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N'oubliez Pas La Yougoslavie

Compte tenu de la propagande émanant du gouvernement de Georgie, il est important de révéler les informations qui émergent chaque jour sur les mensonges distillés à l’époque, de Washington à Bruxelles en passant par Londres Berlin et Paris, concernant le conflit en Yougoslavie/Kosovo, pour ne pas être dupe de politiciens, journalistes, pseudo experts et « intellectuels » manipulateurs, et savoir identifier les VRAIS criminels.



N'oubliez Pas La Yougoslavie

Criminels de guerre Ex Yougoslavie
Criminels de guerre Ex Yougoslavie
Les secrets de l’écrasement de la Yougoslavie sont entrain d’émerger, révélant la façon dont le monde moderne est contrôlé. L’ancienne procureur général du Tribunal International Pour la Yougoslavie à la Haye, Carla Del Ponte, a publié cette année ses mémoires, « The Hunt : Me and War Criminals ». Largement ignoré en Grande Bretagne, le livre révèle des vérités dures à avaler sur l’intervention de l’Ouest au Kosovo, qui fait écho à celle dans le Caucase.

Le Tribunal a été établi et financé principalement par les Etats Unis. Le rôle de Del Ponte était d’enquêter sur les crimes commis alors que la Yougoslavie était démembrée dans les années 90. Elle a insisté pour y inclure les bombardements durant 78 jours de la Serbie et le Kosovo par l’OTAN en 1999, qui ont tué des centaines de personnes dans des hôpitaux, des écoles, des églises, des parcs, et des studios de TV, et détruit les infrastructures économiques. « Je dois renoncer à ma mission, si je ne veux pas poursuivre (le personnel de l’OTAN) » a dit Del Ponte. Ce Tribunal est une imposture. Sous la pression de Washington et de Londres, une enquête sur les crimes de guerre de l’OTAN a été abandonnée.

Les lecteurs se souviendront que l a justification pour les bombardements de l’OTAN c’était que les Serbes commettaient un « génocide » dans la province séparatiste du Kosovo contre l’ethnie albanaise. David Scheffer, ambassadeur US annonçait qu’au moins « 225 000 homme d’origine albanaise âgés de 14 à 59 ans » avaient assassinés. Tony Blair a invoqué l’Holocauste et « l’esprit de la Seconde Guerre Mondiale ». Les alliés héroïques de l’Ouest c’était l’Armée de Libération du Kosovo ( KLA) dont le passé criminel a été mis de côté. Le secrétaire aux affaires étrangères britanniques, Robin Cook, leur a dit de l’appeler à tout moment sur son téléphone portable.

Après les bombardements de l’OTAN, des équipes internationales se sont rendues au Kosovo pour exhumer « l’Holocauste ». Le FBI n’a pas réussi à trouver une seule fosse commune, et est rentré à la maison. L’équipe d’expertise médico légale espagnole a fait de même, son dirigeant dénonçant en colère « une pirouette sémantique des machines de propagande de guerre ». Un an plus tard, le Tribunal de Del Ponte annonçait le nombre final de mort au Kosovo : 2 788. Ce chiffre comprenait les combattants des deux côtés, et les Serbes et les Roms assassinés par le KLA. Il n’y avait pas eu de génocide au Kosovo. L’ »Holocauste » était un mensonge. L’attaque de l’OTAN avait été illicite.

Ce n’est pas tout, dit Del Ponte dans son livre : le KLA a kidnappé des centaines de Serbes et les a transportés en Albanie, où on leur a prélevé leurs reins et d’autres organes ; ceux-ci ont ensuite été vendus pour des transplantations dans d’autres pays. Elle a dit également qu’il y avait suffisamment de preuves pour poursuivre les kosovars albanais pour des crimes de guerre, mais que l’enquête « a été tuée dans l’œuf » de façon à ce que le Tribunal ne se concentre que sur « les crimes commis par la Serbie ». Elle dit que les juges de la Haye étaient terrifiés par les Kosovars Albanais – ceux au nom de qui l’OTAN a attaqué la Serbie.

Effectivement, alors que Blair le dirigeant de la guerre faisait un tour triomphal du Kosovo « libéré », le KLA pratiquait le nettoyage ethnique de plus de 250 000 Serbes et Roms de la province. En février dernier, la « communauté internationale » menée par les US, a reconnu le Kosovo, qui n’a pas d’économie réelle et est dirigée en fait par des gangs criminels qui font du trafic de drogues, de la contrebande et du trafic de femmes. Mais il a un atout de valeur : le camp militaire US de Bondsteel, décrit par le commissaire au droits de l’homme du Conseil de l’Europe comme » une petite version de Guantanamo ». Son propre gouvernement a dit à Del Ponte, une diplomate suisse, d’arrêter de faire la promotion de son livre.

La Yougoslavie était un état indépendant unique multiethnique, bien qu’imparfait, une fédération qui formait pendant la Guerre Froide un pont économique et politique. Cela n’était pas acceptable pour les visées expansionnistes de la Communauté Européenne, spécialement l’Allemagne nouvellement réunifiée, qui avait commencé à regarder vers l’Est pour dominer son « marché naturel » dans les provinces yougoslaves de Croatie et de Slovénie. Alors même que les Européens se réunissaient à Maastricht en 1991, l’Allemagne avait reconnu la Croatie, et la Yougoslavie était condamnée. A Washington, les US ont fait en sorte que l’économie yougoslave en difficulté se voit refuser des prêts de la Banque Mondiale et l’OTAN défunt a été ré inventé comme exécuteur. A la conférence de « paix » sur le Kosovo en 1999 en France, on a dit aux Serbes d’accepter l’occupation par les forces de l’OTAN et une économie de marché, ou ils seraient bombardés pour qu’ils capitulent. On avait là un exemple parfait de ce qui allait ensuite se passer en Afghanistan et en Irak.

John Pilger 16/08/08 – www.antiwar.com

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

John Pilger, Australien basé à Londres, a travaillé longtemps comme correspondant de guerre pour de nombreux journaux notamment au Vietnam et au Cambodge, il est aussi auteur de pièces de théâtre et de films.




Dimanche 17 Août 2008
Mireille Delamarre

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