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Plan Américano Sioniste de Guerre Civile en Palestine : Organiser un « Coup » contre le Hamas

Depuis un an, suite à l’élection du Hamas, la population palestinienne est pressée de renoncer à ses droits démocratiques victime d’une abjecte punition collective : le blocus économique, mis en place par les américano sionistes et leur collaborateurs européens, dans le silence assourdissant des «droits de l’hommistes». Un autre objectif, c’est de fomenter la guerre civile en Palestine suivant un programme établi début 2006 à Washington par un néo con likoudnik Elliot Abrams* et signé par Rice la sécrétaire d'état US. Le Hamas est une réalité politique incontournable. Enraciné au cœur du peuple palestinien, que cela plaise ou non, c’est une force politique avec qui négocier pour quiconque veut honnêtement une paix juste au Moyen Orient.



Plan Américano Sioniste de Guerre Civile en Palestine : Organiser un  « Coup » contre le Hamas

La guerre discourtoise d’Elliot Abrams

L’Administration Bush viole-t-elle la loi dans un effort pour provoquer une guerre civile palestinienne ?

Le conseiller à la défense nationale Elliot Abrams – que le magazine Newsweek a récemment qualifié de «dernier néo con en poste » à la partie belle depuis plusieurs mois maintenant car non seulement les US ne sont pas décidés à traiter avec le Hamas, mais ils travaillent pour assurer l’échec du gouvernement de ce dernier. Au lendemain des élections qui ont porté le Hamas au pouvoir en janvier dernier, Abrams a accueilli un groupe d’hommes d’affaires palestiniens dans son bureau à la Maison Blanche en parlant d’organiser « coup dur » contre le gouvernement nouvellement élu du Hamas – le renversement violent de leur direction avec des armes fournies par les US. Alors que les hommes d’affaires étaient choqués, Abrams lui était catégorique – les US devaient approvisionner le Fatah avec des fusils, des munitions et un entraînement, pour qu’il puisse combattre le Hamas pour contrôler le gouvernement palestinien.

Alors que ceux qui sont les plus proches de lui admettent actuellement que ces mots d’Abrams ont été prononcés dans un moment de frustration, le discours sur le « coup dur » n’était pas simplement des paroles en l’air. Ces 12 derniers mois, les US ont fourni des fusils, des munitions, et un entraînement aux activistes du Fatah, pour s’en prendre au Hamas dans les rues de Gaza et en Cisjordanie. Un grand nombre d’activistes du Fatah ont été entraînés et sont « diplômés » de deux camps – l’un à Ramallah et l’autre à Jéricho. L’approvisionnement en fusils et munitions, d’abord un petit filet, c’est depuis transformé en torrent (le quotidien israélien Haaretz rapporte que les US ont prévu d’allouer une somme étonnante de 86,4 millions de dollars à Abu Mazen (Abbas ndlt) pour la sécurité) et, alors que le programme s’est déroulé sans vraiment qu’il en soit fait mention dans la presse américaine, on en parle et on en discute ouvertement dans les médias arabes – et en Israël. Des milliers de fusils et de balles se sont déversées dans Gaza et en Cisjordanie, d’Egypte et de Jordanie, les alliés désignés de l’Administration dans ce programme.

D’abord on a pensé que l’effort pour réapprovisionner (initialement sous le prétexte «d’assister la présidence de l’autorité palestinienne à remplir ses engagements dans le cadre de la feuille de route demandant de démanteler l’infrastructure terroriste et de faire respecter la loi et l’ordre en Cisjordanie et à Gaza », selon un document des US) renforcerait les forces de sécurité sous le commandement du président palestinien Mahmoud Abbas. Des responsables pensaient que le supplément d’armes fournies intimiderait les militants du Hamas qui se contenteraient de se déployer autour des bureaux qu’ils avaient récemment chèrement conquis. Non seulement cela ne s’est pas passé comme cela, mais le programme est attaqué partout dans le monde arabe – particulièrement parmi les alliés proches des Etats-Unis.

Alors qu’à la fois l’Egypte et la Jordanie ont transféré des armes à Abbu Mazen dans le cadre du programme Abrams, (l’Egypte a récemment envoyé 1900 fusils à Gaza et en Cisjordanie, s’ajoutant aux 3000 fusils envoyés par la Jordanie), ni le roi Abdallah de Jordanie, ni Hosni Moubarak d’Egypte ne croient que le programme marchera – et tous les deux manoeuvrent actuellement pour trouver un moyen de sortir de ce programme. « Qui peut les blâmer ? « Nous a dit récemment un fonctionnaire de l’Administration. « Bien que Moubarak ne porte pas le Hamas dans son cœur, ils ne veulent pas être perçu comme faisant chuter leur gouvernement. On peut dire la même chose pour la Jordanie. » Un fonctionnaire du Pentagon a été encore plus catégorique, montrant le dédain officiel presque affiché de Washington pour le programme d’Abrams. »Cela ne fonctionnera pas et tout le monde le sait. C’est trop intelligent. On n’est pas très douté pour cela. C’est typiquement des trucs d’Abrams ». Ce fonctionnaire a continué en faisant remarqué que « Il y a peu de chance que la Jordanie et l’Egypte mettent leur futur entre les mains de la Maison Blanche. Qui diable, en dehors de Washington veut voir une guerre civile entre palestiniens ? Est-ce qu’on pense vraiment que les jordaniens pensent que c’est une bonne idée. Dés que cela commencera, c’en est fait d’Abdullah. Diable, 50% de son peuple est palestinien. »

Des hauts gradés de l’armée US et des hauts fonctionnaires du Pentagon ont été les critiques internes les plus virulents du programme dans l’Administration, qui leur était méconnu jusque mi août, vers la fin de la guerre d’Israël contre le Hezbollah. Quand le secrétaire de la Défense Donald Rumsfeld en a pris connaissance, il enrageait, et a prévu une rencontre avec le président Bush pour tenter de le convaincre que le programme aurait un effet boomerang. Rumsfeld était préoccupé par le fait que le programme anti Hamas radicaliserait des groupes musulmans parmi les alliés américains, et que cela mettrait éventuellement la vie des soldats américains combattants les extrémistes sunnites en Irak en danger. Selon nos rapports, Bush a dit à Rumsfeld qu’il devrait rester concentré sur l’Irak, et que le « dossier palestinien » était entre les mains de la secrétaire d’état. Apres cette confrontation, Rumsfeld a décidé qu’il n’y avait pas grand-chose qu’il puisse faire.

Le programme Abrams, a été initialement conçu en février 2006 par un groupe de fonctionnaires de la Maison Blanche qui ont formulé une réponse cohérente et dure à la victoire électorale du Hamas en janvier. Ces fonctionnaires, on nous a dit, ont été dirigé par Abrams, mais comprenait des conseillers à la sécurité nationale travaillant au bureau du vice président, y compris les proéminents néo conservateurs David Wurmser (pro sioniste dont la femme est conseillère du vice président Dick Cheney ndlt) et John Hannah (pro sioniste ndlt). La politique a été approuvée par Condoleezza Rice. Alors, on nous a dit, le président a signé le programme dans une « conclusion »de la CIA, et a demandé qu’il soit appliqué sous le contrôle de Langley. Mais, le programme a rencontré des problèmes presque dés le début. «La CIA ne l’aimait pas et pensait qu’il ne marcherait pas, nous a –t-on dit en octobre.« Le Pentagon le haïssait, l’ambassade US en Israël le haïssait, et même les israéliens le haïssaient. » Un officier militaire américain de haut rang servant en Israël a dit du programme qu’il était « stupide » et « contre productif ». Le programme a été appliqué malgré ces critiques, cependant que la responsabilité de son application a été mise lentement entre les mains d’officiers anti terroristes travaillant en rapproché avec le département d’état. On nous a dit que la CIA « s’était contorsionnée » pour se dégager de la responsabilité d’appliquer le plan Abrams et l’envoyé US David Welch a été son principal supporter et le programme fait partie de « l’Initiative au Moyen Orient du département d’état. » Les fonctionnaires du gouvernement US ont refusé de commenter un rapport disant que désormais le programme fait partie de « l’Initiative de Partenariat au Moyen Orient » du département d’état, établi pour promouvoir la démocratie dans la région. Si c’est le cas, détourner des fonds dévolus au programme pour l’achat d’armes pourrait être une violation des intentions du Congres – et de la loi américaine.

Les bénéficiaires des largesses US sont le président palestinien Abu Mazen et Mohammed Dahlan, ce dernier un dirigeant politique palestinien controversé et charismatique de Gaza. Les US se sont aussi appuyés sur les conseils de Mohammed Rashid, un financier kurde/palestinien bien connu ayant des bureaux au Caire. Même en Israël, l’alliance des US avec ces deux personnages est presque ouvertement reçue avec dérision. Alors que le premier ministre Ehud Olmert a soutenu avec hésitation le programme, beaucoup de ses principaux conseillers ont fait savoir qu’ils ne voulaient pas être mêlés au déclenchement d’une guerre civile palestinienne. Ils doutent aussi du fait que le Hamas puisse être affaibli. Ces fonctionnaires font remarqué que depuis le début de ce programme, le Hamas a en fait augmenté son pouvoir pour partie parce que ses dirigeants sont considérés comme compétents, transparents, non corrompus, et qu’ils ne sont pas prêt à compromettre leurs idéaux – exactement le type de dirigeants démocratiquement élus que l’Administration Bush voudrait soutenir partout au Moyen Orient.

Bien sûr, en public, la secrétaire d’état Rice semble contrite et préoccupée par «l’augmentation du chaos parmi les palestiniens » tout en oubliant de mentionner qu’un tel chaos est exactement ce que le plan d’Abrams avait pour objectif de créer. « Vous ne pouvez construire des forces de sécurité en une nuit pour s’occuper du chaos qu’il y a à Gaza et qui découle principalement d’une incapacité à gouverner » a –elle dit lors d’un récent voyage en Israël. « Leur (le gouvernement du Hamas) incapacité à gouverner vient bien sûr de leur refus d’accepter les standards internationaux. » Même les experts sur le Moyen Orient et des fonctionnaires du département d’état proches de Rice considèrent ses commentaires sur la violence palestinienne comme dangereux, et l’ont prévenu que si les détails du programme US sont rendus publics sa réputation pourrait être entachée. En fait, les fonctionnaires du Pentagon reconnaissent que l’incapacité du Hamas à assurer la sécurité de son propre peuple et les heurts qui ont surgi récemment ont été semés par le plan Abrams. Les responsables israéliens le savent, et ont commencé à se rebeller. En Israël, au moins, le point de vue de Rice selon lequel le gouvernement Hamas peut être renversé est maintenant régulièrement et parfois publiquement exclu.

Selon un article du quotidien israélien Haaretz du 25 décembre, de hauts responsables des services de renseignements israéliens ont dit au premier ministre Ehud Olmert que non seulement le Hamas ne peut pas être remplacé, mais que son rival le Fatah est entrain de se désintégrer. Tout espoir de succès d’un programme américain visant à remplacer le Hamas, échouera affirment ses responsables. Ils ont également écarté l’appel à des élections du président palestinien Abu Mazen pour remplacer le Hamas, disant que de telles élections ne ferait que détruire le Fatah. Comme l’a rapporté le Haaretz, « le chef du Shin Bet Yuval Diskin a dit au cabinet dimanche (24 décembre) que si des élections se tenaient au sein de l’autorité palestinienne, les chances du Fatah de gagner étaient proches de zéro. Diskin a dit lors de la réunion hebdomadaire du cabinet dimanche que parti Fatah est en mauvais état, et donc qu’Israël devrait s’attendre à ce que le Hamas remporte une victoire éclatante. »

Apparemment le roi de Jordanie Abdullah est d’accord. Le jour ou cet article est paru, le 25 décembre, Abdullah a fait attendre le président palestinien Abu Mazen pendant six heures pour le voir à Amman. Puis Abdullah a dit à Abu Mazen qu’il devrait rentrer chez lui – et revenir le voir quand il serait accompagné par le dirigeant du Hamas le premier ministre palestinien Ismail Haniyeh. Plus récemment, des responsables saoudiens ont accueilli Haniyeh en Arabie Saoudite pour des discussions, ayant apparemment rendu public leurs propres points de vue sur le programme américain pour remplacer le Hamas. Et c’est ainsi : un an après l’élection du Hamas, et un an après qu’Elliot Abrams ait déterminé que de semer les graines d’une guerre civile au sein d’un peuple déjà sous occupation avancerait d’une certaine façon le programme américain de démocratie au Moyen Orient, le respect pour les idéaux démocratiques américains s’est complètement effondré – et pas seulement en Irak.

janvier 2007

Source: http://conflictsforum.org/2007/elliot-abrams-uncivil-war/

* Elliot Abrams est le dernier des likoudniks occupant un poste dans l’administration Bush, un ancien de l’époque Reagan impliqué dans le scandale de l’Iran-Contra des années 80, période pendant laquelle il a supervisé les escadrons de la mort au Salvator et au Guatemala. Un néoconservateur de toujours, alors mis à l’écart à la suite cet Irangate, il s’est recasé dans un think-tank religieux où il a développé une étrange doctrine d’alliance des intégrismes juifs et chrétiens. Il a discrètement fait son retour dans l’ombre de Condoleezza Rice pour fermer le front palestinien et préparer l’attaque de la Syrie.
Plus d'info sur Elliot Abrams : http://www.voltairenet.org/article16215.html


Traduction bénévole et introduction Mireille Delamarre pour planetenonviolence.org

La Cour Suprême Israélienne légalise les exécutions extrajudiciaires des palestiniens


Mercredi 10 Janvier 2007
Mireille Delamarre

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