information critique contre l'islam conquerant supremaciste le terrorisme
Propagande

Non-violence et decryptage médiatique : A Gaza évacuation théatrale hypermédiatisée des colons israéliens

Non-violence et decryptage médiatique : A Gaza évacuation théatrale hypermédiatisée des colons israéliens posant en "victimes". Une farce grotesque, un détournement cynique du mot victime. Un colon n’est jamais par essence une victime, toujours, activement ou passivement, un oppresseur. Une manipulation médiatique type par un gouvernement une armée et un groupuscule d’extrémistes religieux, avec le consentement actif des médias « embedded » ( au lit avec) avides de nouvelles « chaudes » montées en épingle et pour certaines transformées en scoop. A lire aussi à la suite, la lettre d'Ury Avnery au Media.



Hasbara ou Campagne de propagande médiatique du gouvernement Sharon de ses supplétifs colons soldats policiers et 900 journalistes « embedded »

Non-violence et decryptage médiatique : A Gaza évacuation théatrale hypermédiatisée des colons israéliens
La campagne de propagande médiatique du gouvernement Sharon de ses supplétifs colons soldats policiers et 900 journalistes « embedded » (au lit avec) s’est étalée sur les écrans télé du monde entier. L’évacuation théatrale de quelque 8000 colons installés illégalement par le gouvernement israélien dans la bande de Gaza occupée avait pour objectif de « marquer » ( selon la presse israélienne) les esprits en Israel mais aussi à l’étranger pour exclure toute nouvelle demande d’évacuation de territoires occupés en 1967. Les médias israéliens et étrangers « embedded » ( au lit avec) ont joué le jeu, obéissant au doigt et à l’oeil à l’armée d’occupation israélienne. Les journalistes se sont apitoyés sur le sort de ces colons, qui vont touché entre 140 000 et 400 000 dollars de compensation, certains ayant déjà trouvé refuge dans des colonies de Cisjordanie occupée.

Où étaient ces 900 journalistes durant ces 5 dernières années de brutale répression à l’encontre de la population palestinienne lorsque l’armée israélienne détruisait des centaines de maisons palestiniennes dans la bande de Gaza, obligeant leurs habitants à fuir en quelques minutes sans même pouvoir emporter quoi que ce soit ? Depuis 2000, 23 000 palestiniens gazaouites ont ainsi perdu leurs maisons soit par destruction au bulldozer soit à cause de bombardements. Qui a vu un reportage sur ces personnes,privées de toit, dont les biens les souvenirs ont été anéantis, qui les a interviewé et qui a montré leur détresse, celle de leurs enfants ? Qui les a entendu ou vu parler des souvenirs qui disparaissaient brusquement écrasés par les bulldozers ? Qui a interrogé ces enfants palestiniens cherchant dans les décombres, qui une poupée, qui un cahier ou un livre d’écolier ?

Où étaient ces 900 journalistes et caméramen quand en mai 2004 à Rafah des réfugiés ont perdu leurs maisons en une nuit, perdant tout du peu qu’ils possédaient ? Où étaient –t-ils quand les bulldozers et tanks détruisaient les chaussées, les conduites d’eau les lignes électriques, y démolissaient un parc et un zoo ? Où étaient-ils quand des tireurs d’élite israéliens ont tué deux enfants, un frère et une soeur, nourrissant leur pigeons sur la terrasse de leur maison ? Où étaient –ils quand un pilote israélien a largué sa bombe d’une tonne sur une zone densemment peuplée de la ville de Gaza pour assassiner un militant du hamas, tuant en même temps plusieurs civils palestiniens dont des enfants ? Sont-ils venus interviewer les familles des enfants palestiniens tués, combien de minutes d’antenne leur a – t-on consacré ?

Où étaient ces 900 journalistes quand chacun des 680 enfants palestiniens tués sous les balles ou missiles israéliens ont été portés en terre par des familles terrassées par la douleur ? Où étaient ces « Grands Reporters » ces « Correspondants de Guerre » lorsque des femmes palestiniennes accouchaient aux checkpoints parce que des soldats israéliens les empêchaient de rejoindre l’hopital le plus proche ? Où étaient ces journalistes quand certains nouveaux nés ainsi mis au monde mourraient faute de soins appropriés ?

Où sont ces 900 journalistes alors que tous les jours en Cisjordanie occupée des villageois palestiniens soutenus par des pacifistes israéliens et internationaux manifestent de façon non-violente contre la construction du mur, le vol de leurs terres, la transformation de leurs villages en prisons à ciel ouvert, et qu’ils sont repoussés violemment à coup de balles en caoutchouc, parfois de balles réelles, gaz lacrimogènes, coups de bâtons, de fusils, qu’ils sont emprisonnés parce que palestiniens et pacifistes ou déportés parce qu’internationaux défendant le respect des droits humains en Palestine ? Où sont-ils pour pointer la différence de traitement de l’armée israélienne et de la police selon qu’il s’agit de colons fanatiques vociférant des insanités et que l’on ménage, ou de pacifistes contre qui on exerce un maximum de violence et sur lesquels ont teste de nouvelles armes "made in USA" pour mater des manifestants ?

Où sont ces 900 journalistes qui devraient couvrir l’encerclement de Jerusalem Est, la cantonisation des villes et villages palestiniens de Cisjordanie occupée, la construction non-stop de nouvelles habitations dans les colonies illégales, la construction de routes d’apartheid pour « israeliens seulement ? A-t-on vu des gros plans sur ces routes sur lesquelles filent à toute allure les colons israéliens pendant que tout prêt des palestiniens attendent pendant de longues heures pour pouvoir se déplacer qui pour aller travailler, étudier, se soigner ? Où sont-ils quand des milliers d’oliviers sont déracinés puis revendus pour être replantés dans la banlieue huppée de Tel Aviv de Herzliya ou dans une colonie illégale, tout ceci pour construire ce mur hideux d’annexion sur les terres palestiniennes ?

Où sont ces 900 journalistes pour couvrir la violente dépossession des palestiniens par les israéliens depuis 1948, leur déshumanisation, le viol systématique de leurs droits les plus élémentaires ?

Où sont ces journalistes « de conscience » pour dénoncer ces innaceptables injustices ?

Il y en aurait-il seulement 50 parmi ces 900 pour le faire ?

Seulement 40, seulement 30, seulement 20, seulement 10 ?

Il y en a-t-il seulement 1 ou une ?

Note
Le mot hébreu Hasbara veut dire propagande. Le gouvernement Sharon et les colons israéliens emploient des sociétés de marketing pour organiser la médiatisation de leurs opérations politiques. Ces derniers bénéficient de soutiens financiers massifs provenant des chrétiens sionistes américains évangélistes

Au Media bonjour

Non-violence et decryptage médiatique : A Gaza évacuation théatrale hypermédiatisée des colons israéliens
Excusez moi de m’adresser à vous comme si vous étiez une seule et unique entité. C’est vrai qu’elle est constituée de nombreux journaux, radios, chaines de television. Mais je m’adresse à vous au singulier car pendant ces dernières semaines c’est effectivement ce que vous étiez: une seule et unique entité. Tous vous avez parlé d’une seule voix, d’un même style, utilisant la même terminologie. Et tous, à l’exception de quelques uns, vous avez failli à votre mission.

Pendant des semaines vous avez fourni à la propagande des colons des plateformes d’expression : 24h heures sur 24, 7 jours sur 7, sur toutes les radios,sur toutes les chaînes de television. Chaque rot, chaque grognement d’un colon était une nouvelle « chaude » si ce n’est un scoop. La voix du camp de la paix fut à peine entendue, et quant à ceux qui se sont constamment opposés aux colons ils ne purent jamais s’exprimer.

Vous nous avez noyé dans une mer de kitsch avec, heure aprés heure des pleurs et des larmes, des crises d’hystérie simulées ou réelles. Une suite sans fin de scènes préparées soigneusement pour les télévisions avec pour objectif annoncé de « brûler les consciences » et « créer un traumatisme ». Du toit de la forteresse de Sanur, Aryeh Eldad, parlementaire, ordonnait des « cages » afin de diriger la mise en scène de la soumission héroiques des héros, et pas un seul reporter ne mentionnait le vieil hadage yidish « Meshiggener, herub fun dach ! » (« Fou, descends du toit »). Au lieu de reportages sur des faits, vous nous avez inondé de mots tels que « images qui déchirent le coeur » « terrible douleur » « merveilleux jeunes » De temps en temps seulement une vraie scéne était montrée telle celle d’un enfant priant avec sa mère et comprenant que l’évacuation ne s’arrêtait pas, s’exclamait avec étonnement : « Mama, cela n’a pas aidé ! ».

Pendant tout ce temps là, où était la presse d’investigation ? Pourquoi ne nous a-t-on pas donné le chiffre réel des manifestants ? Qui est le « Yesha Council », par qui a-t-il été élu ? Quel est son statut légal ? d’où proviennent les millions de dollars gaspillés pour cette campagne ? Pourquoi personne n’a mené d’enquête pour savoir dans quel segment de la société ses » herbes sauvages » ont poussé, qu’est ce qui se passe dans le système d’éducation autonome religieux public, pour avoir produit – à nos frais- ces malfrats fanatiques ?

Et pourquoi personne n’a exposé cette farce de ces soi-disants « Stalingrad » et Massadas », dont les héros savaient pertinemment qu’on utiliserait ni gaz lacrimogénes ni batons contre eux, et que tous ceux qui seraient arrêtés seraient libérés le lendemain ?


Ury Avnery est ancien journaliste et membre du parlement israélien, à la tête de Gush Shalom le bloc de la paix une organisation israélienne qui milite pour la fin de l’occupation le retrait total des territoires occupés en 1967 et la création d’un état palestinien à côté de l’état israélien. Copyright Ury Avnery traduction bénévole pour information et éducation; diffusion non commerciale.

Le site de Gush Shalom w w w.g u s h.s h a l o m-o r g

Note

Dans un article publié dans le quotidien israélien Haaretz : "Une fin en forme de farce" de Amos Harel 25.8.2005, celui-ci rapporte, en évoquant l'évacuation de la colonie illégale de Sar Nur en Cisjordanie occupée :

«En fin d’apres midi, le Général en chef Yair Naveh, commandant en chef du secteur, pouvait constater avec satisfaction que la campagne psychologique menée avaient porté ses fruits. Ces derniers jours, l’armée israélienne avait submergé les medias de faux rapports concernant les soi-disantes préparations de ceux qui avaient prévu de se barricader à Sar Nur et Homesh. Non seulement les medias ont avaler cela, mais les colons aussi ».

Remarque de la rédaction

Ce qui est dit par Ury Avnery des médias israéliens vaut aussi pour les médias étrangers qui nous ont inondé des larmes fictives des colons israéliens exploiteurs, arrogants, et ce jusqu'à la nausée.

Le combat non-violent pour la vérité continue

Lire notre article: solidarité avec Tali Fahima pacifiste israélienne injustement accusée et maintenue en détention administrative depuis plus d'un an

Dimanche 28 Août 2005
Mireille Delamarre



Dans la même rubrique :
1 2 3 4

Humour Les Folles D'Allah | Terrorisme Islamo-fascisme | International | Immigration clandestine | France XXI | Communautarisme Islamisation racialisation | Europe | Empire USioniste du Chaos | LIBERTE D'EXPRESSION D'INFORMATION | COLONIALISME JUDEO SIONISTE | GUERRE DE L'INFORMATION | Propagande | DICTATURE UE | PALESTINE | FRANCE | MONDE ARABE | ASIE | archives Armement Sécurité Stratégies Militaires | archives Droit International ONU | archives histoire traditions 2004-2008 | archives sciences écologie 2004-2008 | archives société 2004-2008 | archives culture | archives ressources educatives | archives informations 1 | archives informations 2