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Oubliées Des Environnementalistes : L'Irak Confrontée A Une Catastrophe Environnementale, Gaza Sous Blocus Sous Des Tonnes De Gravas

Les environnementalistes de Cohn Bendit sont particulièrement silencieux sur la pollution environnementale provoquée par les guerres dévastatrices au Moyen Orient. Pourtant la guerre américaine en Irak est à l'origine d'une catastrophe environnementale sans précédent transformant ce pays considéré il y a encore quelques années comme le grenier du Moyen Orient en vastes étendues poussièreuses désertiques. Gaza croule sous les gravas, Israël interdit toute activité de déblaiement et de reconstruction.



Tempête de poussière Al Asad Irak
Tempête de poussière Al Asad Irak

L'Irak Confrontée A Une Catastrophe Environnementale

Dans un article de Liz Sly publié le 30/07/09 sur le site du Los Angeles Times ( www.latimes.com) et intitulé " Selon des experts, l'Irak est confronté à une catastrophe environnementale" la reporter lance un cri d'alarme concernant la catastrophe environnementale en cours en Irak et que se gardent bien de dénoncer les environnementalistes libéraux réformistes complices des guerres US/OTAN.

En Irak, les tempêtes de poussière sont un phénomène habituel, mais récemment elles sont devenues beaucoup plus fréquentes.

" Des tempêtes de poussière devenues fréquentes actuellement sont le signe des dommages causées par l'homme à un pays qui est passé du statut de grenier du Moyen Orient à celui de bol de poussière" selon ce qu'ont dit des experts. "On se réveille le matin avec les narines bouchées. Les maisons et les arbres ont disparu sous une couche marron choquante de pollution. Un vent chaud répand de fines particules à travers portes et fenêtres, recouvrant tout ce qui est en vue d'une étrange couche orange rougeoyante."

Les populations déjà confrontées à de vastes problèmes car ni les infrastructures, ni les services de base dont elles bénéficiaient sous Saddam Hussein, n'ont été reconstruites ou rétablis, se trouvent fragilisées par les nouveaux problèmes de santé conséquences de cette catastrophe environnementale causée par l'homme.

"Actuellement, il semble que nous avons des tempêtes de poussière tous les jours" selon Raed Hussein, 31 ans, un antiquaire qui a du conduire son fils de 5 ans à l'hôpital lors d'une récente bourrasque car son fils ne pouvait plus respirer. "Nous souffrons de manque d'électricité, nous souffrons des explosions, et maintenant nous souffrons encore plus à cause de cette terrible poussière."

Selon certains responsables irakiens, l'Irak et la population irakienne sont actuellement confrontées à une catastrophe environnementale et l'augmentation de la fréquence des tempêtes de poussière n'en est que la manifestation la plus visible. La guerre, deux années consécutives de sécheresse, sont entrain de ruiner l'écosystème irakien. Des lits de rivières à sec ont pour conséquence de transformer des terres il y a peu de temps encore arables, en désert, détruisant les arbres, la végétation. Ce qui récemment était une zone fertile est devenue une zone désolée ou sévit la pénurie.

L'Irak il y a quelques années était un pays exportateur de produits agricoles. Cette année, l'Irak a du importer 80% de sa nourriture.

L'environnement est devenu si fragile, que le moindre vent transporte avec lui une couverture de poussière qui s'étend et subsiste pendant des jours. L'accumulation de poussière sur la surface des terres desséchées exacerbe le problème, provoque des tempêtes plus fréquentes qui durent plus longtemps alimentant le cercle vicieux de cette pollution environnementale catastrophique pour l'agriculture du pays. Cet été et l'été dernier on a pu constater que le nombre de jours de poussière ont plus que doublé, et 35% du temps, cette poussière réduit la visibilité. Seule note positive dans toute cette désolation, effet "bénéfique" involontaire, ces tempêtes de poussière limitent les sorties aériennes et les opérations terrestres militaires de l'armée d'occupation US.

Mais le plus grave, ce sont les conséquences sanitaires de cette augmentation importante des tempêtes de poussière. Des milliers de personnes sont hospitalisées pour des problèmes respiratoires liés à cette pollution. Sans parler des problèmes de santé provoqués par les fines particules d'Uranium Appauvri qui circulent librement sur tout le territoire irakien et au delà, à cause des tonnes de bombes à l'UA larguées sur ce pays. Mais sur cette pollution dramatique hautement toxique pour l'homme puisqu'elle peut provoquer des cancers et malformations congénitales, les environnementalistes, pour qui l'urgence c'est le CO2 et la "catastrophe à venir " du réchauffement climatique, se taisent complices de ceux qui polluent et mènent des guerres génocidaires.

Autre problème très grave dans cette environnement écologique fortement pollué, c'est le problème du manque d'eau. Un boulversement dramatique pour une pays ou l'agriculture est née il y a des milliers d'années. L'ancien nom de l'Irak " La Mésopotamie" veut dire le "pays entre deux rivières". Bien que la moitié du pays soit constituée de zones désertiques, l'autre moitié est composée de plaines fertiles arrosées par le Tigre et l'Euphrate qui approvisionnaient il y a encore peu de temps tout le Moyen Orient.

Selon le ministère de l'agriculture irakien, on estime qu'actuellement 90% des terres sont soit désertiques ou sont en voie de désertification, et le reste des terres arables est érodé au rythme de 5% par an. Pour le directeur général du département qui combat la désertification au ministère de l'agriculture, Fadhil Faraji, " la désertification grave en cours c'est comme un cancer chez un être humain, quand la terre perd sa couverture végétale c'est très difficile de la faire repousser. Vous devez vous y atteler mètre par mètre".

Les mouvements de tanks dans le désert, même si cela n'a pas été prouvé scientifiquement et pour cause - qui va aller mesurer les conséquences de ces manoeuvres et opérations guerrières en cours? - ont certainement largement contribué à l'augmentation de ces tempêtes de poussière qui provoquent des troubles respiratoires chez les Irakiens mais empêchent aussi la respiration végétale. Les centrales électriques, par manque d'eau, sont obligées d'arrêter leur fonctionnement parfois pendant plusieurs jours. Confrontés à la pénurie d' électricité, les Irakiens coupent arbres et arbustes pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires comme celui de cuisiner et se chauffer, contribuant ainsi involontairement à la désertification en cours.

A cela, il faut ajouter la sécheresse de l'année dernière qui a touché toute la région et gravement réduit la quantité d'eau disponible. L'année dernière, les précipitations ont été réduites de plus de 80% et cette année seulement la moitié des précipitations habituelles ont été enregistrées. La Turquie et la Syrie, confrontées au même problème de sécheresse, et qui contrôlent en amont les eaux de l'Euphrate, en ont réduit le débit de moitié contribuant à exacerber la sécheresse en Irak. Pour compenser, l'eau du Tigre a été détournée pour assurer le débit de l'Euphrate, mais cela s'est fait au détriment des villages le long du Tigre. Confrontés à la sécheresse, les paysans irakiens perdent leurs moyens de subsistance et vont rejoindre les grands centres urbains, augmentant ainsi le nombre de chômeurs dans un pays où les seuls à bénéficier des quelques projets de reconstruction sont des entreprises étrangères qui importent des pays du tiers monde une main d'oeuvre extrêmement bon marché au détriment de la main d'oeuvre locale réduite à la misère.

Mais cela fait partie de la stratégie militaire US et Cie de la "destruction créative" qui vise avec le soutien de troupes coloniales d'occupation à s'emparer des richesses d'un pays tout en détruisant l'environnement naturel et agricole afin de rendre celui-ci en grande partie inhabitable et pousser les populations rurales majoritaires à déserter les campagnes et se concentrer dans des villes entourées de murs où elles sont réduites en esclavage.

Cette concentration urbaine en accéléré - ce phénomène de désertification des campagnes s'est produit dans les pays occidentaux dés la fin du XIX ème siècle parallèlement à l'industrialisation mais surtout au début du XXème, et la Première Guerre Mondiale l'a amplifié dans le cas de la France - de populations démunies vivant dans des conditions sanitaires catastrophiques, subit de plein fouet les conséquences de ces tempêtes de poussière qui pénètre également dans les salles à manger et salons des élites collaboratrices. Ce "talc" s'infiltre dans les buffets et armoires mais surtout dans les bronches sans distinction de classe. " Elle provoque des problèmes de santé, détruit les machines dans les usines et perturbe les affaires, sans parler des effets psychologiques" a dit Ibrahim Jawad Sherif, qui est responsable du contrôle des sols au ministère de l'environnement. " C'est une catastrophe qui affecte chaque aspect de la vie irakienne." selon lui.

Remédier aux problèmes provoqués par cette pollution environnementale due aux opérations militaires US nécessitent de vastes sommes d'argent. Jusqu'à présent, les pollueurs - les US et les pays de la "coalition of the willing", la Grande Bretagne, l'Australie, le Danemark ... ont été dévaster ce pays, mais se sont toujours refusés à dédommager l'Irak, qui lui continue de verser des dédommagements notamment au Koweit, pour les dégâts causés pendant la Première Guerre du Golfe.

Le gouvernement irakien collaborateur en place a lui aussi d'autres priorités (pour ses membres, s'enrichir) et répondre aux besoins immédiats des populations irakiennes souffrant de cette catastrophe environnementale n'en constitue pas une.

Le libéralisme guerrier a provoqué une catastrophe environnementale en Irak, mais les environnementalistes des Cohn Bendit Bové n'en ont cure. Difficile d'imposer une "taxe verte" dans un pays où la pollution environnementale n'est pas due à une industrialisation sauvage comme dans le cas des pays dit émergents ( Inde, Chine...) mais à une guerre coloniale pour dérober aux populations locales les richesses naturelles du pays qui leur appartient.

Sur ce type de pollution environnementale catastrophique pour les êtres humains et
créée par l'homme libéral mondialiste, les environnementalistes font silence.




Gaza Sous Blocus Sous Des Tonnes de Gravas

Destruction Sioniste Opération Plomb Durci Gaza
Destruction Sioniste Opération Plomb Durci Gaza

Gaza sous blocus et sous des tonnes de gravas

Dans un article publié dans Haaretz le 30/07/09, intitulé "Rubble Rousing" (Exhaltant Gravas) la journaliste israélienne, Amira Hass, révèle l'ampleur de la pollution créée lors de l' Opération meurtrière de l 'armée israélienne de décembre janvier dernier "Plomb Durci ". Selon elle, ces dernières semaines environ 30 000 tonnes de blocs de béton ont été entassés entre Khan Younis et Rafah dans la Bande de Gaza sur ce qui était autrefois la colonie sioniste de Gan Or. Ce n'est que 6 mois après cette brutale opération militaire au cours de laquelle des crimes de guerre et contre l'humanité ont été commis, que le Programme de Développement de l'ONU (UNDP) a commencé à nettoyer les gravas qui encombrent le territoire surpeuplé de la Bande de Gaza. Dans 8 jours, ces gravas commenceront à être pulvérisés.

Selon l'UNDP, l'Opération Plomb Durci a généré 600 000 tonnes de gravas constitué principalement de blocs de béton, le reste, soit environ 10%, est fait de débris de fer, de bois, d'amiante et autres matériaux. Il va sans dire que parmi ces matériaux, certains sont toxiques et ce d'autant plus que l'armée israélienne a utilisé des armes à l'UA, au DIME, au phosphore blanc et autres matériaux militaires expérimentaux testés à Gaza sur la population civile palestinienne.

Le nettoyage de ces centaines de milliers de tonnes de gravas doit prendre un an car Israël refuse de laisser entrer des machines et camions dans la Bande de Gaza. Il se fera donc avec les moyens disponibles sur place c'est à dire du matériel non adapté à une telle quantité. De plus, il reste toujours dans Gaza les gravas des anciennes colonies sionistes dont celle de Gush Katif qui auraient du être pulvérisés et enlevés depuis longtemps. Mais le blocus et la guerre récente ont empêché la réalisation de tous ces travaux et de plus la machine à pulvériser, commandée en Italie en 2005, vient tout juste d'être autorisée à rentrer dans la Bande de Gaza. L'UNDP est responsable du recyclage de 420 000 tonnes de gravas qui pulvérisés devraient servir à la construction d'infrastructures routières. Mais le déblaiement souvent à mains nues ou avec du matériel de fortune, des matières hasardeuses et autres gravas contaminés fait courir un grave risque sanitaire à la population palestinienne. Le transport de ces tonnes de gravas, la pulvérisation sur une zone aussi petite que celle de la Bande de Gaza constituent également pour toute la population affaiblie par plus de deux ans de blocus, de privations tant de produits alimentaires de première nécessité que de soins médicaux de base appropriés, un risque sanitaire majeur et une menace pour la survie de cette population traumatisée.

Les pays occidentaux se sont réunis après l'Opération Plomb Durci sans même la condamner et la faire condamner par le Conseil de Sécurité de l'ONU, et promis de vastes sommes d'argent pour reconstruire ce que le régime sioniste avait détruit dans Gaza. Mais pour l'instant, aucune pression sérieuse n'a été faite sur le principal pollueur, Israël, pour qu'il facilite cette reconstruction. Personne non plus n'a exigé du responsable des destructions et de l'énorme pollution environnementale, Israël, de payer. Israël continue d'empêcher l'entrée des matériaux de construction et des équipements nécessaires pour démarrer cette reconstruction.

Pendant ce temps, des dizaines de milliers de Palestiniens privés de leurs maisons détruites s'entassent dans des appartements trop petits soit dans leurs familles soit dans ceux loués après la guerre. D'autres s'entassent dans des tentes, dans des conditions encore plus misérables.

Mais qui s'en soucie ?

Les environnementalistes des Cohn Bendit Bové ?

Ils se sont bien gardés d'aller sur place constater la terrible catastrophe environnementale provoquée par Israël à Gaza, sans parler de la catastrophe humaine, pour affronter les questions des victimes palestiniennes au mieux sur leur indifférence au pire sur leur complicité avec le régime sioniste.

Confrontés à l'interdiction faite par Israël de faire entrer des matériaux de construction sauf dans le cadre de petits projets de l'UNDP, les Gazaouites se sont tournés d'eux mêmes vers des solutions écologiques telles la construction de maisons en pisé. Les écologistes d'EE des Cohn Bendit Bové, claironnent partout leur solidarité avec les pays en développement et les populations vivant dans la pauvreté, les sans terre etc...

Alors pourquoi ne proposent-ils pas aux Gazaouites de mettre à leur disposition leurs compétences en matière de construction, agriculture, infrastructures durables adaptées aux besoins locaux et qui permettraient aux Palestiniens de se libérer de la dépendance écrasante de l'occupant israélien ?

Pourquoi n'envoient -ils pas sur place des ingénieurs et autres techniciens pour aider concrètement les Palestiniens ?

Pourquoi ?


Dimanche 2 Août 2009
Mireille Delamarre


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