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Non-violence civisme – 'La Desobéissance Civile' Henri David Thoreau –2ème partie - Responsabilité individuelle anti-militarisme anti-esclavagisme

Non-violence civisme – sur l’essai « La Desobéissance Civile » de Henri David Thoreau –2ème partie

Responsabilité individuelle, anti militarisme, anti esclavagisme, et de l’ asservissement volontaire à l’état.



Injustice et désobéissance civile

Non-violence civisme – 'La Desobéissance Civile' Henri David Thoreau –2ème partie - Responsabilité individuelle anti-militarisme anti-esclavagisme
La phrase d’ouverture de l’essai "La Désobéissance Civile" donne le ton, en reprenant à son compte la position de Jefferson sur le gouvernement :

"De grand coeur j’accepte la devise : "le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins". Et j’aimerai le voir suivi de manière plus rapide et plus systématique. Poussé à fond elle se ramène à ceci auquel je crois également :"le gouvernement le meilleur est celui qui ne gouverne pas du tout". Et lorsque les hommes y seront préparés ce sera celui qu’ils auront ".

Apres ce qui peut paraître comme un appel à l’anarchisme, Thoreau revient la dessus et prend ses distances avec ceux qui réclament la disparition du gouvernement. Parlant en utilisant des critères d’utilité, et en s’exprimant en tant que "citoyen", il dit : "je ne demande pas d’emblée point de gouvernement mais un meilleur gouvernement".

Quelque soit sa position sur le gouvernement, une chose est sûre Thoreau lui refuse le droit de réclamer une soumission automatique et non réfléchie. L’obéissance doit être gagnée et doit être suspendue lorsqu’on a affaire à un gouvernement injuste. Pour répondre à cette problématique d’un gouvernement injuste, Thoreau compare le gouvernement à une machine et le problème de gouvernement à une friction. La friction est normale pour la machine, et sa présence ne justifie pas une révolution. Mais une rebellion ouverte devient justifiée dans deux cas :

  • le premier lorsque la friction a sa propre machine c’est à dire quand l’injustice n’est plus occasionnelle mais une caractéristique majeure du gouvernement
  • et le deuxième, quand la machine demande que les gens coopérent avec l’injustice.

    Thoreau déclare que :

    "Si le gouvernement vous demande d’être un agent de l’injustice envers les autres alors enfraignez la loi. Faites en sorte que votre vie devienne une contre friction pour stopper la machine"

La Conscience versus le Collectif

Ceci est la clé de la philosophie politique de Thoreau. L’individu est le juge final de ce qui est bien ou mauvais. Plus encore, puisque seuls les individus agissent, seuls les individus peuvent agir injustement. Quand le gouvernement frappe à la porte, c’est un individu sous l’apparence du facteur, ou du collecteur d’impôts, dont la main frappe le bois. Avant que Thoreau ne soit emprisonné, quand un collecteur d’impôts confus s’est demandé à haute voix comment faire avec son refus de payer, Thoreau lui a conseillé de "démissionner". Si un homme choisit d’être un agent de l’injustice, alors Thoreau insiste pour qu’il soit confronté au fait que c’est un choix.

Comme Thoreau l’explique :

"c’est avec des hommes et non des bouts de papier que je me querelle – et il a choisi volontairement d’être un agent du gouvernement".

Mais si le gouvernement est "la voix du peuple" comme c’est souvent dit, ne devrait-on pas tenir compte de cette voix ? Thoreau admet que le gouvernement peut exprimer la voix de la majorité mais aussi il peut tout simplement exprimer la voix d’une élite d’hommes politiques. Même une bonne forme de gouvernement est "succeptible d’être abusé et perverti avant même que le peuple puisse agir par son entremise". De plus, même si le gouvernement exprime effectivement la voix du peuple, cela ne veut pas dire nécessairement que les individus qui ne sont pas d’accord doivent y obéir.

Peut être la meilleure description de la relation idéale pour Thoreau se trouve dans sa description "d’un etat vraiment libre et éclairé", qui reconnaît "l’individu comme ayant un pouvoir plus grand et plus indépendant, dont l’état tire son propre pouvoir et son autorité." C’est un état qui peut se permettre d’être juste pour tous et qui traite l’individu avec respect comme un voisin accordant à ceux qui ne l’accepte pas de vivre "à l’écart".


Guerre et esclavage

Non-violence civisme – 'La Desobéissance Civile' Henri David Thoreau –2ème partie - Responsabilité individuelle anti-militarisme anti-esclavagisme
Selon Thoreau, le gouvernement de son époque était loin de ce gouvernment idéal et ce pour deux simples raisons : l’esclavage et la guerre mexicano américaine.

Il est important de rappeler que bien que l’emprisonnement de Thoreau fut une protestation contre l’esclavage, l’essai "La Désobéissance Civile" fut écrit apres que la guerre mexicano américaine eut commencé et cet essai proteste à la fois contre l’esclavage et la guerre. En fait l’introduction à l’essai mentionne la guerre sans dire un mot de l’esclavage.

La Désobéissance civile parle de cette guerre comme un mal comparable à l’esclavage. Les années 1840 sont le théâtre d’une volonté d’expansion intitulée "Destinée manifeste" - l’idée que c’était la destinée des américains de se répandre sur tout le continent pour civiliser les indigènes et dompter la nature sauvage. L’annexion du Texas fit partie de cette expansion ce qui provoqua la guerre avec le Mexique, qui revendiquait également cette région. Cette annexion était considérée par Thoreau comme doublement criticable puisqu’elle permettait de développer l’esclavage dans ce territoire conquis.

De plus, les conséquences domestiques de ce conflit le dérangeait beaucoup. Les impôts atteignirent un niveau record et le pays pris des allures militaires.

Thoreau fut horrifé d’apprendre que certains de ses voisins soutenaient activement la guerre. Il resta perplexe sur l’attitude de ceux qui ne soutenaient pas la guerre mais qui la financaient en payant les impôts. Apres tout, il considérait la guerre comme "l’oeuvre d’une poignée d’individus qui manipulait le gouvernement en place". Sans la coopération des gens "cette poignée d’individus" ne pouvait réussir à exercer cette influence.

Obéissance aveugle à l’état

En fait la coopération de l’outil de guerre – l’armée en place – est nécessaire. Thoreau se pose des questions sur la psychologie des hommes qui participent à cette guerre, et qui peut être tuent d’autres personnes par obéissance. Il conclut que les soldats, du fait de leur totale obéissance à l’état, deviennent en quelque sorte moins qu’humains.

Il écrit : "Que sont-ils maintenant ? Sont-ils des hommes ? ou des fortins et arsenaux ambulants, au service d’un homme sans scrupule au pouvoir ? Visiter le territoire de la Marine, et observer un marine, voilà l’homme que le gouvernement peut générer, ou plutôt ce qu’il peut faire d’un homme – une ombre furtive, un reste d’humanité". C’est de cette façon que la "masse" des hommes employée par l’état se sacrifie pour lui. Non pas en qualité d’hommes mais en tant que machines, avec leurs corps. Se faisant ces hommes renoncent à l’exercice libre de leur sens moral et ainsi se mettent au même niveau que le bois, la terre et les pierres."

Thoreau pose la question :

"Comment doit se comporter un homme actuellement vis à vis du gouvernement américain ? Je réponds qu’il ne peut s’y associer sans se déshonorer".

Mais ses voisins "bien intentionnés" même ceux qui étaient opposés à l’esclavage et à la guerre mexicano américaine, s’associaient et obéissaient au gouvernement américain. Thoreau attribue leur comportement à l’ignorance et conclut "qu’ils feraient mieux s’il savaient comment s’y prendre".

Néanmoins, le problème subsiste, puisque des personnes comme Emerson – qui ne peut être appelé un ignorant – se soumettent totalement à des lois avec lesquelles ils ne sont pas d’accord ?

Une raison manifeste c’est que les gens qui croient qu’ils ont besoin d’un gouvernement sont prêts à en accepter un qui soit imparfait. Pour Thoreau, ces personnes acceptent le gouvernement comme "un mal nécessaire". D’autres personnes soutiennent le gouvernement par intérêt personnel ; Thoreau mentionne tout particulièrement les commercants du Massachusetts qui profitent de la guerre et de l’esclavage.

Mais d’autres obéissent aussi parce qu’ils ont peur des conséquences de la désobéissance. Là c’est le voisin qui dit "si je refuse l’autorité de l’état quand il me présente sa feuille d’impôt, il se saisira bientôt de ma propriété et me harcèlera moi et ma famille continuellement". Thoreau sait que son voisin est correct en ce qui concerne ce qui peut lui arriver. "Quand je discute avec les plus libres de mes voisins," écrit-il,

"je perçois... qu’ils redoutent les conséquences pour leurs biens et leurs familles de la désobéissance...c’est dur. Cela rend impossible pour un homme le fait de vivre honnêtement et en même temps confortablement, et avec des égards extérieurs".

Thoreau, quant à lui, était d’une certaine façon chanceux. Il n’avait ni bien à saisir ni enfant menacé par la faim. De ce fait, il ne critiquait pas les hommes qui obéissaient à un ordre unjuste en rechignant par crainte pour leurs familles.

Traduction bénévole non commerciale par MD pour Planete Non Violence /deuxième partie article de Wendy McElroy paru dans Freedom Daily 25/7/05
Texte original copyright Freedom Daily


Lire la première partie

Pour télécharger l'essai " La Désobéissance Civile" en français en pdf/pièce jointe/1ère partie

Lire la 3ème partie

Vendredi 16 Septembre 2005
Mireille Delamarre

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