Récemment, plusieurs rencontres américanosionistes ont eu lieu en Israël. Le sujet principal était l'Iran, plus précisément les sanctions à mettre en oeuvre une fois le délai du prétendu dialogue passé. Parmi ceux ayant participé à ces rencontres on trouve le conseiller à la sécurité nationale US, James Jones, et le conseiller spécial du président, un faucon sioniste, Dennis Ross, le secrétaire à la défense US, Robert Gates. Tous ont délivré le même message à Tel Aviv : si l'Iran n'arrête pas son programme d'enrichissement d'uranium les US vont monter une coalition internationale pour imposer des sanctions draconiennes contre l'Iran en dehors du Conseil de Sécurité des Nations Unies, car la Russie et la Chine sont contre. Obama doit d'ailleurs se rendre en Chine prochainement pour essayer de rallier ce pays. Côté israélien, ils ont été reçu par Uzi Arad, le conseiller de Netanyahou, Meir Dagan chef du Mossad, et Amos Yadlin chef du renseignement militaire, et le Dr Shaul Horev, directeur du Commissériat à l'Energie Atomique israélien. L'équipe de Jones comprenait aussi William Burns sous secrétaire d'état aux affaires politiques, et Gary Seymour en charge à la Maison Blanche du contrôle des armes et de la non prolifération, un ami d'Arad . Les responsables américains ont également rencontré le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le ministre de la défense, Ehud Barak, et le chef d'état major de l'armée israélienne, Gaby Ashkenasi.
Les Américains ont demandé au régime sioniste de " faire profil bas" et d'éviter de " pester et tempêter" contre l'Iran en public jusqu'à ce que la communauté internationale ait évalué fin Septembre lors de l'assemblée annuelle de l'ONU la réponse faite par l'Iran. Jusqu'à cette date, les Américains se disent prêts à donner une chance à la diplomatie bien que la secrétaire d'état Hillary Clinton répète volontiers que l'Iran ne va pas engager de négociation sur son programme nucléaire et que Washington devra donc en tirer les conséquences, sous entendu, plus de sanctions.
Parmi la première vague de nouvelles sanctions, une concoctée par le Lobby Sioniste à Washington, l' AIPAC, prête à être votée par le Congrès américain sur proposition de Joe Lieberman, membre du Congrés US le plus acharné à défendre la cause sioniste, un embargo sur les importations de produits pétroliers raffinés notamment du gasoil, car l'Iran importe jusqu'à présent 40% de ces produits. Mais l'Iran est rapidement entrain de parer à cette sanction en développant sa production intérieure avec l'aide de la Chine : construction de plusieurs nouvelles raffineries et amélioration des capacités de production de celles existantes.
Les Américains proposent aussi des sanctions financières telles qu'interdire la prise en charge par les compagnies d'assurance des échanges commerciaux avec Téhéran. L'Iran aurait alors des difficultés en matière d'importation et d'exportation. Ils veulent également imposer des sanctions à toute société faisant des affaires avec l'Iran pour faire pression sur certains pays comme l'Allemagne et l'Italie, mais aussi plusieurs pays asiatiques, qui ont développé des relations commerciales florissantes avec la République islamique..
Bien qu'il y ait peu de chance que ces sanctions, qui ont pourtant le soutien de la France, de la Grande Bretagne, et de l'Allemagne - cette dernière plus discrète car les élections au poste de chancelier(e) approchent et Merkel ne veut pas s'aliéner tout un pan de l'industrie allemande qui entretient des relations commerciales prospères avec des entreprises iraniennes - puissent recevoir l'aval du Conseil de Sécurité de l'ONU, la Russie et la Chine s'y opposant, et fassent plier Téhéran, les AméricanoSionistes ont prévu une deuxième vague de sanctions.
Parmi celles-ci, interdire les ports occidentaux aux navires iraniens, voire même interdire les aéroports occidentaux aux avions iraniens. Ces mesures qui s'apparentent à un véritable blocus, sont en droit international considérées comme des actes de guerre, et provoqueront immédiatement des représailles de la part de Téhéran probablement sous forme d'entrave à la circulation du trafic pétrolier dans le Golfe D'Hormuz où passe 40% des approvisionnements mondiaux en pétrole avec en conséquence une flambée des prix du brut et produits raffinés.
L'agitation post électorale fomentée par des ambassades étrangères, principalement celles de la Grande Bretagne et de la France, valets américanosionistes en politique étrangère, sont des mesures d'accompagnement visant non pas à renverser le régime, car une telle entreprise est irrémédiablement vouée à l'échec les Iraniens ayant tirés les leçons de l'interventionnisme étranger sur leur territoire, mais fait plutôt partie d'une opération de guerre psychologique et médiatique avec pour but de diaboliser le régime de Téhéran aux yeux de l'opinion publique occidentale pour :
1. rendre ces sanctions acceptables même si en droit international elles sont qualifiées d'actes de guerre;
2. préparer cette opinion publique à une guerre contre l'Iran, ce qui reste l'objectif N° 1 des Sionistes même si Obama n'est pas très enthousiaste. Lors des émeutes post électorales de Juin en Iran, les Sionistes auraient demander le feu vert de Washington pour attaquer les installations nucléaires et d'autres cibles militaires et industrielles en Iran. Obama aurait choisi de ne pas répondre à cette demande.
Info intox ? La coordination américanosioniste en ce qui concerne l'Iran étant la priorité des priorités, Obama cherche t-il tout simplement à nier préventivement toute responsabilité et toute implication dans une attaque sioniste contre l'Iran ?
Hillary Clinton, Secrétaire au Département d'Etat, vient également de reconnaître publiquement la participation de Washington aux manifestations et émeutes post électorales. En effet, elle a déclaré sur CNN le 09/08/09, que bien que les US ne voulaient pas trop montrer ouvertement leur soutien aux protestataires suite à l'élection présidentielle en Iran, le Département d'Etat " faisait beaucoup" en coulisse pour soutenir l'opposition. Elle a été jusqu'à dire que c'était une situation difficile car le soutien des US pourrait conduire les dirigeants iraniens à " l'utiliser contre nous pour unifier le pays contre les protestataires". Mais elle a également insisté pour dire que le Département d'Etat " faisait beaucoup pour réellement donner du pouvoir aux protestataires" incluse la pression sur Twitter pour qu'il repousse sa maintenance technique pour ne pas interrompre son service. Mi Juin, l'administration Obama a décidé de distribuer des millions de $ aux factions dissidentes et leurs ONG satellites à l'étranger, afin de continuer l'ingérence US " dans les coulisses". Elle a également renouvelé ses doutes sur un possible début de discussion avec l'Iran sur son programme nucléaire.