information critique contre l'islam conquerant supremaciste le terrorisme
Propagande

Non-violence et décryptage médiatique – Comment la presse américaine a rapporté le bombardement d’Hiroshima du 6 août 1945

«Il y a 16 heures un avion américain a largué une bombe sur Hiroshima, une base japonaise importante. Cette bombe avait plus de pouvoir que 20 000 tonnes de TNT…Les japonais ont commençé la guerre par l’air à Pearl Harbor. Ils ont été largement payés en retour… C’est une bombe atomique. C’est un exploitation du pouvoir de base de l’univers. ». Le début du communiqué de presse de Truman donnait le ton. C'était pourtant l'évènement majeur de tout le XXème siècle et le début d'un véritable cauchemar pour l'humanité



Une presse embedded ( litteralement au lit avec) avec le Pentagon

Non-violence et décryptage médiatique – Comment la presse américaine a rapporté le bombardement d’Hiroshima du 6 août 1945
Comment la presse a rapporté la création de la bombe atomique – et sa première utilisation- il y a de cela 60 ans. Se référant aux dirigeants américains The Chicago Tribune commentait : « impitoyables ils furent charitables « Un dessin dans ce même journal figurait une colombe de la paix volant au dessus du Japon une bombe atomique dans son bec.

Le 6 août 1945 le président Harry S. Truman du affronter la presse et le monde afin de dire que la croisade américaine contre le facisme avait atteint son point culminant en faisant exploser une nouvelle arme révolutionnaire d’un pouvoir particulièrement destructeur au-dessus d’une ville japonaise.

C’était vital que cet évènement fut compris comme la manifestation d’un pouvoir militaire dominant et en même temps que cela reste en accord avec le discours américain de décence et de souci du respect de la vie humaine. Chaque personne impliquée dans la préparation du discours présidentiel avait le sentiment que les enjeux étaient de taille puisque ce discours devait être à la fois la révélation de l’existence de la bombe atomique et en même temps donner une version officielle du bombardement nucléaire d’Hiroshima.

Quand l’étonnante nouvelle a éclaté ce matin là, elle prit la forme d’une annonce routiniere ne comprenant pas plus d’un millier de mots. Le président Truman était en mer à plusieurs miles des côtes, sur le chemin du retour de la conférence de Potsdam. Un peu avant 11 heures, une officier responsable de l’information au ministère de la guerre est arrivé à la Maison Blanche portant des paquets de communiqués de presse. Quelques minutes plus tard, Eben Ayers secrétaire assistant de presse a commencé à lire le communiqué présidentiel à une douzaine de membres des représentants de la presse de Washington.

L’atmosphère était si décontractée , et le communiqué si capital que les reporters ont eu des difficultés à le comprendre. « Le contenu n’a fait que de les effleurer » remarqua plus tard Ayers. Finalement ils se sont précipités pour appeler leurs editeurs et au moins un reporter est tombé sur un incrédule à l’autre bout de la ligne. Les premieres phrases du communiqué donnaient le ton :

«Il y a 16 heures un avion américain a largué une bombe sur Hiroshima, une base japonaise importante. Cette bombe avait plus de pouvoir que 20 000 tonnes de TNT…Les japonais ont commençé la guerre par l’air à Pearl Harbor. Ils ont été largement payé en retour… C’est une bombe atomique. C’est un exploitation du pouvoir de base de l’univers.»

Bien que certains détails aient été modifiés au dernier moment, les quatres pages de la déclaration de Truman ont été rédigées avec un soin minutieux pendant des mois. Si l’utilisation de la bombe atomique était inhérente à son invention, et une annonce de ce type était inévitable, seul le moment de cette déclaration restait en suspens.

Des les premiers mots, la narration officielle était construite sur une demi-vérité. Hiroshima possédait une importante base militaire, utilisée comme point stratégique dans le sud est asiatique. Mais la bombe avait ciblé le centre ville de 350 000 habitants, perpétuant ainsi la politique américaine de bombardements de populations civiles au Japon pour saper le moral de l’ennemi.

Autre chose manquait : parce que le président dans sa déclaration a oublié de mentionner les effets radioactifs de la bombe, que les responsables savaient être horribles, l’image d’un bombe un peu plus importante que celles utilisées d’habitude prévaudrait dans la presse. Truman décrivait la nouvelle arme comme « révolutionnaire « seulement en fonction des destructions causées, oubliant de mentionner ses conséquences les plus mortelles: les radiations.


Beaucoup d’américains ont d’abord entendu la nouvelle à la radio qui a diffusé le texte de Truman juste apres sa lecture. Les journaux de l’apres midi sont vite sortis avec leurs manchettes « la bombe atomique la plus grosse du monde frappe les japs » et « une ville japonaise détruite par une bombe atomique ». Le pentagon n’avait sorti aucune photo, ainsi la plupart des journaux s’en sont tenus aux cartes du Japon avec dessus un rond rouge entourant Hiroshima.

Des le soir, les commentateurs radios rapportaient des observations allant bien au-delà de la déclaration de Truman et suggérant que l’imagination du public dépassait largement le contenu du communiqué. Sentiments contrastés de remerciements et d’anxiété se manifestèrent. H.V Kakterhorn mis en garde : »d’ici peu, nous pouvons nous attendre à ce qu’une version améliorée de cette nouvelle arme que nous avons utilisé aujourd’hui se tourne contre nous ».

Ce n’est que lendemain matin 7 août que l’offensive de la presse gouvernementale commença avec le premier compte rendu détaillé sur la fabrication de la bombe, et la mission sur Hiroshima. Presque tous les journaux américains reprirent tout ou partie des communiqués de presse du Pentagon qui avaient été distribués quelques heures après le discours de Truman. Ils présentaient des titres du type : « Des bombes atomiques fabriquées dans 3 villes cachées » et « L’entrée dans une nouvelle aire »

La plupart avait été écrit par un homme : W.L Laurence, un journaliste du New York Times lauréat du prix pulitzer » embedded » (littéralement au lit avec) avec le projet atomique. Le général Leslie Groves, directeur militaire du projet Manhattan, fera la remarque suivant plus tard avec satisfaction : » la plupart des journaux ont publié nos communiqués de presse dans leur totalité. C’est une des rares fois depuis que le gouvernement les publie, que ceci a été fait ».

La déclaration de Truman sur le bombardement atomique du 6 août 1945, et les nombreux communiqués qui ont inondé la presse venant du ministère de la guerre, ont contribué à enraciner cette version narrative du nucléaire. Cela ne pris cependant pas longtemps avant que n’apparaissent des failles dans la version officielle.

D’abord les journalistes devaient suivre le Pentagon là où il les conduisait. La censure de temps de guerre restait en place, et il n’y avait pas moyen pour les journalistes de se rendre à Hiroshima pour voir de visu. L’une des premières histoires qui provenait d’une autre source que militaire, fut une dépêche envoyée par un journaliste qui voyageait avec le président sur l’atlantique, revenant d’Europe. Approuvée par la censure militaire elle allait un peu au delà de ce qui avait été dit dans la déclaration officielle et de ton mesuré du président. Cette dépêche décrivait Truman comme étant « tendu par l’excitation », informant personnellement les marins à bord de l’attaque atomique. « l’expérience » annonça –t-il « a été un succés absolu »

Les réactions des marins furent tumultueuses selon cette dépêche. « Si je comprends bien je vais pouvoir rentrer à la maison plus tôt » telles furent les paroles de la plupart d’entre eux. Rien dans le contenu ne rendait compte de la forte réaction de Truman. Il manquait dans ce compte rendu sa remarque triomphante quand la nouvelle du bombardement était parvenue au navire « C’est la chose la plus fantastique de l’histoire »

Le 7 août des officiers militaires confirmaient la destruction de la ville : au moins 60% avait été rayé de la carte. Ils ne mentionnèrent aucun chiffre concernant le nombre des victimes, au lieu de cela ils insistèrent sur le fait que l’endroit abritaient d’importantes infrastructures industrielles. L’armée de l’air fournit aux journaux une vue aérienne d’Hiroshima. Y figuraient le nom des cibles importantes. Mais quiconque prêtait attention à cette photo pouvait y découvrir quelque chose de troublant. Des 30 cibles 4 seulement étaient spécifiquement militaires. Les sites industriels consistaient en 3 fabriques textiles. Effectivement, une enquête américaine qui n’a pas été dévoilée à la presse précisait que les zones résidentielles avaient étaient le plus touchées par la bombe alors que 10% seulement des zones industrielles, des transports et des lieux de stockages avaient été endommagés.

Sur Guam, le tireur William S. Parsons et le pilote du Enola Gay Paul Tibbets répondirent calmement aux questions des reporters, limitant leurs remarques à ce qu’ils avaient observé après l’explosion de la bombe. Questionné sur ce qu’il ressentait concernant les gens en dessous au moment de l’explosion de la bombe Parsons dit s’être senti soulagé de la réussite de l’explosion et que cela « valait le coup par rapport au fait de raccourcir la guerre ».

Les journaux, presque tous sans exception endorsérent l’utilisation de la bombe contre le Japon. Beaucoup d’entre eux évoquèrent le thème de la vengeance apparu d’abord dans la déclaration de Truman. La plupart d’entre eux mirent l’accent sur le fait que l’utilisation de la bombe était le point culminant légitime de la guerre bien que « nous en déploierions la nécessité». Le Washington Post faisait remarquer : « un combat à mort implique que tous les combattants infligent un maximum de destruction à leurs ennemis en un minimum de temps. » Le W. Post ajoutait qu’il était « content et ce sans réserve aucune, que la science ait mis ce nouveau type d’arme à notre disposition avant la fin de la guerre ».

Se référant aux dirigeants américains, The Chicago Tribune commentait : « impitoyables ils furent charitables ». Un dessin dans ce même journal représentait une colombe de la paix volant au dessus du Japon une bombe dans le bec.

Texte de Greg Mitchell paru le 5 août 2005 dans Editor and Publisher (copyright)

Traduction bénévole à des fins d’information et d’éducation non commerciales
lire le témoignage d'une survivante

Note

En Europe, le journal Le Monde du 8 août 1945 titrait sur «Une révolution scientifique» sans faire mention des victimes japonaises, tandis qu'en Grande-Bretagne on saluait "un des plus grands triomphes du génie américain"

Dimanche 7 Août 2005
Mireille Delamarre



Dans la même rubrique :
1 2 3 4

Humour Les Folles D'Allah | Terrorisme Islamo-fascisme | International | Immigration clandestine | France XXI | Communautarisme Islamisation racialisation | Europe | Empire USioniste du Chaos | LIBERTE D'EXPRESSION D'INFORMATION | COLONIALISME JUDEO SIONISTE | GUERRE DE L'INFORMATION | Propagande | DICTATURE UE | PALESTINE | FRANCE | MONDE ARABE | ASIE | archives Armement Sécurité Stratégies Militaires | archives Droit International ONU | archives histoire traditions 2004-2008 | archives sciences écologie 2004-2008 | archives société 2004-2008 | archives culture | archives ressources educatives | archives informations 1 | archives informations 2