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Propagande américaine : comment le Département de la Guerre a imposé un black out médiatique sur les conséquences d'Hiroshima et Nagazaki

Un journaliste indépendant australien, Wilfred Burchett, qui s’était rendu au Japon pour couvrir les conséquences du largage de la bombe atomique sur Hiroshima avait commencé à révéler l'horreur mais il a été immédiatement accusé de propagande japonaise tandis qu'un journaliste scientifique du New York Times, W.L Laurence, employé aussi secrétement par le Département de la Guerre, distillait à la une et à longueur de pages sa propagande négationniste et mensongère.



Propagande américaine : comment le Département de la Guerre a imposé un black out médiatique sur les conséquences d'Hiroshima et Nagazaki

Un journaliste australien, Wilfred Burchett, trop curieux

Un journaliste indépendant australien, Wilfred Burchett, s’était rendu au Japon pour couvrir les conséquences du largage de la bombe atomique sur Hiroshima. Mais le sud du Japon avait été déclaré "zone militaire fermée" par le Général Douglas MC Arthur, et la presse interdite d’y pénétrer. Les journalistes occidentaux ont obéi sagement et se sont contentés des déclarations faites par les militaires américains qui les avaient regroupés sur le USS Missouri au large des côtes japonaises, où de là ils couvrirent la capitulation du Japon.

Wilfred Burchett, quant à lui, a décidé de se rendre sur les lieux pour constater par lui-même ce qui c’était passé, les effets de cette bombe nucléaire et en faire un reportage. Passant outre l’interdiction de MC Arthur, il a pris un train qui l'a conduit en 30 heures à Hiroshima. Sorti du train il n'a pu que constater les terribles dévastations causées par la bombe A. La ville d’Hiroshima qui comptait 350 000 habitants avait été littéralement rasée. Il a vu des êtres humains morts encastrés dans des murs, des chaussées, il a rencontré des personnes errantes leur peau déchirée, en lambeaux. Dans les hôpitaux, il a vu des personnes couvertes de plaies hémorragiques violettes sur la peau, atteintes de gangrène, de fièvre, perdant leurs cheveux.

Burchett a été parmi les premiers à décrire ce qu’il avait vu. Son article publié le 5 septembre 1945, presque un mois après le largage de la bombe A sur Hiroshima, à Londres dans le Daily Express, et intitulé "la peste atomique" commençait ainsi :

"Hiroshima ne ressemble pas à une ville bombardée. C’est comme si un rouleau compresseur lui était passé dessus et l’avait complètement écrasée. J’écris ces mots avec le moins de passion possible en espérant que cela servira de mise en garde pour le monde."

Son article a provoqué une onde de choc partout dans le monde. Les réactions candides de Burchett face à l’horreur avaient choqué les lecteurs. Il écrivait :

" sur cet endroit ou a été testée pour la première fois cette bombe atomique, j’ai vu les choses les plus terribles et effrayantes de mes quatre ans de guerre. En comparaison, une île du pacifique ravagée par un bombardement ressemble au jardin d’Eden. Aucune photo ne peut rendre compte des dévastations provoquées".

Le reportage indépendant de Burchett a été un véritable fiasco pour la propagande de l’armée américaine. La version officielle américaine relativisait le nombre des victimes et l’ampleur des dévastations causées, affirmait que les cibles visées étaient militaires et industrielles, se félicitait de leur destruction, et s’employait à nier les conséquences mortelles des radiations subies par les populations civiles. Un reporter américain qui avait réussi à rejoindre Nagasaki, Georges Weller du Chicago Daily News, et qui avait écrit un long article sur les atrocités vues, soumis son papier à la censure militaire. Son journal ne reçu jamais son article.

La censure militaire voulait un black out total sur ce qui c’était passé, elle l’obtint.

En effet, les autorités militaires américaines se sont attaqué au reportage de Burchett. Le Général MC Arthur avait ordonné qu’il soit expulsé du Japon, et sa camera contenant des photos d’Hiroshima disparu mystérieusement alors qu’il visitait un hôpital d’Hiroshima. Elles l’accusèrent de propagande pour le compte du gouvernement japonais.

Contre attaque médiatique et militaire par W.L Laurence, personnage à double casquette : journaliste scientifique au New York Times et propagandiste du Pantagon

4 jours après la parution en première page du reportage de Burchett, le Général en Chef Leslie Groves, directeur de projet de la bombe A, a invité 30 journalistes triés sur le volet sur le site de fabrication de la bombe à New Mexico, là où elle avait également été testée pour la première fois. Parmi eux, un journaliste scientifique du New York Times, William L. Laurence. Le Général les a conduit sur les lieux des tests, son intention étant de prouver que le site n’avait pas été contaminé par les radiations.

L’article de W.L Laurence paru le 12 septembre 1945 en première page du New York Times reprenait fidèlement la version militaire titrant :

"Le site américain de la Bombe Atomique, un démenti formel aux racontars distillés par Tokyo. Les tests de New Mexico confirment que c’est l’explosion et non les radiations atomiques qui ont tué.'


Laurence poursuivait sa propagande :

"Cet endroit du Nouveau Mexique, scène de la première explosion atomique sur terre, et berceau d’une nouvelle aire pour la civilisation, fournit aujourd’hui la réponse la plus efficace à la propagande japonaise affirmant que les radiations étaient responsables de la mortalité, même après le jour de l’explosion le 6 août, et que des personnes ayant pénétré dans Hiroshima avaient contracté des maladies mystérieuses dues aux radiations."

Puis, Laurence continuait en disant que l’armée avait organisé ce tour au Nouveau Mexique pour:

"apporter un démenti à ces mensonges", et citait le Général Groves :

"Les japonais prétendent que les gens sont morts à cause des radiations. Si cela est vrai, ce fut le cas d’un petit nombre".

Laurence continuait en donnant sa propre version des faits, renchérissant sur la propagande de l’armée américaine:

"les japonais continuent de répandre leur propagande pour faire croire que nous avons injustement gagné la guerre, essayant ainsi de s’attirer la sympathie de l’opinion publique afin d’obtenir des conditions de rédition moins sévères…Ainsi, au début, les japonais décrivaient des symptômes qui ne paraissaient pas vrais".

Laurence savait exactement ce qui s’était passé, car il avait assisté le 16 juillet 1945 aux premiers essais au Nouveau Mexique, et avait pu constater les conséquences aux alentours : des personnes malades empoisonnées, et la même chose pour le bétail. Par conséquent il dissimulait la vérité, mentait en connaissance de cause. Il continua à écrire toute une série d’articles pour le Times, une dizaine, qui ne tarissaient pas d’éloge sur les prouesses techniques du programme nucléaire américain, tout en continuant à dénier les conséquences mortelles pour les personnes. Laurence fut récompensé pour ses articles et reçu le Prix Pulitzer.

Outre sa rémunération par le New York Times, Laurence était aussi payé par le Département de la Guerre. En Mars 1945, le Général Groves lui avait proposé au cours d’une entrevue secrète un emploi de rédacteur de communiqués de presse pour le Projet nucléaire Manhattan, qu’il a accepté avec empressement. Il a aussi contribué à la rédaction de déclarations du président Truman sur le sujet ainsi que de celles du secrétaire à la Guerre Henri Stimson.

Les nombreux communiqués publiés après la guerre par les militaires furent repris mot pour mot par toute la presse. Ceux-ci étaient en fait tous rédigés par Laurence, un propagandiste zélé, un inconditionnel du programme nucléaire américain qu’il soutenait déjà dans des articles publiés en 1929, bien avant sa mise en chantier

Il possédait un double statut, celui de journaliste, et celui d’agent de propagande des institutions militaires. Ce dernier statut lui donnait accès à des informations ultra sensibles. Il a fait partie de l’équipage de l’escadrille qui a largué la bombe atomique sur Nagasaki. Il a assisté de visu à l’incinération de plus de 100 000 personnes, et a décrit l’évènement dans un article paru 1 mois plus tard, sa publication ayant été retardée par la censure militaire.

Laurence écrivait à propos du champignon atomique:

"nous l’avons vu monter dans les airs comme un météorite, venant de la terre au lieu de l’espace, devenant de plus en plus vif à mesure qu’il montait et rejoignait les nuages blancs… c’était une chose vivante, une nouvelle forme d’être, né juste devant nos yeux incrédules".

Le journal le New York Times, a su aussi garder le secret sur le double statut de Laurence, qu’il connaissait, celui de reporter et de porte parole du gouvernement. Il a transmis fidélement, au mépris du respect de toute déontologie journalistique, la propagande concoctée par le Département de la Guerre devenue par la suite le Département de la Défense plus connu sous le nom de Pentagon.

L’histoire semble se répéter aujourd’hui avec l’affaire de la journaliste Judith Miller du New York Times (encore ce journal) concernant les prétendus ADM possédées par Saddam Hussein, cause factice du déclenchement de la guerre américano britannique en Irak, et sur lesquelles elle a écrit de nombreux articles avant et après le déclenchement de la guerre, en soutien ouvert aux intentions belliqueuses de l’Administration Bush. Miller est directement impliquée dans le Plame/Wilsongate qui secoue sérieusement l’Administration Bush actuellement avec l’inculpation de Scooter Libby ex conseiller du vice président américain Dick Cheney mis lui aussi sur la sellette dans cette affaire.

Source: Les informations contenues dans cet article proviennent d’un article d’Amy Goodman et David Goodman paru sur le site de Common Dreams en août 2004 intitulé "Hiroshima cover up : how the war Department’s Timesman won the Pulitzer".

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Mireille Delamarre



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