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Nucléaire : AIEA/IRAN Un Pas de Géant En Arrière – Jimmy Carter Officialise le Nucléaire Militaire Israélien

Analyse du dernier rapport de l’AIEA sur le nucléaire iranien qui est de parti pris, en accordant notamment trop d’attention aux « prétendues études « que l’agence elle –même a déclaré être douteuses. Jimmy Carter vient de déclarer publiquement qu’Israël a 150 bombes nucléaires, il sait de quoi il parle car losqu'il a occupé la fonction de Président des US il a eu accès aux secrets les mieux gardés.



Nucléaire : AIEA/IRAN Un Pas de Géant En Arrière – Jimmy Carter Officialise le Nucléaire Militaire Israélien

AIEA : Un pas de géant en arrière concernant l’Iran

« Nous n’avons pas vu d’indication ou de preuve concrète que l’Iran construit des armes nucléaires et j’ai dit cela constamment ces 5 dernières années, « a déclaré Mohammad ElBaradei, le directeur Général de l’AIEA la semaine dernière au Forum Economique Mondial à Sharm el-Sheikh en Egypte.

Malheureusement, la seule chose qui soit cohérent avec ElBaradei c’est son incohérence, qui se reflète dans son rapport ultérieur, qui vient juste d’être fourni au CSONU, et qui a été largement interprété comme «rappelant sinistrement que Téhéran va de l’avant avec son programme nucléaire » pour paraphraser l’éditorial du New York Times ; l’éditorial continue en disant que le rapport d’ElBaradei « exprime une préoccupation sérieuse concernant des preuves (décrites dans 18 documents accompagnant le rapport) que l’Iran travaille sur des programmes ayant clairement des implications militaires ».

Le rapport dit que l’Iran a continué d’éluder les questions des enquêteurs cherchant des documents qui prétendent que son gouvernement a fait des recherches sur des armes nucléaires.

Mais, n’est ce pas le même respectable directeur de l’agence atomique de l’ONU qui a admis dans son précédent rapport en février que son agence « n’avait pas d’information crédible » concernant les prétendues études * « de prétendu armement » ? Quel sort a été jeté sur l’AIEA pour qu’elle accorde soudain une légitimité à l’information considérée comme « peu fiable » et « douteuse » (hormis le chaud de la pression des US) ? Est-ce maintenant la fin de l’attitude héroïque de l’AIEA résistant aux pressions externes qui menacent de compromettent son intégrité ?

Le dernier rapport d’ElBaradei donne hélas une forte impression que c’est ce qui attend l’AIEA ce qui ne présage rien de bon ni pour le prestige international de l’agence, ni pour le futur de ses liens avec l’Iran – qui a réagi avec colère (Israël c’est au contraire félicité ndlt) en disant du rapport que c’était un travail de « tromperie » et profondément «vicié ».

Le nouveau porte parole du Madjlis (Parlement), Ali Larijani – un ancien négociateur pour l’Iran sur son programme nucléaire – a dit lors de sa première intervention devant les parlementaires, « s’ils (AIEA) veulent continuer sur ce chemin, le Madjlis s’emparera certainement du cas du nucléaire et décidera d’une nouvelle ligne de coopération avec l’agence. »

Effectivement, le rapport représente un pas de géant en arrière en ce qui concerne les performances de l’AIEA sur la question du nucléaire iranien, jetant un doute sérieux sur la capacité de l’agence à mener son activité avec professionnalisme et impartialité. Cela ne fait qu’à peine deux mois que l’agence a publié un rapport plutôt élogieux déclarant que toutes les « questions en suspens » minus les « prétendues études » qui n’ont jamais fait partie du plan de travail établi entre l’AIEA et l’Iran, ont été résolues avec succès. Maintenant, l’AIEA a répondu au formidable retour de bâton des US, en se rétractant sur certaines de ses déclarations et en adoptant les allégations des US comme étant des faits justifiant des « préoccupations sérieuses » concernant le côté pacifique du programme nucléaire iranien.

En faisant cela, ElBaradei a peut être agi pour contrôler les difficultés de ses relations avec Washington, mais il a sûrement sapé la confiance de la communauté internationale dans sa capacité à agir indépendamment et objectivement, creusant ainsi un fossé de plus en plus large entre la perception qu’a de l’AIEA d’un côté l’Occident et de l’autre les pays en développement qui sont membres du Mouvement des Pays Non Alignés.

Un indice du parti pris de son rapport, c’est qu’ElBaradei se contredit en déclarant d’un côté que la réponse du 14 Mai faite par l’Iran à la demande par l’AIEA concernant les « prétendues études »ne pouvait pas encore être évaluée par l’agence, alors que d’un autre côté, il donne une estimation négative là-dessus, la considérant comme inadéquate en faisant des déclarations telles que «des explications substantielles sont exigées de l’Iran en soutien à ses déclarations ».

Un directeur général plus prudent aurait publié son rapport après un examen attentif de la réponse de l’Iran, incluant par exemple l’affirmation de l’Iran que certaines des études portent sur des objectifs militaires purement conventionnels.

Bien qu’à la fois ce qui précède, et des rapports antérieurs de l’AIEA confirment que « l’agence n’a pas détecté que le matériel nucléaire est actuellement utilisé en lien avec ces prétendues études » le ton du dernier rapport est si sévère qu’il est important de prendre totalement en compte cette observation importante de même que le fait que l’AIEA a eu un accès sans précédent à toutes les installations nucléaires en Iran, bien au-delà de ce que requière les accords d’inspection et de vérification avec Téhéran.

Un autre indice sur le parti pris de ce rapport, concerne sa demande pour « plus d’information sur les circonstances de l’acquisition du document sur le métal d’uranium ». Cela fait référence à un document de 15 pages décrivant les procédures pour la réduction d’hexafluoride d’uranium (UF6) en métal d’uranium, qui peut avoir des applications en matière d’armement. La position de l’Iran c’est que cela lui a été donné par les Pakistanais en 1987 à leur initiative et qu’aucune activité n’a été entreprise à partir de ces documents. Ce dernier point est confirmé dans le rapport de l’AIEA de novembre 2007, qui déclare : »l’agence n’a pas vu d’indication de reconversion d’UF6 et d’activité de coulage en Iran. »

Dans son rapport de février, ElBaradei a déclaré qu’il attendait une information du Pakistan pour confirmer la réponse de l’Iran. Maintenant il admet dans son dernier rapport que l’AIEA a effectivement reçu une telle information qui est consistante avec les déclarations de l’Iran, néanmoins la question n’est pas close.

Le but réel de maintenir ouverte une question soulevée concernant un document datant d’il y a 21 ans, n’est-il rien d’autre qu’un souci d’apaiser les puissances occidentales avides d’accuser l’Iran de prolifération nucléaire ?

Par conséquent, peut-on alors s’étonner que les responsables US et les experts des médias font la sourde oreille lorsqu’il s’agit de la déclaration de l’AIEA qu’elle n’a détecté aucune preuve de détournement à des fins militaires, qu’elle a pu vérifier ce non détournement ?

Le poids de l’attention disproportionnée accordée aux « prétendues études » dans le rapport d’ElBaradei facilite l’attention sélective de l’éditorial du New York Times (et des médias serviles français type le Figaro et le Monde ndlt), cité plus haut, de même que d’autres éditoriaux, comme si on avait mis la totalité des médias US en mode automatique sur une « attaque contre l’Iran » répétant comme des perroquets la version officielle de Washington.

Remarquablement absent dans tous ces articles de presse, c’est la simple référence au fait que ces rapports de l’AIEA ne citent aucune preuve qu’il y a eu violation par l’Iran des garanties. Leur frénésie à vouloir désinformer contre l’Iran a clairement pour objectif de faire pression sur les membres récalcitrants du CSONU – la Russie et la Chine – pour accepter plus de sanctions de l’ONU contre l’Iran. Et ceci alors que le rapport précédent de l’AIEA avait soulevé l’espoir que le Conseil de Sécurité se laverait les mains progressivement du dossier sur le nucléaire de l’Iran et accepterait qu’il retourne là où il doit rester, devant l’AIEA.

En balayant cette lueur d’espoir, en mettant nouvellement l’accent sur « des dimensions militaires possibles » du programme nucléaire iranien, ElBaradei a aussi potentiellement mis à mal la confiance de l’Iran dans son agence, comme le reflète les sérieuses déclarations de Téhéran qu’il pourrait reconsidérer sa coopération avec l’AIEA. Après tout, si le résultat net de la transparence et de la coopération de Téhéran c’est encore plus de punition pour l’Iran, alors pourquoi se donner toute cette peine.

Kaveh L. Afrasiabi 30 mai 2008 www.atimes.com

Traduction Mireille Delamarre www.planetenonviolence.org

Kaveh L. Afrasiabi , PhD, est l’auteur de “After Khomeini: New Directions in Iran's Foreign Policy” (Westview Press) and co-auteur de "Negotiating Iran's Nuclear Populism", Brown Journal of World Affairs, Volume XII, Issue 2, Summer 2005, avec Mustafa Kibaroglu. Il a aussi écrit "Keeping Iran's nuclear potential latent", Harvard International Review, and is l’auteur de “ Iran's Nuclear Program: Debating Facts Versus Fiction.”

* Ces prétendues études trouvées sur un PC portable transmis aux Américains par le MEK ( secte terroriste avec à sa tête le couple de gourous les Rajavi) ) qui l' a lui -même reçu du Mossad israélien, sont à ce point douteuses que les US ont refusé que l'AIEA en fournisse une copie à l'Iran. Autrement dit, l'Iran, qui, à plusieurs reprises a réclamé une copie de ces prétendues études, ne peut même pas avoir accés à celles ci. Ce n'est vraiment pas sérieux de la part de l'AIEA et jette le discrédit sur son travail.

A lire sur les prétendus études l'article:

Nucléaire iranien et faux documents


Jimmy Carter a officiellement déclaré qu’Israël avait 150 bombes nucléaires au cours de commentaires faits en marge d’un salon du livre à Haye on Wye au Pays de Galles dimanche dernier. « Les Etats-Unis ont plus de 12 000 armes atomiques, l'Union Soviétique (la Russie) environ le même nombre, la Grande-Bretagne et la France en ont plusieurs centaines et Israël en possède 150 ou plus", selon une transcription de ses propos éditée dans le cadre du salon mais également diffusé par Reuters. Il a déclaré en même temps qu’il serait bon que les US commencent à parler maintenant avec l’Iran, et il a condamné les atrocités commises par Israêl à Gaza, les décrivant comme «l’un des plus grands crimes existants actuellement sur la terre « (citation reprise par l’AFP).

Les commentaires de Carter fournissent ainsi un cachet officiel au statut de puissance nucléaire militaire d’Israël.

L’arsenal nucléaire d’Israël est révélé par un ancien président américain, quelqu’un qui, lorsqu’il est entré à la Maison Blanche, a adopté la politique de coopération nucléaire clandestine entre les US et Israël, une politique établie deux décennies auparavant.

Les principes des accords nucléaires entre les Etats-Unis et Israël ont été acceptés par les deux parties en 1969, lorsque la Première Ministre israélienne de l’époque, Golda Meir, a rencontré le président US, Richard Nixon, à Washington. C’était la première fois que les Etats-Unis acceptait le statut d’Israël comme puissance nucléaire, tout en se disant prêt à ne pas révéler publiquement qu’Israël possédait des armes nucléaires. En échange, Israël s’est engagé à ne pas effectuer de tests nucléaires et à ne pas déclarer qu’il avait des armes nucléaires. De leur côté, les américains se sont également engagés à ne pas forcer Israël à signer le Traité de Non Prolifération.

Depuis, chaque président américain et chaque haut responsable de l’administration américaine qui connaissait les détails du programme nucléaire israélien a gardé le silence sur le sujet et a effectivement adopté la position officielle d’Israël : Israël ne serait pas le premier pays au Moyen Orient à y introduire des armes nucléaires.

Et voilà maintenant que Jimmy Carter change les règles du jeu. Quand il a occupé la fonction de Président US du 20 janvier 1977 au 20 janvier 1981, il savait exactement ce qu’avait Israël en stock dans ses installations nucléaires. Jimmy Carter ne fait pas d’estimation, Jimmy Carter, ancien président des Etats-Unis ne devine pas, Jimmy Carter SAIT. Un ancien Président des Etats-Unis a dévoilé publiquement qu’Israël était une puissance nucléaire militaire.

Cette déclaration vient confirmer les révélations de l’ancien technicien nucléaire israélien, Mordechai Vanunu, qui avait pris des clichés de l’intérieur de la Centrale Nucléaire de Dimona où il travaillait, et les avaient remis au quotidien le Times de Londres en 1986. Ces révélations ont valu à Vanunu, quelques mois après, d’être enlevé par le Mossad, jugé, et condamné à 18 ans de prison.

Vanunu a déclaré à Joe Parko, professeur américain à la retraite qui l’a rencontré à Jérusalem en 2005 :

«J’ai travaillé de 1976 à 1985 à l’usine souterraine secrète israélienne de production d’armes nucléaires à la Centrale Nucléaire de Dimona dans le Désert du Negev. Pendant la période que j’y ai passé, j’ai été impliqué dans la production de plutonium pour fabriquer 10 bombes par an. J’ai réalisé que mon pays avait produit suffisamment de plutonium pour fabriquer 200 bombes nucléaires.

J’ai eu très peur quand nous avons commencé à produire du lithium 6 qui est utilisé uniquement pour fabriquer des bombes à hydrogène.

« J’ai pensé que je devait empêcher un holocauste nucléaire au Moyen Orient, j’ai donc pris 60 photos de l’usine clandestine de fabrication d’armes nucléaires, située à quelque 75 m sous la Centrale de Dimona. J’ai démissionné de mon poste, et j’ai quitté Israël en 1986. Je suis d’abord allé en Australie et puis j’ai pris contact avec le Times de Londres. Après qu’un groupe de scientifiques experts en nucléaire ait vérifié mes photos, prouvant qu’Israël produisait des armes nucléaires, mon histoire a été publiée en Angleterre. Quelques mois plus tard j’ai été kidnappé par des Israéliens à Rome et envoyé secrètement par bateau en Israël, où j’ai été traduit devant un tribunal militaire agissant à huit clos, et sans bénéficier de l’aide d’un avocat. J’ai été condamnée à 18 ans de prison et j’ai passé 12 ans en isolement.

« Actuellement je suis prisonnier en Israël, je suis menacé d’être renvoyé en prison si je parle à des gens comme vous. Je veux quitter Israël et venir en Amérique où je pourrai vivre libre comme un être humain. » ( source : www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=9019).


On peut maintenant - après cette déclaration sans appel de l’ancien Président des Etats-Unis Jimmy Carter confirmant les informations de Mordechai Vanunu - parler de deux poids deux mesures lorsqu’il s’agit de nucléaire. La Communauté Internationale et l’AIEA ferment les yeux sur le nucléaire militaire israélien et s’acharnent à empêcher l’Iran, signataire du TNP et dont les installations sont sous contrôle de l’AIEA, d’accéder au nucléaire civil, et notamment de produire de l’uranium enrichi, ce qui est son droit.

Il est grand temps de s’occuper ouvertement du nucléaire militaire israélien, de reconnaître que l’épicentre de la course au nucléaire au Moyen Orient c’est l’usine secrète israélienne de fabrication de bombes atomiques située à 75 mètres sous le Désert du Negev. La Communauté Internationale, US inclus, doit obliger Israël - comme elle l’exige de l’Iran - à ouvrir ses installations nucléaires afin qu’elles soient inspectées et surveillées, c’est le seul moyen pour que le Moyen Orient soit militairement dénucléariser, et que chaque nation dans la région obéisse aux mêmes règles, y compris Israël.

Mireille Delamarre 30/05/08



Accord de coopération nucléaire US - Israël

Vendredi 30 Mai 2008
Mireille Delamarre

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