs à des fins prosélytes. En effet, dans une bulle datant de 1454, le pape de l’époque autorisait le roi du Portugal à pratiquer la traite négrière pour répandre le christianisme par ce biais. Décision confirmée par la bulle de 1537 où le pape Jules III interdisait l’esclavage des indiens mais confirmait celui des noirs pour l’expansion de la foi chrétienne mais aussi parce que ces derniers n’étaient pas à considérer comme des hommes... Jusqu’à aujourd’hui ces bulles n’ont pas été légalement abrogées tout comme celles légitimant les croisades. Nous pourrions nous étaler encore longuement sur la responsabilité de l’Eglise dans la colonisation et ses horreurs. A travers les campagnes d’évangélisation forcée des pères blancs en Algérie où l’instrumentalisation des minorités chrétiennes au Moyen-Orient. Plus proche de nous, la complicité du Vatican dans l’émergence du régime raciste nazi est connue de tous. Pie XII n’a jamais condamné l’idéologie nazie et a vu plutôt d’un bon oeil l’extermination des juifs. Le pape actuel d’ailleurs a rejoint volontairement les jeunesses hitlériennes avant de s’engager dans l’armée nazie en 1944. Un passé aussi controversé devrait pourtant le pousser à se garder de donner des leçons aux autres religions, surtout lorsque l’on dirige une institution incapable de faire son autocritique.

Aussi malheureux soit-il pour lui, il est une évidence difficile à accepter. Les musulmans n’ont pas tué ou massacré, ne serait-ce que 10% de tout le sang qui a effectivement été versé par des chrétiens. C’est une vérité même si la propagande des médias américains tendrait à nous faire croire le contraire. Cela ne saurait en aucun cas justifier une supériorité de l’islam sur le christianisme. Il s’agit simplement d’une mise au point qui devrait faire longuement réfléchir Ratzinger le pape allemand avant de prendre la parole.

Hicheme Lehmici

Source et Copyright Le Quotidien D'Oran

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Vendredi 15 Septembre 2006
Mireille Delamarre

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