information critique contre l'islam conquerant supremaciste le terrorisme
Propagande

Préjugés parti pris dans les medias

Une information ne saurait être crédible si elle est entachée dans la forme comme dans le fond de préjugés projetés consciemment ou non par ceux qui la font : journalistes, rédacteurs, reporters, photographes, cameramen, scénaristes, monteurs truqueurs…
Nous pouvons devenir des lecteurs, auditeurs, téléspectateurs mieux avertis si nous sommes capables de repérer et dénoncer certaines techniques journalistiques qui autorisent l'expression de préjugés dans les nouvelles.



Préjugés à travers la sémantique

discrimination dans l'association mots terroriste et musulman
discrimination dans l'association mots terroriste et musulman
les gros titres

Beaucoup de personnes ne lisent que les gros titres à la une, souvent aussi elles ne parcourent que les titres dans les pages intérieures du journal. Les titres sont donc la partie la plus lue d'un journal. Il en va de même, pour les titres des journaux télévisés. Ils peuvent être un résumé des évènements, et c’est en principe leur rôle, mais aussi révéler un préjugé ou un parti pris en mettant l’accent par exemple sur tel ou tel aspect de l’information. Ainsi, Ils peuvent évoquer une vive émotion alors que les faits en eux-mêmes ne l’impliquent pas, obéissant à un effet voulu de sensationnel. Ils peuvent exprimer l'approbation comme la condamnation, mêlant faits et jugements à priori ce qui peut notamment dans les affaires judiciaires avoir des conséquences extrêmement graves pour les personnes directement concernées.

les noms et choix des mots

Les médias, dans la diffusion de leurs nouvelles, usent souvent d'étiquettes et de titres pour décrire les gens, les lieux et les événements. Cet étiquetage peut déformer l’information à transmettre et procède parfois d’un parti pris de marginalisation ou d’exclusion, et frise dans certains cas la discrimination, ou la diffamation. Par exemple, une personne peut être qualifiée « d'ex-condamnée », de délinquant, de maghrébin ( en association souvent avec des actes répréhensibles), d’islamiste, de « jeunes des banlieues » , comme si le fait d’habiter en banlieue était en soi répréhensible, de « jeunes des quartiers » transformant un mot d’urbanisme usuel « quartier « en étiquette discriminante. Dans un autre cas, une personne peut se voir accoler l'étiquette de « terroriste » alors que dans d’autres médias on parle de « combattant pour la liberté », de résistant.

Dans tous les cas, c’est la position éditoriale qui s’impose et qui est significative de l’état d’esprit dans lequel les journalistes doivent accomplir leur mission d’information. L’utilisation de mots positifs ou négatifs avec une connotation particulière peut largement influencer le lecteur ou le téléspectateur. C’est à ce niveau que les préjugés doivent être dénoncés, compte tenu de la responsabilité sociale des médias dans la formation et la propagation d’opinions. Certaines pratiques médiatiques basées sur des préjugés peuvent être un facteur de déclenchement ou d’aggravation de troubles de société (actes de discrimination dont certains accompagnés de violences graves), et perturber grandement la cohésion sociale.

Préjugés à travers la sélection et l'omission de faits, la disposition et l’emplacement de la nouvelle

titre à sensation
titre à sensation
Les préjugés dus à des omissions sont difficiles à détecter. C'est seulement en effectuant un travail de comparaison sur la même nouvelle rapportée par d'autres sources d'information que cette forme de préjugé peut être détectée. Un rédacteur en chef peut exprimer un préjugé en choisissant par exemple d'utiliser certains détails d’en ignorer d’autres, pour influencer les lecteurs ou les téléspectateurs. C’est dans la fabrique de l’information que les préjugés se glissent sournoisement. Si, pendant un discours d’un dirigeant politique ou syndical quelques personnes huent l'orateur, le journaliste pourra dire ou écrire que tel ou tel passage du discours « a été accueilli par des huées » ou encore omettre cet incident car à priori pour lui il s’agit simplement d'une poignée de contestataires qui ne reflètent pas l’opinion générale ou « l’ambiance générale » qui prévalait lors de l’évènement. Les critiques et contestations étant généralement le fait de minorités, elles peuvent être ainsi privées de leur droit à une expression visible sur la place médiatique publique avec les dangers que l’on connaît de l’uniformisation des opinions préludes à certaines formes de totalitarisme.

En général, pour Les lecteurs d'un journal les informations qui paraissent à la une sont plus importantes que celles publiées dans les autres pages. De même, lors de la retransmission des nouvelles, la télévision et la radio diffusent les plus importantes en premier, en gardant les autres pour plus tard les présentant souvent sous forme de flash infos à l’intérieur du JT ou du JR. L'emplacement d'une nouvelle dans un journal ou dans un bulletin télévisé ou radiophonique influence l'opinion du lecteur ou du téléspectateur ou de l'auditeur quant à l'importance qu'il convient de lui accorder. Le choix de l’emplacement est donc plus conditionné par l’importance que la rédaction veut donner à la nouvelle que sa véritable importance. Il y a là matière à vigilance pour critiquer éventuellement toute tentative de manipulation.

Préjugés à travers les photos d’accompagnement, le contrôle des sources

minimisation angle de prise de vue et mot sevices au lieu de torture
minimisation angle de prise de vue et mot sevices au lieu de torture
Concernant les photos qui accompagnent les articles de la presse écrite, ou les nouvelles télévisées, certaines photos lorsqu’il s’agit de personnes peuvent être flatteuses d’autres méprisantes. Dans les deux cas elles visent à influencer l'opinion du lecteur ou téléspectateur. À la télévision, le choix des images diffusées est extrêmement important à cause de l’impact du visuel. L’angle des prises de vue peut fausser complètement la nouvelle, minimiser ou au contraire amplifier l’évènement. L’absence de photos des zones de guerre ( Irak, Palestine, Tchechenie, Afghanistan, Darfour, Soudan, RDC ect…) pose actuellement de très sérieux problèmes de désinformation et de crédibilité des médias, alors que sur d’autres évènements il y a passage en boucle et redondance. Il y a ces dernières années une tendance générale médiatique à minimiser les catastrophes provoquées par la main de l’homme (les guerres), dont certaines ne bénéficie même plus d'une couverture médiatique, et amplifier les catastrophes naturelles dans une approche « apocalyptique » des évènements, un goût mortifère du sensationnel. Cela procède d’une manipulation pour créer un état d’insécurité permanent aux quatre coins de la planète à des fins politiques. Il y a collusion medias et pouvoir politique au détriment du droit à l’information et de la démocratie.

Pour détecter les préjugés, les partis pris, il importe de prêter attention à la provenance de la source d'une nouvelle, se poser certaines questions. L'information est-elle fournie par un reporter, un témoin, des officiers de police, des militaires, des pompiers, des cadres, des élus gouvernementaux ? Chacun peut avoir ses raisons pour dévoiler aux médias une information (nombre de personnes à un meeting, nombre de soldats tués ou blessés, nombre de civils tués …). Enfin il importe également de savoir à qui appartiennent les médias, et l’impact que cela peut avoir sur les contenus informatifs. Des medias dans les mains d’industriels de l’armement, de banquiers, ou indirectement de publicistes peuvent-ils vraiment remplir le rôle qui est le leur celui d’informer, de rechercher la vérité ?

C’est au lecteur, téléspectateur, auditeur, de faire valoir que l’ information n’est pas, comme certains voudraient le faire croire un « produit de consommation », mais bien une source de savoir visant la connaissance de la vérité. Parce que l’être humain est un être de conscience, l’information est un droit qui ne saurait se monnayer ou « se consommer ».

Mercredi 5 Janvier 2005
Mireille Delamarre



Dans la même rubrique :
1 2 3 4

Humour Les Folles D'Allah | Terrorisme Islamo-fascisme | International | Immigration clandestine | France XXI | Communautarisme Islamisation racialisation | Europe | Empire USioniste du Chaos | LIBERTE D'EXPRESSION D'INFORMATION | COLONIALISME JUDEO SIONISTE | GUERRE DE L'INFORMATION | Propagande | DICTATURE UE | PALESTINE | FRANCE | MONDE ARABE | ASIE | archives Armement Sécurité Stratégies Militaires | archives Droit International ONU | archives histoire traditions 2004-2008 | archives sciences écologie 2004-2008 | archives société 2004-2008 | archives culture | archives ressources educatives | archives informations 1 | archives informations 2