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Palestine : Des millions gaspillés par l’UE en frais bancaires pour payer l’Aide -Occupation et Aide

L'UE dépense des millions en frais bancaires pour payer l'aide aux palestiniens sans passer par l'autorité palestinienne. Suit, un extrait d’un document sur les conséquences économiques de l'occupation israélienne, présenté par Shir Hever, économiste du Centre d’Information Alternative de Jérusalem *(AIC), lors d’un séminaire des Nations Unies sur l’Assistance au Peuple Palestinien, qui s’est tenu à Doha le 5- 6 février 2007.



Des millions gaspillés par l’UE en frais bancaires pour payer l’aide aux palestiniens sans passer par l’autorité palestinienne.

Plus d’un million d’euros d’aide financière de l’UE pour les palestiniens sert chaque mois à payer la Banque HSBC, selon ce qui a été révélé hier, alors que des ONG accusent les autorités de Bruxelles d’un « fiasco en matière d’aide ».

Selon l’ONG Oxfam, les efforts de l’Europe pour contourner l’autorité palestinienne ont coûté 3 millions d’euros en frais bancaires l’année dernière. La banque HSBC a reçu de l’argent en imposant des charges pour transférer les allocations à plus de 140 000 travailleurs palestiniens et des palestiniens à faibles revenus.

La Commission Européenne affirme avoir besoin des services de la banque pour que l’argent soit remis rapidement et directement à ceux dans le besoin sans avoir recours à l’autorité palestinienne et pour s’assurer que cet argent ne soit pas versé à ceux inscrits sur des listes «terroristes. » Selon le département britannique pour le Développement International les frais bancaires sont dus au fait que le paiement utilise une procédure qui passe par 5 contrôles différents de contre terrorisme pour assurer sa sécurisation.

Oxfam, qui a eu accès à des documents récents de l’UE, a calculé qu’entre août et décembre 2006 l’UE a dépensé 3.246.472 euros en frais bancaires pour transférer les allocations de plus de 140 000 palestiniens. Pour chaque transfert la banque HSBC touche 8 euros.

Selon Barbara Stocking, directrice d’Oxfam : « c’est un fiasco qu’HSBC soit payé pour agir comme intermédiaire. Les états européens gaspillent des millions d’euros d’aide à la Palestine en utilisant ce mécanisme bureaucratique. Cette façon d’attribuer les aides sapent les services de base palestiniens et est dommageable pour une économie déjà particulièrement fragilisée ».

Source des informations : un article du 7/02/07de Stephen Castel correspondant à Bruxelles paru dans le quotidien britannique The Independent (www.independent.co.uk).

Traduction et synthèse bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Palestine : Des millions gaspillés par l’UE en frais bancaires pour payer l’Aide -Occupation et Aide

Occupation et Aide

Pas besoin une nouvelle fois de rentrer dans les détails, sur l’étendue des dommages causés aux palestiniens par les forces israéliennes d’occupation. Nous avons déjà beaucoup entendu d’information sur l’augmentation du taux de pauvreté, la chute de 9% du GDP pendant la première moitié 2006, que 25% des travailleurs palestiniens souffrent d’une perte de revenus due aux sanctions contre l’autorité palestinienne, et que les aides sociales sont tombées à 180 millions de dollars. De plus, la consommation par tête en Palestine est tombée à 12%. Une profonde pauvreté atteint des proportions alarmantes, à Gaza elle est déjà de 79,8%. En plus, l’insécurité alimentaire est à un niveau élevé, jusqu’à 41% à Gaza.

Cette information ressort des rapports de l’ONU et de ceux de la Banque Mondiale, dans cette discussion je voudrai me concentrer sur deux questions distinctes.

L’une, c’est quels sont les intérêts économiques derrière la destruction de l’économie palestinienne ?

La deuxième, à quoi peut on s’attendre en ce qui concerne les conséquences à long terme de l’occupation sur l’économie palestinienne ?

1. Interêts d’Israël

A cause des « Protocoles Economiques de Paris » signés comme appendice économique des Accords d’Oslo, Israël applique des droits de douane sur les territoires palestiniens occupés (TPO), et seuls les marchandises qui circulent entre Israel et les TPO sont exempts de droits de douane tandis qu’Israel a seul le droit de collecter les droits de douane. En même temps, la promesse d’Israël d’autoriser des travailleurs palestiniens à entrer librement en Israel et d’y travailler n’est pas tenue.

Le résultat de la destruction par Israël de l’économie palestinienne, accompagnée par des limitations sévères du mouvement des personnes et des marchandises, c’est que l’économie palestinienne est devenue l’otage de l’économie israélienne.

La capacité des palestiniens à travailler, produire et avoir un revenu a été sévèrement limitée, et la seule chose qui empêche une famine massive et les c’est l’assistance humanitaire d’urgence fournie sous la forme d’argent étranger. L’actuel taux de chômage dans les TPO est de 30%, mais les taux de chômage non officiels sont bien plus élevés. En fait, seulement 31% des palestiniens en âge de travailler occupent un quelconque emploi.

A première vue, il semble que l’assistance humanitaire soit une bénédiction pour les palestiniens, car elle maintient un standard de vie minimum et empêche le désastre de s’amplifier. Cependant, l’aide est en fait cooptée par Israël comme source de revenus pour financer l’occupation.

A chaque fois que les palestiniens importent des marchandises utilisant cette aide financière, ils doivent soit acheter aux entreprises israéliennes soit acheter à des sociétés internationales et payer des droits de douane au gouvernement israélien (comme noté, 73% de toutes les importations vers les TPO viennent d’Israël). Même lorsque des marchandises de Jordanie ou d’Egypte sont disponibles à des prix plus bas, les tracas administratifs sur le mouvement des marchandises et les douanes obligent les palestiniens à acheter des produits israéliens plus chers.

Pendant ce temps, Israel maintient son contrôle sur les commodités (telles que l’eau, l’électricité, et les services téléphoniques) dans les TPO et pour la seule année 2004, a confisqué 15,8 millions d’aide US envoyées aux TPO pour payer des factures d’électricité dues par des municipalités palestiniennes. Un récent rapport a montré qu’Israël impose des prix exorbitants pour ces commodités ; malgré les faibles revenus des palestiniens, en fait ils paient plus pour leur électricité que les israéliens.

Donc les aides étrangères aux TPO perpétuent efficacement la situation dans laquelle les palestiniens sont une nation de consommateurs qui ne peut produire, et qui ne peut être compétitive avec l’économie israélienne. Le gouvernement d’Israël et diverses sociétés israéliennes en tirent les profits, tandis que la communauté internationale paie la facture. Les besoins désespérés des palestiniens sont transformés en levier pour promouvoir la prospérité des occupants.

De plus, l’aide humanitaire étrangère aux TPO décharge temporairement Israël de la nécessité de faire face à sa responsabilité concernant la destruction de l’économie palestinienne, et permet à Israel de continuer ses attaques sur les TPO sans avoir à répondre devant la communauté internationale de la création d’un désastre humanitaire.

Mais, malgré les bénéfices économiques obtenus, Israel interfère aussi dans la distribution de l’aide humanitaire aux palestiniens. L’interférence est tellement grande que les agents de l’ONU se sont plaints que « nous n’avons pas connaissance d’une autre zone de conflit au monde où nous avons eu ce type de problème – même au Kosovo. » L’UNESCO affirme que tandis que l’aide est actuellement indispensable, les bouclages, qui augmentent le dénuement humanitaire et rend l’aide encore plus nécessaire, réduisent aussi l’efficacité de celle-ci en bloquant l’accès à ceux qui en ont besoin. Les obstacles placés par les autorités israéliennes à la distribution de l’aide humanitaire sont la preuve que l’aide internationale, en fait, et d’une certaine façon, donne du pouvoir aux palestiniens et que cela menace le contrôle continu d’Israël sur les TPO alors qu’Israël perpétue celui-ci. Tandis qu’il empile les barrières qui bloquent l’aide aux palestiniens et empêchent les palestiniens de bénéficier de cette aide, publiquement, devant la communauté internationale, Israël agit en faveur de cette aide humanitaire.

Début 2004, le ministre de la défense d’Israël a organisé une rencontre avec les représentants des pays donateurs et les organisations internationales qui travaillent dans les TPO, et leur a demandé de rassembler et d’augmenter leurs donations pour empêcher un effondrement total de l’autorité palestinienne. Il leur a demandé de ne pas abandonner les TPO maintenant, parce que « nous ne pouvons fermer les yeux face à la détérioration de l’autorité palestinienne ce qui pourrait avoir comme résultat la désintégration de l’autorité palestinienne et de ses institutions, et sapera les chances de paix. »

Ce ton a changé suite à l’élection du Hamas au gouvernement de l’autorité palestinienne, et Israël a immédiatement appelé à des sanctions internationales contre le gouvernement palestinien démocratiquement élu. Quelques semaines plus tard, il est devenu clair que les sanctions fonctionnaient trop bien et Israël s’est agité pour restaurer l’aide aux palestiniens, pour éviter une catastrophe humanitaire parmi la population sous sa responsabilité, sans en payer le prix.

2 Conséquences pour l’Economie Palestinienne.

Cependant, malgré tout ce qui a été dit ci dessus, l’économie israélienne, dans son ensemble, ne profite pas de l’occupation. Les israéliens paient (même après avoir inclus différentes sources de revenus provenant de l’occupation), environ 9 milliards de dollars chaque année pour maintenir les colonies et le contrôle militaire d’Israël sur les palestiniens. L’économie israélienne expérimente d’importantes difficultés résultant de dépenses qui pèsent depuis longtemps. Seulement une poignée de trafiquants d’armes, de spéculateurs fonciers et de sociétés de construction, de même que les colons eux-mêmes, tirent des bénéfices économiques de l’occupation.

La situation de l’économie palestinienne est nettement pire, et se dirige constamment vers encore plus de détérioration. Les donations internationales des années 90, dont le but était de nourrir le développement de l’économie palestinienne, ont été contrées par les mesures israéliennes, ayant comme résultat que l’argent n’a pas permis de véritable développement. Cependant, les donateurs doivent encore demander au gouvernement israélien de leur restituer leurs investissements gaspillés, pour qu’Israël ait encore à pâtir des conséquences de son interférence.

Cependant, comme on refuse que l’économie palestinienne puisse avoir la capacité de se développer et d’obtenir son indépendance, et comme le coût de l’occupation continue de peser lourdement sur l’économie israélienne, nous commençons à voir une nouvelle tendance dans la structure économique de l’occupation.

Il semble que la perspective d’un état palestinien indépendant, économiquement parlant, continue de s’estomper. En même temps, l’évacuation complète de tous les colons de la Cisjordanie, quoi qu’exigée par la communauté internationale, semble de plus en plus difficile à supporter par l’économie israélienne.

Une nouvelle direction qui bénéficie graduellement (selon des sondages récents) du soutien de la population palestinienne, c’est de revenir à l’idée d’un seul état. Une solution qui inclura évidemment l’application dans son intégralité du droit au retour des palestiniens, la citoyenneté entière à toutes les personnes vivant en Palestine et des compensations aux palestiniens pour les terres confisquées.

La responsabilité d’Israël pour le bien être des palestiniens ne diminue pas du fait de son peu de respect pour leurs vies, et la dette d’Israël à l’égard des palestiniens continue chaque jour de gonfler. Elle ne pourra être entièrement payée qu’une fois que l’occupation sera terminée.

Source : http://www.alternativenews.org/english/occupation-and-aid.html

* L’AIC (Alternative Information Center) est un centre d’information alternatif qui regroupe des palestiniens et des israéliens qui combattent l’occupation. La suite de cet article (en anglais) est accessible à l’url ci-dessus

Traduction bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Tableau 1 ci dessus : Aide étrangère aux TPO en millions de Dollars - En rouge aide d'urgence, en bleu aide au développement.

Tableau ci dessous : coût de l'occupation pour Israel en milliards de Shekels (1 Dollar = 4,26 shekels, 1 Euro = 5,49 shekels)


Israel/Iran: Hystérie "Contrôlée" Sioniste





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Mercredi 7 Février 2007
Mireille Delamarre

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