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Mythe de la Pénurie de Main d’œuvre

Dans notre série Sarko L'Américain, un peu de prospective : comme Sarkozy se vante de vouloir en tout imiter les Etats-Unis, voyons un peu ce qui se passe Outre Atlantique en matière de gestion d’une soit disante pénurie de main d’œuvre.



Mythe de la Pénurie de Main d’œuvre - Pour Achever le Rêve Américain : les Mensonges

Mythe de la Pénurie de Main d’œuvre
Au mois de juin de l’année dernière, une vidéo de marketing, révélatrice des méthodes de la société de juristes Cohen&Grigsby, a fait son apparition sur internet. La vidéo faisait la démonstration des techniques de la société pour contourner la loi US sur les visas de travail pour permettre aux entreprises clientes de remplacer leurs employés américains par des étrangers qui travaillent pour un salaire moindre. La directrice de marketing de la société de juristes, Lawrence Lebowitz, y est franche avec les clients intéressés : « notre but, c’est clair, c’est de ne pas trouver de travailleur US qualifié et intéressé. »

Si un américain survit néanmoins au processus de désherbage, « alors le directeur responsable de ce poste spécifique entre en scène et revoit tout le processus pour trouver une base légale pour le disqualifier pour ce poste – dans la plupart des cas, il ne semble pas qu’il y ait de problème ».

Cela veut dire aucun problème pour l’employeur, seulement pour l’ Américain éduqué à grands frais à l’Université, sorti diplômé, qui est remplacé par un étranger, importé sur la base d’un permis de travail justifié par une pénurie non existante de travailleurs américains formés et qualifiés.

Le professeur d’informatique à l’Université de Californie, Norm Matform, qui étudie ce problème de près, a dit que les pratiques de Cohen & Grigsby sont les normes utilisées par des hordes de juristes, qui font le ménage en mettant au chômage des Américains.

La vidéo de Cohen & Grigsby a fait brièvement sensation car elle sapait la propagande du monde des affaires comme quoi aucun employé américain n’était remplacé par des étrangers avec des visas H-1b et L-1. Cependant, rapidement, des entreprises d’affaires et leurs complices, sont revenus à la charge en mentant au Congrès et à l’opinion publique sur la pénurie étonnante d’Américains qualifiés pour toute sortes d’occupations techniques et professionnelles, spécialement dans le domaine de la High Tech et de l’ingénierie informatique.

Partout on entend le même mensonge ronronné par les intérêts des milieux d’affaires, qu’il n’y a pas assez d’ingénieurs et de scientifiques américains. Pour des raisons mystérieuses, les Américains préfèrent être serveurs et tenanciers de bars, aides soignants et employés dans la distribution.

Etant l’une des peu nombreuses personnes ayant écrit sur cette politique à courte vue des dirigeants américains faisant tout leur possible pour maximaliser leur « bonus sur la productivité », j’ai reçu en retour de nombreux courriers d’Américains touchés par cette situation. Beaucoup de réponses viennent d’universitaires récemment diplômés tel celui qui « est sorti diplômé presque à la tête de sa classe en 2002 avec un diplôme à la fois d’ingénieur en électricité et en informatique et qui « n’a pas pu trouver d’emploi ».

Un étudiant au collège partageant la chambre d’un membre de la famille est sorti diplômé d’une bonne école d’ingénieur l’année dernière. Il n’a eu qu’un entretien d’embauche. Sans emploi, il est retourné vivre chez ses parents avec le souci d’avoir à payer les emprunts sur ses études lui achetant une éducation, que les délocalisations et les permis de travail rendent inutiles pour les Américains.

Les centaines de cas soumis à mon attention sont rejetés comme « anecdotiques » par mes collègues économistes. Ils savent si peu de choses. J’ai également reçu de nombreuses réponses d’ingénieurs américains et d’employés High Tech qui ont réussi à s’accrocher à leurs emplois, ou a en trouver de nouveaux après de longues intervalles sans emploi, remplacés qu’ils étaient par de la main d’œuvre étrangère. Les descriptions de leur environnement de travail sont fascinantes.

Par exemple, Dayton, dans l’Ohio, a été le lieu de prédilection des ingénieurs américains. Aujourd’hui, écrit un survivant américain « je me sens comme un étranger dans mon propre pays – comme si Dayton avait été colonisé par l’Inde. NCR et d’autres employeurs locaux ont soit délocalisé la plupart du travail High Tech ou dépendent massivement des employés invités indous. Le département HT de la National City Bank de l’autre côté de la rue de l’entreprise LexisNexis est complètement indou. Dans les appartements des immeubles à proximité se logent un grand nombre de travailleurs invités indous qui remplissent les besoins en ingénieurs de beaucoup d’entreprises ».

J’ai appris que Reed Elsevier, propriétaire de LexisNexis, a embauché un nouveau vice président indou pour délocaliser, et que maintenant les emplois des employés invités indous seraient sur le point d’être délocaliser dans un autre pays. La recherche ininterrompue de main d’œuvre bon marché menace actuellement les employés invités étrangers qui ont remplacé les ingénieurs américains.

Un ingénieur en informatique m’a écrit protestant l’ignorance de Thomas Friedman qui a crée une fausse image des ingénieurs américains les présentant comme dépassés et «dénonçant les ingénieurs américains et d’autres travailleurs comme étant « xénophobes » parce qu’ils s’opposent à leur remplacement par des employés invités étrangers. » L’ingénieur a aussi fait remarqué « l’ignorance volontaire ou le cynisme de Bruce Bartlett et de George Will » qu’il a décrit comme » cireurs de pompes des lobbies de la délocalisation. »

Le 6 novembre 2006, Michael S. Teitelbaum, vice président de la Fondation Alfred P. Sloan, a expliqué à un sous comité du Comité Science et Technologie du Congrès, la différence entre « le portrait traditionnel ou faux fait de la situation comme quoi il y a une pénurie de scientifiques et d’ingénieurs américains, et la réalité sur le terrain, qui fait que la délocalisation, les employés invités étrangers, et les subventions à l’éducation ont produit un surplus d’ingénieurs et de scientifiques américains dont un grand nombre se retrouvent dans une situation instable et échouent dans leur carrière professionnelle. »

Teitelbaum a cité deux exemples de faux portrait dressé dans un rapport de 2002 « Tapping América’s Potentiel » A l’écoute du potentiel de l’Amérique - présenté par le Business Round Table et signé par 14 autres sociétés d’affaires, et le rapport des Universités de 2006, « Rising Above the Gathering Storm » (s’élever au dessus de la tempête en préparation) qui a servi de base à des parties substantielles de ce qui est devenu par la suite l’American COMPETES Act .

Teitelbaum a posé la question à des élus US : « pourquoi continuez vous à écouter les ré évaluations énergiques dressant un portrait traditionnel de pénurie, d’échec dans l’enseignement des sciences et maths K -12, l’intérêt déclinant parmi les étudiants US, et la nécessité d’importer plus de scientifiques et d’ingénieurs étrangers ? »

La réponse faite par Teitelbaum : « selon mon jugement, ce que vous entendez c’est simplement l’expression des intérêts des groupes d’intérêts et de leurs lobbyistes. On est très familiarisé avec ce phénomène bien sûr à Capitol hill. Des groupes d’intérêts qui sont bien organisés et disposent de financements, ont la capacité de faire entendre leurs revendications auprès de vous, soit directement, ou via des échos dans les medias de masse. Pendant ce temps là, ceux qui ne sont pas bien organisés et financés peuvent exprimer leurs points de vue mais seulement en temps qu’individus.»

Parmi les groupes d’intérêts qui bénéficient de cette fausse image, on trouve les universités qui bénéficient des inscriptions des étudiants et de post doctorants peu coûteux pour mener leurs recherches de laboratoire, les employeurs qui font des profits plus grands avec des scientifiques et ingénieurs ayant des salaires moindre, et les juristes s’occupant de l’immigration qui gagnent leurs honoraires en aidant les travailleurs étrangers à contourner les règles d’obtention des permis de travail.

En utilisant le secteur de la recherche biomédicale comme exemple, Teitelbaum a expliqué aux membres du Congres comment le financement de la recherche crée un surplus de scientifiques ce qui nécessitent une financement encore plus important pour qu’ils conservent leurs emplois. Teitelbaum a dit clairement que ce n’est pas raisonnable d’augmenter simultanément le nombre de chercheurs américains tandis qu’on agite dans leur secteur le mythe d’une pénurie, elle-même utilisée pour importer des étrangers avec des permis de travail.

Teitelbaum recommande que les étudiants américains considérant des études diplômantes en sciences et ingénierie, enquêtent d’abord sur les perspectives de carrière de ceux récemment diplômés.

L’intégrité manque tellement aux US que le mythe de la pénurie sert les intérêts des universités, des agences de financement, des employeurs, et des juristes de l’immigration, aux dépends des étudiants américains qui s’engagent naïvement vers des professions dans lesquelles leurs perspectives de carrière sont minces. Au départ c’était les ouvriers des usines, les cols bleus, qui ont été abandonnés par les entreprises US et les politiciens. Maintenant ce sont les employés, les cols blancs, et les Américains formés en science et technologie. L’économiste de l’Université de Princeton, Alan Blinder, estime qu’il y a 30 à 40 millions d’Américains employés dans des postes dans les services au plus haut niveau, qui doivent finalement faire face à la délocalisation.

Comme je l’ai prédit, et comme les données BSL sur les fiches de salaires l’indiquent, dans 20 ans les US auront une force de travail domestique tiers-mondiste employée dans des services non marchands.


Paul Craig Roberts 04/12/07 www.counterpunch.org

Introduction et Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

P.C. Roberts est ancien assistant secrétaire au Trésor de l’Administration Reagan, a occupé le poste d’éditeur associé de la page éditoriale du Wall Street Journal et a été éditeur participant à la National Review. Il est co-auteur de The Tyranny of Good Intentions. PaulCraigRoberts@yahoo.com

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Mercredi 16 Avril 2008
Mireille Delamarre

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