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Politique étrangère : Sarkozy part en croisade contre l’Islam.

Imitant le croisé en chef G.W Bush, Sarkozy a placé sa politique étrangère dans un cadre religieux : selon un mantra qu’il a répété à plusieurs reprises, il y a « menace de confrontation entre l’Islam et l’Occident ». C’est une première pour un président, et la vraie rupture, dangereuse pour la République Laïque, est là. Sa politique au Moyen Orient est vue sous ce prisme là.



Politique étrangère : Sarkozy part en croisade contre l’Islam.

Sarkozy part en croisade contre l’Islam, de la Palestine à l’Iran.

Lundi Sarkozy a fait un discours pour présenter sa politique étrangère. En pièce jointe vous trouverez l’intégralité de ce discours.

Quelques mots sur le cadre dans lequel celle-ci a été placée et qui a, semble-t-il, échappé aux « experts » en tout genre. Sarkozy, une première pour un président de la République Laïque, a placé sa politique étrangère en grande partie dans un cadre religieux.

En effet, Sarkozy a insisté a plusieurs reprises dans son discours sur la menace d'une «confrontation entre l'Islam et l'Occident », dont l'affaire des caricatures de Mahomet a selon lui été un signe avant-coureur. Sarkozy s’aligne donc sur la thématique chère à son maître, le croisé en chef méthodiste de Washington, G.W Bush, et sa croisade contre l’Islam (également dénommé islamisme, islamisme politique, et chez les judéo chrétiens américains extrémistes : islamo fascisme).

Sur cette thématique « menace d’une confrontation entre l’Islam et l’Occident «, citons la voix du «croisé » Sarkozy :

« …Premier défi : comment prévenir une confrontation entre l'Islam et l'Occident, voulue par les groupes extrémistes tels qu'Al Qaeda qui rêvent d'instaurer, de l'Indonésie au Nigeria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité »…

Toute personne informée et sensée sait que le supposé projet d’instaurer un califat est un mythe, qu’Al Qaeda, le Golem crée par la CIA au service de l’Empire américain pour combattre l’ex Union Soviétique en Afghanistan, a été reprogrammé pour justifier ses guerres de conquête, sous la dénomination « guerres contre le terrorisme » dans les pays riches en ressources naturelles notamment gaz et pétrole qui se trouvent être en majorité des pays musulmans.

Plus loin Sarkozy dit :

« …Prévenir une confrontation entre l'Islam et l'Occident, c'est aussi encourager, aider, dans chaque pays musulman les forces de modération et de modernité à faire prévaloir un Islam ouvert et tolérant, acceptant la diversité comme un enrichissement. Dans ce domaine, il n'est pas de recette miracle, unique… »

On est là dans l’ingérence complète dans les affaires intérieures des pays dont la principale religion est l’Islam. Ce préchi précha du missionnaire en chef Sarkozy est bien évidemment en flagrante et totale contradiction avec les principes de la République française de séparation du pouvoir politique et du religieux. Cet immigré de première génération, n’a, semble-t-il, pas retenu les leçons d’instruction civique apprises à l’école de la République Laïque, ni compris le contenu de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Le fait de cadrer sa politique étrangère sur cette hypothétique menace d’une «confrontation entre l’Islam et l’Occident », sous entendu bien sûr, l’Occident judéo chrétien, a, nul doute, des implications, dans la politique étrangère de Sarkozy au Moyen Orient, notamment en ce qui concerne le règlement du conflit israélo palestinien et de la politique vis-à-vis de l’Iran. C’est clair et d’ailleurs il le dit lui-même.

« …Prévenir une confrontation entre l'Islam et l'Occident, c'est enfin traiter les crises du Moyen-Orient. Il y a cinq ans seulement, la région ne connaissait qu'une crise. Aujourd'hui, elle en subit quatre, très différentes mais chaque jour davantage liées entre elles.

Tout a été dit, beaucoup a été tenté à propos du conflit israélo-palestinien. Le paradoxe de la situation est que nous savons quelle sera sa solution, deux Etats -ou peut-être devrait-on mieux dire : deux Etats-Nations- vivant côte à côte dans la paix et la sécurité à l'intérieur de frontières sûres et reconnues. Nous connaissons le contenu détaillé de cette solution à travers les paramètres Clinton et le legs de Taba. .. «


Là, on constate que Sarkozy pour solutionner le conflit, ignorant superbement la proposition de l’Arabie Saoudite qui déplait aux sionistes, s’appuie sur des négociations qui n’ont pas abouti parce qu’elles ne tenaient pas compte des demandes palestiniennes. Elles se calquaient sur les exigences israéliennes, ne proposaient qu’une restitution partielle de la Cisjordanie et pour les réfugies palestiniens un retour dans ce qui devrait constituer l’Etat Palestinien c'est-à-dire Gaza et une Cisjordanie largement amputée dont on peut constater sur le terrain la réalité grandissante de cette amputation avec le mur d’apartheid servant de frontière ouest et à l’est l’annexion de la vallée du Jourdain, et une annexion rampante de la partie est de Jérusalem.

Sarkozy fait donc sienne la position israélienne que soutient d’ailleurs Washington. Autrement dit pour Sarkozy la solution ce n’est pas le plan de paix proposé par l’Arabie Saoudite prévoyant le retrait des territoires occupés en 67 incluse Jérusalem est et pour les réfugiés le respect de la résolution de l’ONU 195, retour chez eux avec des aménagements à discuter entre les deux parties. Non c’est la solution américano sioniste d’annexion d’une grande partie de la Cisjordanie, et un état palestinien réduit à des miettes de l’ancienne Palestine, des bandoustans encerclés par les colonies sionistes et reliés entre eux par des tunnels et des ponts.

Notons qu’en situant le conflit israélo palestinien dans un cadre religieux, Sarkozy fait fi de ce qu’il est vraiment : un problème politique qui doit être replacé dans son véritable contexte celui du colonialisme occidental, avec une occupation colonisation et extermination de la population autochtone, même si dans le cas des sionistes, le génocide mené contre le peuple palestinien se réalise par étape, de manière parfaitement organisée administrativement, avec des bureaucrates sionistes émules d’Eichmann pour l’exécution de ce plan génocidaire.

Toujours selon Sarkozy :

« …Nous avions une idée du chemin à parcourir : la feuille de route, qu'il faut certainement revisiter. Nous connaissons enfin les parrains de la paix : les membres du Quartet, désormais représentés par une personnalité de premier plan : Tony Blair, et les pays arabes modérés.

Malgré tout cela, chacun a le sentiment désespérant que la paix ne progresse pas. Pire : qu'elle recule dans les esprits et les cœurs. J'ai la réputation d'être l'ami d'Israël et c'est vrai. Je ne transigerai jamais sur la sécurité d'Israël. Mais tous les dirigeants des pays arabes, à commencer par le président Mahmoud Abbas, qui sont venus nombreux à Paris depuis mon élection, connaissent mes sentiments d'amitié et de respect envers leurs peuples.

Que cette amitié m'autorise à dire aux dirigeants israéliens et palestiniens que la France est déterminée à prendre ou à soutenir toute initiative utile. Mais elle a une conviction : la paix se négociera d'abord entre Israéliens et Palestiniens. Dans l'immédiat, nos efforts, ceux du Quartet et des pays arabes modérés, doivent aller à la reconstruction de l'Autorité palestinienne, sous l'autorité de son Président.

Mais il est tout aussi indispensable de relancer sans délai une authentique dynamique de paix conduisant à la création d'un Etat palestinien. Que les parties et la communauté internationale se dérobent à nouveau à cette ambition, et la création d'un " Hamastan " dans la bande de Gaza risque d'apparaître rétrospectivement comme la première étape de la prise de contrôle de tous les territoires palestiniens par les islamistes radicaux. Nous ne pouvons pas nous résigner à cette perspective. La France ne s'y résigne pas… »


Sarkozy parle d’état palestinien mais le qualificatif viable a disparu de son discours, ce peut donc être un état avec des frontières temporaires comme le veut Tel Aviv, sachant que le «temporaire » et les « faits sur le terrain » sont les caractéristiques de la colonisation sioniste de la Palestine depuis le début.

On constate que là encore Sarkozy fait sienne la position américano sioniste. Il reprend à son compte leur terminologie pour nommer la Bande de Gaza puisqu’il parle de «Hamastan ». Il nie la réalité politique palestinienne suite aux élections législatives de 2006 qui a porté démocratiquement le Hamas au pouvoir, qu’ils qualifient avec mépris d’ »islamistes radicaux », agite l’épouvantail de l’»islamisme radical », tout comme le font les américano sionistes, pour justifier son adhésion totale aux exigences du régime sioniste.

D’ailleurs la réaction du Hamas au discours de Sarkozy ne s’est pas faite attendre. Dans une dépêche AFP du 27/08/06 de 16h30 et intitulée :

Le Hamas critique Nicolas Sarkozy

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a critiqué aujourd'hui les déclarations du président français Nicolas Sarkozy, qui a rejeté la création d'un "Hamastan" dans la bande de Gaza.

"Ces déclarations ont été faites sur la base d'informations erronées. Le Hamas ne cesse de répéter qu'il ne souhaite pas créer une entité particulière à Gaza", a indiqué un porte-parole du Hamas Sami Abou Zouhri.

"La France et la communauté internationale doivent respecter la légalité du mouvement Hamas et éviter de soutenir un camp palestinien contre un autre. La conclusion d'un accord sera impossible si la principale force palestinienne est ignorée", a ajouté ce porte-parole.


Sarkozy c’est clair soutient au côté des américano sionistes le gouvernement collaborateur d’Abbas Fayyad sans tenir compte de ce que veut le peuple palestinien. Celui-ci dans sa grande majorité réclame un gouvernement d’union nationale Hamas Fatah, ce à quoi s’opposent américains israéliens et aussi Sarkozy.

Sa politique étrangère vis-à-vis de l’Iran il la place également dans ce cadre »confrontation entre l’Islam et l’Occident » :

… "Quatrième crise, au confluent des trois autres : l'Iran. La France maintient avec ses dirigeants un dialogue sans complaisance, qui s'est avéré utile en plusieurs occasions. Elle a pris l'initiative, avec l'Allemagne et le Royaume-Uni, d'une négociation où l'Europe joue un rôle central, rejointe par les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Les paramètres en sont connus ; je n'y reviens pas, sinon pour réaffirmer qu'un Iran doté de l'arme nucléaire est pour moi inacceptable, et souligner l'entière détermination de la France dans la démarche actuelle alliant sanctions croissantes mais aussi ouverture si l'Iran fait le choix de respecter ses obligations.

Cette démarche est la seule qui puisse nous permettre d'échapper à une alternative catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran. Cette quatrième crise est sans doute la plus grave qui pèse aujourd'hui sur l'ordre international..."


Sarkozy ignore les discussions entre l'Iran et l’AIEA et les déclarations récentes de cette dernière concernant la production de plutonium, l’affaire étant selon l’AIEA réglée (voir le site de l’AIEA sur le sujet). Soit il connaît très mal le dossier du nucléaire iranien, car quiconque le suit de près sait que l’Iran respecte ses obligations en tant que membre signataire du TNP et qu’il a le droit à l’énergie nucléaire civile en tant que tel, soit il ne fait qu’adopter la position américano sioniste contre l’Iran, ce qui est plus probable. Il parle de «bombe iranienne» comme si les iraniens poursuivaient un programme nucléaire militaire, mais où sont ses preuves, lit-il seulement les rapports de l’AIEA ? (Bush vient de renchérir lui en parlant d’ »holocauste nucléaire »). Sarkozy donne aussi son accord pour un « bombardement de l’Iran » si celui-ci ne respecte pas ses obligations, entendons par là, s’il n’obéit pas aux exigences américano sionistes de cesser le développement de son programme nucléaire civil.

Une position extrêmement dangereuse sur laquelle devrait se pencher avec plus de sérieux les parlementaires dans l’opposition.

La réponse du président iranien elle aussi ne s’est pas fait attendre, et il ne mâche pas ses mots :

Au cours d’une conférence de presse, le président Ahmadinejad a balayé d’un revers de main la mise en garde de Sarkozy que l’Iran risquait d’être bombardée à cause de son programme nucléaire. Il a dit

« Il (Sarkozy) a pris ses fonctions récemment et veut dire quelque chose pour attirer l’attention des autres. Ainsi, il ne sait pas de quoi il parle »…. » Il est encore inexpérimenté, cela veut dire, peut être, qu’il ne sait pas ce que ses propres mots veulent dire. Je pense que ce qu’il a dit c’est pour être consommé par ses cercles internes. Pour nous cela n’a pas de valeur politique ».

Ahmadinejad a ajouté que les différents devraient être résolus par le dialogue.

Sarkozy a aussi utilisé ce mantra « confrontation entre l’Islam et l’Occident » pour parler de son projet de « Club Med » (Union Méditerranéenne).

On ne peut que s’étonner que personne dans les medias et les partis d’opposition n’ait relevé ce qui fait la trame de la déclaration de sa politique étrangère, ce mantra maintes fois répété : «confrontation entre l’Islam et l’Occident »,, emprunté aux néo conservateurs judéo chrétiens US.

La rupture de Sarkozy en matière de politique étrangère est dans ce mantra, et c’est une véritable menace pour la République Laïque.

Les missiles iraniens sont-ils une menace pour l'Europe ?

Genocide à Gaza, Ilan Pappe


Discours_de_Politique_Etrangere_de_Sarkozy_270807_709526.doc Discours de Politique Etrangere de Sarkozy 270807.doc  (72 Ko)


Mercredi 29 Août 2007
La Mouche du Coche

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