Economie

Nouvelle Flambée du Prix du Pétrole Après la Menace d’Une Attaque Israélienne Contre l’Iran – Pour Chomsky Israël est sur la Voie de l’Auto Destruction

Après les propos belliqueux tenus par le vice premier ministre et ministre des transports israélien, Shaul Mofaz, vendredi contre l’Iran, le pétrole a atteint un nouveau record à 139$ le baril. Mofaz s'en fiche, a-t-il dit de ce que pensent les goyim (non juifs).



Nouvelle Flambée du Prix du Pétrole Après la Menace d’Une Attaque Israélienne Contre l’Iran – Pour Chomsky Israël est sur la Voie de l’Auto Destruction

Nouvelle Flambée du Prix du Pétrole Après la Menace d’Une Attaque Israélienne Contre l’Iran – Pour Chomsky Israël est sur la Voie de l’Auto Destruction

Le vice premier ministre et ministre des transports israélien, Shaul Mofaz, a déclaré vendredi au quotidien israélien Yediot Aharonot que : «Les autres options sont décevantes. Les sanctions ne sont pas efficaces. Il n’y aura pas d’autres alternative que d’attaquer l’Iran afin de stopper le programme nucléaire iranien », soulignant que cela ne pourrait se faire qu’avec l’accord des Etats-Unis. En novembre dernier, Shaul Mofaz avait tenu des propos agressifs à l’encontre du directeur général de l’AIEA, Mohammed El Baradei, en demandant qu’il soit remplacé à la tête de l’agence, parce que « la politique menée par El Baradei met en danger la paix mondiale. » De plus, il a renchéri en disant : " Nous tenons toujours compte de ce que disent les goyim ( non juifs). Je m'en fiche de ce que diront les goyim, ce qui me préoccupe c'est la sécurité des citoyens d'Israël." Shaul Mofaz est d'origine iranienne.

A Londres, le prix du pétrole a atteint les 138 $ pour la première fois et à New York il a dépassé les 139 $ (soit une hausse de 10.75 dans la même journée) ce qui correspond à l’évaluation faite par Morgan Stanley que le pétrole atteindrait les 150 $ en juillet, en tenant compte de l’accroissement de la demande US liée à la fête nationale le 4 juillet, jour de la fête de l’Indépendance aux US, et donc de l’importance des déplacements en voitures qui en résultent.

Antoine Halff, analyste pour le Groupe Newedge, a fait ce commentaire : « Les commentaires de Mofaz renvoient au fait que la dispute concernant le programme nucléaire de l’Iran reste non résolue et que les risques d’une confrontation militaire augmentent effectivement. » Et il a ajouté : « Ce sera probablement une source de volatilité sur les marchés tant qu’une solution ne sera pas trouvée à cette dispute ». Eric Wittenauer de Wachovia Securities a dit que les remarques de Mofaz « étaient les menaces les plus explicites faites contre l’Iran à ce jour. »

Cette nouvelle hausse record de 10.75 du prix du baril de pétrole au cours de la journée, n’est pas, comme certains voudraient le faire croire, la conséquence de la spéculation sur les marchés, (Voir le dernier Marianne qui détourne habilement l’attention des vrais causes en mettant l’accent sur la spéculation sur le prix du pétrole) mais est totalement liée à la situation explosive au Moyen Orient. Les spéculateurs ne spéculent pas pour le simple fait de spéculer, simple question de bon sens. La spéculation est une conséquence de cette instabilité géopolitique dans une région qui contient la majeure partie des réserves pétrolières de la planète, et est complètement liée aux déclarations va-t-en guerre de certains dirigeants sionistes, d’autant que le premier ministre israélien Ehud Olmert a lui aussi, de retour de son voyage aux Etats-Unis en début de semaine, fait vendredi des déclarations allant dans ce sens. Il a affirmé qu’Israël attaquerait l’Iran s’il n’abandonnait pas son programme nucléaire. « Chaque jour qui passe, nous nous rapprochons du moment ou nous allons stopper le programme nucléaire de l’Iran. » a-t-il déclaré, ajoutant que des avancées substantielles avaient été faites pour s’occuper de la menace iranienne d’une «manière plus efficace», et que lors de son entrevue d’une heure avec Bush la majorité des questions qui se posaient entre les deux alliés avaient été résolue concernant les moyens, le temps et les contraintes, ainsi que le niveau de détermination américaine pour s’occuper du programme nucléaire iranien.

Bien sûr, c’est le genre de déclaration qui jette de l’huile sur le feu sur le marché du pétrole et incite à la spéculation.

L’Administration Bush, qui doit affronter le mécontentement grandissant des américains – gros consommateurs de carburant - confrontés à cette hausse du prix du pétrole, s’est empressée de réagir à ces déclarations, en affirmant sa volonté de continuer de faire pression sur l’Iran par la voie diplomatique, les sanctions. Mais Shaul Mofaz – ancien ministre de la défense sous Sharon et avant cela ancien chef d’état major, qui brigue la présidence du parti Kadima d’Ehud Olmert, qui pourrait être obligé de démissionner suite à des accusations de corruption portées à son encontre - a ses entrées à Washington auprès des décideurs de la politique étrangère de l’Administration Bush, et peut être considéré comme un proche des néo cons faucons de Washington avec à leur tête le Vice Président US, Dick Cheney, qui poussent à la guerre contre l’Iran.

Autrement dit, Israël s’impatiente, après avoir depuis des mois mené une campagne de propagande virulente de diabolisation contre l’Iran et son président Mahmoud Ahmadinejad, et menace maintenant de lancer une attaque contre l’Iran si les américains ne le font pas.

D’ailleurs Mike McConnell, chef des renseignements américains, dans le cadre d’une coopération rapprochée entre les services secrets US et israéliens, s’est rendu cette semaine à Tel Aviv pour entendre les arguments israéliens concernant l’avancée du programme nucléaire iranien. La synchronisation des positions US-Israël sur le problème nucléaire iranien pourrait être un élément clé dans le cadre d’attaques futures contre les installations nucléaires iraniennes, les deux pays ayant toujours considéré ces options comme étant « sur la table » si les sanctions prises par le CSONU ne réussissaient pas à faire plier l’Iran et à l’obliger à suspendre son programme d’enrichissement d’uranium qui est, rappelons le, sous le contrôle des inspecteurs de l’AIEA. Selon un responsable israélien «Il (McConnell) est ici dans le cadre de discussions pour évaluer où en est le projet iranien. Il s’agit de comparer les méthodes de collecte de renseignements de même que la manière dont on analyse ces données ». Avant de repartir pour Washington, McConnell a rencontré le ministre israélien de la défense, Ehud Barak.

D'autre part, La centrale nucléaire iranienne de Bushehr, construite avec l'aide de la Russie, doit commencer à fonctionner d'ici l'automne. Le directeur de l'agence nucléaire russe, Sergey Kiriyenko, a dit que les derniers préparatifs pour le démarrage de la centrale étaient en cours de réalisation. Le gouvernement iranien, quant à lui, a affirmé que le réacteur nucléaire de Bushehr pourrait commencer à fonctionner à la moitié de sa capacité dés cet été. L'impatience d'Israël pour attaquer les installations nucléaires iraniennes pourrait être liée à ces développements. Suite aux menaces de Shaul Mofaz, l'Iran a transmis, par le biais de son ambassadeur à l'ONU, Mohammad Khazaeeun, une lettre au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, pour lui demander que des sanctions soient prises à l'encontre Israël.

Une attaque contre l’Iran aurait dés répercussions immédiates sur le marché du pétrole, l’Iran étant le deuxième plus important producteur de l’OPEC et le quatrième plus important exportateur de pétrole dans le monde, selon l’Energy Information Administration. L’Iran produit actuellement 3.8 millions de barils de pétrole par jour. Actuellement, les réserves mondiales de pétrole ne pourraient couvrir qu’à peine la moitié de cet approvisionnement en remplacement si une guerre éclatait, perturbant fortement les exportations de pétrole iranien, ce qui aurait des conséquences extrêmement sérieuses pour les pays occidentaux dont les économies dépendent largement de cet approvisionnement en pétrole.

Actualisation 12/06/08

Selon une depêche de Reuters 12/06/08 le président de l'Opep, Chakib Khelil, estime qu'il n'y a nul besoin d'augmenter la production pétrolière dans la mesure où l'offre dépasse la demande de 500.000 barils par jour actuellement. Khelil, ministre algérien de l'Energie et des Mines, a ajouté que les prix du marché pétroliers n'avaient rien à voir avec les fondamentaux du marché.

"Les fondamentaux du marché n'affectent pas les prix. Le problème c'est la crise économique aux Etats-Unis, qui a débouché sur une baisse de la valeur du dollar, et les menaces contre l'Iran qui ont accru les tensions géopolitiques", selon ce qu'a rapporté l'agence APS, reprenant les déclarations faites par Khelil à la presse au Parlement. Il a ajouté : " il faut aussi prendre en compte la spéculation et l'Opep ne doit pas extraire davantage de pétrole." Il a également réaffirmé que l'Opep tiendra sa réunion prévue pour le 9 septembre pour "évaluer le marché et prendre les décisions pour le stabiliser".


Scénarios Catastrophe d’une attaque israélienne contre l’Iran

Imaginez ceci : 10 avions de combat décollent d’une base dans le nord d’Israël, volent au dessus de la Jordanie, de l’Irak, pénètrent furtivement dans l’espace aérien iranien pour bombarder les systèmes de défense anti missiles, les stations radars, et les installations nucléaires. Puis ils quittent l’espace aérien iranien en toute sécurité, pour rejoindre leur base sans avoir essuyé le feu de l’ennemi.

Pour l’instant cela paraît peu plausible. Mais, dans un avenir proche si l’armée sioniste réussi à obtenir de Washington ce qu’elle veut, grâce surtout à la main mise du lobby pro israélien sur le Congrès américain, et quelque soit le prochain président élu à la Maison Blanche, car comme on a pu le constater lors de la conférence annuelle du Lobby pro israélien aux US, AIPAC, les deux candidats sont venus prêter allégeance, renchérissant l’un l’autre sur les promesses pour s’attirer le vote des juifs et surtout des chrétiens sionistes américains (les évangélistes sont environ 70 millions aux Etats-Unis, c’est grâce à leur vote que Bush avait été réélu, Bush étant le président le plus pro sioniste que l’Amérique ait jamais eu).

Pour réaliser une telle attaque, outre la nécessité d’avoir l’autorisation de survol de la Jordanie, ce qui n’est pas un problème compte tenu de la collaboration connue de celle-ci avec le régime sioniste, et celle des américains qui occupent actuellement l’Irak, l’armée de l’air israélienne devrait être équipée des derniers avions de combat furtifs US les plus sophistiqués, les F-22, fabriqués depuis les années 90, par Lockheed Martin à Fort Worth au Texas. Cet avion, dénommé «Le Ravissant », peut voler dans l’espace aérien ennemi sans être détecté par les radars. Actuellement c’est la cinquième génération d’avions de combat opérationnels avec des capacités furtives. Jusqu’à maintenant, l’Administration américaine a imposé un embargo sur la vente de cet appareil mais il semble que le Pentagone soit prêt à considérer l’éventualité d’une vente de ce type d’appareil à Israël, compte tenue de la position commune adoptée par Washington et Tel Aviv face à ce qu’ils qualifient de « menace iranienne ». Le F-22 serait utilisé pour attaquer en premier les systèmes de défense iraniens et les stations radars pour créer « un ciel clair » afin que le reste de la flotte de l’armée de l’air israélienne, composée de bombardiers F-15 et F-16 puissent bombarder. Si l’embargo était levé, Israël pourrait avoir le F-22 en sa possession dans deux ans.

Mais, compte tenu de l’impatience israélienne d’en découdre militairement avec l’Iran, un autre scénario envisageable serait une attaque conjointe menée par les US et Israël, les US se chargeant de rendre le « ciel clair », l’armée de l’air israélienne bombardant ensuite les installations nucléaires. Mais ce scénario ne tient pas compte des performances des systèmes de défense et radars de l’Iran, approvisionné par Moscou en matériel des plus récents et des plus performants dont l’installation devrait être complètement achevée dés septembre.

Enfin, certains analystes ont avancé l’hypothèse que si Obama était élu à la Présidence des Etats-Unis en novembre, Bush avant de quitter la Maison Blanche en janvier, bombarderait l’Iran, mais si c’est McCain, il laissera le soin à ce dernier de le faire.

En tout état de cause, quelque soit le scénario Catastrophe d’une attaque contre l’Iran, il est urgent d’agir contre les plans guerriers des américano sionistes, sauf de se résigner dés maintenant à devoir subir les graves conséquences économiques d’une telle aventure vouée dés le départ à l’échec.

L’appétit d’Israël pour la guerre pourrait conduire à son auto destruction

Au cours d’une interview par Frank Barat du magazine américain Counterpunch du 6 juin intitulé « On the future of Israel and Palestine, an interview with Ilan Pappe and Noam Chomsky » Barat a posé la question suivante aux deux interviewés :

« …Pensez vous que l’appétit d’Israël pour la guerre pourrait éventuellement mener à son auto destruction ? »

La réponse de Chomsky est catégorique :

« j’ai écrit il y a des décennies que ceux qui s’appellent « supporters » d’Israël sont en réalité des supporters de sa dégénérescence morale et de sa probable destruction suprême. Je crois également depuis des années que le choix clair fait par Israël de l’expansion au lieu de la sécurité, depuis qu’Israël a refusé la proposition de Sadate d’un traité de paix complet en 1971, pourrait bien mener à cette conséquence.»


Sources de certaines informations : AFP, Yediot Aharonot, Press TV, Reuters, Haaretz Daily, Jpost, Counterpunch

Présidentielle US : et le gagnant est....le Lobby d'Israël

Psyop/propagande américanosioniste contre l'Iran


Samedi 7 Juin 2008
Mireille Delamarre

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