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Vendredi 05 Septembre 2008
23:51
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La Corruption Du Langage Est Une Forme De Contrôle. G.Orwell |
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Non-violence dénonciation - Les dommages collatéraux: ces euphémismes pour des massacres en masse de populations civiles innocentesCe type de vocabulaire est passé dans le langage militaire courant puis dans celui du politique et des médias pour cacher le nombre croissant de morts civils innocents au cours de massacres guerriers dont certains peuvent être qualifiés de crimes de guerre ou crimes contre l'humanité et dont les responsables devraient être traduits en justice.
Rappel historique
Jusqu'à une époque récente les nations font la guerre par armées ou milices armées interposées. La majorité des victimes des conflits armés sont principalement des soldats ou des mercenaires, la population civile n'étant pas la cible principale, même si elle en subit lourdement les conséquences. Avec la modernisation des armées et le développement d'une technologie de pointe en matière de combats armés, notamment celle de l'aviation et de son utilisation comme force de frappe, mais aussi à cause d'un changement de stratégie guerrière des nations belliqueuses, ce sont les civils qui paient le prix fort dans cette escalade de la terreur. Le retour au professionnalisme des armées n'a en rien changé cet état de fait. Les soldats, eux, sont hyper protégés dans leurs blindés bunkerisés, ou dans leurs bases fortifiées, derrière leurs écrans d'ordinateurs d'oû ils tirent et tuent leurs victimes comme dans les jeux vidéos.
C'est en 1911, dans le cadre de la colonisation de l'Afrique du Nord que les premiers bombardements sur des populations civiles commencent et ce sont les anglais qui ont inauguré ce type de massacres de masse. Puis en 1917 les anglais soucieux de réduire les coûts des guerres coloniales pour soumettre la Somalie à leur domination, inaugure une campagne de bombardements aériens laissant le pays dévasté. Satisfait de cette rédition fulgurante et peu coûteuse en vies militaires pour les britanniques, Winston Churchill, ministre de la guerre, envoie la Royal Air Force pilonner l'Irak, qui rejetait la tutelle de ses nouveaux maîtres britanniques. Les empires britanniques, français, italiens et espagnols, vont employer les massacres de masse pour soumettre les populations de l'Egypte à l'Iran, du Maroc à la Syrie, de l'Inde à l'Afghanistan. En 1935, l'Italie fasciste de Mussolini se distingue tout particulièrement en écrasant les défenseurs du dernier pays indépendant d'Afrique l'Ethiopie sous un déluge de bombes et de gaz de combat. En 1937 ces méthodes font irruption en Europe au pays basque à Guernica. La deuxième guerre mondiale fait rentrer dans les tactiques de guerre conventionnelles ces massacres aériens de masse, et depuis ils n'on cessé de s'amplifier comme au Vietnam, en Irak en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, en Palestine, en Tchétchénie… Tentatives de justification – Démystification
Certains ont tenté de justifier moralement ces massacres de populations civiles liées aux opérations militaires d'envergure entreprises notamment après les massacres de civils américains du 11 septembre 2001. On peut aussi y voir une tentative de préparation de l'opinion publique mondiale à d'autres interventions toutes aussi dévastatrices par les militaires en mal de justification mais aussi par les politiciens qui tentent tant bien que mal de justifier l'injustifiable.
L'un des arguments les plus couramment utilisé, c'est que bombarder des populations civiles au cours d'interventions militaires ne peut être appelé un massacre à partir du moment ou ces populations n'étaient pas «la cible» de ces interventions, d'où l'euphémisme de «dommages collatéraux». Autrement dit, on ne peut parler de massacres puisque ces civils ont été tués «accidentellement», alors que la cible c'est l'ennemi diabolisé, le terroriste, «le mauvais», et que dans la lutte contre celui-ci, il arrive hélas que des civils meurent. Puisqu'il n'y a pas eu intention de tuer les civils il n'y a pas de massacre. La guerre fait inévitablement des victimes civiles, des innocents meurent…Bref on se donne ainsi bonne conscience pour la prochaine boucherie. Cet argumentaire porte en lui sa propre contradiction. Sachant que des bombardements sur des zones peuplées de civils vont obligatoirement résulter dans le massacre de certains de ceux-ci, et que nonobstant cette connaissance, les va-en guerres qui gouvernent prennent la décision de bombarder ils ne peuvent échapper à leur responsabilité et leur culpabilité. Ce sont tout simplement des meurtres avec préméditation même si le belligérant en cause est un état plutôt qu'un individu ou une organisation. Donc ces va-en guerres sont responsables et coupables. Un autre argument qui fleurit aussi fréquemment sur la bouche de ceux-ci c'est l'analogie employée avec celle de la prise d'otage. L'argumentaire est le suivant : si une brute armée prend en otage des civils innocents et pointe sur vous une mitraillette alors que vous-même êtes armé, tirer sur lui sachant que vous risquer de tuer certains des otages est acceptable. Cet argumentaire justifie pour certains les actions militaires préventives qui supputent sur les intentions de l'adversaire et font que pour sauver les innocents d'un pays qui pourrait être attaqué on va tuer des innocents d'un autre pays ou d'une autre entité tout en les appelant «dommages collatéraux». C'est ce que font les américains et les israéliens, les uns en Irak, les autres en Palestine. Bien sûr cet argumentaire là n'est pas non plus recevable, est moralement condamnable. Car celui qui est supposé être attaqué préventivement peut lui aussi attaquer en auto défense, et ainsi le cercle vicieux de la violence se referme sur lui-même. C'est le principe même de non –agression qui gère depuis longtemps les rapports entre nations et peuples qui est remis ici en question avec toutes les conséquences désastreuses à venir pour l'humanité si rien n'est fait pour stopper ces dérives morbides. Donc là aussi responsables et coupables. Autre argument également utilisé c'est la diabolisation de l'adversaire qu'il faut détruire parce que lui-même détruit son peuple et cela justifie la mort de milliers de civils innocents car le diabolisé en aurait certainement tué autant si ce n'est plus. C'est, prenant un exemple récent, l'argument américain contre Saddam Hussein que certains européens ont aussi adopté. Ces macabres calculs prévisionnels sont faits par ceux qui ne voient dans les êtres humains que des chiffres. L'acceptation d'un tel argumentaire est un chèque en blanc signé à n'importe quel gouvernement pour massacrer encore plus d'innocentes victimes cataloguées dans le grand livre des comptes guerriers «dommages collatéraux». Et puis, il y a ceux qui avancent que les populations civiles sont partie prenante de la machine de guerre de leur gouvernement, que par conséquent elles peuvent être tuées sans que cela pose un problème moral, que dans ce cas, prendre les civils pour cible est légitime. C'est l'argument avancé par le Hamas et le Jihad islamique pour commettre des attentats suicides en territoire israélien, et par le gouvernement israélien dans ses attaques armées en zone palestinienne densément peuplée. D'abord les populations civiles sont bien souvent elles-mêmes prises en otage par leur gouvernement, parfois sous la menace parfois plus insidieusement par la propagande, par le bourrage de crâne quotidien souvent dés le plus jeune âge. Rien, absolument rien ne justifie de cibler intentionnellement des populations civiles pour les précipiter vers une mort horrible que ce soit en larguant une bombe d'une tonne sur une zone densément peuplée ou en se faisant exploser dans une rue bondée. Les «dommages collatéraux» ont un nom, une famille, ce sont des individus avant même d'appartenir à une collectivité, des êtres humains avec les mêmes droits que les autres êtres humains, dont celui de vivre, d'abord celui de vivre. Nouvelle terminologie militaire adoptée par les anglais, les américains, l'OTAN, les israéliens, les russes… ces tapis de bombes, ces frappes chirurgicales, ces assassinats ciblés, qui ont fait et font des «dommages collatéraux» en Irak, en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, en Palestine, en Tchétchénie, tous ces massacres n'ont qu'un seul et unique nom: massacres de masse, pour certains crimes de guerre voire crime contre l'humanité. Cette rhétorique glacée, cette ruse sémantique qui sert à couvrir des crimes politiques inacceptables doit être bannie de notre vocabulaire et de celui de ceux qui gouvernent et de ceux qui portent l'information dans les foyers. Un criminel de guerre promu
En juillet 2002, le général Dan Haloutz, commandant en chef de l'armée de l'air israélienne, ordonnait «l'assassinat ciblé» d'un membre du Hamas par le largage d'une bombe d'une tonne sur un immeuble situé à Gaza, l'une des villes les plus densément peuplée au monde.
Bilan : 14 civils palestiniens tués dont 9 enfants. Interrogé par la suite par un journaliste sur ce qu'il ressentait après ces assassinats d'innocents, le général Dan Haloutz répondit qu'il avait bien dormi la nuit suivante et que la seule chose que l'on ressentait quand on larguait une telle bombe c'était une légère secousse dans l'aile de l'avion au moment du largage. Le 1er juin 2005 le général Dan Halutz a été officiellement promu 18ème chef d'état major de l'armée israélienne. Sur la définition du génocide
«À généralement parler, le génocide ne signifie pas nécessairement la destruction immédiate d'une nation. Il est plutôt un plan concerté visant la destruction des fondements essentiels de la vie de groupes nationaux, dans le but de les exterminer. Les objectifs de ce plan sont la désintégration des institutions politiques et sociales de la culture, la langue, les sentiments nationaux, la religion et l'existence économique de groupes nationaux, et la destruction de la sécurité de la personne, de la liberté, de la santé, de la dignité, et même de la vie de personnes appartenant au groupe.»
Extrait de "The Genocide Machine in Canada" Robert Davis et Mark Zannis p. 9 Lundi 06 Juin 2005
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