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Non-violence constat - Début d'une période noire pour les femmes irakiennes.

Actuellement, les libertés des femmes irakiennes, de Basra à Kirkuk, subissent un nouvel assault dans le cadre des préparatifs pour instaurer une nouvelle constitution qui réglementera la société irakienne. Le principe d'égalité qui prévalait dans ce qui fut l'un des pays les plus laiques du Moyen Orient apparaît comme la cible privilégiée du radicalisme religieux.



Non-violence constat - Début d'une période noire pour les femmes irakiennes.
Depuis la chute de Saddam Hussein et l'occupation militaire américaine de l'Irak, les libertés des femmes irakiennes se sont réduites non pas du fait d'un diktat venant des autorités mises en place par l'occupant, mais principalement à cause des groupes de shiites radicaux qui ont envahi les écoles, les hopitaux, et autres établissements publics, imposant leurs exigences notamment celles de voir les femmes se couvrir la tête d'un foulard et se comporter selon la volonté des hommes.

Actuellement, les libertés des femmes irakiennes, de Basra à Kirkuk, subissent un nouvel assault dans le cadre des préparatifs pour instaurer une nouvelle constitution qui réglementera la société irakienne. Le principe d'égalité qui prévalait dans ce qui fut l'un des pays les plus laiques du Moyen Orient apparaît comme la cible privilégiée des «faiseurs de démocratie ».

Les principaux partis shiites au pouvoir veulent remplacer le droit civil laic qui règlemente toujours les lois sur le mariage, le divorce, les gardes des enfants et les droits de succession, par les règles de la Sharia ( jurisprudence islamique)qui ne sont pas favorables à l'égalité homme femme. Au mieux ils seraient prêts, par une codification assez vague, à accepter le choix entre la Sharia et le code civil existant, n'ignorant pas que les pressions pouvant s'exercer sur les femmes par leur mari ou les males de leur famille risquent de les pousser à choisir un système qui les défavorise. Dans certaines régions de l'Irak, notamment le sud à majorité shiite, une majorité de femmes sont peu ou pas éduquées, et leur consentement tacite à un tel changement dans la jurisprudence est presque acquis.

Dans un pays ou les droits humains les plus élémentaires – droit à la vie, protection contre l'intimidation, contre les kinappings, les meurtres, l'emprisonnement et la torture, acces à la justice - ne sont pas respectés, les droits des femmes semblent reléguer au second plan dans ce qui apparaît de jour en jour commme une main mise des franges religieuses les plus radicales de la société irakienne sur les cadres juridiques qui règlementeront d'ici peu la vie de toute une nation et en particulier celle de millions de femmes pour qui une période noire commence.




Non-violence solidarité - Aide aux femmes irakiennes

Non-violence constat - Début d'une période noire pour les femmes irakiennes.
L'ASSOCIATION ABIR

ABIR, association à but non lucratif, apolitique et sans connotation religieuse, a été créée en mars 2001 suite à un voyage en Irak d'une équipe de femmes vivant en Suisse. Le but? Aider matériellement les femmes irakiennes, qui malgré l'embargo de l'ONU, tenaient leur pays à bout de bras. Rappelons que cette sanction internationale a fait plus d'un million et demi de morts en 13 ans et que les enfants en ont été les premières victimes.
ABIR est le prénom d'une jeune femme de 19 ans qui a perdu son quatrième enfant en octobre 2000, faute de nourriture convenable et de soins adéquats.

NOS PARTENAIRES EN IRAK

Le dispensaire d'Al-Hourrya, fondé par une équipe de médecins bénévoles, est situé dans l'un des quartiers les plus populaires et les plus défavorisés de Bagdad. Le dispensaire reçoit gratuitement entre 500 et 600 patients par jour. ABIR leur apporte une aide sous forme de médicaments et de matériel de soins.

L'association des femmes irakiennes Al-Amal (L'espoir) fondée par la juriste irakienne Hanaa Edward, située au coeur de Bagdad s'occupe de 2'600 femmes. Elle est active dans le domaine de la santé, de l'éducation et de la culture. Al-Amal offre également aux femmes irakiennes les moyens de créer leurs propres entreprises pour les aider à devenir financièrement indépendantes.

Depuis plus d'une année, ABIR soutient matériellement l'association des femmes irakiennes Al-Amal en lui fournissant des médicaments et du matériel médical, des fournitures scolaires, des habits neufs et usagés pour les nouveau-nés et les enfants, ainsi que des produits d'hygiène.

Plus d'infos sur ABIR et ses actions de solidarité

photo copyright ABIR

Dimanche 14 Août 2005

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