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Propagande

Propagande et censure du régime de Vichy – Contre pouvoir: la Résistance et la voix de la France Libre

Pendant l’occupation, la population française subit non seulement la propagande nazie mais aussi la propagande et la censure du régime de Vichy, à travers la presse, les campagnes d’affichages, la radio, les actualités et documentaires cinématographiques. Pour la contrer la résistance s’organise, de l’étranger par le biais d’émissions radio, et sur place avec les moyens du bord.



Propagande et censure du régime de Vichy – Contre pouvoir: la Résistance et la voix de la France Libre

Propagande vichyste et censure en France occupée

L’une des particularités de la propagande du régime autoritaire populiste et guerrier de Vichy c’est l’accent mis sur la figure emblématique du maréchal Pétain, l’imagerie maréchaliste. Son portrait décliné sous la forme du vainqueur de Verdun, du sauveur, du père, du grand père, est tiré a des millions d’exemplaires, sur differents supports (timbres postes, affiches…) et sert de base à une propagande collaborationniste qui vise à normaliser l’occupation mais qui aussi accompagne les discours d’un régime qui monte en épingle le passé national glorieux et prône la révolution nationale (travail famille patrie) pour rassembler tous les français.

  • Propagande et censure dans la presse écrite

    En septembre 1939 l'ensemble des services chargés de la police administrative des moyens de diffusion, et notamment de la presse, sont réunis en un seul département placé sous l'autorité d'un chef de service de presse et de censure le commissariat général à l’information . De 1939 à 1944 ce chef de service assure la fonction de relation publique auprès de la presse et fait pression pour qu'elle soutienne la politique gouvernementale. Après juin 1940 l'agence Havas est démembrée. Une agence de presse d'état est créée en zone sud: l'Office Français d'Information (O.F.I.). En zone nord est mise en place une Agence Française d'Information de Presse (A.F.I.P.) dont la mission première est la propagande.

    S'agissant de la censure, la zone nord ainsi que l'Alsace-Lorraine et la zone "interdite" (les départements du Nord et du Pas-de-Calais), sont sous la seule autorité des services allemands. En zone sud, le gouvernement de Vichy met progressivement en place des services de censure aux niveaux régional, départemental et local, qui quadrillent tout le territoire. Aucune publication ne peut y échapper

    Le régime de Vichy codifie la censure sous forme de "consignes" écrites imposées à la presse. S'y ajoutent des "consignes verbales", des notes confidentielles et secrètes. Ces milliers de consignes, certaines permanentes d’autres temporaires, visent les mises en page, intitulés, choix des sujets, choix des caractères typographiques. Non respectées elles peuvent conduire à des mesures temporaires de suspension voire à l'interdiction de publication. A cela s’ajoute les restrictions de tirage (2 feuilles petit format) dues aux distributions arbitraires de papier dépendant des services allemands de la Propaganda Abteilung, et les difficultés économiques rencontrées.

    Apres l’occupation en 1942 de la zone sud et surtout à partir de 1943 les autorités allemandes s'engagent elle-même dans une politique de plus en plus agressive et répressive, qui mine la presse écrite et contribue à son effondrement. C'est par la voie des ondes que les français cherchent le plus souvent à obtenir ce que les journaux ne sont plus en mesure de leur fournir depuis bien longtemps: des informations. Mais là aussi Vichy veille.
  • Propagande vichyste sur les ondes

    Après la débâcle et la défaite, la radio doit devenir le principal instrument de propagande du nouvel "Etat français" et de sa politique réactionnaire. Cependant les émetteurs sont aux mains des allemands en zone nord occupée. Donc une onde unique et à caractère national va émettre installée au casino de Vichy: "Radio Vichy". Plusieurs ministères ou structures vichystes auront leurs propres chroniques radiodiffusées. L'audience reste faible cette radio est trop orientée vers la politique intérieure du Maréchal, et dédaigne la politique extérieure et les évènements liés à la poursuite de la guerre. Pour y remédier, des émissions de divertissement sont mises en place, dont des émissions musicales, qui dépassent en volume en juin 1941 celui de l’information.

    Pendant ce temps, en zone occupée La Propaganda Abteilung in Frankreich lance Radio Paris dès le 18 juillet 1940. Avec des moyens financiers importants, cette radio allemande en langue française recrute de nombreux journalistes collaborationnistes. Elle joue sur le même créneau divertissement que sa consoeur de Vichy profitant des nombreux concerts et spectacles donnés à Paris.

    Le retour de Laval au gouvernement en 1942, et l'invasion de la zone libre par les allemands, marque un nouvel élan de la radiodiffusion. Le 07 novembre 1942, la loi sur la radiodiffusion est révisée: les services sont centralisés, les émetteurs modernisés, le financement devient plus souple afin de rendre l'outil propagandiste radiophonique plus efficace. Un conseil supérieur de la Radiodiffusion est mis en place, et en 1943 les services de la Radio sont regroupés à Paris. Sous l'influence allemande et sous le poids de la guerre, le discours se radicalise et devient de plus en plus virulent.
  • Propagande vichyste dans les documentaires cinématographiques juillet 1940-novembre 1942

    Pendant l’occupation, les films projetés sont précédés d’un journal d’actualités et d’un documentaire. Entre fin juillet 1940 et novembre 1942, les actualités de la zone Sud sont produites par France-Actualités et Pathé-Gaumont, sous le contrôle de Vichy. En zone Nord une version française des actualités allemandes est diffusée, complétée par quelques reportages spécifiques à la France. Après l’occupation de la zone Sud, il n’y a plus qu’un journal franco-allemand, France-Actualités.

    Entre juillet 1940 et novembre 1942 Le régime de Vichy met en place à travers des documentaires une propagande d’intérêt national sur des thèmes rassembleurs: le passé glorieux de la nation, les discours du gouvernement français, le thème de la Révolution nationale (travail, famille, patrie), et l’imagerie maréchaliste. Ces documentaires sont diffusés dans les salles du cinéma traditionnel, en complément des actualités et du film.
    Dans la zone Sud, ils sont aussi proposés dans le cadre de séances éducatives, destinées aux écoles et aux entreprises. Ils sont également diffusés dans les camps et les centres de formation de la jeunesse. Enfin, des salles de cinéma sont aménagées dans le cadre des grandes expositions organisées en zone occupée.


    Ces films de propagande sont présentés comme des documentaires faits de témoignages basés sur des informations réelles. Ils sont diffusés avant le film de fiction, comme les documentaires d’avant-guerre, et se présentent sous la forme d’un documentaire "classique". Ils font appel à une imagerie consensuelle de séduction, des images harmonieuses, qui s’emploient à gommer l’occupation, prônent un retour à la normale, à la paix, la cohésion la fraternité sur fond de voix off. Ces documentaires sont fondés sur une technique d’interpellation du spectateur, et sur un aller-retour constant entre un ton très affectif et une approche plus factuelle (graphiques, chiffres précis...), le tout présenté comme réel. D’autres documentaires visent à discréditer la résistance en présentant des résistants au patriotisme douteux, agissant par intérêt financier.

    L’occupation de la zone Sud en 1942 entraîne des changements radicaux, sur les écrans où seule la propagande allemande demeure, dominée par un discours d’exclusion et de dénonciation de l’ennemi. A noter que les français de la zone sud n’ont connu la propagande allemande qu’à partir de cette date de même qu’en zone occupée les français n’ont pas connu la propagande vichyste qui a disparu de tous les écrans de cinéma en 1943.

La Résistance et la Voix de la France Libre

La résistance en France s’organise et met en scène de jeunes patriotes nationaux sur des tracts des affiches souvent imprimées avec des moyens rudimentaires au pochoir ou avec des gravures sur bois pressées à la main, pour redonner confiance au peuple et capter son attention sur un futur ou la victoire est au bout du tunnel. Les français à l’affût du moindre signe d’espoir contre l’occupation vont se tourner ver la voix des ondes pour chercher une information qui leur fait cruellement défaut.

  • La voix de La France Libre

    Le 16 juin 1940 De Gaulle arrive en Grande-Bretagne en tant que sous-secrétaire à la Défense nationale. Le 18 peu avant 20h00 le cabinet britannique l'autorise à lire à la radio un texte pour le bulletin d'informations de 20h15 « Les français parlent aux français ». Les britanniques autorisent ensuite l'émission d'un programme français à la B.B.C. d'une demi-heure. Les responsables sont Darcie Gillie, Cecilia Reeves. L'émission originelle "Ici la France" débute dès le 19 juin 1940. Puis Michel de St Denis, sous le nom de Jacques Duchesne réunit une équipe dans le but d'organiser un programme radiodiffusé sur la B.B.C qui démarre le 14 juillet à 20h30. Cette émission prend bientôt le nom de "Les Français parlent aux Français". Au début de chaque émission, Jacques Duchesne lançait cette phrase "Aujourd'hui, (xeme) jour de la résistance du peuple français à l'oppression" qui se transforma en "Aujourd'hui (xeme) jour de la lutte du peuple français pour sa libération".

    Dès le printemps 1941, on écoute beaucoup la B.B.C dans les foyers français. malgré le brouillage et les sanctions sévères encourues. Le succès est dû au fait que les bulletins d'informations (12 par jour en 1944) rapportent assez fidèlement la réalité et sont plutôt objectifs dans les renseignements portant sur le déroulement de la guerre. Y sont associés également quelques divertissements : sketches, musique, témoignages. Des chansons et des maximes deviennent célèbre : le fameux "Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand" sur l'air de la "Cucaracha" par exemple.

    Au début de 1941, l'équipe française de la B.B.C. lance la campagne des V devant être peint partout en signe de victoire. Devant l'ampleur du phénomène, les allemands et Vichy tentèrent de le récupérer à leur avantage en dressant un V immense sur la tour Eiffel. Autre campagne : l'appel à la résistance au S.T.O. (Service de Travail Obligatoire) a permis de rassembler les réfractaires en maquis organisés en 1943. C'est par la biais des mêmes programmes que les "messages personnels" de la résistance sont transmis. L'information sur les actions des maquis est aussi relatée par la B.B.C.

    Par cette radio, la France Libre légitimise son action et sa raison d'être. Ses programmes ont joué comme un effet de contre-pouvoir face à la propagande vichyste et à celle encore plus puissante des nazis. Ainsi, n'étant pas totalement coupée des réalités, la population française a pu conserver un espoir et, pour certains, la volonté d'agir contre l'occupant.











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Lundi 20 Juin 2005
Mireille Delamarre

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