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Nouvelle Centrale Nucléaire Russe sur une Plateforme en Mer

La Russie va construire une centrale nucléaire flottante pouvant produire de l’énergie électrique dans des régions isolées, pour des villes côtières. Les défenseurs de l’environnement lancent un appel craignant une catastrophe nucléaire en mer. Les experts en prolifération nucléaire font remarquer que la plateforme nucléaire flottante utiliserait pour produire de l’électricité
de l’uranium du type de celui utilisé dans la fabrication des armes nucléaires.



Modele informatique de la future plateforme nucléaire russe Copyright Der Spiegel
Modele informatique de la future plateforme nucléaire russe Copyright Der Spiegel

Nouvelle Centrale Nucléaire Russe sur une Plateforme en Mer

La Russie va construire une centrale nucléaire flottante pouvant produire de l’énergie électrique dans des régions isolées, pour des villes côtières. Les défenseurs de l’environnement lancent un appel craignant une catastrophe nucléaire en mer. Les experts en prolifération nucléaire font remarquer que la plateforme nucléaire flottante utiliserait pour produire de l’électricité de l’uranium du type de celui utilisé dans la fabrication des armes nucléaires.

Ce concept de plateforme nucléaire est pour le moins surprenant. Cette plateforme pourrait être amarrée le long d’une côte où il n’y a aucun risque de tsunami ou de cyclone. Tout ce que les ingénieurs locaux auraient à faire, seraient d’attacher quelques câbles et, magie ! « Les réacteurs seront activés et – Que la lumière soit ! ». Voilà. Un réacteur nucléaire mondial basé sur une plateforme maritime pour la production d’énergie civile. En fait, c’est la façon dont Evgeny Kuzin, qui travaille pour la Cie Malaya Energetika, présente et décrit avec enthousiasme le projet.

La semaine dernière la Cie d’énergie nucléaire russe Rosenergoatom et le poste militaire de stationnement maritime Semach à Severodvinsk sur la mer Artique ont signé un contrat pour la construction de la première centrale nucléaire flottante au monde. Celle-ci, longue de 140m et large de 30m, coûtera 270 millions de dollars et sera pourvue de 2 réacteurs dans sa quille. Ensemble, ils produiront 70 mégawatts d’électricité, presque le 20ème de ce que peut produire une centrale fixe sur terre. La plateforme de Severodvinsk devrait devenir opérationnelle en 2010, mais cela pourrait juste marquer le début d’un projet de production en séries. Des pays comme la Chine, l’Inde, l’Indonésie, et les pays du Golfe Persique se sont déjà montrés intéressés, semble-til.

Les plans russes promettent une solution flexible aux problèmes d’énergie : la plateforme peut abriter une équipe de 55 membres d’équipage, un centre de contrôle des réacteurs, et de quoi stocker les bâtons de fuel nucléaire. Néanmoins des remorqueurs seront nécessaires pour amener la plateforme sur son site de production, car elle ne sera pas elle-même équipée de moteurs à propulsion. Les russes affirment que ce bateau pourra répondre aux besoins énergétiques des villes côtières de 200 000 habitants.

Mais ce qui peut apparaître comme un projet innovant, est la source de cauchemars pour les experts internationaux nucléaires. L’organisation pour la protection de l’environnement norvégienne Bellona a décrit le projet comme une « idée complètement malade ». Les norvégiens sont soutenus par le groupe de protection de l’environnement russe Green Cross. Le porte parole du groupe, Vladimir Kuznetsov, ancien directeur de l’Agence Russe de Régulation Nucléaire, croit que les plateformes flottantes sont une « menace aux océans de la planète et au TNP ».

Uranium utilisé pour l’armement

Le problème c’est en fait que des réacteurs du type KLT-40C devraient être utilisés sur la plateforme. Les réacteurs de ce type sont également utilisés pour fournir l’énergie des brises glaces nucléaires russes. Les réacteurs seraient certainement modifiés pour servir comme fournisseurs d’énergie, mais cela ne change pas le fait qu’ils sont de conception délicate et sujets aux accidents. Les réacteurs fonctionnent en utilisant des bâtons de fuel nucléaire constitué à 40% d’Uranium fissible 235. Ce type d’uranium est du type employé dans l’armement, et pourrait être utilisé pour construire des douzaines de têtes nucléaires. Des soldats seront nécessaires pour protéger la plateforme de terroristes.

La sécurité effective de cette entreprise est loin d’être fiable. Alors que les accidents de réacteurs sur les bâteaux russes sont gardés secrets, des informations sur plusieurs accidents sérieux à bord des brises glaces à énergie nucléaire ont été dévoilés à l’ouest. Dans deux cas au moins, des matériaux nucléaires ont fondu sur ces bateaux brises glaces suite à une défaillance des systèmes de refroidissement.

Parce que la centrale sera refroidie en utilisant l’eau de mer, un incident du réacteur pourrait entraîner la contamination de zones maritimes entières. Selon l’expert suédois Oddbjörn Sandervag, les effets d’un accident d’un pétrolier serait négligeable en comparaison.

Ce concept reste aussi économiquement peu convaincant. Le prix du kwh sera de 6 cents, selon le directeur du projet. Les centrales fonctionnant au Gaz produisent de l’énergie au prix de 2 cents. Et cela n’inclut pas le coût de l’assurance, la sécurité et le coût pour se débarrasser de cette centrale après une utilisation moyenne de 40 ans. Bien sûr, des cyniques disent que Moscou a un système plutôt efficace pour se débarrasser de ses flottes nucléaires en décomposition: ce sont les voisins norvégiens et les Etats-Unis qui ont payé pour se débarrasser des sous marins nucléaires russes dans la mer Artique.

Article paru dans Der Spiegel le 2 » juin 2006 sous l’intitulé Danger at Sea « Russia To Build Floating Nuclear Power Plant » par Ulrich Jaeger. Copyright Der Spiegel www.spegel.de Traduction bénévole pour information à caractère non commerciale MD pour Planète non violence.

Note

Selon une dépêche de l’agence de presse russe RIA Novosti (http://fr.rian.ru) du 1er juillet 2006, citant le Ministère de l’Industrie et de l’Energie russe, la part du nucléaire dans la production d'électricité en Russie passera de 16 à 23-34% d’ici une dizaine d’années. Le ministre de l’industrie et de l’énergie a indiqué que d'après le programme qui avait été établi deux réacteurs seraient mis en chantier à partir de 2007, et deux autres le seraient en 2011-2012.


Radiations Nucléaires : Les Jeunes Plus Vulnérables

Dimanche 2 Juillet 2006
Mireille Delamarre

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