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Propagande

Propagande par l’image et le son pendant les années 20-30 en France

Nouveaux supports médiatiques, nouvelles techniques de pointe sont utilisés pour remplir «les cerveaux disponibles» leur susurrer quoi penser à l’oreille, ou les hypnotiser par un visuel alléchant. La radio, le cinéma, la photo, la BD sont appelés à la rescousse du politique. Le talent des uns est mis à disposition de la démagogie des autres.



Radio Eiffel - La Voix des Maîtres
Radio Eiffel - La Voix des Maîtres

Deux nouveaux supports médiatiques pour en mettre plein les oreilles et plein la vue : la radio et le cinéma.

Apres les années « bourrage de crâne » de la Grande Guerre, le contrôle et la censure d’Etat se relâchent, mais pas complètement, loin s’en faut. Néanmoins, avec le développement du suffrage universel (sexiste les femmes devant attendre le 20 avril 1945 pour avoir le droit de vote), la propagande d’Etat va se trouver directement en concurrence avec celles des partis politiques de masse qui comprennent vite les enjeux de la propagande et ceci pas seulement en période électorale. Bref la bataille pour remplir «les cerveaux disponibles« se propage et s’arme de nouveaux supports et outils de séduction pour agir sur l’opinion publique.

La radio, en France est nationale autrement dit entre les mains du pouvoir politique en place. En novembre 1921, sous l'impulsion du Général Ferrié, la station radio Tour Effel première radio en France, diffuse sa première émission radiophonique. C'est le 24 décembre 1921 qu'elle démarre ses émissions quotidiennes d’1/2 heure par jour avec la diffusion d'un bulletin météo, d'une revue de presse et d'un morceau de violon. Puis les programmes s'étoffent peu à peu. Les bulletins d’information quotidiens sont sous liberté contrôlée par l’Etat qui n’hésite pas à intervenir directement y compris sur la programmation en créant ses propres émissions. La « voix des maîtres » rentre petit à petit dans les chaumières et les immeubles pour prêcher la bonne parole.

Le cinéma est lui aussi mis à contribution de façon plus «démocratique». Les grandes forces politiques, socialistes (SFIO), communistes, et partis de droite, s’appuient sur ce mode de communication pour enraciner leurs militants et en attirer de nouveaux au cours de projections qui sont de véritables évènements dans la vie politique des partis. Mis à part quelques superproductions cinématographiques comme « La vie est à nous « 1936 financé par les communistes et « la Marseillaise » 1937 de Jean Renoir au tournage duquel participent comme figurants des militants de la CGT, les films partisans sont en général des courts métrages documentaires, voire des recueils d’extraits de discours dont l’impact sur l’électorat reste néanmoins mineur.


Propagande par l’image et le son  pendant les années 20-30 en France

Deux techniques de pointe qui transforment le visuel propagandiste : la photo et la BD

Le modèle publicitaire américain traverse l’Atlantique et marque son influence sur le faire propagandiste, les « metteurs en images » s’affirment de plus en plus. Deux techniques en particulier connaissent un développement particulier qui change l’esthétique des propagandes : la photo et la BD.

Le montage photographique qui pour certains est synonyme de trucage, est la grande trouvaille de cette période, bien qu’il ait déjà été utilisé initialement pendant la période bourrage de crâne de la Der des Der. Mais c’est à partir des années 20 qu’il va fleurir sur les couvertures des magazines, des affiches et des cartes postales, utilisant effets de superposition, grossissements, dissonances des éléments pour mieux faire « parler » l’image et attirer les regards. On retrouve d’ailleurs l’utilisation de ces techniques dans les pays totalitaires (Allemagne nazie, Italie de Mussolini, Union Soviétique de Staline). Le photoreportage s’affirme dans les années 20-30 parallèlement au développement des journaux et magazines illustrés.

Cette presse « libérée » intervient sur la scène politique en fonction de son encrage politique mais aussi de ses intérêts financiers, voire de ceux des régies publicitaires qui font leur apparition à cette époque (création de Publicis dans les années 20) et qui s’approprient une spécialisation, celle du message publicitaire, pour solliciter par une multitude de produits industriels un vaste public.

Se faire prendre en photo et avoir celle-ci à la une d’un journal devient un mode de communication propagandiste pour les politiciens en mal d’audience. Que ce soit collectivement ou individuellement, chacun veille à son image suivant une mode : en 1924, habit, col cassé noeud papillon blanc, en 1932 apparition du fameux costume cravate, quelques députés communistes s’affichent quant à eux sans cravate et en manches de chemise. La vie privée des hommes publics devient aussi visuellement familière aux lecteurs de journaux.

La BD est la deuxième technique qui se répand dans le monde du graphisme politique, récupération d’un procédé utilisé par les graveurs et caricaturistes précurseurs (propagande bonapartiste du XIXème dont les célèbres images d’Epinal). Elle fait les beaux jours de la satire politique, dans des opuscules de propagande, sur des affiches murales, utilisant les successions de situations pour asseoir un discours démonstratif ou explicatif.

Dessinateurs, photographes, travaillent pour des journaux, des agences de presse, font œuvre de propagande critiquant ou exaltant les politiques et politiciens, au grés de leurs inclinations politiques, et mettent leur art au service de certaines doctrines. Mais ayant obtenus leur reconnaissance en tant que journalistes (vote du statut de journaliste en 1935) ils bénéficient d’une carte de presse travaillent souvent pour plusieurs commanditaires et réussissent ainsi à gagner une certaine indépendance. Au final cependant, leurs créations souvent orientées demeurent dans le champ de la propagande.

Ouvertes aux innovations picturales et sonores, les propagandistes reste quand même soumis au diktat du message qu’ils cherchent à faire passer, à la doctrine à marteler. L’objectif n’est pas que le citoyen se pose des questions mais bien qu’il ingurgite des réponses toutes prêtes. Une citoyenneté « clés en main » en quelque sorte.



Jeudi 17 Mars 2005
Mireille Delamarre



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