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Propagande britannique déversée par BSN (British Satellite News) dans les medias du monde entier

Une fausse agence d’informations télévisées (BSN) financée par le gouvernement britannique répand sa propagande à travers le monde. Si elle s’autorise une critique molle de la politique américaine, c’est en fait pour mieux la soutenir.



Propagande britannique déversée par BSN (British Satellite News) dans les medias du monde entier

Propagande britannique déversée par BSN (British Satellite News) dans les medias du monde entier

Une succession de scandales aux Etats Unis ont révélé l’ampleur des financements versés par le gouvernement américain à des agences de relations publiques pour fabriquer de "fausses informations". Des acteurs prennent la place de journalistes, et les "informations" sont diffusées comme si elles étaient vraies. Les mêmes pratiques ont été adoptées en Irak, où des journaux ont été payés pour en insérer des copies. Ces histoires ont provoqué des froncements de sourcils en Grande Bretagne, sur la piètre qualité de la démocratie américaine. Les choses vont mieux ici argumente-on. Nous avons un premier ministre qui a affirmé en 2004 que "les valeurs qui conduisent nos actions à l’étranger sont les mêmes valeurs de progrès et de justice qui dirigent nos actions à la maison". Néanmoins, en 2002, le gouvernement a lancé un service de propagande télévisuel peu connu, et qui semble imiter l’approche trompeuse du gouvernement américain en ce qui concerne les fausses informations.

Le site de la BSN (British Satellite News) se présente comme "une télévision libre d’informations et de reportages". Cela ressemble à un site d’information ordinaire sur le net, bien qu’il n’y ait pas mentionné de copyright ce qui peut paraître suspicieux pour certains journalistes. Les journalistes de télévision et de radio peuvent se servir des ressources de BSN "directement dans leurs programmes quotidiens d’informations". En fait, BSN est approvisionné par World Télévision, une société qui met également à disposition des vidéos pour les entreprises et produit des clips de fausses nouvelles pour des multinationales comme GlaxoSmithKline, BP et Nestlé. Elle a aussi produit un programme intitulé "Towards Freedom Télévision" (vers une télévision libre) pour le compte du gouvernement britannique. C’était un programme de propagande diffusé en Irak par les équipes de psyops (opérations psychologiques) de l’armée américaine, diffusant à partir d’un avion spécialement aménagé pour cela en 2003 et 2004.

La Société World Télévision produit des fausses informations, entièrement financées par le ministère britannique des affaires étrangères, qui a dépensé 340 millions de livres pour ses activités de propagande en Grande Bretagne en 2001. Un réajustement de cette somme après le 11 septembre fait qu’elle a dû largement augmenter depuis.

Selon World Télévision, à la date de novembre 2003, les "informations" étaient "utilisées régulièrement par 14 des 17 pays du Moyen Orient". Plus de 400 stations autour du monde reçoivent les histoires transmises par BSN, "185 sont des utilisatrices régulières de celles-ci, inclues des stations situées en Russie, en Allemagne, en Afrique, en Malaisie, en Indonésie, au Japon, et en Australie."

Le "régime d’informations" reçu par ceux qui regardent ces programmes TV comprennent des histoires des ministres des gouvernements et d’autres porte parole officiels. Des titres récents sur l’Irak, proclamaient : "le premier ministre en visite surprise en Irak" (22 décembre 2005) ou "l’ambassadeur irakien optimiste pour les élections" (14 décembre 2005). Souvent le Chatham House fournit le lieu pour les discussions politiques comme dans l’émission "la psychologie du terrorisme – des experts se rencontrent". (23 décembre 2005).

Il n’est pas question de s’y interroger sur l’occupation, mais quelques critiques de la politique américaine sont possibles. Dans une programme d'apologie spécial sur l’occupation britannique de l’Irak de 1920, "l’introduction suggérée" note : "cette année ce n’est pas la première fois qu’une puissance étrangère a cherché à construire un état démocratique moderne libéral en Irak. La Grande Bretagne a essayé de faire la même chose dans les années 20". La bienveillance américaine et britannique est tout simplement assurée. "Aujourd’hui, la coalition menée par les Etats-Unis, comme les occupants impériaux il y a 80 ans, essaient de libérer les services gouvernementaux et de sécurité irakiens de la corruption et des abus". Mais cette stratégie grossière américaine est entrain de potentiellement "détourner une grande partie de la population irakienne." La question soulevée c’est "quelles sont les leçons utiles à tirer de l’expérience britannique". En fait, l’occupation de 1920 a immédiatement provoqué une révolte populaire qui a été brutalement réprimée. Une monarchie fantoche a été imposée, qui n’était ni "démocratique" ni "moderne", mais qui a été, selon l’historien Mark Curtis, l’une des moins populaires du Moyen Orient.

La Stratégie de la BSN semble mettre l’accent sur la diversité culturelle britannique. Des bulletins mettent régulièrement l’accent sur les contributions multi ethniques en Grande Bretagne, avec des interviews de musulmans modérés. Mais c’est possible d’entendre des critiques sourdes à l’égard de la politique d’Israël. L’un des bulletins montraient un "universitaire israélien qui a mis en question le bien fondé et l’efficacité du mur de séparation controversé construit par les israéliens."

L’une des sources de compréhension à l’origine de ces mensonges médiatiques c’est le rapport d’un think tank le FPC (Foreign Policy Center) de 2003, dont un coauteur est le directeur de l’époque Mark Léonard. Ce dernier a fourni des conseils au ministère des affaires étrangères dans le cadre de la démarche de ce dernier sur sa "réflexion sur la diplomatie publique" en 2002. Il a ensuite été nommé au comité stratégique de la diplomatie publique qui dirige la propagande stratégique du ministère des affaires étrangères. Le rapport du FCP suggère que le gouvernement britannique n’ait pas peur "de mettre le nez des américains dans le sang" dans ses messages de propagande concernant le conflit israélo palestinien. Ils doivent "s’assurer de mettre l’accent sur les différences entre les positions et pensées des américains et celles des britanniques". L’objectif c’est de s’attaquer à la perception que la grande Bretagne "adhère inconditionnellement à chaque initiative américaine" afin d'augmenter "l’utilité" du soutien britannique aux américains.

Cette stratégie consistant à critiquer les Etats-Unis pour mieux les soutenir, est en conformité avec la politique irakienne de Blair. C’est clair qu’en consultant les documents qui ont circulé cette année suite à des fuites (comme le Downing Street mémo) on constate que le plan était d’utiliser l’ONU comme moyen pour obtenir une légitimation de l’invasion. Tout ceci transforme en farce les prétentions d’attachement de Blair à des valeurs progressistes. En fait, cela prouve que de telles affirmations ne sont que pure propagande cynique.

Article de David Miller paru le 15 février 2006 sur le site du Guardian www.guardian.co.uk copyright The Guardian, traduction bénévole pour information à caractère non commerciale par MD pour Planète Non Violence

David Miller est professeur de sociologie à l’université de Strathclyde.

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Dimanche 19 Février 2006
Mireille Delamarre

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